15/08/2014

Pauvre école

tableau_rentrée.jpg« On a déjà taillé dans le gras et la chair, maintenant on s’attaque à l’os. » Cela fait des années qu’on entend le même refrain à chaque rentrée scolaire. Les syndicats usent de la même image pour dénoncer les économies faites sur le dos de l’école. « A force de faire des trous dans le fromage, il y a plus de trous que de fromage » est une variante. Il faut croire que l’école est finalement bien charpentée, ossue et que la croûte, la carapace est solide. Mais, sérieusement, au-delà de la plainte récurrente, quelles actions ont été menées ? Pourquoi la rentrée scolaire serait-elle immuable ? Pour quelle raison cautionne-t-on le bricolage permanent ? Comment résister à la prétendue inéluctabilité des économies à réaliser dans le domaine de la formation ? Si les conditions d’enseignement se détériorent année après année, qu’attendent les associations professionnelles et syndicales pour mettre le holà ? Depuis plus de 20 ans le corps enseignant genevois se fait balader. Cependant, au lieu de s’unir et revendiquer d’une seule voix, il donne plutôt l’impression de se chamailler pour savoir qui du primaire ou du secondaire peut briguer le statut de « parent pauvre de l’école »… Pauvres élèves !

12:21 Publié dans Ecole genevoise, Formation | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook

Commentaires

La rentrée approche et le bobo est de retour...

On espère que ses vacances ont été bonnes.

Pourquoi vous ne faites pas la grève, maintenant?

Écrit par : Déblogueur | 15/08/2014

Le moins que l'on puisse demander aux Beaufs de sévices façon Degueuleur. c'est d'ajouter une once de talent dans l'écriture sinon dans les idées.
Cela vaut pour ce site comme celui de Goetel'Haine ou de Dechet Liberté.

Écrit par : briand | 15/08/2014

@ Briand - les instituteurs se plaignent perpétuellement de leur sort... Moins d'effectifs, plus d'élèves dans les classes, plus de boulot pour eux... Il convient cependant de se rappeler que cette corporation compte parmi les mieux payées de notre société, en regard du nombre d'heures effectives de travail.

Je ne "dégueule" sur rien car, attaché aux libertés fondamentales; je leur suggère, sincèrement, de faire la grève. Mais c'est toujours amusant de lire ces récriminations à quelques jours de la rentrée scolaire... Comme s'ils n'avaient pas eu tout le temps nécessaire à rouspéter pendant leurs vacances...

Quant à Goetelen et Décacaillet, je partage entièrement votre avis.

Écrit par : Déblogueur | 16/08/2014

@Déblogueur,

Faire la grève pendant les vacances ? C'est une phrase qui tient debout du point de vue grammatical, je vous le concède!
Le message subliminal qu'on comprend 5/5 : si on a autant de vacances, on ne se plaint pas.
Au fond, si le billet ci-dessus était publié au milieu des vacances, il vous aurait semblé déjà plus légitime ;-)))

Il y a tout un espace entre "se plaindre" et "faire la grève". P.ex. : informer. Et essayer de s'opposer aux coupes perpétuelles.

Il est vrai qu'on peut faire avec beaucoup moins et il est même possible qu'en trouvant un fonctionnement de pénurie optimale, on arrive à de meilleurs résultats qu'actuellement. Toutefois, dans un environnement pléthorique, cet exercice est un peu trop théorique. Essayer d'amener des enfants majoritairement gâtés à fonctionner dans un système spartiate est voué à l'échec. Tabler sur la péjoration de l'enseignement public est un mauvais investissement.
Pensons simplement aux économies réalisées dans l'entretien des bâtiments scolaires.
Un autre exemple tout récent:
Lorsque le Nouveau C.O. a été introduit, avec des rallonges budgétaires très importantes, un collègue rouspéteur a demandé, en forme de boutade : "Dans combien de temps va-t-on nous couper tout ça?" Il a parié sur trois ans. Je l'ai trouvé mauvais coucheur, négatif et défaitiste.
Eh bien, le printemps dernier, il a fallu se battre, pour que sa prédiction ne se réalise pas. J'avais donc eu tort d'avoir confiance dans la durée des nouveaux moyens accordés.
On n'a rien sans rien. Il faut passer pour un râleur. Comme on est à Genève, au moins, on ne sort pas du lot.

Écrit par : Calendula | 16/08/2014

@ Calendula - qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que je suggère aux instits de faire la grève pendant leurs vacances? Au nom du ciel, où allez-vous chercher cela?

Je leur suggère au contraire, comme les vacances touchent à leur fin, de la commencer dès la rentrée.

Et puis, les plaintes de cette corporation de nantis, je crois que le bon peuple en a plus qu'assez de les entendre.

Écrit par : Déblogueur | 16/08/2014

Monsieur Déblogueur: "Quant à Goetelen et Décacaillet, je partage entièrement votre avis." Il y a erreur sur une personne: "Déchet Liberté" n'est pas Monsieur Décaillet, mais D.J.

"Il convient cependant de se rappeler que cette corporation compte parmi les mieux payées de notre société, en regard du nombre d'heures effectives de travail."
Alors pourquoi commence-t-on à manquer d'enseignants et à chercher ailleurs?
Que savez-vous de ce métier et de ses difficultés? En êtes-vous resté à des lieux communs qui font que de plus en plus cette profession n'est pas respectée?
Le avocats et les médecins gagnent un multiple de ce que gagnent les enseignants à nombre d'heures de travail égal. Sans parler des traders. Certains peuvent prendre leur retraite avant la quarantaine.

Écrit par : Charles | 16/08/2014

Il y a des années les enseignants étaient respectés car ils faisaient leur boulot mais, actuellement, ils passent plus de temps à politiser les élèves qu'à les instruire ! Enlever, dans les manifs, les enseignants, c'est le désert !

Écrit par : Gedeon Teusmany | 16/08/2014

Monsieur Gedeon Teusmany: "Il y a des années les enseignants étaient respectés car ils faisaient leur boulot mais, actuellement, ils passent plus de temps à politiser les élèves qu'à les instruire !"
Pouvez-vous illustrer votre affirmation ou est-elle gratuite?

Écrit par : Charles | 16/08/2014

@Déblogueur,

J'ai pris "maintenant" au pied de la lettre. Mais suite à votre réaction, je comprends que vous vouliez dire "dans 10 jours". Toutes mes excuses!
S'agissant d'ironie, la nuance est certainement de taille.

Écrit par : Calendula | 16/08/2014

Si l'enseignement suscite toujours autant de polémiques, - tout le monde y va de son avis -, c'est bien qu'il est essentiel pour les nations.
Peut-on garantir l'excellence de la qualité sans moyens?
Soyons raisonnables...

Petit rappel qui me motive toujours autant à peaufiner mes cours à venir pendant les mois d'été:
"L'enseignement est un autre soleil pour ceux qui le reçoivent".
Héraclite

Écrit par : colette | 17/08/2014

"Je ne "dégueule" sur rien car, attaché aux libertés fondamentales;"

On dirait que vous êtes plutôt attaché à la jalousie. Me trompé-je?

Écrit par : Melanie | 17/08/2014

Lorsque les enseignants se plaignent, pourquoi penser immédiatement que c'est pour préserver "leurs privilèges"? Il me semble plutôt entendre une inquiétude sur la dégradation des moyens aux dépens des élèves.

Toujours plus d'élèves dans les classes... les recherches sont assez claires en ce qui concerne l'effet produit. Les "bons" élèves ne sont pas affectés, par contre, pour le "reste" il y a une véritable péjoration.

Je comprends, et évidemment je partage, cette frustration de ne pouvoir exercer son métier comme on le pourrait, et donc le devrait, avec de meilleurs conditions.

"C'est drôle comme les choses peuvent changer d'aspect, parfois, lorsqu'on les regarde d'un point de vue différent de celui sous lequel on les a toujours connues. " Michel Tremblay

Écrit par : Christophe Blandin | 25/08/2014

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