18/03/2018

Des camps scolaires pérennes et gratuits, c’est possible !

2017-03-27-31 cdski Morgins 036er.jpg

L’organisation des camps scolaires doit perdurer et être soutenue par le département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) de manière claire. L’arrêt du tribunal fédéral (TF) donnant raison à des parents qui, dans le canton de Thurgovie, avaient contesté la participation demandée pour une activité scolaire extra muros est peut-être regrettable. Mais il n’y a aucune raison qu’il crée la panique. Au contraire, il constitue une excellente occasion pour le DIP de se positionner et de montrer concrètement s’il encourage les camps ou pas. Pour l’instant, c’est assez mou… On se souvient du précédent conseiller d’Etat, Charles Beer, qui avait voulu, en 2013, privatiser le service de location de matériel de skis (cf. "Vers la mort des camps de ski ?"). Et si un chalet tel que « Les Mélèzes » peut continuer à accueillir des classes à Morgins, c’est grâce à la commune d’Anières. L’Etat, lui, se refuse à investir dans des maisons dont bénéficieraient pourtant les écoliers genevois. Etc.

Les bienfaits des camps scolaires ne sont plus à démontrer et laisser planer le doute quant à leur avenir n’est pas de bon aloi. Ces activités mises sur pied dans le cadre de l’école sont obligatoires pour les élèves et doivent le rester. Et devenir gratuites (ou presque) s’il le faut.

 

Envisager la « gratuité » des camps n’a rien d’impossible

En effet, l’arrêt du TF admet que les parents peuvent contribuer à la hauteur des frais qu’ils économisent durant la semaine de camp, soit essentiellement l’argent consacré aux repas. Alors, qu’en est-il par exemple pour un camp de ski à l’école primaire, celui qui coûte le plus cher ? Actuellement, la somme de 180 francs peut être demandée aux parents. Montant auquel il faut ajouter la location du matériel, soit 26 francs (12 F pour les skis ; 12 F pour les chaussures ; 2 F pour le casque). Ce total de 206 francs couvre, pour un camp de 4,5 jours, du lundi au vendredi, le transport de l’école à la station (aller-retour), le logement (4 nuits), la literie, les repas (5 dîners, 4 soupers, 4 petits déjeuners) et l’abonnement de ski (86 F à Morgins, par exemple). Cette somme paraît bien modeste au regard des prestations fournies. Mais, pour les parents qui auraient quelques difficultés, les communes accordent volontiers une aide financière, par exemple de 75 francs (en Ville de Genève). Le camp revient ainsi à 131 francs. Si l’on estime que les frais alimentaires économisés par les parents se montent à 90 francs durant le camp (18 F par jour), et que seule cette somme pourrait leur être demandée, il ne resterait « que » 41 francs à trouver.

 

Un soutien affirmé aux camps doit (enfin) être apporté

Quoi qu’il en soit, il est temps que le DIP sorte de sa torpeur frileuse et s’active pour valoriser ces camps et assurer leur pérennité. Par la même occasion, il reconnaîtra le travail important fourni par le corps enseignant pour permettre aux élèves de vivre un moment enrichissant et formateur, propre à rendre le cursus scolaire plus complet.

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10/01/2016

L’élève primaire ne vaut pas cher…

dessin-danger-fermeture.jpgL’élève au primaire ne coûte en moyenne que le 63% d’un élève du cycle d’orientation (CO). Cette différence, calculée sur les douze dernières années, s’explique en partie par le fait que les enseignants du CO sont mieux payés (classe 20) que leurs collègues du primaire et ont un temps d’enseignement inférieur. Un temps plein au CO correspond à 22 périodes d’enseignement de 45 minutes (= 16h30) contre 28,9 périodes au primaire (= 21h40). Les instituteurs étaient en classe salariale 16 jusqu’à la rentrée scolaire 2007. A partir de cette date, ils ont été réévalués et sont passés en classe 18.

C’est là qu’il y a quelque chose d’étrange. Car si la différence de coût entre l’élève du primaire et du CO se réduit naturellement en 2007 et 2008 (coût à 70% et 68%), grâce à la revalorisation salariale dont bénéficient les maîtres, on s’aperçoit que tout revient « à la normale » dès 2009 (l’élève primaire ne vaut à nouveau plus que 60% de l’élève du CO). Comme si un phénomène inexplicable veillait à maintenir cette différence, même si un paramètre d’importance tel que celui des salaires est modifié. Les élèves auraient-ils finalement payé la revalorisation de leurs profs ?

Autre constat étonnant : à la rentrée 2014, le mercredi matin d’école a été ajouté au primaire, impliquant l’engagement de quelque 120 postes supplémentaires (et donc un coût nouveau conséquent). Or, la différence du coût de l’élève entre 2013 et 2014 se monte à… 1 franc ! Même si ces postes nouveaux ne sont comptabilisés que de septembre à décembre 2014 (4 mois, soit un tiers de l’année quand même), il est plutôt bizarre que cela n’apparaisse pas du tout dans le résultat. C’est un peu comme si cette introduction du mercredi matin s’était faite à coût constant, occasionnant donc de sérieuses économies ailleurs, sans que l’on sache vraiment où les coupes ont été réalisées. Sûrement pas que sur les gommes et les crayons…

Dernier constat : entre 2003 et 2014, le coût de l’élève primaire a augmenté de 1835 francs ; celui du CO de près du double. Les écarts auraient-ils tendance à se creuser, contre toute logique ?

Coût de l’élève au primaire (EP) et au CO, en francs

Année

EP

CO

EP/CO en %

2003

13941

22174

63 %

2004

13739

21708

63 %

2005

13389

21540

62 %

2006

13708

21118

65 %

2007

14806

21104

70 %

2008

15064

22224

68 %

2009

15432

25594

60 %

2010

15404

25266

61 %

2011

15718

25783

61 %

2012

15928

25834

62 %

2013

15775

26369

60 %

2014

15776

25687

61 %

Dif. 12 ans

+ 1835

+ 3513

52 %

Moyenne

14890

23700

63 %

 (source : dossiers de presse rentrées scolaires 2004-2015 – DIP)

 

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03/01/2016

Obliger les directeurs à enseigner est absurde

direction1.jpgLes directeurs d’établissement (Dir-E) de l’enseignement primaire devront-ils consacrer une partie de leur temps à enseigner dès janvier 2016 ? Si la nouvelle loi sur l’instruction publique (LIP) est censée entrer en vigueur au début de cette nouvelle année, nous verrons bien si la seule modification obtenue par la majorité du Grand Conseil – après des mois de travaux en commission – se traduira de manière concrète. Sur la forme, les directeurs ont raison de faire recours, car cet ajout d’un nouvel article dans la loi modifie leur cahier des charges sans qu’il y ait eu de vraie consultation, sans avoir suivi la voie habituelle, et contre l’avis de l’employeur (le Conseil d’Etat). Sur le fond, la modification est plutôt floue : « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement. » (art. 59). Combien de temps ? À enseigner qui ? Etc. On le voit, cette injonction peut être interprétée très diversement et sera difficile à réglementer. Elle apparaît ainsi comme un prétexte pour les pourfendeurs de l’école publique qui, jamais satisfaits, pourront poursuivre demain leur combat en dénonçant l’inaction du DIP qui n’appliquerait pas les décisions.

Mais, ce qui est étrange, c’est de découvrir le plaidoyer de Marco Polli (journal Le Courrier du 30 décembre 2015) en faveur des « tâches d’assistance pédagogique » que devraient dispenser les Dir-E. Ce retraité de l’enseignement post-obligatoire (PO) soutient que « l’obligation d’assurer un peu d’enseignement (…) n’est pas du tout absurde en soi ». Il donne ensuite l’exemple de directeurs du secondaire qui « assurent de leur propre initiative » quelques heures d’enseignement. Je ne sais pas si cette réalité du siècle passé, du temps où M. Polli était actif, se vérifie toujours. Mais cela démontre surtout que s’il y a quelque chose d’absurde, c’est de rendre cette tâche obligatoire. Probablement que si les directeurs du secondaire se voyaient imposer des tâches d’enseignement, ils réagiraient comme leurs collègues du primaire.

Pour ma part, je n’ai jamais constaté d’opposition à ce qu’un directeur, qu’il soit du primaire ou du secondaire, assume des activités d’enseignement. Mais cela ne peut être imposé. Et il faut que les conditions le permettent. Personnellement, lorsque j’ai repris l’enseignement en 2010, le Dir-E de mon école prenait en charge un atelier de sciences, apportant bien sûr son expérience, mais autorisant aussi, en tant que force supplémentaire, une meilleure répartition des élèves, davantage de groupes, et donc un travail plus efficace avec des effectifs moindres. Et tout le monde en tirait bénéfice. Aujourd’hui cela n’est plus possible. L’établissement, à l’instar de beaucoup d’autres, compte désormais près de 700 élèves (il a plus que doublé), a atteint la taille d’un cycle d’orientation (CO), mais les postes administratifs restent portion congrue – rien de comparable avec un CO. De cela, bien sûr, M. Polli ne touche mot. Que les directions d’établissements primaires aient été drastiquement réduites, qu’elles soient passées, en huit ans, de 94 à 58, n’entre pas en ligne de compte. A sa décharge, depuis le temps qu’il est éloigné de l’école, il est tout à fait possible qu’il l’ignore. Il confond par ailleurs allégrement les « entretiens de service » et ceux « d’évaluation et de développement du personnel », deux types d’entretiens opposés par essence et qui, contrairement à ce qu’il allègue, sont parfaitement définis. Bref, si l’ancien président du syndicat du PO n’aligne pas que des âneries dans son billet, force est de constater que son propos, celui d’un enseignant retraité du secondaire II qui, selon toute vraisemblance, méconnaît l’école genevoise actuelle, se révèle très approximatif. Et ne peut que fausser le débat que M. Polli appelle pourtant de ses vœux.

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25/11/2014

Le MCG ne sait pas compter

arithmétique.jpgAvant de faire semblant de s’intéresser à l’école primaire, le MCG ferait mieux d’apprendre à compter. Dans la TG du 25 novembre, Eric Stauffer réaffirme que les enseignant-e-s primaires enseignent 800 heures par an et voudrait augmenter ce temps de 100 heures pour économiser les 150 postes injectés avec l’introduction du mercredi matin d’école pour les 8-12 ans. Or, la réalité est toute autre. Actuellement, le temps de travail en présence des élèves se monte au minimum à 924 heures annuelles, comme le précise le règlement (art. 7A du RStCE B 5 10.04). En conséquence, si le MCG demande que les enseignant-e-s assurent 900 heures avec les élèves, il s’agit de diminuer leur temps de travail – ce avec quoi je ne pourrais qu’être d’accord ! Malheureusement, il n’y a pas trop de doutes sur les intentions qui motivent ce parti et sa méconnaissance de l’école. Quant aux 150 postes qui auraient été créés, avant de vouloir les attaquer, il faudrait d’abord avoir la preuve qu’ils sont bien là, ce qui est une autre question…

 

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03/09/2014

Horaire scolaire et désinformation

rythmes-scolaires.jpgLa TG de ce jour essaie de comparer les systèmes genevois et français au prétexte de l’introduction de la semaine de 4,5 jours. L’article n’est pas très convaincant et surtout, une fois de plus, les informations sont erronées. La journaliste indique que si l’horaire des cours reste à 24 heures par semaine en France, à Genève il passe « de 29 à 32 périodes hebdomadaires, soit de 21 à 24 heures ». C’est largement inexact. Jusqu’en juin 2014, les écoliers genevois de 8 à 12 ans avaient 28,9 périodes d’enseignement. Depuis le 25 août ils sont astreints à 33,1 périodes, soit 4,2 périodes (de 45 minutes) supplémentaires ; le temps des cours passe ainsi de 21h40 à 24h50 (+ 3h10) et la présence à l’école de 24 à 27 heures 30. On est bien plus proche des 25 heures de cours par semaine que des 24 heures annoncées. L’augmentation est massive – les élèves du primaire ont davantage d’école que ceux du CO (dont l’horaire correspond plutôt à 32 périodes de 45’) – et c’est cela qui a été principalement contesté. Il est dommage qu’après tous les débats qui ont eu lieu, et la désinformation qui a régné avant la votation populaire du 11 mars 2012, des données fausses soient encore distillées au public.

22:40 Publié dans Ecole genevoise, Formation, France, Genève | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

15/08/2014

Pauvre école

tableau_rentrée.jpg« On a déjà taillé dans le gras et la chair, maintenant on s’attaque à l’os. » Cela fait des années qu’on entend le même refrain à chaque rentrée scolaire. Les syndicats usent de la même image pour dénoncer les économies faites sur le dos de l’école. « A force de faire des trous dans le fromage, il y a plus de trous que de fromage » est une variante. Il faut croire que l’école est finalement bien charpentée, ossue et que la croûte, la carapace est solide. Mais, sérieusement, au-delà de la plainte récurrente, quelles actions ont été menées ? Pourquoi la rentrée scolaire serait-elle immuable ? Pour quelle raison cautionne-t-on le bricolage permanent ? Comment résister à la prétendue inéluctabilité des économies à réaliser dans le domaine de la formation ? Si les conditions d’enseignement se détériorent année après année, qu’attendent les associations professionnelles et syndicales pour mettre le holà ? Depuis plus de 20 ans le corps enseignant genevois se fait balader. Cependant, au lieu de s’unir et revendiquer d’une seule voix, il donne plutôt l’impression de se chamailler pour savoir qui du primaire ou du secondaire peut briguer le statut de « parent pauvre de l’école »… Pauvres élèves !

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09/11/2013

"Le mercredi matin d'école, ça se refuse !"

boycott-mercrediecole.jpg« 20 millions, ça ne se refuse pas ! » claironnait le parti socialiste pour soutenir l’augmentation massive de l’horaire de l’écolier. Certes, cet argument pouvait se défendre, notamment sous l’angle des postes supplémentaires que cela représentait. Mais il n’a jamais été question de demander aux fonctionnaires de financer eux-mêmes ce projet ! Or, maintenant que l’ajout du mercredi matin d’école a été accepté en votation populaire (11 mars 2012), voilà que le Conseil d’Etat découvre qu’il n’a pas (ou n’aurait pas, c’est selon) les moyens de réaliser ce changement à la rentrée 2014. Sans gêne, il décide donc de piquer dans la poche des fonctionnaires en supprimant l’augmentation annuelle à laquelle ils ont droit (déjà supprimée en 2012 – et bien des fois auparavant…). Les engagements du plus gros employeur du canton sont à géométrie variable. Ce n’est pourtant pas aux enseignants de se sacrifier pour la mise en place d’un projet hautement controversé (le référendum avait récolté plus de 18 000 signatures). Si le budget ne prévoit pas de verser l’annuité 2014 complète, il est clair que le corps enseignant devra se mobiliser pour refuser ce chamboulement, à l’instar de toute la fonction publique qui n’a pas à payer la réalisation de nouvelles prestations publiques.

11:14 Publié dans Ecole et société, Ecole genevoise, Fonction publique | Lien permanent | Commentaires (18) | |  Facebook

13/03/2013

Vers la mort des camps de ski

La volonté du DIP de privatiser le service de location de skis est scandaleuse. Ces économies de raclures de fart ne soulèvent hélas pas le même émoi que lorsque la suppression du SRED a été envisagée par des députés de la commission des finances. Pourtant, c’est clairement la fin des camps de ski qui est programmée avec une telle décision. Actuellement, les élèves peuvent louer un équipement complet pour 26 francs (12 francs les skis et bâtons, 12 francs les chaussures et 2 francs le casque). Demain, si le DIP trouve repreneur (il faut souhaiter que non), les prix grimperont en flèche.

Or, il faut savoir que pour organiser son camp de ski, l’enseignant primaire ne peut demander que 180 francs aux parents. Mais les coûts sont déjà bien plus importants : 135 francs pour l’hébergement et la nourriture, 90 francs en moyenne pour l’abonnement de ski, soit 225 francs au total. Ce qui fait que le prof doit déjà « trouver » les 45 francs manquants par élève. La location vient en sus et comme l’immense majorité des élèves loue ses skis, c’est en fait 206 francs que les parents doivent débourser (180 + 26). 2012 camp de ski Morgins 210 (Petit).JPGMême si la somme peut paraître modeste pour une semaine de ski en chalet à la montagne, nombre de parents expriment leurs difficultés à sortir cette somme et font une demande d’aide financière, accordée en général à hauteur de 75 francs. Dans ce contexte, il n’est pas toujours évident pour les enseignants de récolter les sommes dues. Quand le prix de la location aura explosé, il y a fort à parier que parents et enseignants renonceront de plus en plus souvent  aux camps de ski.

Pour un canton comme Genève, encourager l’organisation d’une semaine de sports d’hiver pour les classes primaires, loin du smog, devrait être une priorité. La découverte de la montagne en hiver et l’apprentissage d’un sport où tous les élèves progressent de manière impressionnante en 5 jours constituent un programme essentiel dont chaque enfant devrait pouvoir bénéficier durant son parcours scolaire. Il est du devoir du département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) de promouvoir ces camps. S’il réalise l’externalisation du service de location de skis, il les tuera.

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05/05/2012

L'enseignement primaire a une AME

logo AME bis.gifSuite à la votation du 11 mars et l'acceptation par le peuple du mercredi d'école pour les élèves de 8-11 ans, le comité référendaire a formé une association, l'AME (Association pour une meilleure école), composée majoritairement de parents. La séance constitutive a eu lieu le 13 mars 2012.


Le comité référendaire avait annoncé qu'il ne comptait pas uniquement s'opposer à cette loi, mais participer par la suite, à des propositions pour améliorer l'école genevoise.

C'est dans cet état d'esprit que le comité de l'AME entend :

  • défendre au mieux la vision de l'école des 35% de Genevoises et Genevois qui ont voté contre la loi instaurant un horaire scolaire primaire sur 5 jours, et de tous les citoyens et citoyennes qui n'ont pu s'exprimer par le biais des urnes mais ont soutenu à leur manière le combat du comité référendaire pour une école où la qualité prime sur la quantité ;
  • accompagner les changements liés à cette nouvelle loi en mettant l'enfant au centre des préoccupations ;
  • agir pour que les moyens mis en œuvre seront suffisants et garantis ;
  • assurer une surveillance constante et dénoncer toute dérive ;
  • proposer et négocier un projet ayant pour but le développement global de l'enfant par la complémentarité des différents acteurs et institutions (parents, enseignants, animateurs parascolaires, maisons de quartier, professeurs d'activités extrascolaires, école publique, écoles de sport, d'art ou de musique) en tenant compte au mieux des contingences familiales et de la charge supportée par les enfants tout au long de la semaine.

Retrouvez les informations de l'AME sur www.ame-ge.ch
Vous pouvez aussi prendre contact directement avec le président de l'association, Christophe Blandin, christophe.blandin@ame-ge.ch

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18/03/2012

Rendez-vous en 2023 ?

pisa test.pngLes résultats des élèves genevois aux tests PISA ont influencé la votation sur le mercredi d'école. Au soir du 11 mars, la présidente du GAPP, qui se félicitait de l'augmentation de l'horaire de l'écolier primaire obtenue dans les urnes, affirmait encore que « le niveau scolaire genevois est fragile. En français par exemple, l'écart se creuse entre les bons élèves et les moins bons, selon l'étude PISA. » Je ne vais pas revenir ici sur les diverses interprétations que l'on peut faire au sujet des performances des élèves genevois de 15 ans à ces tests concoctés par l'OCDE, ni rappeler que le progrès notable en lecture enregistré entre 2000 et 2009 (seules années comparables) est redevable aux élèves qui ont bénéficié d'un cursus complet des années de « rénovation », avec une évaluation sans notes. Non, je pense qu'il est légitime d'espérer une meilleure école pour les élèves et que la population a choisi ce qui lui semblait une solution acceptable.

Simplement, si l'on veut ensuite vérifier que ce choix a porté ses fruits, et si PISA constitue une référence, il faut savoir attendre. En effet, les premiers élèves qui iront le mercredi matin à l'école appartiendront - en principe, si le DIP ne revoit pas encore ses plans - à la volée 2014-2015. En débutant en 5ème, cette cohorte arrivera en 11ème au CO à la rentrée 2020-2021. Juste à temps pour passer la 8ème édition des tests PISA, au printemps 2021 (les tests ont lieu tous les 3 ans depuis 2000). Les résultats nationaux seront produits en décembre 2022. Et les performances détaillées par canton une année plus tard, en décembre 2023. Qui reviendra alors sur les espoirs, pour ne pas dire les promesses, liés à la votation du 11 mars 2012 ? Combien de conseillers d'Etat se seront succédé à la tête du DIP dans l'intervalle ? On verra bien. Mais en attendant...

Pour améliorer l'école sans délai et aider les élèves en difficulté, il faut augmenter les postes d'enseignants, baisser les effectifs de classe. Au lendemain d'une autre votation, celle sur les notes en 2006, le Conseil d'Etat, en validant le nouveau règlement de l'enseignement primaire le 4 avril 2007, promettait déjà dans son exposé des motifs davantage de ressources : « Le Département de l'instruction publique compte renforcer et améliorer le dispositif de mesures de différenciation pédagogique et d'accompagnement des élèves en difficultés, et lui octroyer des moyens supplémentaires. » On les attend toujours.

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11/03/2012

VOTEZ NON le 11 mars au mercredi d'école !

Aujourd'hui, dimanche 11 mars 2012, dernier jour pour voter NON au mercredi matin d'école !EQUILIBRE 2.jpg

00:41 Publié dans Ecole genevoise | Lien permanent | Commentaires (46) | |  Facebook

09/03/2012

Arnaque, crime et politique

papillon.pngLes journaux n'ayant pas eu l'occasion de passer tous les courriers de lecteurs opposés au mercredi matin d'école, en voilà un rédigé par un membre du comité référendaire NON au mercredi matin d'école :

Le débat sur le mercredi matin est représentatif de l'état de la démocratie à Genève. Abus de pouvoir, mensonges, manipulations, mauvaise foi et menaces ont marqué ce qui aurait dû avant tout constituer un débat démocratique.
Pour commencer, prenons l'exemple de la brochure de votation. Cet élément primordial d'informations, qui permet aux citoyens de voter en connaissance de cause, est détourné de sa fonction. Le format imposé au comité référendaire est de 3 pages. Un sujet aussi complexe est difficile à résumer, mais les règles sont les règles, enfin... presque. Le Grand Conseil, lui, développe son point de vue sur 5 pages et demie, soit pratiquement le double. Ne pas appliquer pas les mêmes règles pour tous, voire les bafouer, est-ce ce que l'on attend de la plus haute instance de notre canton ?

Le magazine « Les Clefs de l'école », envoyé à 250'000 exemplaires, est censé informer les familles et non pas servir un élu à des fins électorales. Pourtant, dans son numéro paru automne 2011, la ligne éditoriale se permet quelques latitudes, privilégiant très fortement le « oui » à l'école le mercredi. Pour une information plus objective, il aurait fallu un équilibre d'arguments pour et contre. Au final, quatre articles défendant le point de vue de M. Beer trouvent leur place dans les pages du magazine édité par son service contre un seul article pour ses opposants. « Les clés de l'école », que l'on pourrait renommer « les clés du pouvoir », a bel et bien servi d'outil de propagande... et aux frais du contribuable puisque c'est nos impôts qui le financent.

M. Beer, dans ses vœux aux enseignants, n'hésite pas à y insérer un laïus sur les vertus du mercredi. N'est-ce pas aussi quelque peu déplacé alors qu'on impose aux enseignants, massivement opposés à cette loi, un droit de réserve ? Un homme politique digne de ce nom devrait s'imposer la même réserve que celle qu'il exige de ses opposants.
Et si l'opposition n'a toujours pas capitulé, il est toujours possible de recourir aux manipulations, aux mensonges et à toutes les basses manœuvres de ce « débat citoyen ». En bonne et due forme, M. Beer a commencé par discréditer les enseignants en prétendant que s'ils refusaient le mercredi c'était parce qu'ils ne voulaient pas travailler davantage. Une habile manœuvre, même si la loi ne prévoit QUE l'augmentation de l'horaire des élèves, pas des profs. Droit de réserve unilatéral et discrédit sans vergogne ont ainsi muselé une part importante du débat.

Ensuite, une petite couche de mensonges permet de faire passer en force son point de vue, si besoin Par exemple, il a été aisé de prétendre que le samedi matin a été enlevé. Mais pourquoi oublier de dire que ces heures « perdues » ont été reportées sur les quatre autres jours ? Annoncer que Genève avait moins d'heures que les autres cantons a aussi produit son petit effet. Et dès que les opposants font paraître des chiffres émanant d'organismes officiels qui démentent cette annonce, on déclare qu'ils sont faux ou que l'on ne peut pas vraiment comparer car dans les autres cantons les variations sont trop importantes d'un village à l'autre. Et pourtant l'argumentation de M. Beer se base justement à l'origine sur une comparaison entre les cantons !

Et si cela ne suffit pas, un peu de mauvaise foi permet toujours de se sortir de situations embarrassantes. Lorsque les référendaires citent l'exemple de la Finlande, championne aux tests PISA, pour montrer que ce n'est pas le nombre d'heures qui détermine la qualité d'un système, on annonce avec audace que les Finlandais vont plus longtemps à l'école. En effet, ces derniers vont à l'école 188 jours contre 151 pour les petits Genevois dixit M. Aubert dans les « clés de l'école »... 250'000 exemplaires à nos frais. Mais ce qui est « oublié » c'est ,entre autres, la durée plus courte de leurs journées. Dans les faits, ils passent donc moins de temps à l'école avec de meilleurs résultats. Argumenter sur le nombre de jours alors que c'est la durée passée à apprendre à l'école qui devrait être citée constitue tout de même une belle escroquerie.

Et que serait une votation sans une part de menace ? Il est si simple pour l'homme de pouvoir de jouer avec les craintes de son auditoire. Il est si facile de prétendre que sans le mercredi matin, le plan d'étude romand ne pourra pas être suivi. Ou que s'il n'y a pas plus d'heures, un chaos scolaire est inévitable. Nous avons heureusement évité de justesse l'annonce d'une nuée apocalyptique de sauterelles si le NON venait à l'emporter. Il est pourtant assez étonnant de constater que 90% des enseignants ne partagent pas ces craintes. Mais il est vrai que ce ne sont que les professionnels du terrain. Que connaissent-ils vraiment du programme ou de la tenue d'une classe par rapport à d'éminents conseillers bureaucrates ?

La triste conclusion de cette ironique situation, c'est que cela a empêché un véritable débat centré sur les élèves qui aurait dû permettre de trouver de vraies solutions pour améliorer notre école. Cela n'est, une fois de plus, « que »... partie remise ou remis aux partis... et à leurs conseillers.

Tout cela peut paraître anecdotique. Au fil du temps, nous nous sommes habitués à ce système qui abuse et détourne une démocratie que pourtant bien des pays nous envient. Pourquoi cela est-il possible ? Les raisons sont sans doute multiples, mais l'impunité de ces pratiques y tient certainement une grande part. Il est temps pour les citoyens d'envoyer un signal fort afin que ces pratiques cessent. Un vote sanction, un NON à l'école le mercredi matin, est nécessaire pour faire comprendre aux personnes que nous élisons qu'ils ont des comptes à rendre, qu'ils nous représentent et que nous ne tolérons pas leurs méthodes sournoises de manipulation des opinions. Surtout, qu'aux dernières nouvelles, aucune sauterelle n'est en vue.

Christophe Blandin

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04/03/2012

Le mercredi matin n’est pas un trou à boucher

nonaumercredi.jpgC’est un peu l’histoire du type qui tourne autour d’un réverbère. C’est la nuit, un passant s’inquiète. « J’ai perdu mes clés. » L’autre propose son aide et après avoir longtemps scruté le sol en vain, s’étonne quand même. « Mais enfin, où les avez-vous perdues exactement ? – Là-bas, de l’autre côté de la rue. – Vous vous fichez de moi, pourquoi chercher ici alors ? – Qu’est-ce que vous voulez, ici, c’est tellement mieux éclairé ! »

A Genève, on voudrait rajouter des heures au primaire. Or, s’il fallait vraiment trouver un déficit de temps d’enseignement sur la scolarité obligatoire c’est du côté du Cycle d’orientation (CO) qu'il faudrait regarder et corriger (en admettant qu’on veuille absolument que nos élèves soient ceux qui passent le plus de temps à l’école, et dépasser le Valais qui est le seul canton romand à nous devancer d’une courte tête). Au CO, le département de l’instruction publique (DIP) a réussi à faire injecter plus de 30 millions : 10 millions au minimum par degré pour engager des profs supplémentaires, sans augmenter d’une seule minute le temps d’enseignement. Au primaire, c’est le contraire. Augmentation massive des heures sur 4 degrés (5-6-7-8) sans aucun poste supplémentaire pour y faire baisser les effectifs de classe et améliorer les conditions d’enseignement.

Le Rapport sur l’éducation en Suisse 2010 (p. 72) avait déjà montré que l’enseignement secondaire 1 à Genève était celui qui avait le moins d’heures du pays (seul Nidwald faisait moins bien) et celui pour lequel l’Etat dépensait le plus. J’avais d’ailleurs écrit en mai 2010 une lettre fort claire à ce propos au parlement genevois (voir extrait ci-dessous). Le DIP avait quand même, au tout début de la pré-consultation, confirmé que le CO était concerné par la problématique de l’horaire scolaire en lien avec les objectifs du plan d’études romand (PER). Avant de se rétracter et d’avoir cette phrase merveilleuse : il faudrait certes rajouter des heures au CO mais ce n’est pas possible car il travaille déjà le mercredi matin, ce qui n’est pas le cas du primaire… Et comment font les autres cantons qui passent à 33 périodes hebdomadaires au CO ? Conclusion : le primaire n’a pas besoin d’heures en plus car il en a déjà suffisamment (cf. tableau du SER), et ce n’est pas parce qu’il y a un trou horaire disponible qu’il faut le combler…

Extrait de la lettre du 17 mai 2010 adressée aux députés :
1. Temps d’enseignement
Primaire: Genève (GE) est très proche de la moyenne suisse ; 12 cantons ont moins d’heures d’enseignement que notre canton (JU-TG-SH-BE-ZH-NW-UR-ZG-LU-SO-AG-BS).
Secondaire 1: Le CO genevois est avant-dernier ; seul un canton (NW) compte moins d’heures que GE.
2. Dépenses publiques par élève
Primaire: GE est à la traîne (antépénultième, seuls le TI et le VS font moins bien) ; 23 cantons consacrent donc davantage de ressources que GE au primaire !
Secondaire 1: Le CO genevois dépasse de plus de 5'000.- CHF le coût moyen de l’élève en Suisse ; GE est le canton qui dépense le plus pour le secondaire 1.

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28/02/2012

Horaire scolaire : le Conseil d'Etat peut-il impunément tromper la population à la veille d'une votation ?

nonaumercredimatin.png« Les élèves genevois sont ceux qui bénéficient du plus grand nombre de temps d'enseignement après le Valais, contrairement à ce qu'affirme l'Etat de Genève. »

Voilà ce qu'affirme le syndicat des enseignants romands (SER) dans une étude détaillée qui prend en compte les 11 degrés de l'enseignement obligatoire. Autrement dit, le département de l'instruction publique (DIP) et le Conseil d'Etat désinforment la population (cf. la brochure de la votation cantonale) en prétendant le contraire au moyen d'une propagande massive.

 

Temps total d'enseignement en heures sur les 11 ans de la scolarité obligatoire (4-15 ans)
(entre parenthèses, l'écart avec la moyenne romande qui est de 8839,61 heures)

  1. VS : 9351,50 heures (+ 511,89 h.)
  2. GE : 9011,00 heures (+ 171,39 h.)
  3. FR : 8963,05 heures (+ 123,44 h.)
  4. BE : 8782,50 heures (- 57,11 h.)
  5. VD : 8734,50 heures (- 105,11 h.)
  6. NE : 8613,75 heures (- 225,86 h.)
  7. JU : 8421,00 heures (- 418,61 h.)

Etant donné que le syndicat d'abord, puis le comité référendaire, contestent les chiffres du DIP depuis longtemps et dénoncent l'augmentation démesurée projetée, comment qualifier cette persévérance dans l'erreur de la part des autorités et que penser de ce manque de volonté de présenter de manière honnête un objet devant le peuple ? Quelle que soit la dénomination de cette déplorable obstination et sa motivation, la seule réponse est de voter NON le 11 mars pour sanctionner le gouvernement genevois (quel crédit possède-t-il encore... ?) et de rejeter la loi sur l'augmentation de l'horaire afin de préserver tous les élèves.

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26/02/2012

Large soutien pour refuser le mercredi d'école

nonau mercredidecole.jpgLa liste des soutiens au NON à l'augmentation massive de l'horaire à l'école primaire s'allonge. Des personnalités de tous bords s'impliquent pour que cette loi soit refusée.

=> Voir le site du comité référendaire : www.nonaumercredimatin.ch

Ce large éventail prouve d'une certaine manière que le projet soumis au verdict du peuple ne convainc véritablement ni à gauche ni à droite. Et quand une loi est insatisfaisante, que 18'000 citoyens ont signé un référendum afin d'avoir leur mot à dire, il n'y a pas 36 solutions ; il faut la rejeter.

C'est pourquoi, le 11 mars, ils et elles voteront NON au mercredi matin d'école :

  • David ANDENMATTEN, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
  • Marcellin BARTHASSAT, (architecte)
  • Marie-Ange BARTHASSAT, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
  • Madeleine BERNASCONI (PLR, anc. maire de Meyrin, anc. députée, anc. conseillère nationale)
  • Danielle BONNETON, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
  • Andreea CAPITANESCU BENETTI, (chargée d'enseignement à l'université de Genève)
  • Julien CART (Les Verts, conseiller municipal en Ville de Genève)
  • François CLEMENT, (pédiatre)
  • Chiara CURONICI, (psychologue, membre du SSP - syndicat des services publics)
  • Anne DAVIER (anc. ens. prim., réd. en chef du journal de l'ADC - Association pour la danse contemporaine)
  • Jean-François GAILLARD, (PLR)
  • Renaud GAUTIER, (PLR, député, ancien président du Grand Conseil)
  • Paolo GILARDI, (SSP - syndicat des services publics)
  • Jean-François GIRARDET, (MCG, député au Grand Conseil)
  • Alfonzo GOMEZ CRUZ, (Les Verts, coprésident des Verts Ville de Genève)
  • Daniel HALPERIN, (pédiatre)
  • Pascal HOLENWEG, (Parti socialiste, conseiller municipal en Ville de Genève)
  • Laurent JIMAJA, (Les Verts)
  • François LEFORT, (Les Verts, député au Grand Conseil, comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives)
  • Pierre LOSIO, (Les Verts, instituteur retraité, député au Grand Conseil)
  • Claire MARTENOT, (enseignante au CO, SSP, membre de l'Assemblée Constituante)
  • Michel MARTI, (ancien directeur du Service des loisirs de la jeunesse - Office de la jeunesse)
  • Yves MEYLAN, (Les Verts)
  • Isabelle MILI, (musicienne, chargée d'enseignement à l'université de Genève)
  • Souhail MOUHANNA, (président de l'AVIVO, membre de l'Assemblée Constituante)
  • Cynthia MUGNIER, (chargée d'enseignement suppléante à l'université de Genève)
  • Olivier NORER, (Les Verts, député au Grand Conseil)
  • Maria PEREZ, (comédienne)
  • Frédérique PERLER-ISAAZ, (Les Verts, conseillère municipale en Ville de Genève)
  • Eric PEYTREMANN, (comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives, ancien président du GAPP)
  • Mauro POGGIA, (MCG, conseiller national)
  • Jacqueline ROIZ (Les Verts, députée au Grand Conseil)
  • Michèle ROULLET, (PLR, conseillère municipale en Ville de Genève, présidente du GRÉ - Groupe de réflexion sur l'école)
  • Marco SPAGNOLI, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
  • Laurent TETTAMANTI, (Parti communiste genevois)
  • Etiennette VELLAS, (syndicat des enseignants romands - SER)
  • Carole VEUTHEY, (chargée d'enseignement, FPSE, université de Genève)
  • Joanne WIESNER, (psychologue)

 

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