• Nullité de SCORE : 0-0 la balle au centre ?

    0-0 nul.pngLe Cartel s’est dès le départ opposé au fait de confier à un mandataire privé la réforme de l’évaluation des fonctions au sein de l’Etat. Il prend note de la décision du Conseil d’État, communiquée ce jour, d’abandonner le projet SCORE (système compétences rémunération évaluation ; nouveau système d’évaluation des emplois de l’État) initié il y a près de 10 ans déjà. Il s’agit d’une victoire d’étape, même si le constat institutionnel ne peut être qu’amer face à ces dix années de perdues. Au 31 décembre 2013, un montant de 1 522 000 francs était déjà dépensé (cf. réponse à la question urgente écrite QUE 190-A). A combien le coût de ce projet désormais enterré pourrait-il être estimé à ce jour ?

    Le Cartel a, de fait, convaincu le Conseil d’État que SCORE n’était pas viable, et que désormais il fallait compter avec lui comme force de proposition et d’initiative.

    Depuis l’été 2018, les travaux entre le Cartel et l’État ont repris. Mais le projet était encore loin d’aboutir à un système transparent, qui aurait permis la mise en œuvre d’un système basé sur l’équité salariale. Faute de transparence, le Cartel restait très dubitatif sur un système, peut-être déjà obsolète. Les travaux en cours n’étaient donc pas proches d’arriver à un consensus, notamment pour ce qui concerne la compréhension des collocations (attribution des cahiers des charges à une classe salariale) et le basculement du système (passage de la classification actuelle à la nouvelle classification SCORE). Pour autant, le Cartel a systématiquement et très activement participé aux innombrables séances convoquées, souvent sur le temps de congé de ses représentant.es.

    A travers cette décision, le Conseil d’État démontre qu’il a désormais compris l’importance du partenariat social, préalable indispensable à la construction de solutions bâties avec intelligence et adhésion.

    Cela ne doit toutefois pas faire oublier que SCORE aura aussi impliqué le gel arbitraire des réévaluations de fonction pour nombre de fonctionnaires, dont la rémunération aurait dû, de longue date, être revalorisée. Le Cartel demande ainsi ce jour au Conseil d’État de garantir la rétroactivité quant à la mise en application de ces réévaluations. Ce n’est pas à la fonction publique d’avoir à assumer les errances des gouvernements passés. Le Cartel sera en outre particulièrement attentif à ce que les professions devant faire l’objet d’une réévaluation (parmi beaucoup : les enseignant.es de gymnastique, les métiers du social et de la santé) soient examinées en priorité et réévaluées en conséquence.

    Le Cartel reste disposé à collaborer activement pour faire évoluer le système actuel afin qu’il réponde à la longue attente de plusieurs groupes du personnel particulièrement défavorisés par le système salarial actuel (métiers à forte représentation féminines comme les aides-soignantes et les emplois du social).

  • « Moi, j’aime les chiens… »

    Love dog.jpgQuand il s’agit de savoir si une taxe sur les chiens se justifie, l’argument de celles et ceux qui défendent son abolition se résume souvent, au cours de la discussion, à cette déclaration : « Moi, j’aime les chiens ! ». Les personnes qui estiment que cet impôt n’a rien d’exagéré nourriraient donc une aversion à l’égard des canidés… C’est absurde. Le débat concernant la suppression de la taxe sur les chiens (sujet de la votation du 9 février) est certes émotionnel, comme l’ont relayé les médias. Mais il est aussi irrationnel. Car, objectivement, en quoi le fait de ne plus avoir à payer une somme de 50 francs par an améliorerait le sort des chiens ? C’est en quelque sorte le parfait opposé. Les animaux doivent être respectés et protégés. Acquérir un animal est assorti d’une responsabilité et payer un modeste impôt en constitue une forme de rappel. Supprimer cette taxe délivrerait un message contraire, banalisant l’acquisition d’un chien et favorisant les cas de maltraitance et d’abandons. Il me plaît d'imaginer que bon nombre de propriétaires de chiens, contrairement à l’association qui porte leur nom, assument parfaitement le fait de devoir s’acquitter d’une petite contribution. Et continueront à le faire, pour le bien de leur animal préféré.