14/06/2011

NON au mercredi matin d'école!

Les médias relèvent que le Mouvement citoyens genevois (MCG) soutient le référendum que le syndicat des enseignant-e-s (SPG) a décidé de lancer, y voyant une certaine incongruité, mais occultent le fait que le mouvement solidaritéS s’impliquera activement dans la récolte de signatures, de même que plusieurs associations de parents d’élèves. Pourquoi un soutien plus large qu’on ne veut le dire existe-t-il ? Les raisons sont multiples. En voici quand même quelques-unes :
Augmenter les moyens, pas l’horaire
L’école genevoise subit des réformes en continu depuis vingt ans sans que jamais les moyens nécessaires soient accordés. Le corps enseignant est épuisé par cette politique et les élèves en pâtissent. Dans ce contexte défavorable, l’augmentation de l’horaire de l’élève doit être combattue.
Vouloir simplement dépasser les autres cantons en termes de minutes et de jours d’enseignement ne relève pas d’un projet crédible. Les élèves genevois ont avant tout besoin de conditions d’enseignement de qualité, propres à garantir et à accroître le niveau de formation de toutes et tous.
Davantage de profs, moins d’élèves par classe
Lorsque l’on sait l’importance des premiers degrés de l’école pour l’avenir des élèves et le fait que l’école va devenir obligatoire à 4 ans, il faut en priorité mettre des forces sur le cycle élémentaire (4-7 ans), en octroyant par exemple 3 postes d’enseignant-e-s pour 2 classes. La moyenne d’élèves par classe doit aussi être ramenée à 16 pour créer des conditions d’enseignement acceptables.
L’horaire actuel satisfait les parents et les enseignant-e-s
Le 90% du corps enseignant soutient l’horaire actuel. Le mercredi de congé pour les élèves ne constitue pas un problème pour la grande majorité des familles (84% ont au moins un parent disponible le mercredi – source SRED) car elles se sont organisées en conséquence et apprécient finalement cette modalité qui permet une autre qualité de vie. Si l’horaire devait être augmenté, les parents préfèrent logiquement allonger la journée plutôt que le mercredi matin.
Large désinformation
Genève n’a pas moins d’heures d’enseignement que les cantons de Neuchâtel ou du Jura. Pour comparer avec Fribourg, il faudrait enlever les 100 minutes hebdomadaires de cours religieux que dispense ce canton. L’harmonisation scolaire suisse (HarmoS) n’impose aucune augmentation de l’horaire. Les résultats genevois aux tests PISA (qui concernent les élèves de 15 ans) sont comparativement et compte tenu des caractéristiques du canton (plus forte proportion suisse de non-natifs et de classes hétérogènes) tout à fait honorables. Etc. Trop d’arguments erronés faussent le débat. Certaines vérités doivent être rétablies et le référendum doit y contribuer, pour que le peuple puisse ensuite se prononcer en connaissance de cause !

Téléchargez le référendum ici

11:35 Publié dans Ecole genevoise | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

Commentaires

Où les enseignants deviennent des "neinsäger" permanents, guidés qu'ils sont par un groupsucule de syndicalistes vénéneux et dont la vacuité n'a d'égale que leur prétention à tout savoir.

Quel bel exemple pour notre saine jeunesse... Pouf pouf, on en tombe parterre.

Écrit par : Déblogueur | 14/06/2011

De mon tempsl'horaire ètait,lundi mardi mercredi vendredi samedi de 8hà11h et 13.40 à 16h.samedi compris,le jeudi était libre toute la journée.Annèes 1930 1940.,et nous en sommes pas morts.la preuve.

Écrit par : chauffat albert | 14/06/2011

A Albert Chauffat : Effectivement, des générations d'écoliers ont "survécu" à un jour de congé entier en milieu de semaine. Aujourd'hui le DIP nous dit que c'est impossible. J'espère donc que tous les "survivants" voteront contre la loi qui supprime ce jour de congé, indispensable à bien des enfants.
(Je ne suis par ailleurs pas opposé au retour d'un samedi matin d'école sur deux, comme entre 1992 et 1997.)

Écrit par : Olivier Baud | 15/06/2011

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