22/01/2009

Conseils d’établissement : quelques incompréhensions…

Fin février devraient avoir lieu dans les écoles primaires les élections aux conseils d’établissement. Cette opération censée se tenir dans tout le canton reste peu lisible, tant du point de vue de son déroulement que de celui de ses conséquences. La première embûche est dressée par la direction générale du primaire qui, contre l’avis des parents, des directions d’établissement et des enseignants, a maintenu une seule date (le 28 février) pour deux évènements distincts : les élections aux conseils d’établissement et l’inscription des nouveaux élèves. Des pères et des mères se rendront ainsi le même jour à l’école pour voter ou inscrire leur enfant, voire pour faire les deux. Situation qui engendrera des confusions et peut-être quelques surprises à l’ouverture des urnes… Il n’est heureusement plus question de mobiliser le service des votations pour réaliser cette opération électorale. Mais, même à moindre coût, cette élection, dont les règles demeurent peu connues (l’arrêté du DIP à ce sujet est précipitamment diffusé ce jour alors que les listes sont censées être closes depuis le 16 janvier…), risque de susciter bien des incompréhensions, dès l’enclenchement du processus et aussi une fois qu’elle sera terminée, tant les autres obstacles sont nombreux. Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les élections à proprement parler concernent essentiellement les parents. En effet, les autres membres du conseil seront davantage désignés qu’élus suivants les groupes et les lieux. Cette transparence à géométrie variable n’a pas de raison d’être acceptée. Il sera aussi compliqué pour les parents de se faire connaître aux familles qui voteront vu qu’il n’y aura pas la possibilité de constituer une liste sous une dénomination quelconque, identifiable, faisant par exemple référence – sans parler de programme – à un ensemble affiché de valeurs pour la défense de l’école. Pouvoir indiquer son appartenance à une association de parents (APE) est important mais reste insuffisant. Quel degré de représentativité auront les quatre parents élus et à qui rendront-ils des comptes ? Quelle signification aurait la mise à l’écart d’une APE, si ses membres sont empêchés de siéger au Conseil par le jeu des élections ? Les représentants des enseignants, eux, se trouveront mêlés à ceux du personnel administratif et technique, et donc, d’une certaine manière, seront minorisés. Les autorités communales, elles, auront de la peine à se répartir les sièges lorsque l’établissement repose sur plusieurs communes. Il y a aussi le problème de la disparité des établissements, de par leurs tailles et du nombre de sites qui les composent. Et ne parlons pas de la présence des élèves qui semble tant faire peur aux responsables du projet… Bref, la liste des interrogations et préoccupations est longue et il sera ardu, si le département en a l’intention, de répondre à tout et de rassurer en un mois.

10:58 Publié dans Ecole genevoise | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook

Commentaires

Et une usine à gaz, une!

Il reste à créer des conseils d'établissements pour les clients des banques, les usagers des transports publics, des hôpitaux, etc.

Pourquoi seulement les écoles?

"Quel degré de représentativité auront les quatre parents élus"

Aucune.

" et à qui rendront-ils des comptes ?"

Depuis quand les "élus" rendent-ils des comptes?

Moutinot n'a jamais rendu des comptes, Beer non plus, ni aucun autre membre du CE.

Présence des élèves? Depuis la maternelle...?

Quelle connerie!

Écrit par : Johann | 22/01/2009

devraient avoir lieu? Se pourrait-il que le processus soit interrompu? Pour le reste, ces élections s'organisent en effet dans un certain brouillard. En tout cas pour les Genevois qui n'ont pas d'enfants à l'école primaire. La SPG soutient-elle le processus et si oui comment et si non pourquoi? Au plaisir de vous lire. JFM

Écrit par : JF Mabut | 22/01/2009

Monsieur Mabut, vous avez dit BROUILLARD ! Vous avez plus que raison, TOUT LE DIP EST DANS LE BROUILLARD !
Il semblerait que dans certaines écoles personne ne s'est porté candidat, les directeurs font des téléphones pour trouver qui leur convient !
C'est une GRANDE FARCE, ces conseils n'auront aucune compténce,ils discuteront de l'organisation de la fête de l'escalade et compliqueront tout simplement les choses. RIen de sérieux, de la poudre aux yeux !
Monsieur Beer veut faire croire à plus de démocratie, c'est du BLUFF !
IL ferait mieux de s'attaquer aux problèmes réels qui se posent dans les écoles genevoises, les MESURES d'ACCCOMPAGNEMENT toujours pas en place dans toutes les écoles primaire, aux programmes d'allemand! C'est langue n'est toujours pas enseignée correctement, et cela depuis 25 ans !!!! LEe CO ne peut toujorus pas tenir compte des acquis ! Car la direction n'a visiblement pas les compétences pour mettre en place une structure et un contrôle digne de ce nom. Les fautifs ne sont pas les enseignants, mais la direction de l'école primaire !!
ON veut introduire l'anglais à l'école primaire en 2011, et à l'instar de l'allemand cela sera la même catastrophe ! A moins que quelqu'un d'autre prenne en main ce département ! IL Y A URGENCE !

Écrit par : Marion Garcia-Bedetti | 22/01/2009

@JFM "devraient avoir lieu" parce que dans les faits il ne se passera rien dans de nombreux lieux. Les directeurs ou enseignants ou parents se sont souvent "arrangés" pour que ces élections soient tacites en présentant le nombre exact de candidats... Le conditionnel n'était p-ê pas clair. Il voulait juste dire que trouver 4 personnes pour occuper les 4 sièges disponibles par catégorie n'aura pas toujours été évident. Mais moyennant quelques pressions parfois... La SPG soutient les établissements qui demandent une certaine souplesse par rapport au règlement car tenir compte à la fois du contexte général difficile et des réalités locales semble primordial.

Écrit par : Olivier Baud | 23/01/2009

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