09/11/2013

"Le mercredi matin d'école, ça se refuse !"

boycott-mercrediecole.jpg« 20 millions, ça ne se refuse pas ! » claironnait le parti socialiste pour soutenir l’augmentation massive de l’horaire de l’écolier. Certes, cet argument pouvait se défendre, notamment sous l’angle des postes supplémentaires que cela représentait. Mais il n’a jamais été question de demander aux fonctionnaires de financer eux-mêmes ce projet ! Or, maintenant que l’ajout du mercredi matin d’école a été accepté en votation populaire (11 mars 2012), voilà que le Conseil d’Etat découvre qu’il n’a pas (ou n’aurait pas, c’est selon) les moyens de réaliser ce changement à la rentrée 2014. Sans gêne, il décide donc de piquer dans la poche des fonctionnaires en supprimant l’augmentation annuelle à laquelle ils ont droit (déjà supprimée en 2012 – et bien des fois auparavant…). Les engagements du plus gros employeur du canton sont à géométrie variable. Ce n’est pourtant pas aux enseignants de se sacrifier pour la mise en place d’un projet hautement controversé (le référendum avait récolté plus de 18 000 signatures). Si le budget ne prévoit pas de verser l’annuité 2014 complète, il est clair que le corps enseignant devra se mobiliser pour refuser ce chamboulement, à l’instar de toute la fonction publique qui n’a pas à payer la réalisation de nouvelles prestations publiques.

11:14 Publié dans Ecole et société, Ecole genevoise, Fonction publique | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook

Commentaires

Bien dit!
Quelle hypocrisie de la part du Conseil d'Etat!

Écrit par : vieuxschnock | 09/11/2013

Pôôôôôôôvres fonctionnaires... Sécurité de l'emploi, vacances, tout ça... Et y pleurnichent encore...

Écrit par : Frontal Bard | 09/11/2013

Tiens, les idiots savants sont de retour.....Frontal Bard, devenez enseignant, et causez après...

Écrit par : vieuxschnock | 09/11/2013

Vivement le résultat de demain...car l'avenir du DIP en dépend grandement.
On a souvent été en désaccord, mais sur ce coup, tu as raison.

Écrit par : Duval | 09/11/2013

Les enseignants sont des enfants gâtés. Lorsque j'allais à l'école nous avions congé le jeudi. Le samedi matin nous étions en classe, les "vacances des patates" duraient 3 jours, il n'y avait pas de classes gardiennes, pas de crèche, pas de restaurant scolaire, nous faisions nos devoirs à la maison et nos parents s'occupaient de nous malgré le seul maigre revenu du père. Nous respections nos profs, l'école était un endroit respec,té et sérieux. Pourtant cela ne fait pas des siècles mais, actuellement c'est le bordel !

Écrit par : octave vairgebel | 09/11/2013

Monsieur Vairgebel, en quoi tout ce que vous dites fait-il des enseignants des enfants gâtés???

Écrit par : Duval | 09/11/2013

@o. vairgebel,

Votre coup de gueule décrit une situation, dont vous semblez dire que les enseignants seraient les responsables !
C'est leur donner une trop grande importance.
L'évolution des valeurs dans notre société, le statut de la famille, la complexité des contenus et des instruments à maîtriser ne sont pas à négliger.
Faire porte le chapeau aux profs est certes tentant, mais ne résout en rien les énormes défis que toute la société doit relever quant à l'éducation et l'instruction des enfants et des jeunes.

Écrit par : Calendula | 09/11/2013

Pourrions-nous,svp, mettre dans la balance la fusion des caisses de pension ? Cela a coûté et coûtera bien cher aux Genevois. Si nous voulons un budget équilibré, ce que le CE proposera au parlement, il va falloir trouver des solutions. Or, le gel des annuités sera un casus belli pour la gauche et pour le MCG. Faisons le calcul : 9+15+10+20. La majorité refusera le budget. Il n'y aura donc pas de budget et 2014 se fera avec des douzièmes.

Écrit par : Jean Romain | 09/11/2013

Tiens donc, Octave, vous êtes donc si vieux? De mon temps (et j'ai un âge certain )il y avait les cuisines scolaires, les vacances de patates duraient une semaine, et justement, les classes gardiennes aussi(qui ne s'appellent plus comme ça)
Il faut vivre avec son temps, vieille branche, et votre commentaire est complètement hors sujet!

Les enseignants se plaignent, à juste titre, que la réforme de l'horaire scolaire, c'est eux, DE LEUR POCHE, qui vont la payer! En VRAI, pas théoriquement parlant!

Écrit par : vieuxschnock | 09/11/2013

Et la facture n'est pas finie!
Les communes devront financer les restaurants scolaires, le parascolaire, le nettoyage des écoles le mercredi, les patrouilleuses scolaires…
Quant au canton, ne sera-t-il pas contraint d’augmenter ses subventions pour les écoles de musique, de théâtre, les clubs de sport... qui ont de nombreux élèves les mercredis matins ?
Et, c’est sans compter les pertes fiscales ! Pensez aux indépendants qui ont monté leurs petites entreprises, et qui donnent des cours (en dehors d'institutions ou de clubs sportifs) les mercredis matins, et dont certains seront obligés de “fermer boutique”.
Bref, ce changement d’horaire sera un gouffre à millions.
Mais, le peuple l’a voté. Il passera donc à la caisse… et les fonctionnaires peut-être doublement !
Les enseignants du C.O. regretteront peut-être de n'avoir pas soutenu leurs collègues du primaire!

Écrit par : Michèle Roullet | 09/11/2013

"Pourrions-nous,svp, mettre dans la balance la fusion des caisses de pension ?"

Pourrions-nous, svp, mettre dans la balance le coût du stade de la praille?
Pourrions-nous, svp, mettre dans la balance le coût de la traversée de Vésenaz?
Pourrions-nous, svp, mettre dans la balance le coût de tous les aménagements mal planifiés (on vient d'en terminer un et on casse à nouveau parce qu'"on" a oublié qqch)?
Pourrions-nous, svp, mettre dans la balance le coût des directeurs d'établissements?
Et pour les caisses de pension, qui est à l'origine de l'histoire? Alors ne venez pas faire la leçon.

Et comme vous ne vous citez pas dans ceux qui ne veulent pas du blocage des annuités, doit-on penser que vous êtes pour leur blocage après avoir profité de ce système et que vous le voterez?

Genève est hyper riche. Il suffit de voir tous les chantiers qui bloquent ou détournent le trafic, tous les feux rouges supplémentaires, etc.

Le but est de saboter l'école pour la privatiser.

Écrit par : Johann | 09/11/2013

"Vivement le résultat de demain...car l'avenir du DIP en dépend grandement."

Non. Ayez donc le courage de lancer les initiatives qui détermineront le futur de l'école à Genève. Pour commencer : balayer les directeurs d'établissement. Gémir sans cesse est de peu d'utilité. Agir c'est mieux. Mais peu-être qu'Arle a disparu...

Écrit par : Johann | 09/11/2013

Patience, patience Johann!!!
Mais ne me parlez pas de courage...

Écrit par : Duval | 11/11/2013

"Patience, patience Johann!!!
Mais ne me parlez pas de courage..."

Pour la patience, pas de problème. Combien de temps déjà depuis l'initiative victorieuse sur les notes?
Quant au courage, je vous retourne bien volontiers le compliment. En précisant que je n'aime pas certaines mentalités, disons fouineuses...

Écrit par : Johann | 11/11/2013

C'est c'lâââ Johann, comme si depuis la votation, rien n'avait été fait, comme si on n'avait jamais entendu parler des directeurs d'établissement, ni de l'IUFE! Vous avez une sacrée mémoire...
Quant au courage, je ne vois pas ce que vous pouvez me reprocher. Mais bon. Vous lirez le billet que je suis en train de préparer.

Écrit par : Duval | 11/11/2013

"C'est c'lâââ Johann, comme si depuis la votation, rien n'avait été fait, comme si on n'avait jamais entendu parler des directeurs d'établissement, ni de l'IUFE! Vous avez une sacrée mémoire..."

A part venir gémir sur votre blog, non, je ne vois pas ce que vous avez fait. Zut alors, j'aurais loupé une initiative sur l'iufe ou sur les directeurs?! Je suis effectivement nul.

Oui, c'est vrai, il y a eu l'initiative sur le cycle d'orientation. Perdue. Et puis? Cela fait plusieurs années que je n'ai plus entendu parler de l'arle. Certainement des timides aujourd'hui.


"Quant au courage, je ne vois pas ce que vous pouvez me reprocher. Mais bon."

Ni à moi. Mais bon.

Vous dites mais ne faites rien. Concrètement.


"Vous lirez le billet que je suis en train de préparer."

Le billet? Pas l'initiative?
Celui où vous vous éclatez?

Écrit par : Johann | 12/11/2013

"Vous lirez le billet que je suis en train de préparer."

Quel intérêt vu que vous refusez mes commentaires?
Plus royaliste que le roi. Très peu pour moi. Tant pis pour vous et tant mieux pour moi.

Écrit par : Johann | 12/11/2013

En réponse à M. Duval qui ne passe pas mes commentaires :

"Ben, aux tests PISA 2009, la Suisse a obtenu 534 points. En 2012 531 ! Moi, j'appelle pas ça une formidable progression. Franchement, y a pas de quoi crier victoire, c'est plutôt une légère régression."

Plutôt stupide comme raisonnement. Les questions étaient-elles les mêmes? Vous savez bien que non et dans ce cas comment comparer des points qui portent sur des questions différentes et possiblement plus difficiles?

On ne dirait pas que vous avez été enseignant... quand on sait la valeur relative de toute évaluation.

Mon père me dit que durant toute sa scolarité les élèves étaient classés. Si le classement des pays vous emballe tellement, vous devriez lancer une initiative dans ce sens pour classer aussi les élèves. Puisque c'est tellement important de connaître sa place et son rang.

Maintenant si vous voulez que cela soit comme en Finlande, il faudra que vous et l'arle avaliez votre chapeau :

http://www.skolo.org/spip.php?article478

A côté, Genève c'est le tiers-monde: école en ruine, pas de matériel, pas de bibliothécaires remplacés, etc.

Mais pour les route et les prisons il y a de l'argent.

Et toujours à propos de la Finlande qu'est-ce que je découvre? Pour les 9-11 ans, 23x45minutes de cours, soit 17h30/semaine. A comparer avec nos actuelles 20h+/semaine (3h30 le matin, 2h30 l'après-midi, moins les récréations)... sans le mercredi qui va rajouter 3h.

Y a pas à dire nous avons les meilleurs dirigeants scolaires et les meilleurs enseignants. On voit ce que donne la compétition à tout prix, les classements et la sélection. Et le manque de solidarité. Finalement nous méritons ce que nous avons.

Écrit par : Johann | 06/12/2013

Les commentaires sont fermés.