16/08/2014

Frais de garde: la Ville plus généreuse que le canton

Les indemnités pour charge de famille sont prévues en Ville de Genève. Les conseillères et conseillers municipaux peuvent donc demander le remboursement des frais de garde de leur enfant afin de pouvoir siéger. Sur 10 années, de 2003 à 2012, cela a coûté en moyenne 2943 francs par an. Une somme qui semble supportable. Il est ainsi étrange que le bureau du Grand Conseil n’ait pas voulu entrer en matière pour le couple de députés Mizrahi-Moyard (voir le site de la TG). Il y a certes dorénavant des suppléant-e-s mais ce prétexte n’est pas convainquant. Pourquoi faudrait-il prouver qu’aucun-e suppléant-e n’est disponible pour pouvoir prétendre engager une baby-sitter et se faire rembourser les frais, et comment d’ailleurs pourrait-on démontrer cette indisponibilité ? Nouvelle Constitution ou pas, l’Etat devrait effectivement prendre des mesures pour permettre aux personnes élues d’exercer leur mandat électif dans des conditions favorables. Or, c’est plutôt le contraire que l’on constate ces derniers temps, notamment avec les attaques que subissent les fonctionnaires. Le règlement du personnel de l’administration cantonale prévoyait que « l’exercice d’un mandat électif est garanti ». Mais cette phrase a été biffée de manière autoritaire par le nouveau Conseil d’Etat, le 1er avril 2014...

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15/08/2014

Pauvre école

tableau_rentrée.jpg« On a déjà taillé dans le gras et la chair, maintenant on s’attaque à l’os. » Cela fait des années qu’on entend le même refrain à chaque rentrée scolaire. Les syndicats usent de la même image pour dénoncer les économies faites sur le dos de l’école. « A force de faire des trous dans le fromage, il y a plus de trous que de fromage » est une variante. Il faut croire que l’école est finalement bien charpentée, ossue et que la croûte, la carapace est solide. Mais, sérieusement, au-delà de la plainte récurrente, quelles actions ont été menées ? Pourquoi la rentrée scolaire serait-elle immuable ? Pour quelle raison cautionne-t-on le bricolage permanent ? Comment résister à la prétendue inéluctabilité des économies à réaliser dans le domaine de la formation ? Si les conditions d’enseignement se détériorent année après année, qu’attendent les associations professionnelles et syndicales pour mettre le holà ? Depuis plus de 20 ans le corps enseignant genevois se fait balader. Cependant, au lieu de s’unir et revendiquer d’une seule voix, il donne plutôt l’impression de se chamailler pour savoir qui du primaire ou du secondaire peut briguer le statut de « parent pauvre de l’école »… Pauvres élèves !

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