30/08/2007

La formation des enseignants n’est pas proportionnelle à la taille des élèves !

Les membres de la Société pédagogique genevoise (SPG) demandent une formation initiale au niveau de la maîtrise, telle que prévue dans le processus de Bologne. Quatre ans et demi de formation, ce n'est pas trop pour l'espace essentiel et difficile de l’enseignement enfantin, primaire et spécialisé. En effet, le métier se complexifie, le nombre de disciplines à enseigner augmente, l'autonomie partielle des établissements scolaires est appelée à se développer, les contacts avec les parents vont s'intensifier ; les élèves ont droit à des enseignants performants pour leur assurer l'acquisition des connaissances de base. C’est pourquoi la SPG continue à défendre le principe d'une formation à l'Université.

Il faut dire que depuis 1930, à Genève, la formation des enseignants comporte, du moins partiellement, un volet universitaire. Actuellement, le titre requis pour enseigner au primaire est la licence mention enseignement (LME), mise en route en 1996 et obtenue en quatre ans. Il n'est plus temps de revenir en arrière sur ce principe, mais de regarder en avant pour améliorer la formation initiale des enseignants primaires. Par ailleurs, la tendance à rallonger les études et à les mener à l'Université est une pratique européenne. Ainsi, il n'est pas pensable que Genève, qui a toujours été un moteur dans ce domaine, notamment pour les autres cantons romands, reste à la traîne.

Nous affirmons que la formation est au cœur des défis qui s’ouvrent au monde occidental et singulièrement à notre pays dans un contexte de compétition internationale du savoir et qu’ainsi on ne peut que défendre une formation des enseignants la plus élevée possible. Si l’on reconnaît la tâche primordiale des enseignants de l’école enfantine et primaire en ce qui concerne la socialisation et l’entrée dans les apprentissages (et notamment celui de la lecture), on ne peut que proposer une formation pour ces degrés à la hauteur de leurs responsabilités. Si l’on prône le développement du partenariat avec les familles, on ne peut que défendre la reconnaissance de la qualité professionnelle de l’ensemble des enseignants par un niveau de formation au moins à hauteur de celui des parents d’élèves.

En conclusion, considérant que chaque enseignant de l’école obligatoire est responsable à la même hauteur des tâches d’instruction et d’éducation, même si elles peuvent être déclinées de manière différenciée au primaire ou au secondaire, la SPG, dans la lignée du syndicat des enseignants romands (SER), revendique un parcours de formation universitaire et de même volume pour l’ensemble des enseignants de l’école obligatoire, différencié dans son contenu, que l’on se dirige vers l’enseignement au primaire ou au secondaire.

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