• « Moi, j’aime les chiens… »

    Love dog.jpgQuand il s’agit de savoir si une taxe sur les chiens se justifie, l’argument de celles et ceux qui défendent son abolition se résume souvent, au cours de la discussion, à cette déclaration : « Moi, j’aime les chiens ! ». Les personnes qui estiment que cet impôt n’a rien d’exagéré nourriraient donc une aversion à l’égard des canidés… C’est absurde. Le débat concernant la suppression de la taxe sur les chiens (sujet de la votation du 9 février) est certes émotionnel, comme l’ont relayé les médias. Mais il est aussi irrationnel. Car, objectivement, en quoi le fait de ne plus avoir à payer une somme de 50 francs par an améliorerait le sort des chiens ? C’est en quelque sorte le parfait opposé. Les animaux doivent être respectés et protégés. Acquérir un animal est assorti d’une responsabilité et payer un modeste impôt en constitue une forme de rappel. Supprimer cette taxe délivrerait un message contraire, banalisant l’acquisition d’un chien et favorisant les cas de maltraitance et d’abandons. Il me plaît d'imaginer que bon nombre de propriétaires de chiens, contrairement à l’association qui porte leur nom, assument parfaitement le fait de devoir s’acquitter d’une petite contribution. Et continueront à le faire, pour le bien de leur animal préféré.