29/03/2018

7 ex-président·e·s du Cartel appellent à voter la liste no 1

ensemble.jpgSept ancien·ne·s président·e·s du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné (Michel Ducommun, Souhail Mouhanna, Jean-Pierre Fioux, Marco Spagnoli, Michel Vincent, Andrée Jelk-Peila et Olivier Baud) ont signé l’APPEL suivant :

« Nous, syndicalistes, appelons à soutenir la Liste 1 Ensemble à Gauche »

1.   Parce que les attaques patronales contre les acquis des salarié·e·s ne cessent de se multiplier (dénonciations de CCT, attaques sur les retraites, multiplication des contrats précaires, blocage des salaires, etc.) ;

2.   Parce que les partis populistes et xénophobes ne cessent de progresser, divisant toujours plus les travailleurs (en faisant de nos collègues frontaliers ou étrangers les boucs émissaires des politiques patronales) ;

3.   Parce qu’il est dans l’intérêt du mouvement syndical de trouver des relais parlementaires solides et fiables (contre, par exemple, l’élargissement des heures d’ouverture des magasins, l’externalisation dans les EMS, la privatisation de certains services) ;

4.   Parce qu’Ensemble à Gauche (EàG) a montré sa disponibilité sans faille et que le mouvement syndical genevois a pu compter sur ce groupe politique lors de nombreuses campagnes (des licenciements chez ABB au référendum contre la hausse de l’âge de la retraite, en passant par le soutien au mouvement de la fonction publique, par la défense des bureaux de poste ou encore le combat contre la RIE3 et ces effets néfastes pour le budget d’État et les prestations et services publics) ;

5.   Parce que la droite a fait de l’éviction d’Ensemble à Gauche un objectif afin d’intensifier ses politiques néolibérales contre les salarié·e·s. Parce qu’un tel échec ne profiterait qu’au patronat et non aux autres forces politiques pouvant défendre nos intérêts ;

6.   Parce qu’enfin l’indépendance des syndicats vis-à-vis des partis politiques ne saurait justifier que l’on prenne le risque d’affaiblir in fine le mouvement syndical et qu’elle ne signifie en aucun cas une neutralité politique des syndicats,

Nous, militant·e·s et responsables syndicaux, tout en respectant le principe d’indépendance des syndicats vis-à-vis des partis politiques et indépendamment de nos sensibilités politiques, appelons les travailleurs·euses ayant le droit de vote à Genève, à soutenir la liste n°1 Ensemble à Gauche lors des élections cantonales du 15 avril prochain. Il est dans l’intérêt de l’ensemble des travailleurs·euses que cette liste, non seulement obtienne le quorum, mais également se renforce.

Nicole Lavanchy, anc. prés. du SIT • Alessandro Pelizzari, syndicaliste • Audrey Schmid, secr. syndicale UNIA • Joël Mugny, secr. syndical SYNA • Anne Michel, militante SSP • Tony Mainolfi, secr. syndical SEV • Antonio Fisco, militant Syndicom • Daniele Fabioli, SSP, comité de la CPEG • Joël Varone, secr. syndical UNIA · Angélique Jaquier, militante UNIA • Jean-Pierre Fioux, anc. prés. Cartel • Frédéric Hiltbrand, comité Cartel/SPG • Amélia de Melo Marcelino, militante SSP • Michel Schweri, militant Syndicom • Camila Aros, secr. syndicale UNIA • Lucien Martenot, militant SIT • Christian Tirefort, Syndicom • Marisa Pralong, militante UNIA • Florian Martenot, militant SEV • Souhail Mouhanna, anc. prés. Cartel • Manuela Baud, militante SSP • Ariane Bailat, secr. syndicale • Jamal Al-Amine, secr. syndical UNIA • Maria Hoffland, SSP–HUG • Michel Vincent, anc. prés. Cartel • Carmen Religieux, SSP – HUG • Michel Ducommun, anc. prés. Cartel • Giulia Willig, secr. syndicale UNIA • Alejandro Patino, secr. syndical UNIA · David Andenmatten, militant SSP • Andrée Jelk-Peila, anc. prés. Cartel/SPG • José Gonzalez, militant Syndicom • Claire Martenot, militante SSP • Marco Spagnoli, militant SSP, anc. prés. Cartel • Nicole Huguenin, militante SIT • Yves Mugny, secr. syndical UNIA • Marjo Blanchet, militant UNIA • Luis Blanco, militant UNIA • Edwige Charrat, militante UNIA • Blaise Ortega, secr. syndical UNIA • Olivier Baud, comité Cartel, SSP, SPG • Philippe Sauvin, L’autre Syndicat • Guillaume Thion, militant SSP • Thierry Daviaud, infirmier SSP Vessy • Maria Jesus Puras Robles, SSP IMAD • Michel Bondi, SSP–HUG • Joaquim Soares, SSP-HUG • Alexandre Moser, SSP-HUG • Jean-Marc Saredi, SSP-HUG • Rita Vianna, SSP • Filipa Chinarro, secrétaire syndicale • Pablo Guscetti, secr. syndicale UNIA • Cécilia Zaugg, militante SIT • Sabine Furrer, syndicaliste Umberto Bandiera, secr. syndicale UNIA • Christian Zaugg, vice-président groupe aînés UNIA • Margarita Castro, secr. syndicale • Sébastien Bertrand, SSP • Corinne Beguelin, secr. syndicale • Jean-François Casareale, HUG-SSP • Maurice Utz, militant SIT...

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18/03/2018

Des camps scolaires pérennes et gratuits, c’est possible !

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L’organisation des camps scolaires doit perdurer et être soutenue par le département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) de manière claire. L’arrêt du tribunal fédéral (TF) donnant raison à des parents qui, dans le canton de Thurgovie, avaient contesté la participation demandée pour une activité scolaire extra muros est peut-être regrettable. Mais il n’y a aucune raison qu’il crée la panique. Au contraire, il constitue une excellente occasion pour le DIP de se positionner et de montrer concrètement s’il encourage les camps ou pas. Pour l’instant, c’est assez mou… On se souvient du précédent conseiller d’Etat, Charles Beer, qui avait voulu, en 2013, privatiser le service de location de matériel de skis (cf. "Vers la mort des camps de ski ?"). Et si un chalet tel que « Les Mélèzes » peut continuer à accueillir des classes à Morgins, c’est grâce à la commune d’Anières. L’Etat, lui, se refuse à investir dans des maisons dont bénéficieraient pourtant les écoliers genevois. Etc.

Les bienfaits des camps scolaires ne sont plus à démontrer et laisser planer le doute quant à leur avenir n’est pas de bon aloi. Ces activités mises sur pied dans le cadre de l’école sont obligatoires pour les élèves et doivent le rester. Et devenir gratuites (ou presque) s’il le faut.

 

Envisager la « gratuité » des camps n’a rien d’impossible

En effet, l’arrêt du TF admet que les parents peuvent contribuer à la hauteur des frais qu’ils économisent durant la semaine de camp, soit essentiellement l’argent consacré aux repas. Alors, qu’en est-il par exemple pour un camp de ski à l’école primaire, celui qui coûte le plus cher ? Actuellement, la somme de 180 francs peut être demandée aux parents. Montant auquel il faut ajouter la location du matériel, soit 26 francs (12 F pour les skis ; 12 F pour les chaussures ; 2 F pour le casque). Ce total de 206 francs couvre, pour un camp de 4,5 jours, du lundi au vendredi, le transport de l’école à la station (aller-retour), le logement (4 nuits), la literie, les repas (5 dîners, 4 soupers, 4 petits déjeuners) et l’abonnement de ski (86 F à Morgins, par exemple). Cette somme paraît bien modeste au regard des prestations fournies. Mais, pour les parents qui auraient quelques difficultés, les communes accordent volontiers une aide financière, par exemple de 75 francs (en Ville de Genève). Le camp revient ainsi à 131 francs. Si l’on estime que les frais alimentaires économisés par les parents se montent à 90 francs durant le camp (18 F par jour), et que seule cette somme pourrait leur être demandée, il ne resterait « que » 41 francs à trouver.

 

Un soutien affirmé aux camps doit (enfin) être apporté

Quoi qu’il en soit, il est temps que le DIP sorte de sa torpeur frileuse et s’active pour valoriser ces camps et assurer leur pérennité. Par la même occasion, il reconnaîtra le travail important fourni par le corps enseignant pour permettre aux élèves de vivre un moment enrichissant et formateur, propre à rendre le cursus scolaire plus complet.

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11/03/2018

L’école n’intéresse(rait) pas les Genevois-es…

école prioritaire.pngLa dispute sur les notes et le mercredi matin ayant été mise de côté (provisoirement peut-être…), n’y aurait-il plus rien à dire sur l’école ? Plus aucun problème dont se soucieraient les Genevois-es ? La Tribune de Genève, en livrant les résultats de son propre sondage à J-38 des élections cantonales, indique que « les questions d’éducation semblent peu préoccuper ».

Les trois dossiers les plus importants seraient donc le logement, la mobilité et la santé. Soit. Mais quels choix avaient réellement les quelque 350 lectrices et lecteurs du Cercle pour répondre au sondage ? La formation (ou l’éducation) faisait-elle vraiment partie des dossiers proposés pour établir le classement ? Ou fallait-il cocher la case « autres » si l’on voulait mentionner la formation ou le dossier de l’école inclusive, par exemple ?

A priori, il semble étonnant que le département le plus « gros », le DIP, soit ignoré. Sur les 7 départements (enfin, plutôt 6, parce que le présidentiel, franchement…), seul celui d’Anne Emery-Torracinta semble écarté des préoccupations de la population genevoise… Si tout allait bien à l’école, la TG nous l’aurait dit, non ?!?

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08/03/2018

La droite se moque des jeunes

Cinécivic pigeon.PNGLe PLR, le MCG et l’UDC se sont acharnés pour saboter la loi sur l’enfance et la jeunesse. Le texte avait pourtant occupé la commission de l’enseignement durant 22 séances, occasionné 18 auditions, et recueilli in fine l’unanimité. Mais, en plénière le 1er mars, la droite, à quatre reprises, a demandé le renvoi du projet de loi en commission. Cette manœuvre dilatoire a raté. Toutefois, par esprit de revanche, le MCG, avec l’appui du PLR et de l’UDC, a réussi à faire supprimer le conseil de la jeunesse.

La participation des enfants et des jeunes mise à mal

Le canton avait besoin d’une nouvelle loi sur l’enfance et la jeunesse et il l’a. En effet, l’ancienne loi était obsolète et une refonte totale s’imposait. Une des missions du DIP concerne l’accompagnement et la protection des enfants et des mineurs et il était nécessaire d’ancrer dans une base légale des prestations qui sont délivrées par exemple par l’Office de l’enfance et de la jeunesse (OEJ) et par l’Office médico-pédagogique (OMP). La loi voulait aussi encourager les activités permettant l’apprentissage de l’indépendance, de l’autonomie et de la responsabilité afin que les enfants et le les jeunes puissent s’intégrer socialement, culturellement et civiquement. Une des nouveautés proposées, au chapitre « encouragement », était donc ce conseil de la jeunesse, qui a été rejeté sans vrai motif si ce n’est celui de mettre son empreinte sur une loi en la dégradant.

Un organe représentatif de la diversité et des besoins des jeunes n’existe pas

L’UDC avait déjà sévi en ridiculisant la nouvelle LIP avec l’introduction d’un article obligeant les directeurs/trices d’école à enseigner. Aujourd’hui, c’est le MCG qui prend la relève et s’assied sur l’avis des jeunes. En effet, tant le Parlement des jeunes Genevois (PLJ) que le groupe de liaison genevois des associations de jeunesse (GLAJ) soutenaient la création d’un conseil de la jeunesse. Il aurait permis aux jeunes du canton d’être représentés véritablement et de faire entendre leurs voix sur des sujets ou propositions qui leur tiennent à cœur, en interpellant directement le Grand Conseil ou le Conseil d’Etat, ou les exécutifs communaux. En aucune manière cette nouvelle instance participative aurait fait doublon avec celles qui existent. Au contraire, elle venait combler un manque. Biffer le conseil de la jeunesse, que le département de l’instruction publique (DIP) souhaitait mettre en place à l’instar de ce qui existe dans les autres cantons romands, est injustifiable. Mais ce rejet révèle quand même la crainte irrationnelle des partis de droite de voir ces jeunes se faire instrumentaliser par les partis de gauche. La peur d’une politisation d’une partie de la jeunesse relève cependant de fantasmes tels que l’idée que tous les enseignants voteraient à gauche ou que le DIP serait forcément du même bord…

Il faudra revenir à la charge…

Au final, la loi a été acceptée par 74 voix contre 2 et 9 abstentions. L’essentiel reste sûrement de pouvoir disposer d’une loi sur l’enfance et la jeunesse réactualisée, et donc d’avoir pu éviter qu’elle soit renvoyée aux calendes grecques. Mais à l’heure où des efforts sont faits pour encourager la participation des jeunes, par exemple en les incitant à utiliser leur droit de vote (CinéCivic), il est lamentable que le coup de force de la droite porte sur celles et ceux qui, justement ne peuvent pas toujours donner leur avis. La nouvelle loi, qui remplace celle de 1958, devra donc être bientôt modifiée… par le prochain parlement.

 

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