31/10/2008

Enseignement à domicile ?

On le sait sans trop y penser : c’est l’instruction qui est obligatoire et non l’école. La loi sur l’instruction publique (LIP-C1 10), Art. 9, dit en effet : « Principe : Tous les enfants habitant le canton de Genève doivent recevoir, dans les écoles publiques ou privées, ou à domicile, une instruction conforme aux prescriptions de la présente loi et au programme général établi par le département ». Bien peu de parents décident d’instruire eux-mêmes leur progéniture et de ne pas l’inscrire dans un établissement scolaire. Il est vrai que la fonction de gardiennage, gratuit, de l’école compte. Mais si demain le coût de l’élève, avec l’instauration d’un chèque scolaire, pouvait être remboursé aux familles qui assureraient l’instruction de leur(s) enfant(s), cela pourrait faire réfléchir. Au-delà du principe de solidarité dans l’impôt qui serait sérieusement mis à mal (faudrait-il ne pas payer la part affectée aux routes si l’on n’a pas de voiture ? Etc.), c’est l’identité de l’école publique qui risquerait d’être annihilée, avec de lourdes conséquences. Malgré tous ses défauts, l’école (encore un service public pour l’instant), sorte de creuset social, assure à elle seule une mission formatrice essentielle au niveau de la connaissance et de la culture qui permet à chacun d’évoluer dans la société. Faisons en sorte que l’école continue à jouer ce rôle.

 

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Commentaires

Extraordinaire ! Merci du tuyau ! Moi qui réfléchissait à mes enfants !
Faire ou ne pas en faire ... this is the question.

Je ne veux pas que mes enfants subissent le lavage de cerveau à la sauce socialiste !
Je peux très bien m'occuper tout seul de mes enfants, sans avoir besoin de quoi que ce soit.

Merci encore pour l'information.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 31/10/2008

Si l'école assure une mission formatrice au niveau de la connaissance et de la culture, elle présente des réductions pour le développement ontologique de l'enfant par ses multiples règlements et ses diverses tendances pédagogiques.
Pour avoir sorti mon fils de toute école entre 12 et 17 ans, je peux dire que sa formation par de multiples activités diverses lui fut très utile pour reprendre le collége avec aisance et suivre l'université avec brio. En parallèle, cela lui a permis de développer des relations sociales très riches et il est en mesure actuellement d'assumer ses responsabilités tant au niveau familial que professionnel.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 31/10/2008

Pour avoir scolarisé mes enfants à domicile jusqu'à 8 ans, je peux vous dire qu'ils étaient en avance sur le programme scolaire exigé, et que je ne passais qu'une à 2 heures par jour pour leur apprendre à lire, écrire et compter. Le reste du temps se passait en activités familiales diverses. Ils avaient des amis, et se sont intégrés sans problèmes lorsqu'il a fallut les mettre à l'école publique. Ils ont appris à la maison avec plaisir, à leur rythme, sans stress, sans notes, sans jugements, sans racket...
Je le referais si c'était à refaire.

Écrit par : légensontétranges | 31/10/2008

Plusieurs des commentaires faisant état d'expériences hors école publique, proviennent évidemment de personnes très privilégiées, par leur propre formation, leur disponibilité, leurs moyens financiers éventuellement. Cela n'enlève rien à la valeur intrinsèque de leur avis, mais ne fait qu'illustrer une démarche impossible à la grande majorité de la population. De plus elle présente un certain nombre d'inconvénients pour le type de société dans lequel nous vivons, qui, malgré ses imperfections, repose encore sur l'idée de solidarité entre ses membre, telle qu'elle se concrétise notamment dans le système fiscal de redistribution.
Le grand individualiste et écrivain attachant qu'était Thoreau est un exemple de ce qui reste malgré tout une attitude très exceptionnelle et possible peut-être par ce fait même.

Écrit par : Mère | 01/11/2008

Le privilège le plus important est d'oser sortir des sentiers battus.

Quant à l'idée de solidarité, cette qualité humaine peut se manifester de moult façon et s'apprendre en dehors de l'école. En tous cas, elle ne doit pas être imposée car alors elle ne provient plus du coeur mais d'une soumission à un règlement.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 01/11/2008

Toutes ses discusions et différences sur l'école et l'enseignement est du au fait que tous ses Messieurs et Madames se croyent intelligeants sans l'être, trop de bla bla, et d'influence politique. Voyons l'histoire 1000 fois répeté de qu'il y a beaucoup d'enfants étrangers dans les classes. La réalité c'est que dans notre école des années 60 cela marché bien, les éleves apprenaient à bien lire, à bien écrire, à compter et même des fils d'étrangers ont rempli le Collège et l'Uni. Arrêté de vous chamailler et remettez vous sur un programme identique, faites un copier-coller et avec les mêmes heures de classe qu'avant, même dans le primaire. Soyez modestes et acceptez votre incompétance créative. Rappelé vous dans les années 60 dans des écoles comme Le Lignon, Meyrin Lancy..il y avait pléthore d'enfants étrangers et tout c'est passé comme une lettre à la poste. Je dirait seulement aux dirigeants actuels des deux cotés de la barriére, ainsi que aux professeurs, instituteurs, institutrices: " Oh combient c'est difficil vouloir faire mieux que bien".

Écrit par : Diogenes | 02/11/2008

Je n'accepte pas, Diogenes (et Diogène lui-même n'aurait pas parlé ains!) que vous accusiez les enseignants de "incompétence créative" alors qu'ils doivent affronter énormément plus de problèmes qu'en 1960. D'autre part, les enfants ne sont plus les mêmes, eux qui reçoivent de nombreux vaccins (= des ébauches de maladies) dès leurs deux mois de vie - ce qui les affaiblit dans leur tonus général - et qui sont nourris avec des émissions de TV souvent douteuses dès leur plus jeune âge.
De plus, alors qu'avant, les parents soutenaient les enseignants, actuellement bien des parents soutiennent leurs enfants par principe et non par souci pédagogique.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 02/11/2008

Rappelez vous, Diogenes cherché un homme avec une loupiote. Arreté de vous croire victimes de j'en ne se quoi. Vous êtes peut de temps à l'école. Il faut rompre la triologie si néfaste à la formation des enfants. 1) les autorités. 2) les parents. 3) les enseignants. 1er. Au DIP, il faut virer tous ses bons parleurs incompetants, y compris les syndicalistes des enseignants. Les enseignants doivent arrêter de plornicher et bosser un peu plus en lieu de chercer des excuses en donnant la faute aux autres. Si les points 1 et 2 son resolus les parents ils deviendront sages, ils ne sont rien d'autre que l'effet de la cause. Mais un enseignant doit avoir le courage de donner des mauvaises notes et d'affronter les parents, soutenus bien entendu par les autorités, ou autrement ils n'ont qu'émigrer en Finlande, il parait que c'est le paradis pour les enseignants. Les vaccins? leur affaiblissement? VOUS RIGOLEE, TONUS GENERAL??? c'est la maladie actuel, vous tous vous voulez parler avec des phrases savantes, souvent incongrues, il faut parler tel qui parlent les parents et c'est eux qui vous définiront si vous êtes intelligente ou pas.

Écrit par : Diogenes | 02/11/2008

Le niveau baisse sur le blog. Est-ce la faute de l'école primaire ou du cycle?

Écrit par : Mère | 02/11/2008

heu, sans vouloir contrarier Diogenes, OU a-t-il appris à lire et écrire?

Écrit par : arkencielle | 19/11/2008

arkenciel, ta remarque est aussi inutil que stupide. Tout le monde a compris que je ne suis de langue maternelle française, chose qui n'enleve pas mon raisonnement sur le debat.
Mais,...mais, J'ai consulté Larouse, et.. Heu. Signifie: L'étonnement, le doute, L'indifférence, C'est plutôt méprisant à mon égard. En plus tu écris.. OU a-t-il.. pourquoi OU en mayuscules? est par le fait que tu ne sait pas où mettre l'accent? grave lapsus. Je considère un peu médiocre ta façon de porter le débat à l'écriture pour ne pas dire mesquin.

Écrit par : Diogenes | 01/12/2008

Bonjour,

Je ne souhaite pas rentrer dans le débat :) Mais je laisse ma trace car nous avons mis en place un réseau des familles qui instruisent à la maison (école à domicile).
Donc si des parents qui se renseignent tombent ici, je souhaite leur dire que nous sommes plus nombreux que ce qu'il n'y parait en Suisse romande, et qu'ils peuvent prendre connaissance des différents forums ici : http://papillons-des-ecoles.parentages.ch/

Très cordialement,

Écrit par : Malina | 20/07/2009

L'école à la maison est une vraie solution, des milliers de mamans (et de papas, ne les boudons pas) la font avec bonheur, pour rien au monde ils ne reviendraient en arrière. Plus intégrés, plus diversifiés, plus concentrés, plus sociables que les autres, les enfants qui ont fait l'école à la maison ont aussi de meilleurs diplômes et de meilleurs revenus (voir les études sur notre blog.)
PS: il y a corrélation, on le voit, entre illettrisme et agressivité, et parfois même entre illettrisme et arrogance, c'est assez stupéfiant. Pour que l'enfant ne s'enferme pas dans son "plus petit commun dénominateur", son éducation est vitale.

Écrit par : Ecole Maison | 06/12/2013

L'école pour tous est "sociale".
Seuls les parents particulièrement privilégiés, avec personnel de maison, sont en mesure de faire l'école à la maison... ce qui ne peut que creuser le fossé entre les "uns" et les "autres"! Dans une paroisse, les JP (jeunes paroissiens) ne voulaient pas d'"apprentis" parmi eux. Affectant, avec détermination, de parler jargon universitaire ils décourageaient les "apprentis" sans oser leur dire franchement de "dégager" de parmi eux. Ces jeunes gens "instruits", certains d'entre eux, entreront en politique... encourageant, non? Il est parfaitement possible d'avoir une école commune jusqu'à seize ans.
A propos des "uns" et des "autres", le fondateur du scoutisme estimait que, côte à côte, le fils de l'"un" et le fils de l'"autre" s'enrichissent mutuellement (et F. Dolto estimait qu'un jeune, intellectuel, à ne rien vouloir faire de ses mains, bien trop bien pour cela, s'ampute d'une part de son potentiel.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2013

"Seuls les parents particulièrement privilégiés, avec personnel de maison"
Voilà un archétype, bien sûr, tout à fait faux. Les gens qui font l'école à la maison sont de toutes classes sociales, y compris ouvrières.
Il n'y a pas de lien avec le travail manuel et les métiers en général, au contraire, les enfants qui font l'école à la maison ont aussi plus d'occasions de travailler de leurs mains, ils sont invités à découvrir, en-dehors des heures de cours (ils ne font que 3 heures par joue en moyenne), autre chose que le savoir livresque.

Écrit par : Ecole Maison | 06/12/2013

Ecole Maison, nous direz-vous sérieusement que les "gens" qui font l'école à la maison sont de toutes classes, y compris "ouvrières"? Double journée, professionnelle, courses, ménage, cuisine en préparaant le repas du soir, souvent, départ précipité le matin. Ecole à la maison: parents, même parcours scolaires, options, identité? Langage? Vous avez précisé que l'école n'est pas obligatoire: pourquoi ne le deviendrait-elle pas? Apprendre à tenir compte des autres, s'assouplir, s'adaper à tout terrain, tout groupe, non seulement son propre petit cercle privé. Ecole Maison, avez-vous lu Piaget?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2013

Absolument, les gens qui font l'école à la maison, par exemple les 900 familles inscrites sur notre blog, sont de toutes classes sociales et de tous milieux, de toutes origines, de tous niveaux, de toutes religions ou a-religions, de tous parcours; attention aux a priori.
L'école à la maison ouvre mieux sur le monde que l'école, l'école en comparaison enferme davantage, les études ont été faites le plus sérieusement du monde. On pense que l'école ouvre aux autres, en fait elle ouvre à un nombre limité de personnes qui ne représentent qu'elles-mêmes et qui ne garantissent aucunement une ouverture au monde, surtout si le milieu social des élèves est restreint et si les cours ou la méthode sont orientés, ce qui est bien sûr le cas. Tout est dans le comment les choses sont présentés; par exemple, si l'appréhension de l'autre est violence, alors vous pouvez être sûr que l'enfant n'aimera pas les autres.
L'école ne garantit rien en soi. Elle est d'ailleurs aussi un cercle privé, différent de la famille, c'est un cercle qui appartient à des corporations, dont les parents sont exclus; c'est aussi un cercle privé pas plus ouvert que la famille, quand la famille a décidé que l'enfant serait au centre de l'éducation et non des idées d'adultes toutes faites sur la nécessité d'entrer dans un groupe.
L'école en fait ne peut avoir d'avantage que sur les familles qui ne s'occupent pas des enfants, et elles sont certes nombreuses; ou qui n'ont pas le niveau de réflexion minimal.
Vous dites que l'enfant s'adaptera et apprendra à tenir compte des autres. Rien ne le démontre. La générosité de l'enfant à la maison est supérieure dans les études faites, il a moins peur, est moins replié sur lui-même. Pourquoi ?
En fait, la socialisation est une idée fausse et récente. Il y a eu une quantité de grands personnages élevés seuls, par une veuve, éloignés de tout. En fait, derrière cette obsession se cache une manipulation qui a lieu et qui imbibe les esprits. L'enfant n'a pas besoin de socialisation en réalité, elle se fera en fonction de ses besoins. On a politisé (oui, politisé) ce qui doit rester une démarche personnelle.
N'oublions pas que TOUS les désocialisés sortent de l'école !
L'enfant aura une GENEROSITE et un rapport à l'autre parce qu'il n'aura pas été agressé, humilié ou méprisé, qu'on ne l'aura pas fait rentrer de force dans un système. Voyez-vous ?
Les déshérités de la société sortent de l'école, l'école ne garantit pas la "socialisation" (on doit dire en réalité sociaBIlisation), au contraire, l'école désocialise plutôt si l'on en juge à ce qu'on voit. Avec les mauvaises méthodes, on obtient l'analphabétisme et l’illettrisme, qui sont les plus puissants moteurs de désociabilisation.
Il est donc urgent de ne pas rendre l'établissement scolaire obligatoire. Si l'on a une excellente école, on peut y mettre l'enfant, ne serait-ce que parce que l'école à la maison demande un effort considérable, mais si l'on n'a pas d'école convenable, l'école à la maison est une fabuleuse aventure pour l'enfant comme pour les parents, c'est un stage de vie à nul autre pareil, il apprend aux parents à enseigner et obtenir la concentration, le plaisir d'apprendre, l'autorité qui n'est pas innée chez l'être humain, la bienveillance, la force, la créativité, la spontanéité, la liberté, bref tout ce qui fait la grandeur de l'être humain et que l'on éloigne de lui aujourd'hui.
Je vous recommande de lire le livre de Cécile et Rémy qui sont de grands auteurs et qui vont très au-delà des sociologues courants, très au-delà des pédagogues, très au-delà des philosophes autorisés. Leur guide est beaucoup plus que cela, c'est une réflexion très poussée sur la nouvelle éducation et les extraordinaires possibilités offertes, sur ce qui est possible à l'appui de millénaires passés. Ils sont à mille lieux des contingences modernistes et de l'université, du corporatisme enseignant. Je vous en recommande la lecture.

Écrit par : Ecole Maison | 06/12/2013

Ecole Maison, merci.
Sans préjugé concernant Cécile et Rémy, vous m'en recommandez la lecture, rien qu'à déguster vos lignes... je m'en garderai tout en souhaitant bonne chance aux enfants de l'école à la maison...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2013

Ecole Maison, Je suis très touchée par tout le soin que vous mettez à répondre.
Vous montrez ainsi l'intensité de votre engagement. Effectivement, l'école à la maison demande un très grand engagement des parents et une réadaptation constante aux progrès de l'enfant et aux nécessités de la vie courante.
Un autre avantage c'est qu'elle épargne beaucoup de temps à l'enfant. Ainsi, il pourra s'adonner avec plus de concentration à la pratique de la musique, de la peinture, du sport ou autres activités qui développent l'enfant sur plusieurs plans.
De plus, l'enfant ou le jeune peut faire des séjours à l'étranger très enrichissants. Ainsi, tout en pratiquant un sport à plein temps, mon fils apprenait l'anglais sur place et l'allemand avec les autres stagiaires.
Et, justement, une sociabilisation internationale.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/12/2013

Musique, peinture, sport et autres activités selon les moyens des parents, ou musique, peinture, et autres activités pour tous? Puisse les réserves d'Ecole Maison concernant l'école courante inspirer nos autorités...
Le "précepteur à la maison" nous renverrait jusqu'à la comtesse de Ségur où la fille de Monsieur le Comte n'aura pas l'accord de ses parents quant à se marier avec PAUVRE BLAISE, le "fils du jardinier"...

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2013

Myriam Belakovsky. vous vous acharnez vraiment à faire croire que tout dépend de l'argent. En fait, c'est sans doute votre expérience puisque vous vous accrochez à ce concept.
Pour d'autres parents, le concept prioritaire est le désir ou l'aspiration profonde d'apporter à leur(s) enfant(s) de quoi se développer et s'épanouir.
Dans de tels cas, des aides se trouvent sur le chemin.
Vous préconisez les activités pour tous alors que nous savons pertinemment qu'elles ne sont pas forcément adaptées à chaque enfant, par conséquent que certains d'entre eux n'en retirent pas grand-chose. En outre, ces activités ne peuvent pas être organisées selon le rythme de l'existence puisqu'elles dépendent d'horaire décidés un an à l'avance.
Votre ironie concernant les "réserves d'Ecole Maison" montre bien que vous n'avez pas étudié le sujet de près et vous ne semblez être concernée que rationnellement. Ceux qui ont vécu l'école à la maison - et pas seulement les participants d'Ecole Maison - ne se limitent pas à quelques a priori faciles.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 06/12/2013

Merci Marie-France, nous voyons ensemble que les idées reçues et les croyances sont fortement ancrées, encore que ce ne soit pas ici très violent, certains vont jusqu'à souhaiter l'interdiction de ce mode d'enseignement. On est conduit à juger des choses en fonction de ses propres inquiétudes. Quelqu'un qui aura été méprisé dans son enfance verra cet enseignement comme altier, arrogant et élitiste, tel autre qui ne connaît que la déconfiture financière verra une école de riches... et nous ne condamnons pas ces réactions, nous les avons vécues aussi. Avant de devenir ces défenseurs de l'école vraiment libre, il y a 25 ans, nous doutions et pensions également que ce n'était pas pour nous. Mais nous restions à l'écoute, tout simplement. La curiosité est une clé. C'est elle, je le dis à qui veut entendre, qui conduit à trouver des solutions aux problèmes de la vie... y compris d'argent.
L'essentiel de ce que nous vivons, nous nous le sommes bâti.

Écrit par : Ecole Maison | 06/12/2013

Madame de Meuron, élevée par Edmond Kaiser, l'argent ne m'intéresse pas. Par vocation, formation et profession, seule la "mentalité", la mienne, à l'occaion celle d'autrui, est ma préoccupation quotidiennem d'où, en compléent de ma profession, l'éducation, la psychanalye, et le yoga. Catéchète, longtemps, j'ai vécu l'événement suivant: des jeunes paroissiens étudiants ne voulant pas d'"apprentis" dans leur groupe, n'osant quand-même pas leur demander de "dégager" affectaient de parler "jargon universitaire" afin de les décourager et qu'ainsi traités, ils ne reviennent plus, ce que me raconta un ancien catéchumène, fait confirmé par deux mamans puis le porte-parole des JP en personne. Côté pasteurs, aucune réaction, en assemblée de paroisse. Scoute, j'ai apprécié la pensée suivante de B.P, le fondateur de ce mouvement: côte à côte, fils d'ouvrier et fils de parents de profession libérale s'enrichissent mutuellement : la richesse dont il est question, Madame, est celle qui compte à mes yeux, la richesse du coeur.
Quant à m'"acharner"! c'est mal me connaître... ce, non pour ne justifier à vos yeux, j'assume mes propos. Mais je souhaiterai que vous relisiez l'article qui est celui de ce blog: les commentaires sur l'école courante...
Scandaleux! malgré les améliorations évidentes qu'il y faut apporter.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/12/2013

S'il est posssible de s'exprimer sans insulter: "vous vous acharnez"(...) En les années entre 1970 et 1980, un rassemblement de ce qui se nommait à l'époque PDG, à Davos, ou ailleurs, j'ouvris la radio en cours d'émission, l'un de ces PDG déclara qu'"à force de payer nos collaborateurs comme nous le faisons, ils vivent comme nous, se rendent en vacances aux mêmes endroits que nous et - Madame de Meuron, lisez bien ce qui suit, merci - "leurs enfants jouent avec nos enfants!" Puis, on assista à cette sorte de dégradation des conditions de vie que nous savons. S'il ne faut pas que "nos" enfants jouent avec "leurs" enfants (comme pas question d'"apprentis" avec nous autres "étudiants+ dans le groupe JP (au nom de "Jésus" (charpentier!) comment admettre que "nos" enfants étudient avec "leurs" enfants?! Tel n'est sans doute pas la raison d'être d'Ecole Maison mais, Madame de Meuron, "ouvrir les yeux+, "écouter", être attentive, "suivre"... est-ce excessif?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/12/2013

n'oubliez pas qu'il existe des enfants qui tiennent à aller à l'école.On est pas tous programmé de la même manière.Quand à dire que les enfants qui restent à la maison pour étudier et qui sont nettement en avance sur d'autres tout dépend de la maturité des parents.Tous ne sont pas portés sur les études non plus
Cependant on peut aussi affirmer et par expérience qu'en ayant passé les 3/4 de leur scolarité obligatoire allongés sur un lit d'autres et sans étudier forcément ont dépassé et de très loin les résultats obtenus par ceux qui avaient suivi toutes leur scolarité dans les régles de l'art
Le clonage scolaire n'existe pas et il appartient à chaque parent de faire son choix personnel et en fonction de ses priorités.L'enfant Roi ne nait qu'à Noel ensuite il doit redescendre de son piédestal.Jésus l'a prouvé avec sa colère contre les pharisiens et il n'avait que 12 ans,la fameuse crise de l'adolescence

Écrit par : lovsmeralda | 07/12/2013

Oui, Lovsmeralda, certains enfants tiennent à aller à l'école. La décision doit être prise individuellement. Certains enfants travaillent bien tout seuls, d'autres ont besoin d'un stimulus de groupe. Et puis, certains parents peuvent savoir bien s'y prendre avec un de leurs enfants et pas avec un autre.
La souplesse est donc de rigueur! Nous ne sommes plus à l'époque du collectivisme!

Écrit par : Marie-France de Meuron | 07/12/2013

@Marie-France de Meuron,merci de votre réponse , le mot collectivisme reflète un mal actuel qui ressemble de plus en plus à la peste et le choléra réunis mais qui malheureusement semble hanter et de plus en plus de nombreux esprits
bien à vous et belle journée

Écrit par : lovsmeralda | 07/12/2013

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