30/04/2011

Projet de nouvel horaire scolaire : préalables clairement exprimés

Le conseiller d’Etat chargé du DIP, Charles Beer, regrette (Le Courrier du 21 avril 2011) de ne pas avoir eu connaissance des revendications du syndicat quant à un éventuel changement d’horaire scolaire. Voilà qui pourrait surprendre si sa stratégie visant à déprécier la SPG – et tout le corps enseignant par la même occasion – n’était pas aussi évidente. Faute de vrais arguments et après avoir largement manipulé la population, le DIP persiste donc à désinformer.

Qui pourrait cependant imaginer que le syndicat aurait omis de poser ses conditions en termes de moyens et de postes ? Cela s’est fait, bien entendu, de manière constante dans les instances ad hoc et ailleurs. Par exemple, le DIP ne peut avoir oublié que lorsque le Cartel intersyndical a déposé 14 pétitions auprès du Conseil d’Etat le 17 décembre 2009, il y en avait une qui émanait de la SPG et qui énonçait trois revendications très claires (reproduites ici intégralement) :

  1. une nette amélioration du taux d’encadrement à la rentrée 2010, d’un point au minimum (16 au lieu de 17) selon le calcul en vigueur et les conditions actuelles, soit environ 100 postes supplémentaires, première étape pour aller vers le rétablissement progressif d’un ratio élèves/postes d’enseignement acceptable (14, comme au début des années 90) ;
  2. une diminution de la charge d’enseignement (revendication SER 2002), de 4 périodes (soit 24 périodes de 45’ hebdomadaires au maximum) dès la rentrée 2010 – avant tout éventuel changement d’horaire scolaire – et l’augmentation des postes en conséquence ;
  3. l’octroi de moyens spécifiques à l’enseignement spécialisé, dès janvier 2010, afin d’accueillir et d’intégrer tous les élèves à besoins particuliers ou handicapés dans de bonnes conditions, et sans enlever des ressources aux autres.

Cette pétition de l’enseignement primaire (P 1707) avait recueilli quelque 1'500 signatures en un mois. Intitulée « Davantage de moyens pour encadrer les élèves ! Moins de charges de travail pour un enseignement de qualité ! », elle posait de manière concise les éléments à mettre en œuvre pour améliorer l’école primaire et les préalables à toute entrée en matière sur une éventuelle modification de l’horaire de l’écolier. Le Conseil d’Etat avait d’ailleurs affirmé accorder une grande importance à ces 14 pétitions et Charles Beer avait lui-même présidé une séance de quatre heures avec le Cartel pour passer en revue quelques-uns des textes touchant de près son département. Aujourd’hui, alors que le DIP n’a répondu à aucune des revendications, qu’aucun moyen supplémentaire n’a été octroyé à l’enseignement primaire, il est sans doute préférable de feindre l’ignorance.

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13/04/2011

Vers une votation sur l'horaire scolaire

L’Assemblée générale de la SPG réunie le 12 avril a décidé à la quasi unanimité (une seule voix contre - 200 favorables) de lancer un référendum contre la loi sur l’horaire scolaire. Plus de deux cents enseignant-e-s étaient présent-e-s pour exprimer leur ras-le-bol devant des conditions d’enseignement qui se détériorent depuis vingt ans. Face à un département qui, objectivement, n’a pas amélioré le taux d’encadrement des élèves, le corps enseignant n’est pas prêt à s’en laisser conter avec les promesses tardives de postes. Comment croire que des moyens pourraient surgir miraculeusement, alors que cela semblait impossible durant dix ans ? Comment accepter des postes, en admettant qu’ils existent un jour, qui, de toute façon, ne viendraient pas combler le manque de profs dénoncé depuis la fin des années nonante ? L’enseignement primaire avait à l'époque dû accueillir 6'000 élèves en plus (passant de 27'000 à 33'000 élèves en six ans) sans aucun poste supplémentaire (ou presque) ! Bref, la question de l’horaire de l’écolier est très complexe et il y aurait encore beaucoup de choses à dire : en attendant, la résolution prise par la SPG donne un signal fort, propice aux débats… et à une abondante récolte de signatures !

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