28/02/2012

Horaire scolaire : le Conseil d'Etat peut-il impunément tromper la population à la veille d'une votation ?

nonaumercredimatin.png« Les élèves genevois sont ceux qui bénéficient du plus grand nombre de temps d'enseignement après le Valais, contrairement à ce qu'affirme l'Etat de Genève. »

Voilà ce qu'affirme le syndicat des enseignants romands (SER) dans une étude détaillée qui prend en compte les 11 degrés de l'enseignement obligatoire. Autrement dit, le département de l'instruction publique (DIP) et le Conseil d'Etat désinforment la population (cf. la brochure de la votation cantonale) en prétendant le contraire au moyen d'une propagande massive.

 

Temps total d'enseignement en heures sur les 11 ans de la scolarité obligatoire (4-15 ans)
(entre parenthèses, l'écart avec la moyenne romande qui est de 8839,61 heures)

  1. VS : 9351,50 heures (+ 511,89 h.)
  2. GE : 9011,00 heures (+ 171,39 h.)
  3. FR : 8963,05 heures (+ 123,44 h.)
  4. BE : 8782,50 heures (- 57,11 h.)
  5. VD : 8734,50 heures (- 105,11 h.)
  6. NE : 8613,75 heures (- 225,86 h.)
  7. JU : 8421,00 heures (- 418,61 h.)

Etant donné que le syndicat d'abord, puis le comité référendaire, contestent les chiffres du DIP depuis longtemps et dénoncent l'augmentation démesurée projetée, comment qualifier cette persévérance dans l'erreur de la part des autorités et que penser de ce manque de volonté de présenter de manière honnête un objet devant le peuple ? Quelle que soit la dénomination de cette déplorable obstination et sa motivation, la seule réponse est de voter NON le 11 mars pour sanctionner le gouvernement genevois (quel crédit possède-t-il encore... ?) et de rejeter la loi sur l'augmentation de l'horaire afin de préserver tous les élèves.

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26/02/2012

Large soutien pour refuser le mercredi d'école

nonau mercredidecole.jpgLa liste des soutiens au NON à l'augmentation massive de l'horaire à l'école primaire s'allonge. Des personnalités de tous bords s'impliquent pour que cette loi soit refusée.

=> Voir le site du comité référendaire : www.nonaumercredimatin.ch

Ce large éventail prouve d'une certaine manière que le projet soumis au verdict du peuple ne convainc véritablement ni à gauche ni à droite. Et quand une loi est insatisfaisante, que 18'000 citoyens ont signé un référendum afin d'avoir leur mot à dire, il n'y a pas 36 solutions ; il faut la rejeter.

C'est pourquoi, le 11 mars, ils et elles voteront NON au mercredi matin d'école :

  • David ANDENMATTEN, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
  • Marcellin BARTHASSAT, (architecte)
  • Marie-Ange BARTHASSAT, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
  • Madeleine BERNASCONI (PLR, anc. maire de Meyrin, anc. députée, anc. conseillère nationale)
  • Danielle BONNETON, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
  • Andreea CAPITANESCU BENETTI, (chargée d'enseignement à l'université de Genève)
  • Julien CART (Les Verts, conseiller municipal en Ville de Genève)
  • François CLEMENT, (pédiatre)
  • Chiara CURONICI, (psychologue, membre du SSP - syndicat des services publics)
  • Anne DAVIER (anc. ens. prim., réd. en chef du journal de l'ADC - Association pour la danse contemporaine)
  • Jean-François GAILLARD, (PLR)
  • Renaud GAUTIER, (PLR, député, ancien président du Grand Conseil)
  • Paolo GILARDI, (SSP - syndicat des services publics)
  • Jean-François GIRARDET, (MCG, député au Grand Conseil)
  • Alfonzo GOMEZ CRUZ, (Les Verts, coprésident des Verts Ville de Genève)
  • Daniel HALPERIN, (pédiatre)
  • Pascal HOLENWEG, (Parti socialiste, conseiller municipal en Ville de Genève)
  • Laurent JIMAJA, (Les Verts)
  • François LEFORT, (Les Verts, député au Grand Conseil, comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives)
  • Pierre LOSIO, (Les Verts, instituteur retraité, député au Grand Conseil)
  • Claire MARTENOT, (enseignante au CO, SSP, membre de l'Assemblée Constituante)
  • Michel MARTI, (ancien directeur du Service des loisirs de la jeunesse - Office de la jeunesse)
  • Yves MEYLAN, (Les Verts)
  • Isabelle MILI, (musicienne, chargée d'enseignement à l'université de Genève)
  • Souhail MOUHANNA, (président de l'AVIVO, membre de l'Assemblée Constituante)
  • Cynthia MUGNIER, (chargée d'enseignement suppléante à l'université de Genève)
  • Olivier NORER, (Les Verts, député au Grand Conseil)
  • Maria PEREZ, (comédienne)
  • Frédérique PERLER-ISAAZ, (Les Verts, conseillère municipale en Ville de Genève)
  • Eric PEYTREMANN, (comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives, ancien président du GAPP)
  • Mauro POGGIA, (MCG, conseiller national)
  • Jacqueline ROIZ (Les Verts, députée au Grand Conseil)
  • Michèle ROULLET, (PLR, conseillère municipale en Ville de Genève, présidente du GRÉ - Groupe de réflexion sur l'école)
  • Marco SPAGNOLI, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
  • Laurent TETTAMANTI, (Parti communiste genevois)
  • Etiennette VELLAS, (syndicat des enseignants romands - SER)
  • Carole VEUTHEY, (chargée d'enseignement, FPSE, université de Genève)
  • Joanne WIESNER, (psychologue)

 

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19/02/2012

Horaire scolaire et moyens : ne pas céder au chantage

nonaumercredi.jpgPour faire passer la pilule du mercredi matin, le DIP a déniché in extremis 30 postes pour le cycle élémentaire (cycle 1, élèves de 4-7 ans). Devant le rejet du scénario initial (+ 4 périodes pour les 8 degrés primaires), il a bien fallu improviser. Cela fait des lustres que les professionnels de l’éducation réclament des moyens supplémentaires pour les premiers degrés. En effet, ces années sont déterminantes pour le développement et l’avenir des enfants. Personne ne songerait à refuser cette trentaine de postes qui, même si elle est insuffisante, viendrait enfin apporter une bouffée d’oxygène aux élèves et aux enseignants. Mais cette soudaine « générosité », alors que le département, depuis 10 ans, n’a pas réussi à améliorer d’un iota les conditions d’enseignement aux plus jeunes, est conditionnée au sort des élèves plus âgés.

La loi sur laquelle les citoyens vont voter le 11 mars mélange dans un seul alinéa * deux choses différentes, voire opposées. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas unité de la matière puisque d’une part il y est question de l’horaire sur 4,5 jours au cycle moyen (cycle 2, élèves de 8-11 ans) et, de l’autre, de renforcer la lecture et le soutien au cycle 1. D’un côté l’encadrement serait (un peu) amélioré, sans ajouter des heures, de l’autre, on augmenterait massivement l’horaire sans soulager les effectifs de classe. En liant ces deux objets qui n’ont aucun rapport, on fausse la votation. Il s’agit ni plus ni moins d’une forme de chantage peu glorieuse.

De peur de perdre ces postes, certains se sont hélas ralliés au projet d’augmentation de l’horaire, bien qu’ils le désapprouvent sur le fond. Si le DIP avait vraiment eu l’intention d’accorder des moyens supplémentaires aux élèves de 4-7 ans, rien ne l’empêchait de les trouver avant, et, surtout, rien ne l’obligeait à les soumettre à l’adoption de 16 périodes supplémentaires pour les 8-11 ans. Quand une loi est mal engagée, mal conçue, ce n’est pas un cadeau bonus de dernière minute qui doit tromper les citoyens : il faut la refuser et montrer que la population ne cède à aucune forme de chantage.

* Art. 8, al. 2 (nouvelle teneur)
Pendant la scolarité obligatoire, la semaine scolaire comprend 5 jours, du lundi au vendredi, dont une demi-journée de congé le mercredi après-midi, à l’exception du cycle élémentaire du degré primaire qui comprend une journée de congé le mercredi. Dans ce cycle, le département prend les mesures nécessaires pour renforcer l’apprentissage de la lecture et le soutien scolaire.

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17/02/2012

Manifestation - Non, pas la dernière!

cartel 11 mars 2.PNGLe Cartel intersyndical invite l'ensemble du personnel de l'Etat et du secteur subventionné à participer à la manifestation du jeudi 23 février 2012.

Rendez-vous à 18h00 devant la poste du Mont-Blanc pour dire NON à la loi anti-manifs qui doit être refusée en votation le 11 mars.

Voir le tract du comité unitaire et l'appel à la manifestation du 23 février qui se terminera au bout de la Plaine de Plainpalais, à la Pierre (monument à la mémoire des victimes du 9 novembre 1932).

20:29 Publié dans Cartel intersyndical | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

13/02/2012

www.nonaumercredimatin.ch

Le comité référendaire contre l'augmentation démesurée de l'horaire à l'école primaire genevoise a son site.

Il répond à de nombreuses questions, bat en brèche bien des idées reçues et rétablit certaines vérités.

A visiter sans délai : www.nonaumercredimatin.ch

nonaumercredimatin.png

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09/02/2012

Une école répond aux propos de Charles Beer

Une équipe enseignante m'a fait parvenir une lettre ce jour, avec demande de la publier sur mon blog. Je la reproduis donc ici :

En réponse au « Mercredi, dimanche des enseignants », nous tenons à préciser certains points. Monsieur Charles Beer affirme que le mercredi est le dimanche des enseignants. Cela est faux. En effet, il s'agit bien d'un jour de travail, comme les autres jours, en l'absence des élèves, où nos tâches sont nombreuses, entre autres:

  • La préparation des cours
  • Les entretiens des parents d'élèves
  • Les corrections
  • Les entretiens avec les intervenants extérieurs (logopédistes, pédopsychiatres et autres thérapeutes)
  • La création de matériel pédagogique
  • La création des devoirs, des évaluations etc.
  • Les visites à l'économat du DIP, à la bibliothèque de l'enseignement primaire, CRDP
  • Les formations continues, séminaires
  • Les échanges et rencontres avec les collègues
  • Les tournois scolaires (football, handball, etc.)
  • Les commissions de travail
  • Les temps de travail en commun
  • Les responsabilités au sein de l'établissement (bibliothèque, infirmerie, organisation des manifestations scolaires, sportives, sur temps et hors temps scolaire, gestion des moyens techniques...)
  • Les rapports et bilans constants des élèves en difficulté
  • La prise en charge de stagiaires de l'Université de Genève
  • Les bilans de toutes les activités communes
  • Etc.

Ajoutons que le dimanche est souvent un jour de travail pour de nombreux enseignants. Bien des écoles ont obtenu après d'âpres discussions avec les communes, l'autorisation de venir en classe le week-end et les jours fériés car le badge (clé électronique) le leur interdisait!
Suite aux nombreuses réformes dévolues à notre profession, nous ne pouvons être soupçonnés de « ronronnement » car celles-ci impliquent à chaque fois une appropriation des nouveaux moyens pédagogiques!
Nous n'avons pas de pointeuse mais nous invitons qui voudra à consulter les compteurs électriques d'une école pour constater l'occupation des locaux. Les classes éteintes n'étant pas synonymes d'arrêt de travail. Bon nombre d'enseignants travaillent chez eux.
On nous propose de nombreux séminaires portant sur la gestion du stress, des conflits, des risques de burn-out. Est-ce une proposition de formation continue de plus ou un outil nécessaire pour nous permettre d'affronter une réalité quotidienne?

Nous nous étonnons que le chef du département puisse à ce point ignorer notre charge de travail et ses nombreuses subtilités en adoptant l'ironie qui veut que l'enseignant soit « un tire-au-flanc ». Nous en sommes même blessés.
Nous exerçons une profession où la confiance est essentielle. Si les personnes avec lesquelles nous travaillons ne nous la témoignent pas, quel crédit avons-nous auprès des parents? De quel partenariat pouvons-nous parler ?

Les enseignants du cycle 2 et de la division spécialisée de l'école de Balexert

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05/02/2012

Libertés d’opinion et d'expression en danger

Cartel non 11 mars.PNGNON le 11 mars 2012

 

Pour toute société libre et démocratique, les libertés d’opinion et d’expression ainsi que le droit de manifester sont essentiels. En Suisse, ces libertés sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution fédérale.
Sans la possibilité d’exprimer des idées, des revendications sociales, environnementales, culturelles, liées aux droits humains, pour la paix, sportives, etc., notre société risque à tout moment la fermeture, le repli, l’Etat policier pouvant conduire à la dictature.

Il est essentiel de sauvegarder ces libertés face aux tentations anti-démocratiques et sécuritaires particulièrement fortes dans le contexte social et économique actuel.

La nouvelle loi limite de manière inacceptable les libertés démocratiques fondamentales et contrevient gravement aux principes de base du droit:

  • Elle permet de «refuser toute nouvelle autorisation pendant une période de 1 à 5 ans» au bénéficiaire d’une autorisation «lorsque, même sans sa faute, la manifestation donne lieu à des atteintes graves aux personnes ou aux biens».
  • Elle laisse le département de police totalement libre de «refuser l’autorisation de manifester» en se basant uniquement sur son appréciation unilatérale «de la capacité du requérant à remplir la charge» c’est-à-dire de la capacité des organisateurs de se transformer en milices privées pour faire respecter l’ordre public.
  • Elle prévoit de punir par des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 francs toute personne qui «ne s’est pas conformée à la teneur de l’autorisation», même si aucun dégât aux personnes ou aux biens n’est constaté.

Au lieu de viser les auteur-e-s de débordements, la nouvelle loi punit les organisateurs/trices des manifestations, même si on ne peut leur reprocher aucune faute!

C’est pourquoi le Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, avec de très nombreuses organisations de la société civile qui ont à cœur les libertés et les droits démocratiques fondamentaux, vous invitent à voter NON le 11 mars à la loi contre les manifestations.

18:49 Publié dans Cartel intersyndical | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook