03/01/2016

Obliger les directeurs à enseigner est absurde

direction1.jpgLes directeurs d’établissement (Dir-E) de l’enseignement primaire devront-ils consacrer une partie de leur temps à enseigner dès janvier 2016 ? Si la nouvelle loi sur l’instruction publique (LIP) est censée entrer en vigueur au début de cette nouvelle année, nous verrons bien si la seule modification obtenue par la majorité du Grand Conseil – après des mois de travaux en commission – se traduira de manière concrète. Sur la forme, les directeurs ont raison de faire recours, car cet ajout d’un nouvel article dans la loi modifie leur cahier des charges sans qu’il y ait eu de vraie consultation, sans avoir suivi la voie habituelle, et contre l’avis de l’employeur (le Conseil d’Etat). Sur le fond, la modification est plutôt floue : « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement. » (art. 59). Combien de temps ? À enseigner qui ? Etc. On le voit, cette injonction peut être interprétée très diversement et sera difficile à réglementer. Elle apparaît ainsi comme un prétexte pour les pourfendeurs de l’école publique qui, jamais satisfaits, pourront poursuivre demain leur combat en dénonçant l’inaction du DIP qui n’appliquerait pas les décisions.

Mais, ce qui est étrange, c’est de découvrir le plaidoyer de Marco Polli (journal Le Courrier du 30 décembre 2015) en faveur des « tâches d’assistance pédagogique » que devraient dispenser les Dir-E. Ce retraité de l’enseignement post-obligatoire (PO) soutient que « l’obligation d’assurer un peu d’enseignement (…) n’est pas du tout absurde en soi ». Il donne ensuite l’exemple de directeurs du secondaire qui « assurent de leur propre initiative » quelques heures d’enseignement. Je ne sais pas si cette réalité du siècle passé, du temps où M. Polli était actif, se vérifie toujours. Mais cela démontre surtout que s’il y a quelque chose d’absurde, c’est de rendre cette tâche obligatoire. Probablement que si les directeurs du secondaire se voyaient imposer des tâches d’enseignement, ils réagiraient comme leurs collègues du primaire.

Pour ma part, je n’ai jamais constaté d’opposition à ce qu’un directeur, qu’il soit du primaire ou du secondaire, assume des activités d’enseignement. Mais cela ne peut être imposé. Et il faut que les conditions le permettent. Personnellement, lorsque j’ai repris l’enseignement en 2010, le Dir-E de mon école prenait en charge un atelier de sciences, apportant bien sûr son expérience, mais autorisant aussi, en tant que force supplémentaire, une meilleure répartition des élèves, davantage de groupes, et donc un travail plus efficace avec des effectifs moindres. Et tout le monde en tirait bénéfice. Aujourd’hui cela n’est plus possible. L’établissement, à l’instar de beaucoup d’autres, compte désormais près de 700 élèves (il a plus que doublé), a atteint la taille d’un cycle d’orientation (CO), mais les postes administratifs restent portion congrue – rien de comparable avec un CO. De cela, bien sûr, M. Polli ne touche mot. Que les directions d’établissements primaires aient été drastiquement réduites, qu’elles soient passées, en huit ans, de 94 à 58, n’entre pas en ligne de compte. A sa décharge, depuis le temps qu’il est éloigné de l’école, il est tout à fait possible qu’il l’ignore. Il confond par ailleurs allégrement les « entretiens de service » et ceux « d’évaluation et de développement du personnel », deux types d’entretiens opposés par essence et qui, contrairement à ce qu’il allègue, sont parfaitement définis. Bref, si l’ancien président du syndicat du PO n’aligne pas que des âneries dans son billet, force est de constater que son propos, celui d’un enseignant retraité du secondaire II qui, selon toute vraisemblance, méconnaît l’école genevoise actuelle, se révèle très approximatif. Et ne peut que fausser le débat que M. Polli appelle pourtant de ses vœux.

15:51 Publié dans Ecole genevoise | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook

Commentaires

Olivier, tu n'es pas vraiment de bonne foi lorsque tu écris "Sur la forme, les directeurs ont raison de faire recours, car cet ajout d’un nouvel article dans la loi modifie leur cahier des charges sans qu’il y ait eu de vraie consultation, sans avoir suivi la voie habituelle". Comme je l'ai dit dans mon billet "Les dirlos donneraient-ils dans le mensonge?" ( http://etsionenparlait.blog.tdg.ch/archive/2015/12/16/les-dirlos-donneraient-ils-dans-le-mensonge-272638.html ) le processus démocratique a été tout à fait respecté et comme toutes les autres personnes auditionnées par la commission de l'éducation, les directeurs d'établissement ont eu tout le loisir de s'exprimer et de faire valoir leur point de vue sur le sujet en cause. Tu le sais très bien.

Écrit par : Duval | 03/01/2016

Ce n'est pas la question du "processus démocratique" qui est en cause. Simplement, en tant que membre de la commission paritaire du statut du personnel enseignant (B 5 10.04), instance chargée entre autres d'examiner les cahiers des charges, j'estime que le politique n'a pas à s'immiscer dans un degré de précision qui ne lui revient pas. Les cahiers des charges doivent avant tout être discutés entre les représentants de l'employeur et des employés concernés. La motion avait le mérite de soulever la question. Essayer de la régler par le biais de la loi n'est pas de bon augure. Et, comme par hasard, cela tombe, une fois de plus, sur l'enseignement primaire... Quelqu'un peut-il m'expliquer, objectivement, pour quelle raison un directeur du CO ou du PO serait libre d'enseigner quand et si cela lui plaît, alors qu'un directeur du primaire serait contraint à cette tâche ?

Écrit par : Olivier Baud | 03/01/2016

Il n'y a rien de pire qu'un retraité qui vient donner des leçons à ceux qui sont dans le bain. Ou qui persiste dans sa guerre personnelles et haineuse contre les directeurs.

Écrit par : Charles | 03/01/2016

Olivier,
Je ne connais pas suffisamment quelles sont les tâches qui incombent aux directeurs du CO ou du PO (assistés par des doyens!) pour me prononcer objectivement mais selon ce qu'il en est, je te l'accorde, il serait peut-être aussi souhaitable que ces directeurs assument quelques heures d'enseignement.
Quant aux commentateurs anonymes, tu sais ce que j'en pense...

Écrit par : Duval | 03/01/2016

Je ne suis pas opposé à ce qu'ils enseignent ; je suis opposé à ce que cela devienne une obligation. Je n'estime pas forcément que cela soit souhaitable de les voir enseigner - cela doit être un choix. Sinon, c'est contre-productif. En 2008, lors de l'introduction des Dir-E, quand il y avait 94 établissements, cette option avait d'ailleurs été clairement offerte. Mais, par les temps qui courent, le choix, si choix il reste demain, sera vite fait, je crois...

Écrit par : Olivier Baud | 03/01/2016

pour avoir passé pas mal d'années dans le domaine des sciences dites dures, j'avais constaté que plus l'académicien prend du galon " section-décannat- rectorat ". plus s'installe une distance avec ce qui constitue "in fine" le dur , c'est à dire l’expérimentation, la conceptualisation et bien évidemment la "transmission" du savoir c'est à dire l’enseignement.
retraité mais pas anonyme , ma première réaction a consisté à tirer les mêmes conclusions concernant "l'obligatoire" primaire et secondaire.
J'en suis moins certain aujourd'hui , poursuivant ma carrière d'enseignant volontaire à l'UOG , je constate la difficulté de construire une pédagogie dans des classes à ce point là différenciées en terme d'origine sociale, de provenance aussi géographiquement diverses qu'il me semble que le Directeur d'école ne peut se contenter de butiner au -dessus d'un nid de coucou sans s'investir pleinement dans un vrai travail d'enseignant .
Seul le MCG Zaccaharias est capable de consacrer quelques minutes de préparation avant la leçon , possible à Vandoeuvres , catastrophique dans la périphérie moins dotée.

Écrit par : briand | 03/01/2016

Bonsoir, comment peut-on légalement demander d'enseigner à un directeur ne possédant pas de brevet d'enseignement, ce qui est le cas de plusieurs d'entre eux? Vraiment sérieux, le Conseil d'Etat...
Quant à Duval, ce vieil hasbeen qui ne supporte pas de n'avoir pas toujours raison au point que cela en devient maladif, il devrait enfin lâcher prise et se mettre à la pêche et à la pétanque; mais non, monsieur Duval gronde encore comme un maître qui donne des leçons de morale et se permet d'accuser de mauvaise foi quiconque ne marche pas selon sa partition.

Écrit par : Valdu | 03/01/2016

Cher Olivier. L'argumentation mettant en cause les personnes a toujours été la pire. Un "hasbeen qui gronde", une "retraité du secondaire" répété à l'envi (quelle horreur) et autres gentillesses: ton argumentaire vole bas. Tu me dénies le droit de parler des directeurs ; ce serait un débat réservé aux seuls directeurs avec leurs avocats? Tu ne vas tout de même pas me déchoir de ma citoyenneté? Sur ma compétence, je me bornerai à rappeler que j'ai dirigé l'Union du corps enseignant secondaire genevois durant 20 ans fédérant des maîtres d'établissements très divers allant du Centre horticole aux collèges, en passant par les écoles professionnelles, etc. avec toutes les spécificités qui s'y rattachent, avec une décharge de 4 heures hebdomadaires, le même boulot qu'un président de la SPG qui n'enseigne plus, lui. J'ai toujours refusé de quitter mes classes, parce que c'est le métier que j'aime, mon métier, et sachant très bien - vu les contraintes de l'enseignement - que je me transformerais rapidement en bureaucrate scolaire défendant des privilèges avec la hantise de devoir reprendre de l'enseignement. J'avais des exemples sous les yeux. Et j’en veux pour preuve l'acharnement des directeurs à contester par voie juridique une décision des représentants du peuple. Avec comme argument suprême qu'ils perdraient ainsi leur autorité sur les maîtres. Quelle fragilité, et quel mépris pour les enseignants! On est ici au cœur-même du problème! La dérive autoritaire et bureaucratique qui a présidé à la création des directeurs primaires dans la droite ligne de l'IUFE et autres calembredaines qui ont plombé le DIP ces deux dernières décennies.
La fonction enseignante est et l'alpha et l'oméga de l'instruction publique, son essence. Elle doit le rester. Elle s'exerce dans la collégialité.
La surcharge des directeurs, parlons-en! Elle découle du malentendu originel sur leur rôle et obéit au principe bien connu de Peter: la croissance sans fin des tâches qui se justifient par elles-mêmes. L’introduction de quelques heures d’enseignement sera un puissant levier pour redimensionner la fonction, éliminer les tâches non pertinentes - et il y en a de nombreuses ! - rétablir la collégialité... et dégonfler quelques chevilles.
Dans mon article qui a déclenché ton ire, je rappelle et propose 4 principes:
1. Le RECRUTEMENT de CADRES ayant une responsabilité pédagogique exige une expérience d'enseignement d'au moins dix ans; elle seule peut légitimer un rôle de "conseiller pédagogique". Cette règle était en vigueur sous l'ère Chavanne-Foellmi;
2. Durant son mandat, le cadre doit ENTRETENIR SA COMPÉTENCE D'ENSEIGNANT, à la fois pour lui-même et aussi pour percevoir "l'air du temps";
3. La CONFIANCE ENTRE DIRECTIONS ET ENSEIGNANTS est une condition sine qua non du bon fonctionnement de l’école. Expérience faite, on ne peut plus se contenter de bonnes résolutions; il faudra l’encadrer institutionnellement. S'il appartient à l’autorité de nommer (ou de licencier) les directeurs, elle doit aussi veiller à ne pas laisser s’installer un climat de tension au sein des écoles ; c’est pourquoi il faut la doter d’un indicateur formel assuré par un VOTE DE CONFIANCE à intervalle régulier par le corps enseignant concerné.
4. Enfin, les années 1990 ont vu proliférer les fonctions bureaucratiques plus ou moins justifiées, s’établir une hiérarchie intermédiaire pléthorique et paralysante, dont on ne sait plus que faire. Il est temps de repenser les MANDATS PÉDAGOGIQUES, qu’il s’agisse de recherche, de formation continue ou des maîtres, décanat ou direction. Ils doivent être RÉVOCABLES, et l'intéressé doit le savoir d'emblée. La pratique de l’enseignement constitue la base de départ et de retour.
4bis: Les partis politiques ont introduit une limitation des mandats électifs, en particulier exécutifs, un dépassement devant être dûment justifié. Il conviendrait d'envisager une telle règle pour toute fonction pédagogique détachée.

Écrit par : Marco Polli | 05/01/2016

Les enseignants ont trop de pouvoir à Genève, l'enseignement n'a pas tenu ses promesses, l'économie genevoise dépend des étrangers, les gens étudient et ne trouvent pas de travail, donc assez de donner autant de pouvoir aux enseignants, assez des dépenser autant d'argent, donc oui à une diminution des directeurs, à une décentralisation de la fonction d'enseignant, donc à l'autonomie des enseignants, tout en les rendant plus dépendant du droit, les enseignants sont trop protégés par le droit actuellement et le copinage, ça ne va pas .....

Écrit par : pardiri | 05/01/2016

Cher Marco, je te signale que c'est toi qui signes ton article "enseignant retraité". Je ne vois pas ce qu'il y aurait de désobligeant à en informer le lecteur du blog. Je reconnais aussi que tu ne dis pas que des âneries, alors n'en rajoute pas trop... Je ne sais pas où tu as décelé de la colère de ma part. Il doit s'agir de projection de ta part. Probablement par ailleurs que nous sommes d'accord sur pas mal de choses, sur les EEDP par exemple... Mais essaie de répondre à la question que j'ai posée plus haut : "Quelqu'un peut-il m'expliquer, objectivement, pour quelle raison un directeur du CO ou du PO serait libre d'enseigner quand et si cela lui plaît, alors qu'un directeur du primaire serait contraint à cette tâche ?" Pour le reste, on peut échanger par courriel.

Écrit par : Olivier Baud | 05/01/2016

Ce qui est très amusant c'est l'argument de Monsieur Polli comme quoi il est nécessaire que les directeurs enseignent pour en quelque sorte être en contact avec la réalité du terrain et que lui-même justement se permet de donner des conseils alors qu'il n'est plus en contact avec cette réalité...
Je connais un directeur du primaire. Il a autant d'élèves qu'un cycle d'orientation, avec l'"avantage" que ses classes ne sont pas toutes au même endroit. Faudra-t-il nommer un sous-directeur pour le temps consacré à l'enseignement du directeur?
En outre un directeur du primaire à 8 degrés contre 3 ou 4 pour les autres directeurs. Cela devient loufoque de lui demander d'enseigner deux ou trois heures par semaine.
Maintenant pour être un peu sérieux, combien de directeurs du cycle et du supérieur enseignent? Et combien d'heures par semaine?

Écrit par : Charles | 05/01/2016

Une bonne partie de cette polémique vient de l'action de quelques personnes à la retraite qui ne supportent pas de n'avoir plus d'influence (sur leurs élèves, au travail, etc.) D'où mon appellation de "has-been"....mais avouez que Duval, en s'attaquant systématiquement aux personnes et non à la fonction, a tendu le bâton pour se faire battre!

Les directeurs ont été engagés sur la base d'un cahier des charges, et leur tâche consiste à faire le travail demandé. Si la fonction doit évoluer, soit, je suis moi-même convaincu que c'est nécessaire. Mais quand pour défendre la cause que défend Duval, il faut traiter les directeurs de planqués, de menteurs, profiteurs, flemmards dissimulant le peu de travail qu'ils fournissent, tout ça pour défendre leur planque dorée, là, Monsieur Duval, vous faites preuve d'irrespect en plus d'une méconnaissance profonde de la fonction que vous attaquez (vous vous basez principalement sur des on-dits et des témoignages de personnes insatisfaites, comme on peut le constater sur votre blog)

Je repose ma question: certains directeurs ne possédant pas de brevet d'enseignement, comment le Conseil d'Etat peut-il exiger que "les directeurs de l'école primaire enseigneront dès janvier"?

Écrit par : Valdu | 06/01/2016

@Valdu
Je peux répondre à vos questions sans problème. Ce que je ferai quand vous aurez le courage de débattre à visage découvert. Sinon, vous savez ce qu'il en est: mépris.

Écrit par : Duval | 06/01/2016

Que les directeurs se rendent "sur le terrain" afin d'être confrontés directement aux réalités variées (qu'il s'agisse des conditions d'enseignement, du matériel de la situation socio-économique comme affective et relationnelle de chaque élève en difficulté
l'école pour l'élève non l'inverse
A condition que les directeurs soient pleinement et sainement motivés, conscients de leur responsabilité en temps de crise concernant notre époque mais "qui trouverait quelque chose à redire"?!

Faut-il remettre en mémoire qu'il y a une cinquantaine d'années environ nul ne devenait enseignant sans avoir préalablement apporté la témoignage de son ressenti "vocation" au service de l'enfance?

La question des salaires se posait ensuite abordée "en aucun cas" (eut été la pire des gaffes, comme pour les "soins aux malades" voir La Source, pour exemple) non en premier lieu par le futur enseignant (ou infirmière) ayant réussi ses examens mais par l'autorité concernée.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/01/2016

Madame Belakovsky,
Je crains fort que vous ne soyez pas en phase avec le 21e siècle. En outre:
"l'école pour l'élève non l'inverse"
C'est comme le mot d'ordre de "placer l'élève au centre", des formules vides de sens, comme si l'élève comme l'enfant était devenu roi et qu'il fallait lui passer tous ses caprices.

Monsieur Valdu,
Ouf! Vous ne récoltez que le mépris et vous échappez à la haine qu'il voue aux directeurs d'école. Il y a quelque chose de malsain dans cette haine si constante. Il faut dire que c'est un cas fort intéressant.

Écrit par : Charles | 06/01/2016

Quand deux couards encagoulés s'acoquinent...
Comment leur accorder un quelconque crédit ? Petits personnages, tristes sieurs. Alors, oui, qu'ils savourent mon plus profond mépris.

Écrit par : Duval | 06/01/2016

...comme quoi le non-anonymat ne rend pas plus sensé....pour notre cher André Duval, voici une liste de personnes célèbres ayant choisi un pseudonyme...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_pseudonymes

Bonne lecture.

Écrit par : Valdu | 06/01/2016

@ Charles.

Qui vous parle de passer tous ses caprices à l'enfant?

"L'enfant qui pose des problèmes on en parle plus qu'on ne lui parle" (F. Dolto) Aucun médecin ou psy ne vous dira qu'il ne faut pas chercher le pourquoi de résultats scolaires d'élèves et/ou comportements non en rapport avec ce que l'on pensait être en droit d'attendre d'eux.

Mille raisons qui les peuvent ces enfants perturber.
Qu'il s'agisse d'hier comme d'aujourd'hui ou de l'avenir.

La psy connue, de renommée mondiale, citée plus haut: Françoise Dolto en recherche de perturbations causes d'échecs scolaires se rendait non seulement dans les familles et classes de tels enfants en difficulté mais, parfois, allait jusqu'à se dissimuler dans les entrées ou vestiaires des bâtiments scolaires pour voir arriver les enfants, cet enfant, leurs rapports, etc.

On ne saurait assez, Charles, vous recommander lectures assidues de cette auteure Françoise Dolto entre autres.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 06/01/2016

Pour revenir à nos moutons, ce qui pouvait sembler logique lorsqu'il y avait plus de 90 directeurs peut être devenu tout à fait irréaliste maintenant que leur nombre a été réduit de plus de 35%.

Écrit par : Valdu | 06/01/2016

Mais quant à être sur le terrain, n'y aurait-il finalement plus qu'un seul directeur également enseignant actif ne serait-ce pas permettre, mieux: "garantir" l'appréciation de la situation actuelle, en attendant la suivante! tant pédagogique que didactique avec pléthore de directives hiérarchiques s'accumulant en ce lamentable temps de commercialisation aussi bien scolaire que, pas moins grave, médicale patients devenant "clients".

Incalculables bénéfices des EMS surmédicalisés (pour ne pas parler ici et maintenant d'"assurance maladie")?!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 07/01/2016

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