16/11/2007

La plaie des devoirs

Les devoirs sont source de conflits dans les familles et si l’école pouvait bien s’en charger, les parents seraient soulagés. C’est le cri du cœur de la directrice de Pro Juventute dans le GHI (7-8 nov.). Et l’unique raison, à en croire l’article, qui la pousse à s’activer en faveur de l’initiative Pour un accueil continu des élèves. On pourrait se demander s’il vaut bien la peine de lancer une initiative populaire pour trouver une solution au problème des devoirs. Mais au vu des péripéties liées à ce dossier, c’est peut-être en effet la seule solution… La direction de l’enseignement primaire avait bien essayé de les supprimer, ou plutôt de faire en sorte qu’ils soient intégrés à l’horaire scolaire, au début des années 90, mais la pression des parents, aidés par les médias, a été trop forte. Une école sans devoirs, c’est un peu comme une école sans notes : inconcevable par la population et donc politiquement irréalisable. Même si l’on a pu fort aisément démontrer que cela fonctionnait au bénéfice de chacun. Les enseignants ont ainsi le plaisir de découvrir à chaque rentrée une nouvelle directive sur les « temps de travail à la maison » qui, à force de modifications et précisions, a réussi à dire à peu près tout et son contraire en 15 ans. Et vu que les circulaires sur les études surveillées sont encore davantage incohérentes, il est clair que les familles ont de la peine à s’y retrouver. La directrice de Pro Ju voit donc juste et elle a le mérite de montrer la certaine ambivalence des parents qui réclament des devoirs mais aimeraient mieux ne pas avoir à y toucher. Au milieu de l’hypocrisie ambiante, où l’on a beau jeu de mettre en avant le lien entre la famille et l’école, alors que des formes bien plus intéressantes que les travaux à domicile existent, ce témoignage devrait contribuer à faire avancer le débat. Et, pourquoi pas, régler cette épineuse question des devoirs une bonne fois pour toutes…

 

20:48 Publié dans Ecole et société | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Olivier,

d'abord au titre de père de trois enfants, dont deux pratiquent du sport à haut niveau 4 fois par semaines... les devoirs me paraissent totalement dépassés et inutiles vu que nos enfants passent la plus grande partie de leur temps à l'école.

Pourquoi ne pas réserver les devoirs aux élèves éprouvants des difficultés pour qu'ils et elles puissent ratrapper l'éventuel retard... sans note et sans atreinte de les rendre parfaitement réussis.

Ensuite, comme citoyen : les devoirs pour les familles d'origines non francophone qui ne comprennent pas les énoncés, pas plus que moi d'ailleurs dans certains cas... ça ajoute à la frustration des enfants d'origines non francophone, sans parler des mères et pères incapables d'aider leurs enfants à cause de la langue.

Pour finir comme contribuable, n'a t'on pas l'argent nécessaire pour soutenir notre jeunesse à savoir : aider les enfants en échec pour X raisons, et les autres celles et ceux qui présentent tous le signes de capacités d'apprentissage "hors norme" ce qui est le cas de l'une de mes filles qui, passez moi l'expression : s'emm.... en classe.

Cette dernière n'est pas une exception, mais elle subit le principe de Peters par manque d'argent de notre Département de l'Instruction.

Désolé, ce commentaire ne résoud en rien le problème des devoirs, il soulève même d'autres réalités qui échappent à nos politiques... mais c'est une préoccupation citoyenne.

Bien à vous Olivier,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 16/11/2007

Les devoirs ce n'est pas l'affaire des parents...Veut.on des enfants capables de se débrouiller, de prendre leurs responsabilités, d'appliquer des notions apprises dans la journée qui restent si non lettre morte ? C'est le but des devoirs. Il ne faut pas se faire d'illusion, c'est s'il est capable de faire des devoirs qu'un élève se prépare à une scolarité supérieure et au travail individuel qui y est demandé.
La question n'est pas "devoirs ou non" mais
quels devoirs ?

Écrit par : Claire PONCET | 19/11/2007

Bonjour,
après lecture de l'intervention du 19 novembre 2007 dans le 16:30, je trouve que l'article de Madame Reverdin dans le GHI est bien vite reformulé.
d'après ma lecture, elle ne défend pas seulement que les devoirs à domiciles sont une source de conflits, mais aussi que l'accueil continu permettrait un "soutien à la parentalité", qui est aujourd'hui un problème de taille. Je pense en effet que cela permettrait aussi un soutien a l'enfant qui ne trouve pas forcement d'aide à domicile afin d'effectuer un travail dans de bonne condition. Le soutien aux devoirs serait d'un grand secours aux enfants qui rencontrent de plus en plus de difficultés scolairement et pour lesquelles ^les parents sont souvent impuissants.

Écrit par : judith | 20/11/2007

Bonjour,

Alors vu que les familles preferent regarder la "champions ligue", ne parlent pas francais et sont incapables d epauler leurs enfants pour des devoir dedies a un age mental de 10 ans, arretons tout de suite....apres tout, le sport c est plus important!!!!

C est quand meme grave et desolant de voir que la priorite est de ne surtout pas impliquer les parents dans l education des enfants. Si je peux tres bien concevoir que des familles n aient pas le bagage pour aider leurs enfants, et que des etudes surveilles, une fois de plus Baud est incoherant (il sort d ou ce mec???). Soit on se plaint du manque de moyens pour des etudes surveilles, soit on est contre les devoir a domicile (reele connerie d ailleurs).


On s en sortira pas avec des cretins inconcients comme Baud!!!


--Herve

Écrit par : francois | 13/08/2008

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