14/02/2013

Les raisons du OUI à la caisse de prévoyance

Voilà les raisons principales, résumées, qui ont poussé le Cartel intersyndical à prendre position en faveur du OUI à la loi sur la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG) lors de la votation du 3 mars :

Trois contraintes inévitables

L’équilibre actifs-ves et pensionné-e-s et l’allongement de l’espérance de vie génèrent un besoin de financement accru pour verser les pensions. Suite aux crises financières internationales, les rendements des capitaux de prévoyance ont été moins bons que prévus. Enfin, le nouveau droit fédéral oblige les caisses publiques à élever leur taux de couverture à 80%. Cette obligation est inique, absurde et très coûteuse : plusieurs milliards de francs doivent être trouvés pour respecter les contraintes fédérales auxquelles la CIA et la CEH ne peuvent échapper. Le statu quo n’est donc pas possible.

Préserver les retraites du personnel des services publics

Dans un contexte d’économies budgétaires (suite à des baisses d’impôts acceptées par le peuple) et de fortes pressions politiques, l’option de négocier un accord avec le Conseil d’Etat sur la fusion des caisses a été prise. Fort du constat que dans d’autres collectivités publiques c’est le personnel qui a payé le prix fort de la recapitalisation, le Cartel s’est activé pour préserver l’essentiel. En effet, les intentions de la droite majoritaire au Grand Conseil, qui ne perd aucune occasion de démanteler les droits des salarié-e-s des services publics, et qui rêve de soumettre le personnel aux minima LPP, sont dangereuses et réelles.

En juin 2011, un accord a été trouvé et un projet de loi déposé. La droite a ensuite détérioré certains aspects, mais des points essentiels de l’accord sont préservés :

  • primauté de prestation sur le dernier traitement assuré
  • répartition 2/3 – 1/3 de la cotisation ordinaire
  • mesures transitoires favorables
  • retraite anticipée de 3 ans pour les professions les plus pénibles, essentiellement celles de la santé.

La droite en embuscade

Si le non l’emporte, ni le Conseil d’Etat, ni aucun parti du Grand Conseil ne prendront le risque financier et politique de ne pas avoir de loi au 1er janvier 2014, comme l’impose le droit fédéral. Un nouveau projet de loi sera donc déposé et la majorité de droite en a déjà annoncé la couleur : fin de la primauté de prestations, cotisations à 50%-50%, abandon des conditions préférentielles pour les métiers pénibles, baisses de prestations encore plus importantes. La perspective d’obtenir une fusion plus favorable aux assuré-e-s, comme l’envisagent les référendaires, est une illusion.

Le Cartel refuse d’exposer les retraites de quelque 60’000 personnes à une dégradation encore plus massive.

Votez et faites voter OUI le 3 mars

18:36 Publié dans Cartel intersyndical, Fonction publique, Service public | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

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