22/09/2012

Le Cartel ne soutient pas le référendum contre la caisse de prévoyance

Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

COMMUNIQUÉL01-Logo-Cartel-int-rouge-ext-blanc.gif

Aucun soutien ne sera accordé au référendum lancé par le SSP

Un signal dangereux
Le Cartel rappelle que son Assemblée des délégué-e-s (AD) du 19 septembre a pris à l’unanimité la résolution de ne pas lancer de référendum contre la loi sur la caisse de prévoyance et de ne pas soutenir le lancement éventuel d’un référendum par une autre organisation. Le Cartel a ainsi immédiatement écrit au syndicat des services publics (SSP) pour lui demander de ne pas le lancer non plus. L’Assemblée générale du SSP a toutefois choisi le 20 septembre de combattre la loi sur la CPEG par voie référendaire.
Davantage à perdre qu’à gagner
Le Cartel réaffirme avec fermeté aujourd’hui qu’il n’accordera aucun soutien à cette initiative. Le Cartel estime avoir fait le maximum pour arriver à une loi qui reste certes insatisfaisante mais qui conserve néanmoins certains principes primordiaux (primauté de prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-2/3 employeur, reconnaissance de la pénibilité physique du travail, notamment). Au vu de l’équilibre très fragile autour de cette loi, la remise en question du texte voté par le parlement risque de réactiver de manière encore plus virulente les critiques injustes sur la prévoyance réservée aux employé-e-s de l’Etat et de créer une opposition accrue vis-à-vis de cette loi, mais pour des raisons opposées à celles des syndicats et du Cartel. Avec pour conséquence le risque d’aboutir à un résultat encore pire pour les quelque 65'000 affilié-e-s des deux caisses.
Une unité syndicale à retrouver face aux violentes attaques à venir
Le Cartel estime qu’à l’heure où l’unité syndicale devrait se renforcer, l’alleingang du SSP a un effet néfaste. En effet, d’une part les points à discuter avec le Conseil d’Etat au sujet des retraites sont encore nombreux et se voient freinés par le référendum, laissant nombre de salarié-e-s dans l’expectative, et, d’autre part, les attaques contre la fonction publique et les prestations à la population vont connaître une forte recrudescence, tout à fait prévisible avec la présentation du projet de budget 2013 déficitaire (que la droite juge « inacceptable »). Ainsi, au moment où les employé-e-s de la fonction publique et les services publics ont le plus besoin d’être défendus par les syndicats, toute division fait le jeu des tenants du « moins d’Etat », au détriment de la majorité de la population.
Le Cartel fera cependant tout son possible pour que dans les semaines à venir, avant le vote du budget, les mobilisations nécessaires se réalisent sous le signe de l’unité syndicale, et appelle le personnel non seulement à ne pas se diviser mais aussi à suivre attentivement les informations, tracts, actions, etc. à venir pour défendre ensemble les conditions de travail et les prestations publiques.

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20/09/2012

L'AD du Cartel ne se risque pas au référendum

Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

COMMUNIQUÉ

La loi votée par le parlement le 14 septembre reste insatisfaisante

L’Assemblée des délégué-e-s (AD) du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, réunie le 19 septembre, a pris acte de la loi sur la CPEG et regrette que les amendements légitimes – mêmes ceux qui n’avaient qu’une portée politique, sans incidence financière – aient été refusés. L’AD, après une analyse de la situation, a cependant estimé que le lancement d’un référendum comportait des risques trop importants pour le personnel. En effet, tant à cause du rapport de forces, de l’actuelle majorité parlementaire que du calendrier imposé par le droit fédéral, les associations représentatives du personnel ne peuvent garantir que l’élaboration d’une nouvelle loi apporterait des améliorations sensibles. Au contraire, si le référendum aboutissait et gagnait dans les urnes, l’inévitable projet de loi qui suivrait pourrait aggraver encore davantage les plans de prestations et mettre à mal des principes chers aux syndicats (primauté des prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-e - 2/3 employeur, notamment). Le Cartel refuse ainsi d’exposer davantage les quelque 60 000 personnes concerné-e-s et ne soutiendra pas le lancement d’un référendum si d’aventure une autre organisation se résolvait à le lancer.

La loi ne règle cependant pas tout

L’AD préfère ainsi valoriser la mobilisation du personnel réalisée le 13 septembre à l’appel du Cartel et du SSP pour positionner la faitière syndicale en partenaire fort pour les négociations à venir avec l’Etat sur les règlements qui découleront de la loi. Le partenariat social a été bafoué par le parlement mais ce dernier a aussi ses limites en matière de compétences. Le Cartel attend en particulier des dispositions rapides sur les mesures transitoires, respectueuses des termes des discussions qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, et entend négocier au plus près avec l’Etat-employeur les conditions d’octroi des critères de pénibilité afin que le nombre estimé – et qui figure dans l’accord qui avait été signé – soit au moins respecté.

Une loi fédérale qui reste à combattre

L’AD rappelle enfin, et le rappellera tant que cela sera nécessaire, que la panade dans laquelle se trouvent les caisses de pension en Suisse, bien au-delà du canton de Genève donc, provient pour l’essentiel de la loi fédérale votée en décembre 2010 et qui contraint à recapitaliser à 80% les caisses publiques au système mixte de financement. Cette mesure absurde, incongrue au regard du délai fixé en 2052 et qui n’apporte pas de sécurité supplémentaire, fait fi de la pérennité de l’Etat et ne sert que les milieux financiers. Le Cartel s’associera à toute initiative visant à faire cesser cette iniquité et encourage les syndicats et partis politiques du pays à s’unir dans ce but afin que, notamment, la question des 1er et 2ème piliers aille vers des solutions plus justes et équitables pour la population.

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15/09/2012

Fusion des caisses CIA-CEH : le parlement cède au chantage

COMMUNIQUÉL02-Logo-Cartel-int-blanc-ext-rouge.gif

La loi sur la caisse de prévoyance est votée

Le chantage exercé par le PLR a fonctionné. Les débats sont restés verrouillés comme l’exigeait le rapporteur de majorité. A ce stade, le Cartel intersyndical du personnel de l’État et du secteur subventionné ne peut que constater que la voie raisonnable qui aurait consisté à accepter des amendements afin d’améliorer la loi n’a pas été choisie. C’est hélas le peu de considération à l’égard des syndicats et des accords négociés avec l’État-employeur qui perdure.

« Je vous emmerde ! »

L’insulte, lancée par un député PLR aux manifestant-e-s le jeudi 13 septembre*, résume assez bien la suffisance de la majorité au parlement. Et situe clairement où se trouvent les fauteurs de troubles, ceux qui méprisent les quelque 60 000 citoyen-ne-s concerné-e-s par la loi sur la fusion des caisses et, partant, l’ensemble de la population qui bénéfice des prestations délivrées par la fonction publique.

Le Cartel prend toutefois note que la loi ne règle de loin pas toutes les questions sur les conditions futures des retraites. Ainsi, si cette loi ne devait pas être combattue dans les urnes, le Cartel veillera à ce que les discussions et négociations à venir ne se déroulent pas dans le climat délétère de cette rentrée et mobilisera à nouveau l’ensemble des salarié-e-s et des retraité-e-s à la moindre alerte.

La question du référendum reste ouverte

L’opportunité de lancer ou pas un référendum n’est cependant pas tranchée. La loi votée est insatisfaisante pour les syndicats et le lancement d’un référendum constituerait un moyen de s’y opposer. Mais il est clair que le contexte très particulier de l’avènement de cette loi, caractérisé par de multiples contraintes, oblige à bien mesurer les risques et l’intérêt général. L’Assemblée des délégué-e-s du Cartel se déterminera le mercredi 19 septembre.

* Journal de Léman Bleu : http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-aujourdhui-infos-13092...

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10/09/2012

Future caisse de prévoyance de l’État de Genève : les raisons de la colère

Les 13 et 14 septembre prochain, le Grand Conseil se prononcera sur un plan de fusion des deux principales caisses de pension de la fonction publique: la CIA et la CEH. En juin 2011, le Conseil d’État et les représentants des salariés et des retraités avaient abouti à un accord dont les efforts étaient répartis équitablement entre employeurs et employés. La majorité de droite de la Commission des finances du Grand Conseil a chamboulé cet accord avec un projet de loi qui pénalise fortement les salariés et les futurs retraités. Face aux attaques de la droite parlementaire et des milieux hostiles au service public, le Cartel intersyndical du personnel de l’État et du secteur subventionné entend exprimer la colère des salariés et retraités autour de trois raisons fondamentales.

La bonne gestion des caisses de pension cantonales attaquée par pure idéologie

La Confédération autorisait jusqu'en 2011 les caisses de pension à ne couvrir les retraites des employés qu'à hauteur de 50%. Car, contrairement aux entreprises privées, l'État garantit la protection de ses employés retraités.

C'est le changement de la loi fédérale, fin 2010, voulu par la droite et les lobbies suisses de la finance spéculative, qui, en imposant une augmentation du taux de couverture à 80%, provoque ainsi un «trou» de quelques milliards dans les caisses publiques déjà malmenées par la crise de la finance mondiale à l'automne 2008.

Une fusion juste, pas juste une fusion

Les salariés et les retraités de la fonction publique acceptent depuis 2011 une augmentation des cotisations et des rentes désindexées du coût de la vie. Ils avaient approuvé l'accord avec l’État en juin 2011 qui prévoit d'augmenter et le montant et la durée de leurs cotisations tout en préservant des retraites décentes à un coût abordable.

La Commission des finances, à majorité de droite, propose non seulement de faire supporter aux salariés actuels les deux tiers du coût global de la recapitalisation des deux caisses mais aussi de leur imposer notamment le rattrapage des cotisations en cas de réévaluation collective des salaires à leur seule charge! Quel salarié accepterait de voir son salaire et sa pension fortement péjorés pour des raisons plus idéologiques que rationnelles?

Le respect des engagements pris par l’État

Tout en n'étant pas responsables de la situation actuelle des caisses, les salariés et les retraités n'en sont pas moins conscients. Ils acceptent de contribuer aux efforts mais refusent la surenchère des députés libéraux qui met au rencart tout dialogue et engagement entre partenaires sociaux et l’État.

Les représentants des salariés et des retraités ont mené de longues discussions avec l'État-employeur qui ont abouti à l'accord de juin 2011 – même si les termes n'étaient pas particulièrement favorables à la fonction publique. Aujourd'hui le projet du Grand Conseil revient gravement sur les engagements pris par l'État en 2011 en imposant un plan de retraite punitif et déconnecté des réalités économiques. L'injection immédiate d'environ un milliard dans la future caisse, requise pour en empêcher la faillite, ne saurait en aucun cas justifier la violente attaque contre le service public et donc les prestations à la population que le projet de loi représente.

Les salariés et les retraités de la fonction publique veulent que l’esprit de l’accord signé en juin 2011 soit respecté et qu’ainsi une répartition plus équitable des efforts pour réussir durablement le financement de la nouvelle caisse soit rétablie.

Ensemble, défendons les retraites !

La colère des salariés et des retraités se fera entendre par une grève le 13 septembre (l'après-midi) et une manifestation depuis la Place de Neuve (15h00) jusqu'au Parlement cantonal (16h30). C'est l'avenir de l'école publique, de l'hôpital cantonal, de l'Université, des EMS, des services sociaux qui est en jeu!

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www.cartel-ge.ch

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