26/09/2007

Notes et sélection précoce : Vaud remet ça !

La paix scolaire que nous, Genevois, étions soi-disant incapables d’instaurer – contrairement aux Vaudois qui étaient tellement mieux que nous – n’aura apparemment pas duré longtemps dans le canton voisin. Une nouvelle initiative populaire « école 2010 : sauver l’école » vient de voir le jour. Des degrés annuels, des notes dès la 1ère primaire, etc. pas besoin de lire très attentivement les quelque 50 articles ( !) proposés afin de modifier la loi pour saisir le côté rétrograde, inadéquat et indigeste de cette mouture visant à rigidifier l’école. On pourrait se gausser de ce retournement qui fait fi des accords politiques. Ou se risquer à prétendre que d’avoir voulu éviter le vote populaire revient à payer une addition plus lourde ensuite. Mais cette nouvelle pirouette des milieux anti-pédagogiques nous oblige quand même à répéter quelques questions, lancinantes à force d’être posées :

 

Quand est-ce que les détracteurs de l'école publique comprendront que leurs attaques continuelles envers les professionnels de la formation, que leur négation des résultats de la recherche scientifique en éducation, etc. sont néfastes, détériorent l'enseignement, causent du tort aux élèves et aux enseignants, minent la confiance indispensable entre l'institution scolaire et la société ?

 

Jusqu'à quand ceux qui parlent de paix scolaire mais allument des feux à tout bout de champ arriveront-ils à tromper la population à coups d'arguments simplistes, tronqués, populistes ?

 

Si l'on veut réellement que le plus grand nombre réussisse, que le niveau général de connaissances et de compétences s'élève, alors il faut renoncer à la sélection précoce, promouvoir l'hétérogénéité des classes, injecter des moyens supplémentaires dans les budgets de l'instruction publique. C'est possible. Les professionnels de l'éducation y croient.

Mais qui, du politique au citoyen lambda, le veut vraiment ? Tant que l'individualisme prévaut et que chaque parent se bat pour la réussite de son propre enfant - et tant pis pour les autres parce qu'il n'y a pas de place pour tous - nous tomberons de Charybde en Scylla. Si toutefois ce scénario se confirme, la facture sera extrêmement lourde, très bientôt. Et peu seront prêts à en endosser la responsabilité, ce qui, de toute façon, en regard du désastre qui existera, apparaîtra comme un moindre souci.

Et si nous réfléchissions aujourd'hui ?

 

 

 

19:27 Publié dans Ecole et société | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook

Commentaires

Cher Bobo,

Votre étroitesse d'esprit, votre sectarisme, votre persistance à vouloir avoir raison en dépit du plus simple bon sens devient particulièrement dérangeante pour les ignorants peigne-culs qui constituent néanmoins la majorité de la population et, par effet de circonstances, de ceux qui vous paient vous et vos semblables.

Peut-être devriez-vous sortir du monde protégé de l'école et vous confronter aux autres aspects des réalités de la vie.

Peut-être verriez-vous alors que le monde ne saurait être fait d'idées reçues et d'un gauchisme fat et imbu de lui-même.

A votre décharge, si l'on ose dire, vous n'êtes pas le seul à abreuver le public de vos inepties vides et sans âme. S'il devait en avoir une, ce serait votre seule excuse, encore que comme vous l'avez sans doute appris, la répétition ne saurait à elle seule fonder la règle.

Écrit par : Rob Degudy | 27/09/2007

Je constate que les détracteurs de M. Baud continuent à trouver les réponses dans l'absence dans réelles questions. La complexité du monde éducatif et pédagogique dépasse largement la vision de certains qui, malgré tout, ont du mal à se tourner vers les réels spécialistes de la question (enseignants, chercheurs scientifiques, formateurs, etc.). La politisation des problématiques liées à l'école constitue un frein réel à ce que certains nomment le "bon sens". Il ne s'agit pas, selon moi, de donner une quelconque valeur à ce "sens" si ce n'est celle de vérité scientifique. Ne réduisions donc pas les métiers de l'éducation à de simples questions de surface... osons creuser et chercher de réelles réponses...
Merci

Écrit par : s. di stefano | 28/09/2007

AHHHH, Misère ! Ce que vous pouvez être fatiguant, vous autres les "professionnels" avec vos airs supérieurs !!!

Enfin, je prends quand même le temps d'y ajouter un commentaire, tant je tombe des nues à chaque fois que je vous lis !!!

Donc, si je résume votre message ci-dessus, la situation catastrophique de l'école genevoise est due simplement au fait que les citoyens (forcément stupides, car non professoinnels?!) ne comprennent rien aux recherches sientifiques en éducation, détériorent l'enseignement et la crédibilité de celui-ci face à la population, car ils osent s' opposer à toutes ces abérrations que la réforme veut nous faire avaler !!!

C'est tout !? Et que proposez-vous pour y remédier ?

Injecter encore plus d'argent dans ce système actuel ! Mais enfin, quel citoyen logique voudrait encore gaspiller plus d'argent dans une école si médiocre sans rien y changer ?

Ensuite, l'hétérogénéité que vous prônez semble être la deuxième et dernière "solution" que vous défendez.
Mais le peuple n'en VEUT PAS !! Et ceci depuis 2001 faut-il encore vous le rappeler !

Et vous osez écrire plus haut que "les détracteurs de l'école publique trompent la population à coup d'arguments simplistes...!! "

Vous êtes tout simplement ahurissant de mauvaise foi et aveuglé par vos belles théories tout droit sorties de vos recherches pédagogiques.

Quel esprit étriqué !

La rénovation n'a pas fait ses preuves. Alors STOP !! On en a assez de vos expériences sur nos gosses.

PS : Au fait, ma fille refait son année dans une école privée, vu qu'on nous a refusé le redoublement dans le public....Et c'est tout simplement incomparable !
Quand vous parliez de sélection, avez vous pensé à celle qui est en fonction des moyens des parents.....

Écrit par : Kalli | 28/09/2007

Chère Kalli,

Je ne saurais qu'être en plein accord avec vous! La suffisance, l'incroyable et pompante importance que les enseignants se donnent est de venue insupportable. Celle-ci est d'ailleurs en proportion directe avec la vacuité qui est la leur!

C'est un peu l'histoire de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf... mais... nos chères têtes blondes apprennent-elles encore celà à l'école?

Écrit par : Rob Degudy | 29/09/2007

"Pas besoin de lire très attentivement l'initiative ECOLE 2010 pour saisir le côté rétrograde, inadéquat de cette mouture visant à rigidifier l'école". Votre posture intellectuelle plus que médiocre n'honore pas la profession. Vous semblez manifestement appartenir à cette tribu idéologique qui écarte le dialogue avec le mépris de celui qui n'a plus rien à apprendre. Lorsqu'un projet scolaire ouvre un débat dont vous et votre tribu idéologique n'avez pas toute la maîtrise, vous hurlez à la guerre. Et pourtant, il faut bien que quelqu'un vous le dise : l'anéantissement intellectuel que vous préconisez et votre volonté de niveler tout ce qui dépasse sous prétexte d'égalité des chances servent à accroître un confort auquel les enseignants ne souscrivent pas, ni les parents, ni les enfants d'ailleurs.

Écrit par : Huguelet Jean-François | 30/09/2007

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