07/08/2008

Rentrée 2008: c'est mal barré...

L’introduction au primaire de directions d’école, nouveauté de la rentrée 2008, ne convainc pas tout le monde. A commencer par la direction générale qui multiplie les directives par peur du pouvoir qui lui échappe. Tous les enseignants viennent ainsi de recevoir une missive du service des ressources humaines leur signifiant que « les séances de rentrée auront lieu dans tous les établissements le vendredi 22 août 2008, le matin ». Cette décision unilatérale, certes anecdotique – et qui ne sera pas respectée partout – est révélatrice des angoisses du centre, censément concerné lui aussi par la réforme, mais qui a en fait le plus de mal à se remettre en question. La crainte de la perte de contrôle et les fantasmes de la maîtrise absolue du système créent depuis longtemps des dysfonctionnements et ne semblent pas prêts de s’arrêter. Pourtant, les maîtres mots, à l’origine du nouveau fonctionnement du primaire, étaient bien « décentralisation », « déhiérarchisation » et « autonomie partielle ». Mais aujourd’hui, la direction générale éprouve le besoin de fixer la date de rencontre du corps enseignant, qui se réunit avant l’accueil des élèves, comme s’il y avait une quelconque importance à rassembler les profs au même moment dans tout le canton. Jusqu’à présent les équipes fixaient elles-mêmes le jour qui leur convenait le mieux dans la semaine qui précédait la rentrée scolaire, et personne ne trouvait rien à y redire. Assister à un tel resserrement avant même que l’école ait recommencé n’est pas de bon augure. Peut-être que la direction générale serait rassurée si bientôt tous les élèves du canton récitaient la même leçon à la même heure… De régressions en régressions l’école aura de la peine à évoluer. Et les directeurs des 91 établissements primaires auront des difficultés à justifier leur rôle s’ils se font sans arrêt contrarier par leur hiérarchie et dicter des futilités. Allez, il leur reste quand même, pour l’instant et pour bien débuter dans leur fonction, la grande responsabilité de fixer l’heure et la durée de la pause de la séance du 22 août – en concertation avec l’équipe, cela va de soi ! Mais espérons qu’on leur aura donné l’ordre d’amener les croissants, des fois que ces cadres supérieurs n’y auraient pas pensé tout seuls…

12:13 Publié dans Ecole genevoise | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook

Commentaires

En ce qui concerne l'Ecole primaire, il devrait y avoir bien plus de reflexions, mais lorsque l'on voit et surtout entend, comment est gérée la mise en fonction des nouveaux directeurs.
On se demande si vraiment cela va fonctionner. En tous les cas, cela me laisse bien songeuse.
Inanna

Écrit par : Marinette | 07/08/2008

Comment vont-faire les directeurs devant gérer 2 écoles différentes? Il y en a même qui en ont 4...

L'appel d'offres demandait le don d'ubiquité parmi les compétences?

Sacré Charles!

Écrit par : Sandro Minimo | 07/08/2008

Ce qui m'inquiète, c'est que cette structure inutile et coûteuse n'est vraiment pas garante de la bonne application de la volonté populaire concernant les notes.

Écrit par : albert | 07/08/2008

La nomination de ces directeurs a été biaisée du début à la fin! Le pire est que la pourriture vient d'en haut. Les inspecteurs ont été engagés à cette fonction sans test psychométrique alors que d'autres bien plus qualifiés, connaissant le dossier du primaire et connaisssant le secondaire n'ont même pas été pris! C'est une honte pour notre république.

Une réno bis est contraire à la volonté populaire!

Le 28 courant, il faudra qu'un député interpelle en urgence cet état de fait. De qui se moque-t-on? L'esprit et la lettre de l'IN 121 ont été plus que bafoués, plus que dans n'importe quelle autre république qui se respecte! Là, il faudrait quelqu'indemnisation pour fraude à la légitimité (au lieu des cas Ramadan et Khadafi)!!

Écrit par : Micheline Pace | 07/08/2008

Depuis bien des années c'est un secret pour personne,le niveau des écoles genevoises est en chute accélérée.
Les causes dit-on, sont en principe dues à des élèves venant de tous horizons et ne maitrisant pas du tout notre langue et assimilés dans des classes hétérogènes.
Ce qui a pour effet de retarder le niveau des élèves aptes à un enseignement plus adapté à leurs possibilités.
Mais par contre si nous avions un chef du Département de l'Instruction Publique à la hauteur de ses responsabilités, ayant un minimum d'autorité et de compétance, nous n'en serions pas arrivés à ce stade de délabrement.
Nous avons donc la preuve qu'un syndicaliste pur et dur, n'était pas indiqué pour occuper ce poste.
Nos enfants en sont les victimes. Il n'est donc pas étonnant que les écoles privées aient la côte.
Malgré ma répulsion à lire les commentaires de Monsieur Baud qui envahissent régulièrement les colonnes du blog, je constate, que les "écervelés du bulbe" ont encore de beaux jours devant eux. Est-ce par dépit de ne pas avoir été choisi pour un poste de Directeur ou alors, ce Monsieur n'est peut-être qu'aide conciege dans une de nos écoles au vu de ses commentaires stériles. Ceci sans blesser les vrais concierges qui sont les seuls à effectuer leur tache corectement.
Continuons à élire des socialistes au gouvernement et nous n'aurons que ce que nous méritons, c-à-d. le chaos.

Écrit par : un citoyen inquiet | 18/08/2008

Problemes? Beaucoup d'éleves par clase? La foutesse.
" " étrangers par clase? aussi la foutesse,rappelé vous, au debut des années 60 l'école du lignon par exemple était pleine des enfants italiens et espagnols, et c'est passé comme une lettre à la poste. L'incompetance de tous nos dirigeants mérite une medaille olympique. Quand à M. Baud, après les déclarations qu'il avait fait à la presse lors de la votation des notes à l'école, je croyé qu'il était parti en Finlende.

Écrit par : Diogenes | 20/08/2008

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