01/01/2010

Bientôt le couvre-feu ?

La Ville de Genève continue à fermer ses préaux d’école. A cause des dealers dit-elle. Sous la pression des parents semble-t-il. Les conseils d’établissement ont trouvé un os à ronger plus consistant que le choix des saucisses de la fête de fin d’année. Cela tombe à pic pour cette instance nouvelle qui doit se trouver une raison d’exister. Hier, c’étaient les préaux des Eaux-Vives, des Vollandes et de Ferdinand-Hodler qui se voyaient cadenassés. Promis, juré cela ne devait être que des exceptions. Mais cela se poursuit. Aujourd’hui, c’est le préau du Seujet qui doit être barricadé ; et demain ? L’étau se resserre. Et à force de repousser le trafic et la consommation de drogue dans le quartier d’à côté, au lieu d’adopter une politique cohérente, ce sera bientôt la Ville entière qui sera concernée. La Ville de Berne vient de prendre la décision de fermer les préaux et les installations sportives de 22 heures à 6 heures, soi-disant pour lutter contre la consommation d’alcool et les déprédations. Une sorte de couvre-feu qui ne dit pas son nom mais entretient la peur et les délires sécuritaires. Quand tout sera bouclé et que les jeunes et autres citoyens ne trouveront plus ouvert un seul « lieu de vie » (cette appellation est encore censée s’appliquer aux préaux genevois), il ne faudra pas s’étonner des désagréments qui seront causés ailleurs. Mais pour certains, ce sera tout bénéfice car ils y verront la nécessité de prendre des mesures encore plus répressives…

00:17 Publié dans Ecole et société | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook