02/07/2007

Tolérance zéro

« Aime la Suisse ou quitte-la ». Si l’union démocratique du centre (UDC) n’a pas encore plagié ce slogan sarkozyen, elle s’applique, dans ses propositions, à le mettre en pratique.

Xénophobie banalisée

Les responsables de l’UDC jonglent avec les discours sécuritaires et xénophobes. Ce parti veut ainsi lancer une initiative qui demandera de retirer la nationalité suisse aux criminels étrangers. Il s’en prend particulièrement aux jeunes et n’a pas de mots assez durs pour les dénigrer. Christoph Blocher dénonce tant qu’il peut la soi-disant augmentation de la violence, ne craint pas de désigner les jeunes issus de l’immigration et pointe ceux qui sont originaires des Balkans. Ueli Maurer parle de « brutalité multiculturelle », de « barbarie » et Yvan Perrin prône une naturalisation à l’essai. En clair, l’UDC n’a qu’une solution pour tous les maux de la société : renvoyer tous les étrangers qui ne sont pas « propres en ordre ». Et s’emploie donc à peindre le diable sur la muraille, à créer un climat d’insécurité qui sert son programme aux relents xénophobes. Les enseignants, eux, sont réellement aux prises avec des élèves d’origines différentes, reconnaissent cette richesse, et ne sauraient tolérer ces appels à dresser les uns contre les autres. Car l’école est bien concernée, à plus d’un titre.

Au revoir, les enfants ?

Au prétexte de lutter contre la violence et les incivilités, l’UDC revient à la charge avec l’idée d’envoyer des patrouilles de police dans les préaux d’écoles. Ce parti voudrait aussi contraindre les enseignants à dénoncer les infractions des élèves. Répression au lieu d’éducation, dans le but avoué d’expulser tous les membres des familles de mineurs étrangers délinquants. Qui serait assez naïf pour croire que cet odieux chantage puisse en quoi que ce soit favoriser leur intégration ? Hélas, il faut bien admettre que l’UDC recueille des applaudissements en plaidant pour une tolérance zéro face à une violence qui serait, selon elle, le fait d’une immigration massive. Certes, ce n’est pas demain que des enseignants-collabos joueront les délateurs. Mais si nous ne voulons pas que d’autres livrent nos élèves aux convoyeurs de charters, c’est aujourd’hui qu’il faut affirmer notre propre « tolérance zéro » à l’égard des initiatives haineuses qui ternissent ce qui reste de l’image d’une Suisse terre d’accueil.

11:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Vos commentaires sur l udc me font bien rire surtout venant de votre part....L udc n a jamais critiqué notre démocratie mais vous oui .Vous prétendez défendre les plus faibles comme à la bonne époque lorsque vos confrères communistes etaient .Heureusement que votre système totalitaire et inhumain a été anéanti , pourquoi n allez vous pas enseigné dans ces pays qui sont si chere à vos convictions par exemple Cuba ,l Iran ou le Venezuela.Vous pourriez comparer vos méthodes entre camarades.Vous savez beaucoup de cantons alémaniques se pleinent de ces enfants étrangers qui poussent les classes vers le bas ne l avez vous pas encore remarqué ? Quelle sont vos solutions ? Profitez bien de vos 3 mois de vacances estivales!!!

Écrit par : florian jaquenoud | 03/07/2007

Vous êtes à mourir d'ennui, comme tous vos semblables... Donneur de leçons, pontifiant, sentencieux... Quelle barbe!

Écrit par : Avi Gausman | 04/07/2007

Mon cher allez vous balader sur les quais de Genève. QUi sont les gens qui vendent la mort [drogue] à notre société? Allez dans les cours d'écoles, qui sont une majorité d'ados en mal d intégration qui filment des partouzes entre leurs camarades? Allez aussi regarder ceux qui provoquent la mort sur nos routes? Qui sont aussi impliqués dans des rodeos qui tuent d innocents passants?

Soit le suisse n'est pas parfait. Mais le suisse est chez lui. Les étrangers qui ne respectent pas nos règles et lois et croyez moi il y en a, méritent tout simplement de se faire mettre dans le premier avion et retour chez eux. Tous les autres pays europeens font preuve de plus de fermeté envers ces criminels venus d'ailleurs. Pourquoi et à quel nom devons nous ici à Genève accepter cela?

Notre ville n'a plus de loi et plus de police. La loi est laxiste ou un violeur peut s'entirer avec une amende. La police n'a plus aucune mais plus aucune autorité par faute d'une autorité politique qui la discrédite et manque de la soutenir, ceci afin de faire plaisir à une presse qui se déchaîne et qui ridiculise l autorité et le travail même des forces de l'ordre à Genève. Ceci sous les yeux de la hiérarchie même de l institution, hiérarchie trop occupée à peaufiner ses propres plans de carrière ou ses propres ambitions politiques. Les chefs de la police n on t jamais été autant politisées et ils se sont totalement détachés de la base, base qui pourtant est la colonne vertébrale de la loi et la securité dans nos rues.

Alors mon cher, le discours d accuser la population de faire du zèle sécuritaire ne convainc plus personne. Vous devriez plutôt vous pencher sur le fait que de nos jours des touristes et des citoyens se font agresser et voler sur les quais de Genève, tandis que les mendiants ont le feu vert pour leur "art". Ceci sous les yeux des autorités qui s'en foutent éperdumment.

Ne venez pas pleurer si l extrême droite monte, car c'est la société qui l'aura provoquée et cherchée.

Écrit par : M et Mme tout le monde | 09/07/2007

La Suisse a été une terre d'accueil lors du G8 qui a dégénéré grace aux comiques du DIP (Decarro et De Marcellus sous la houlette de Charles Beer qui a foutu le bordel sur le Pont-du-Mt.-Blanc ! Et il s'en vante encore ! Quel bouffon !

Écrit par : Octave Vairgebel | 03/08/2007

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