03/09/2008

L'école finlandaise, eh oui, encore...

Je relaie (plus bas) une information transmise par l’association Former sans exclure.

La question que l’on devrait se poser, au-delà des considérations dignes du café du commerce (« l’école est une catastrophe, les élèves n’apprennent plus rien, ne savent plus rien, etc. ») est :

- Est-ce que l’école genevoise prend la bonne direction ?

La population, dans son immense majorité, désire que le niveau de formation augmente et lutter contre l'échec scolaire. Là réside la véritable volonté populaire. Celles et ceux qui voudront bien lire les lignes qui suivent (et pourquoi pas l’article complet sur le site) pourront répondre à la question. Et si la réponse est non, alors essayons de corriger le tir et de ne surtout pas céder au fatalisme !

Le message de Former sans exclure (former-sans-exclure.org) :

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Organisation et politique de l'école finlandaise, sur le site de l'Ecole démocratique (Belgique), juillet 2008

Jusque dans les années 60 les jeunes finlandais n’avaient pas tous la possibilité de suivre un enseignement secondaire, l’enseignement n’étant pas encore organisé partout dans ce pays immense, à faible démographie et relativement pauvre. Mais l’égalité des chances étant alors une priorité politique, des réformes ont permis à l’enseignement de s’organiser et d’évoluer très rapidement. (...) L’enseignement actuel découle directement de cette politique volontariste des années 70. Il existait alors des écoles semi-privées et des écoles publiques, elles furent fondues en un seul réseau public, les écoles semi-privées ayant 7 ans pour se conformer aux normes des écoles publiques au risque d’être tout simplement fermées. (...) Le premier avis qui fut entendu sur la réforme, lorsqu’elle a été lancée dans les années 70, était que le niveau allait baisser, or les plus faibles ont été entraînés par les autres et les plus faibles de Finlande sont encore très forts par rapport à la moyenne européenne car tous les élèves à tous les niveaux ont au moins un niveau minimum acceptable.

Grands principes :

  • Egalité d’accès - pas de sélection : toutes les écoles offrent la même qualité pédagogique et les mêmes équipements (les écoles de campagne sont éventuellement mieux équipées encore).
  • Pas de choix d’école jusqu’à 16 ans : c’est l’école du quartier d’office (mais toutes les écoles se valent). Choix possible après 16 ans.
  • Gratuité intégrale – école publique : scolarité, fournitures, matériel, instruments de musique, bibliothèques bien fournies, écran de taille moyenne, ordis, repas, transports, sorties de classes, voyages d’études, remédiation, logopédie, psychologue…
  • Tronc commun – pas de filière jusqu’à 16 ans (sauf un choix entre une troisième langue étrangère ou plus de maths).
  • Apprentissage précoce des langues.
  • Pas de notation avant 13 ans et pas de redoublement (car c’est pire et coûteux).
  • Toutes les matières doivent être réussies.
  • Remédiation précoce : tous les professeurs sont formés au repérage des difficultés (même avant l’âge de 6 ans), et à la remédiation ; si la tâche est trop importante, il peut faire appel au professeur ‘ultra-spécialisé’ dans la remédiation, celui-ci est disponible dans chaque école pour des cours particuliers.
  • Equipes pédagogiques soutenues (formation continue).
  • En classe on parle, on explique, on comprend ; c’est à la maison qu’on écrit.
  • Peu de travaux extra-scolaires et les instructions pour le travail à domicile et la motivation pour celui-ci sont travaillés en classe (pistes, exemples…).

>> Le texte intégral sur le site de l'APED | html

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