29/10/2008

L'école privée gagne du terrain...

L’école publique continue à être critiquée, quelles que soient les innovations ou les régressions voulues ou subies. Et, entre les attaques ciblées et les initiatives populaires, entre ceux qui prétendent vouloir la sauver et les autres qui souhaitent sa mort, il n’est pas toujours aisé d’imaginer de quoi demain sera fait et ce qu’il restera du métier d’enseignant. Avec environ 14% d’élèves dans le privé (SRED, 2008), Genève se démarque des autres cantons romands qui connaissent des pourcentages bien plus bas. Ce taux, bien qu’inférieur à la France voisine par exemple, augmente chaque année et les écoles privées ne se gênent pas d’annoncer qu’elles doivent refuser du monde. Nous savons que le statut de ville internationale n’explique pas à lui seul cet état de fait car les établissements privés genevois ne reçoivent pas que des enfants de fonctionnaires internationaux. Il est aussi patent maintenant que le cliché des familles aisées qui seraient les seules à pouvoir se passer de l’école publique est révolu. Des parents avec des revenus modestes inscrivent de plus en plus leurs enfants dans des écoles privées, au prix d’un effort important, et cette tendance ne doit pas être négligée. L’institution scolaire, en tant que service public, est mise en danger si elle n’est plus capable de drainer un pourcentage suffisant d’élèves, une masse critique garante d’une certaine cohésion sociale. Les raisons de cette désaffectation de l’école publique sont nombreuses et variées : cela va des carences supposées ou réelles du système éducatif à la recherche de pédagogies alternatives, en passant par des motifs religieux ou culturels et la crainte des violences scolaires ou du formatage étatique des têtes blondes… Il est clair également que le parent, phénomène de société, adopte davantage que par le passé un comportement de consommateur. Dès lors, la question n’est pas seulement d’analyser ces changements sociétaux mais de savoir comment résister – et jusqu’où faut-il aller pour ne pas tomber dans une attitude par trop défensive ? – face aux encouragements à délaisser ou à dénigrer l’école publique.

 

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Commentaires

Plus que : "Des parents avec des revenus modestes inscrivent de plus en plus leurs enfants dans des écoles privées, au prix d’un effort important", le chèque scolaire devient une nécessité qui doit impérativement être prise en compte par les autorités.

Stéphane Valente dans son article dédié à la jeunesse, en lien avec leur délinquance, énonce une idée nouvelle, celle de la création d'une académie militaire, qui aurait toutes ses chances, selon moi, ayant discuté de sa future création, dans la commune de Vernier.

Elle aurait toutes ses chances et les élèves pourrait venir de France voisine, ainsi que du canton de Vaud, étant donné la proximité de l'autoroute, si dans le centre nouveau de Blandonnet, on pourrait trouver l'espace nécessaire à une telle école.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/10/2008

Z'avez raison Victor, tous en rangs, à mon commandement, en avant, marche, gauche, droite, gauche, droite...Voilà une idée qu'elle est bonne!

Écrit par : Azrael | 29/10/2008

Cri d'alarme nécessaire et pondéré, ce qui n'a pas toujours été le cas. Mais, de grâce, faites un sort au cliché journalistique de "têtes blondes", qui commence à ressembler à une insulte pour la majorité de nos élèves. Nous ne sommes pas dans un conte de fées, où la majorité des princesses sont blondes, ce qui ne me gêne pas outre mesure, étant donné que c'est une image traditionnelle qui a son histoire.

Écrit par : Mère | 29/10/2008

...et pour ce qui est de Genève, vous n'avez certainement pas inclus dans vos chiffre tous les enfants genevois inscrits dans les Ecoles Privées de France voisine ! Faites un petit sondage auprès de ces écoles....celà en vaut la peine ! Au CO à Genève il n'y a plus que des étrangers...

C'est simple, il faut savoir que dans nos écoles privées à Genève, Florimont, Notre Dame du Lac, Institut Marie-Thérèse, Moser, Bersot, Ecole Internationale etc... ce sont souvent des profs qui viennent de France voisine...alors, pourquoi payer beaucoup plus cher à Genève, alors qu'ils peuvent avoir les mêmes profs et les mêmes programmes pour beaucoup moins cher ?! Sans compter que dans ces écoles privées de France voisine, il n'y a pour ainsi dire que des francophones ! Exemple une école Privée en France coûte environ 200 euros par mois !

Écrit par : Café | 29/10/2008

Si l’école privée gagne du terrain ce n’est pas parce que les critiques portant sur l’école publique sont féroces, comme le pensent les songe-creux si nombreux dans le DIP, mais c’est (il est vrai qu’il existe d’autres facteurs encore) parce que l’école publique ne fait plus son travail. Elle a oublié sa mission première : apprendre à tous les élèves à lire, à compter, à écrire, à se situer dans un monde culturel.

De l’école pourvoyeuse de culture (années soixante-septante), on est passé à l’école de la transmission de connaissances (années quatre-vingts) à l’actuelle école de la transmission de savoir-faire, vite transformés en recettes. C’est l’école du pédagogisme, celle qui préside encore à l’actuel contre-projet sur le C.O.

Or, pour cela, nul besoin d’une école publique ! Je le regrette car je suis un partisan de l’école publique et un adversaire du chèque scolaire, mais il va bien falloir, si nous voulons cette école et si nous entendons barrer la route au boulevard que les pédagogistes ont ouvert au privé, cesser comme vous le faites Olivier Baud, de scier la planche sur laquelle vous entendez passer !

Écrit par : Jean Romain | 29/10/2008

Pour une fois je suis plus ou moins d’accord avec M. Baud.
Si l’école publique « n’est plus capable de drainer un pourcentage suffisant d’élèves… » c’est qu’en effet elle ne répond plus aux attentes des parents et qu’elle n’obtient pas les résultats qu’ils sont en droit d’attendre.
La raison principale : les moyens énormes dont dispose le DIP sont très mal utilisés. On y nomme à grand frais 93 directeurs d’établissement au primaire au lieu d’allouer ces forces extraordinaires à l’aide aux enfants en difficulté scolaire. On préfère gaspiller au lieu de mette en place des mesures d’accompagnement qui sont pourtant obligatoires pour les élèves qui passent par dérogation ou tolérance…elles figurent dans la loi mais restent quasi inexistantes dans les écoles.
En ce qui concerne le cycle d’orientation, la première mesure à prendre est de voter « juste » ce 30 novembre si l’on veut enfin créer un CO performant et digne de ce nom. L’initiative 134 « Pour un cycle qui oriente » répond à ce besoin alors que le contreprojet concocté par nos politiciens n’est qu’un pâle remake de ce que nous connaissons aujourd’hui et qui fonctionne si mal. Oui à l’IN 134, Non au CP !
Lorsque nous aurons rétabli des bases saines à l’école obligatoire, le post-obligatoire suivra naturellement.
André Duval

Écrit par : Duval André | 29/10/2008

Si je rejoins Messieurs Romain et Duval sur leur analyse, je diverge quant à la conclusion. Le Cycle d'Orientation ne représente que trois des onze années de scolarité avant le post-obligatoire. Voter en faveur de l'IN134 ne va d'un coup d'un seul faire revenir les élèves du privé au bercail du public.

Le désamour des genevois vis-à-vis de l'école publique provient d'une multitude de facteurs. A mon sens, Victor Dumitrescu révèle, avec ses mots, l'un des plus importants : la violence ou, en tout cas, l'incivilité régnant dans les écoles. Combien d'enfants subissent du racket ? Combien se font chaparder leurs affaires ? Plus grave encore, combien ont peur de se rendre en classe ou à la récréation ?

Pour plagier mon illustre préopinant, il me semble que l'on est passé du maître à l'enseignant, de l'enseignant à l'éducateur et de l'éducateur au copain. Il faut redonner de l'autorité à ceux qui transmettent le savoir.

Écrit par : Antoine Bertschy | 29/10/2008

@ M. Bertschy
Nous sommes donc sur la même ligne...le CO excepté. Pourtant ces "que" trois années sont des plus importantes et méritent justement notre plus gande attention. Contrairement à vous, je suis persuadé que si le cycle d'orientation offre enfin la chance à chacun d'y trouver sa place et d'acquérir de solides notions de base, il retrouvera un succès certain. L'IN 134 répond tout à fait à cette démarche et j'ose espérer que les citoyens s'en rendront parfaitement compte sans se laisser berner par un contreprojet qui, lui, n'offre rien de nouveau.
André Duval

Écrit par : Duval André | 29/10/2008

Il y a un facteur que tout le monde semble oublier, c'est que le système helvétique, modifié ou non par les pédagostructuralistes, prévoit qu'une petite partie des élèves va préparer la matu et la majorité non. Il est conçu, organisé pour cela. Et à ce que j'en sais, la nouvelle loi ne va rien changer à cela, au contraire: "Un cycle qui oriente", cela dit bien ce que cela veut dire.
C'était sans doute parfait dans le monde d'hier, où un apprenti pouvait rêver devenir patron et même se former comme ingénieur sur le tas, etc... Mais c'est de plus en plus inadapté au monde d'aujourd'hui, tel que les parents le perçoivent ou même tel que les profs (en privé) en parlent. En gros, l'idée c'est que si l'on ne va pas à la matu, on est nul et la vie est foutue...
Dès lors les parents qui ont à coeur l'avenir de leurs enfants, même si ceux ci sont des élèves moyens, sont prêts à se saigner les veines pour leur offrir ce supplément d'encadrement et d'accompagnement qui leur permettra d'aller à la matu ou au bac. Supplément qu'ils ne trouvent que dans le privé, pour un coût par élève, accessoirement nettement inférieur au public.... Il est vrai que les profs y sont moins bien payés, généralement moins bien formés, bien que pourtant, du point de vue des parents, ils fassent un boulot plus efficace...
Cette inquiétude bien compréhensible des parents pour leur progéniture, c'est le fond du problème.
La France, sous la houlette socialiste, avait répondu à cette angoisse parentale en offrant le bac à l'immense majorité des élèves, quitte à baisser sensiblement le niveau, ce qui s'est avéré une catastrophe. Tant que le public n'aura pas trouver le moyen d'accompagner un plus grand nombre d'élèves, en y mettant les moyens en personnel (profil répétiteur davantage que prof de fac...)et en discipline, il sera fortement concurrencé par le privé.

Écrit par : Philippe Souaille | 29/10/2008

"c'est de plus en plus inadapté au monde d'aujourd'hui": cette remarque de Philippe Souaille, avec le reste de la phrase concernant les parents, est d'une importance capitale, me semble-t-il, et mérite réflexion. Lorsque les jeunes Français sont obligés de mentionner dans leur CV, pour presque n'importe quel travail, le nombre d'années supplémentaires au Bac qu'ils ont accomplis (Bac + n), que la licence universitaire va quasiment disparaître au profit du "Master", que les instituteurs sont promis à un master en Sciences de l'Education, on est en droit de se demander qui a vraiment été accompli par la multiplication et la surenchère des diplômes. Nous savons bien, depuis une fameuse chanson de Grease, ce qui fait un bail, qu'aux Etats-Unis on va au Lycée non seulement pour apprendre à jouer au football (américain), mais aussi pour faire un dîplôme (supérieur je suppose) en "Beauty Care", que nos techniciens sont devenus des ingénieurs dans les années '70, que nos concierges sont "techniciens de surface" et les vendeuses "hôtesses de caisse" (Migros Thoiry). Sont-ils mieux formés, mieux payés, mieux estimés, j'en doute. Leur services se sont-ils améliorés, j'en doute aussi.
On ne va pas contre son temps, dira-t-on, après tout ce n'est pas si important, peut-être pourra-t-on ainsi abolir les hiérarchies et s'approcher d'un monde plus parfait. Balivernes!
Il n'y a jamais eu autant d'étalage impudent de richesses de la part des nouveaux riches, milliardaires russes, par exemple, qui pillent allègrement le reste de la population et dont les yachts avec hélicoptère et sous-marin font le bonheur de la télévision à sensation, c'est à dire presque toute la télévision.
Pendant ce temps il n'est plus possible pour un jeune qui, pour toutes sortes de raisons n'a pas pu ou voulu faire sa Maturité ou son Bac+n de faire ses preuves sur le tas, si encore il avait une chance (avec l'aide de sa parenté et d'assistants sociaux) de passer à travers les obstacles du recrutement, dont la fameuse "lettre de motivation " totalement bidon, si ce n'est le thème astral aztèque concocté par quelque gourou du recrutement. Pas de temps pour faire du bon travail, pas de temps pour le vérifier, pas de temps pour engager autrement que sur dossier, pas de temps ... sauf pour l'allongement des études, éventuellement par le moyen d'écoles privées et de répétiteurs eux-mêmes au chômage dans leur discipline.
Une année de plus en études, même utiles, est une année de gagnée pour des parents harassés eux-mêmes de travail, soucieux de l'avenir de leurs enfants, effrayés à l'idée qu'ils puissent se retrouver au chômage, à la rue et sans avenir. Replâtrons donc ..., faisons semblant ... , repoussons les échéances ...

Écrit par : Mère | 29/10/2008

Commentaire désabusé cher mère, mais assez pertinent. Comme d'habitude.
Cela étant posé, qu'est-ce qu'on fait ? La révolution ? Nous savons vous et moi qu'elle sert juste à redistribuer les cartes du pouvoir, sans rien solutionner au fond. Alors quoi ?
Toute réforme d'ampleur se heurte au poids des conservatismes divers. Dans l'enseignement en particulier. Mais ce n'est pas une raison pour renoncer. Chaque chose en son temps, les problèmes un après l'autre.
Il survient parfois des accélérations de l'histoire ou les bouleversements sont tels que presque tout est ouvert. Il me semble que nous venons d'entrer dans une de ces phases. Des pistes fort intéressantes se dessinent. Accrochons les ceintures...

Écrit par : Philippe Souaille | 29/10/2008

L'école publique gagne du terrain car les parents paient pour une meilleur encadrement, d'autres prestations que le public ne fait pas, des classes mieux adaptées au besoin de leurs enfants. C'est un vrai business florissant pour le Canton de Genève mais aussi en Suisse romande. L'école publique a aussi sa place mais le manque de discipline parfois la violence ont envahi préaux et même les classes, donc certains parents essaient de protéger leur progéniture et se résignent à des sacrifices pour permettre une scolarité harmonieuse.

Écrit par : demain | 29/10/2008

Monsieur Bertschy...c'est quoi, cette parano??? mes enfants sont allés à l'école, pas plus de violence que lorsque j'y étais: Je travaille aussi ds les écoles primaires, en zone sensible, qui plus est.... pas plus de violence qu'avant....n'alimentez pas cette grosse exagération des problèmes de violence dans nos écoles!

Écrit par : légensontétranges | 29/10/2008

Chère étrange personne,
Parano ? Vous raconterez cela à cette maman dont le fils est revenu glaçé de l'école car ses chaussures lui avaient été volées. Ou à celle qui, dans "une zone sensible" comme vous dites, s'est vu voler deux vestes coup sur coup, rendant sa fin mois financière intenable. Ou à cette autre dont le fils, menacé, gâtait les études surveillées par peur, sans qu'elle soit avertie que son fils était dans la rue.
Quels gensontétranges ? Ceux-là ? Petits soucis pour vous, peut-être, mais grosses inquiétudes pour les parents. Visiblement nous n'avons pas les mêmes valeurs...

Écrit par : Antoine Bertschy | 30/10/2008

M. Souaille, ce sont de pareilles énormités qui font le lit de la baisse alarmante du niveau !

Écrit par : Johann | 30/10/2008

Johann, vous pouvez expliciter ? De quelles énormités parlez-vous ?

Écrit par : Philippe Souaille | 30/10/2008

Mère,

Ne confondez pas tout les bacs en France. Il y les bacs "techniques et profs" qui sont l'équivalent de l'ancienne maîtrise en apprentissage et de l'acutelle Matu professionnelle" En fait le Bac "général" qui se fait au licée n'a que 3 sections (Littéraire, Economique, Scientifique) et il ne représente que le 30% des bacheliers. C'est celui qui ouvre les portes de l'Uni pour être, avocat, médecin, etc... Et c'est le seul bac valable à l'étranger. Ex. mes enfants ont un bac français et ont parfaitement réussi des études universitaires à Genève.

Écrit par : Café | 31/10/2008

@Café: merci de ces renseignements. Il y a donc bac et bac, comme il y a Matu et Matu (si j'ai bien compris, mais j'enseignais en Matu avant cette innovation, voyez-vous), et bientôt Licence et Licence ou faut-il dire "Master" et "Master"?
Cela me rappelle certaines entreprises américaines des années '60 dont les chefs avaient le titre de "Admiral". Beaucoup de poudre aux yeux pour essayer de donner le change et faire oublier que si les hiérarchies se déplacent en titre elles survivent en fait. Comme je l'ai fait remarquer plus haut les "hôtesses de caisse" ne sont pas mieux payées que les "caissières", ni mieux considérées, je le crains. Quant aux anciennes "hôtesses" diverses, elles feront un diplôme ou recevront un titre apte à les rassurer sur leur position dans le monde du travail, jusqu'à la prochaine promotion bidon.
Je suis donc mieux informé, grâce à vous, mais pas plus rassuré.

Écrit par : Mère | 31/10/2008

Mère,

J'ai également plein d'amis qui ont mis leurs enfants à "la Présentation de Marie" à Saint-Julien et qui ont des enfants ayant brillament suivi l'Uni à Genève ou l'Epfl et HEC Lausanne. Le Master américain n'a rien à voir avec le Master de l'UE et de la Suisse. Un Master en Suisse ou en France n'intervient qu'après le Bachelor (3 ans) (Mastr 5 ans) chaque année donne droit à 60 crédits Suisses ou EU. C'est-à-dire que votre enfant peut faire une Bachelor en France et finir en Master en Suisse.

Par exemple en France il existe le Bac technique par exemple section bio-chimie, qui correspond à notre matu-pro ou matu de l'Ecole de Culture générale. Mais celà n'a rien à voir avec un bac général L.ES.ouS (qui correspond à notre matu du Collège. D'ailleurs la seule matu Suisse valable à l'étranger est celle du Collège ou Fédérale et nullement celle professionnelle. Donc quand on dit en France que tout le monde ou presque est bachelier...on pourrait dire de même en Suisse si l'on cumule les matu-professionnelles, celles de l'ECG, celle de l'Ecole d'Ingénieur, celle du Collège, de l'Ecole d'Horlogerie, etc... Mais il est évident que si votre gamin veut s'inscrire à l'Uni en médecine, il va falloir la matu du Collège(Lycée) ou le bac général français ! L'uni de Genève a un très gros pourcentage de bac français, issus de Florimont, Institut de Lancy, Ecole Toepffer, tous les lycées de France voisine etc... n'oubliez pas que Toepfer, Florimont, Lémania, Beau-Soleil, Collège du Léman, etc. toutes ces écoles prestigieuses très chères passent leur bac avec les français en France voisine et c'est exactement le même ! Donc, pourquoi payer plus...pour le même résultat ! Ce n'est pas pour rien que les écoles de France voisine sont surchargées d'élèves genevois ! de plus, ils sont pour ainsi dire tous francophones et ils ne feront pas 98 fautes à la dictée de flics genevois !
p.s. faites passer le message...

Écrit par : Café | 31/10/2008

Mère,

PS. Je suis né à Genève, j'ai fait le Cycle d'Orientation à Genève...donc le système Genevois JE CONNAIS ! Je puis donc aisément comparer... n'hésitez pas à me poser des questions ! Et oui, j'ai eu moi aussi, le livres jaune des verbes, le Mémento Orthographie "brun", le livre de vocabulaire "vert" et sans oublier nos fameux "Wir sprechen Deutsch" vert-bleu-rouge !

Écrit par : Café | 31/10/2008

@Café: A vrai dire j'ai un peu perdu le fil de votre argumentation, qui s'est développée, semble-t-il, après que j'ai mentionné le terme de Bac+ dans mon deuxième message. J'ai exprimé mon inquiétude devant un certain risque que court l'école publique et avoir fait un commentaire plus général sur la surenchère verbale liée aux diplômes de plus en plus exigés pour n'importe quel travail, ce qui me semble en même temps un leurre et un danger pour d'autres manière d'assurer la qualité du travail. Mon opinion se fonde sur une longue carrière professionnelle, une expérience familiale, la connaissance assez approfondie des écoles et universités anglo-saxonnes et, probablement, un a priori idéologique lié à mon histoire personnelle. Comme j'ai toujours été heureux à l'école en Suisse, que j'y ai très bien réussi, qu'elle m'a permis ce que l'on appelle une certaine ascension sociale, je n'ai pas de revanche personnelle à prendre, ni de fanatisme à assouvir. Votre réponse concernant le Bac français me suffisent amplement. Quant au système Genevois et Suisse je le connais, sauf pour ce qui est de la Maturité dite professionnelle. J'ai enseigné longtemps à des élèves de Matu de diverses sections du Collège de Genève, ainsi qu'à des élèves préparant la Maturité fédérale avec examens externes, tous des élèves pour qui le diplôme de Maturité représentait le passeport pour l'entrée à l'Université.
Merci encore.

Écrit par : Mère | 31/10/2008

Le problème à Genève est que de votre temps, ou de mon temps, les élèves apprenaient réellement à écrire correctement et savaient compter. Or, je vois à l'heure actuelle, y compris dans la TDG des erreurs d'orthographe inadmissibles ! Quand j'entends des jeunes, du Collège en classe de Matu, dire "j'y suis été - y'en a des qui... -si j'aurais pu... etc. il y a de quoi être inquiets, en pensez-vous pas ? Où sont les dictées d'antan ? De plus, pourquoi à Genève les jeunes passent-ils leur Matu à 19 ans, au lieu de la passer à 18, comme dans la majorité des cantons ou comme la Matu fédérale ? En tous les cas, ils ne sont pas mieux formés qu'ailleurs...

Bref, un peu plus de devoirs à ces chères têtes blondes ne le feraient pas de mal..

p.s. il est vrai que de taper sur nos ordis ne nous aide pas non plus... et je me rends compte que je fais énormément de fautes de frappes...

Bonne journée

Écrit par : Café | 31/10/2008

@Café Est-ce par provocation que vous utilisez ce vieux cliché journalistique de "têtes blondes" que j'ai reproché à l'auteur de l'article et que vous mettez un "s" à frappe? Si c'est le cas, vous méritez une réprimande :-)

Écrit par : Mère | 31/10/2008

@ Café : vous soulevez là un grand problème idéologique voulu par l'institution. La dictée fut bannie par la mouvance socio-construviste. Cette posture scandaleuse mit à mal des enseignants qui "clandestinement" recouraient à cette activité au point d'être mal notés par le guignol inquisiteur qui venait les visiter en classe pour pondre un rapport aussi pourri que débile. (Les preuves existent mais il n'est ici le lieu de les dévoiler.) Je vous laisse imagner toutes les conséquences d'un tel ordre!

Pour terminer, relevons ce que dit le Busingot dans l'Immo de cette semaine "Couverner, c'est prévoir!" - "Couvernons ensemble nos livres et nos cahiers", propos digne d'un conseiller pédagogique de chez Charles Beer.

La normativité triomphe depuis longtemps de l'esprit! Il est aussi étonnant de voir combien lui lèchent les bottent tout à coup dans ce débat alors que son échec est avéré... à quoi jouent-ils? Dommage de jouer ainsi au lieu de rétablir les responsabilités. C'est très injuste pour les générations concernées.

Écrit par : Micheline | 31/10/2008

Bref, avec tout celà, ne soyez pas offusqués, chers Genevois si les employeurs (et j'en suis un) préfèrent engager des gens qui sachent écrire et s'exprimer correctement. Or, à l'heure actuelle nos jeunes Genevois ayant suivi le cursus public, ont une éloquence plus que lamentable et ce n'est malheureusement par de leur faute. Mais, comprenez que vous ne pouvez engager une personne chargée de répondre au téléphone avec ouais, j'sais pss, pt'êre,bin non... stop ! nous ne sommes pas dans le neuf trois

Écrit par : Café | 31/10/2008

Enseigner, c'est résister. A quoi, je vous prie ?

Écrit par : Philippe B. | 31/10/2008

L'école publique est un lieu effrayant .
Violence, dépression des profs, école spécialisée à la moindre frustration de l'enseignant et j'en passe .
En France ou dans les écoles privées ont n'est pas confronté à tant de problèmes qui justifient les milliers de francs payés par mois.
Les profs en France sont passionnés par leur métier, alors qu'en suisse, ils se débarrassent .
Les parents qui veulent un futur pour leurs enfants n'ont pas le choix .
Le Cycle d'Orientation du Renard est à l'image de l'implication de nos politiciens dans le futur des élèves du canton .

Écrit par : parentsesaigneauprive | 19/08/2013

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