16/08/2014

Frais de garde: la Ville plus généreuse que le canton

Les indemnités pour charge de famille sont prévues en Ville de Genève. Les conseillères et conseillers municipaux peuvent donc demander le remboursement des frais de garde de leur enfant afin de pouvoir siéger. Sur 10 années, de 2003 à 2012, cela a coûté en moyenne 2943 francs par an. Une somme qui semble supportable. Il est ainsi étrange que le bureau du Grand Conseil n’ait pas voulu entrer en matière pour le couple de députés Mizrahi-Moyard (voir le site de la TG). Il y a certes dorénavant des suppléant-e-s mais ce prétexte n’est pas convainquant. Pourquoi faudrait-il prouver qu’aucun-e suppléant-e n’est disponible pour pouvoir prétendre engager une baby-sitter et se faire rembourser les frais, et comment d’ailleurs pourrait-on démontrer cette indisponibilité ? Nouvelle Constitution ou pas, l’Etat devrait effectivement prendre des mesures pour permettre aux personnes élues d’exercer leur mandat électif dans des conditions favorables. Or, c’est plutôt le contraire que l’on constate ces derniers temps, notamment avec les attaques que subissent les fonctionnaires. Le règlement du personnel de l’administration cantonale prévoyait que « l’exercice d’un mandat électif est garanti ». Mais cette phrase a été biffée de manière autoritaire par le nouveau Conseil d’Etat, le 1er avril 2014...

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15/08/2014

Pauvre école

tableau_rentrée.jpg« On a déjà taillé dans le gras et la chair, maintenant on s’attaque à l’os. » Cela fait des années qu’on entend le même refrain à chaque rentrée scolaire. Les syndicats usent de la même image pour dénoncer les économies faites sur le dos de l’école. « A force de faire des trous dans le fromage, il y a plus de trous que de fromage » est une variante. Il faut croire que l’école est finalement bien charpentée, ossue et que la croûte, la carapace est solide. Mais, sérieusement, au-delà de la plainte récurrente, quelles actions ont été menées ? Pourquoi la rentrée scolaire serait-elle immuable ? Pour quelle raison cautionne-t-on le bricolage permanent ? Comment résister à la prétendue inéluctabilité des économies à réaliser dans le domaine de la formation ? Si les conditions d’enseignement se détériorent année après année, qu’attendent les associations professionnelles et syndicales pour mettre le holà ? Depuis plus de 20 ans le corps enseignant genevois se fait balader. Cependant, au lieu de s’unir et revendiquer d’une seule voix, il donne plutôt l’impression de se chamailler pour savoir qui du primaire ou du secondaire peut briguer le statut de « parent pauvre de l’école »… Pauvres élèves !

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09/11/2013

"Le mercredi matin d'école, ça se refuse !"

boycott-mercrediecole.jpg« 20 millions, ça ne se refuse pas ! » claironnait le parti socialiste pour soutenir l’augmentation massive de l’horaire de l’écolier. Certes, cet argument pouvait se défendre, notamment sous l’angle des postes supplémentaires que cela représentait. Mais il n’a jamais été question de demander aux fonctionnaires de financer eux-mêmes ce projet ! Or, maintenant que l’ajout du mercredi matin d’école a été accepté en votation populaire (11 mars 2012), voilà que le Conseil d’Etat découvre qu’il n’a pas (ou n’aurait pas, c’est selon) les moyens de réaliser ce changement à la rentrée 2014. Sans gêne, il décide donc de piquer dans la poche des fonctionnaires en supprimant l’augmentation annuelle à laquelle ils ont droit (déjà supprimée en 2012 – et bien des fois auparavant…). Les engagements du plus gros employeur du canton sont à géométrie variable. Ce n’est pourtant pas aux enseignants de se sacrifier pour la mise en place d’un projet hautement controversé (le référendum avait récolté plus de 18 000 signatures). Si le budget ne prévoit pas de verser l’annuité 2014 complète, il est clair que le corps enseignant devra se mobiliser pour refuser ce chamboulement, à l’instar de toute la fonction publique qui n’a pas à payer la réalisation de nouvelles prestations publiques.

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12/07/2013

L’unité syndicale ne peut pas attendre

1935367697.jpgLe Cartel intersyndical est fort de 9 organisations. La diversité des associations représentatives du personnel est une richesse qui contribue à faire avancer la faîtière syndicale. Cependant, l’absence du SSP, syndicat des services publics, qui avait suspendu sa participation au Cartel en juin 2011, a pesé lourdement ces douze derniers mois. Quitter durant deux ans la faîtière – mais sans vraiment démissionner – a mis à mal l’unité syndicale. Genève connaissait en la matière une situation dont il y avait tout lieu de se réjouir. Il suffit de regarder du côté du canton de Vaud pour constater qu’il n’y a rien à envier aux divisions qui existent entre la FSF (fédération des sociétés de fonctionnaires), le SSP et SUD (fédération syndicale service public). Las, la section genevoise du SSP a laissé s’écouler une année entière sans reposer à sa base la question de la réintégration au Cartel. Le 13 mai 2013, l’Assemblée générale du SSP a toutefois décidé de quitter le Cartel, faisant le constat de la divergence existant au sujet de la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG), ce qui n’apportait rien de nouveau, les positions respectives et le scénario (référendum, votation) étant connus depuis septembre 2012. Cette défection, que le SSP a mis longtemps à formaliser, ne se justifie pas. En effet, personne n’imagine qu’une faîtière pourrait n’avoir que des positions prises à l’unanimité. Ainsi, si la contribution de toutes les organisations au débat est nécessaire, chaque organisation a ensuite la possibilité de s’en distancer, de reprendre sa liberté si un différend demeure.

Dans une période où il est unanimement reconnu que la mobilisation est difficile à réaliser, toute division affaiblit le mouvement syndical et il en va de même des dérives sectaires. Il est illusoire, alors que les forces sont comptées, de prétendre poursuivre une action combative en continuant à collaborer de manière ponctuelle sur les objets qui réunissent la faîtière et le SSP. Même si le Cartel n’est pas opposé à l’idée de coordonner ses actions avec le SSP lorsque cela s’avère nécessaire – comme il l’a fait durant cette année écoulée –, il est évident que la déperdition d’énergie causée par les discussions en parallèle se fait au détriment de la lutte syndicale et, partant, de l’intérêt des travailleuses et travailleurs.

Les changements profonds qui menacent les conditions de travail des employé-e-s de l’Etat et du secteur subventionné ne devraient pas souffrir de conflits internes. Avec les élections générales de cet automne, le fort renouvellement du gouvernement prévu, la fonction publique doit pouvoir résister pied à pied aux attaques programmées contre les fonctionnaires et les prestations à la population. Il faut donc avoir conscience que, face à l’employeur, la plus grande unité possible doit être recherchée en permanence, qu’il en va du devoir de chaque organisation syndicale vis-à-vis du personnel, et qu’il serait irresponsable de ne pas être ensemble pour s’opposer aux iniquités en cours et à venir.

(photo : Demir SÖNMEZ - http://demirsonmez.blog.tdg.ch/)

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21/04/2013

Manifestation contre le budget d'austérité le 23 avril

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Les associations d’étudiant-e-s (AEIES, AEH, SOUPÔ, CUAE, RESACTE, SONDE*), le SSP et le Cartel intersyndical invitent l’ensemble du personnel et la population genevoise à manifester dans les rues de Genève leur opposition à la politique d’austérité.

MANIFESTATION le mardi 23 avril 2013

rendez-vous dès 16h45 à la HETS (16, rue du Pré-Jérôme – 1205 Genève)

Départ de la manifestation à 17h30 pour rejoindre la Place de Neuve (18h00) et poursuivre dans les rues Basses jusque devant le SPMi (parcours)

La manifestation est également soutenue par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS).

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* Associations représentant la HETS, l’Hepia, le post-obligatoire, l’Université, le réseau suisse d’action étudiante et la HEDS

 

10/04/2013

Assemblée du personnel de l'Etat le 11 avril

ASSEMBLÉE du PERSONNEL de l'ETAT et du SECTEUR SUBVENTIONNE

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Jeudi 11 avril 2013 – 20h00 – salle du Faubourg

Ordre du jour proposé (cliquer ici) :

1. Budget 2013 : toujours plus antisocial

Quel budget sera voté le 25 ou le 27 avril, ou plus tard ? Chaque nouveau projet réduit les dépenses et la menace d’une coupe linéaire de 2% est toujours pendante. En parallèle, les recettes nouvelles par le biais notamment de la levée du bouclier fiscal sont refusées par la majorité du parlement …

… et ce n’est pas fini : le plan financier quadriennal (PFQ) 2013-2016 renforce la politique d’austérité délétère pratiquée, envisage de supprimer les augmentations salariales en 2014 et 2015, et prépare des budgets toujours plus néfastes pour le personnel et les prestations publiques.

2. Mobilisations et actions pour la défense des services publics

23 avril, 25 avril, 1er mai, 1er juin, … : propositions et informations sur les prochaines manifestations prévues ou à envisager ; objectifs des mobilisations, formes d’actions, etc.

3. Non à l’abrogation du PLEND

Un projet de loi concocté par la droite (PL 11037) prévoit la suppression du plan d’encouragement au départ anticipé. Le PLEND est une mesure qui bénéficie tant à l’employé-e qu’à l’employeur. Il est anormal que pour des raisons purement idéologiques et hautement anti fonctionnaires, les moyens de partir à la retraite plus tôt soient attaqués. Il faut donc exiger le retrait de ce PL.

4. Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

Règlement général de la caisse : informations sur les discussions menées entre le Cartel et le département des finances ; obtention du maintien du niveau de rente acquis au 31 décembre 2013 ; …

Règlement pénibilité : acquis et revendications du Cartel ; commission permanente ; …

5. Projet SCORE (système compétences-rémunération-évaluation)

Après une lutte exemplaire, le Cartel avait réussi à faire abandonner le projet de modernisation du système d’évaluation des fonctions (ModSEF). Mais l’Etat employeur revient à la charge avec un projet opaque, diviseur, où les mots « salaire au mérite » sont soigneusement évités mais où les dangers sont grands…

6. Projet de résolution pour la défense des services publics

Une large place sera réservée aux interventions de la salle !

Venez nombreuses et nombreux débattre de l’avenir des services publics et de la résistance à organiser ensemble.

Le bureau du Cartel info@cartel-ge.ch

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13/03/2013

Vers la mort des camps de ski

La volonté du DIP de privatiser le service de location de skis est scandaleuse. Ces économies de raclures de fart ne soulèvent hélas pas le même émoi que lorsque la suppression du SRED a été envisagée par des députés de la commission des finances. Pourtant, c’est clairement la fin des camps de ski qui est programmée avec une telle décision. Actuellement, les élèves peuvent louer un équipement complet pour 26 francs (12 francs les skis et bâtons, 12 francs les chaussures et 2 francs le casque). Demain, si le DIP trouve repreneur (il faut souhaiter que non), les prix grimperont en flèche.

Or, il faut savoir que pour organiser son camp de ski, l’enseignant primaire ne peut demander que 180 francs aux parents. Mais les coûts sont déjà bien plus importants : 135 francs pour l’hébergement et la nourriture, 90 francs en moyenne pour l’abonnement de ski, soit 225 francs au total. Ce qui fait que le prof doit déjà « trouver » les 45 francs manquants par élève. La location vient en sus et comme l’immense majorité des élèves loue ses skis, c’est en fait 206 francs que les parents doivent débourser (180 + 26). 2012 camp de ski Morgins 210 (Petit).JPGMême si la somme peut paraître modeste pour une semaine de ski en chalet à la montagne, nombre de parents expriment leurs difficultés à sortir cette somme et font une demande d’aide financière, accordée en général à hauteur de 75 francs. Dans ce contexte, il n’est pas toujours évident pour les enseignants de récolter les sommes dues. Quand le prix de la location aura explosé, il y a fort à parier que parents et enseignants renonceront de plus en plus souvent  aux camps de ski.

Pour un canton comme Genève, encourager l’organisation d’une semaine de sports d’hiver pour les classes primaires, loin du smog, devrait être une priorité. La découverte de la montagne en hiver et l’apprentissage d’un sport où tous les élèves progressent de manière impressionnante en 5 jours constituent un programme essentiel dont chaque enfant devrait pouvoir bénéficier durant son parcours scolaire. Il est du devoir du département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) de promouvoir ces camps. S’il réalise l’externalisation du service de location de skis, il les tuera.

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03/03/2013

Fusion des caisses de pension : après le OUI, la lutte continue

Un vote responsable

Les syndicats regroupés au sein du Cartel intersyndical prennent acte de la volonté populaire de soutenir et de financer les retraites des fonctionnaires en acceptant la création de la nouvelle caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG). Le 3 mars 2013, le peuple a donc dit OUI de manière très nette à la fusion des caisses de pension CIA et CEH, entérinant ainsi les principes que le Cartel a toujours défendus :

  • la primauté des prestations ;
  • la répartition des cotisations 2/3 employeurs – 1/3 employé-e-s ;
  • un plan de prévoyance plus solidaire à l’égard des bas revenus et plus égalitaire ;
  • des conditions de retraites plus favorables aux métiers pénibles.

Contrer les projets de la droite

Mais la lutte doit se poursuivre, notamment contre la volonté de la droite de supprimer le plan d’encouragement au départ à la retraite anticipé (PLEND), projet qui supprimerait de facto la possibilité de partir à la retraite avant l’âge AVS, alors que cette éventualité a été acceptée par le peuple dans le cadre de la loi sur la CPEG. Le Cartel poursuivra son engagement pour que les règlements d’application de la loi sur la CPEG soient les meilleurs possibles, en particulier ceux liés  au plan de prévoyance et à la pénibilité physique, sans omettre le règlement électoral de la nouvelle caisse.

Un nouvel équilibre à trouver

Enfin, si l’effort demandé au personnel pour la réforme de leurs retraites est considérable, il est dorénavant devenu indispensable d’obtenir des mesures de « compensation », à commencer par :

  • l’application stricte des mécanismes salariaux ;
  • l’octroi d’effectifs supplémentaires dans les services, secteurs, et institutions qui en ont cruellement besoin ;
  • la diminution du temps de travail.

 

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27/02/2013

Pour protéger les retraites de demain, mettons les caisses en commun !

Le 3 mars 2013, nous disons OUI à la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève.


OUI à une fusion qui répond à de nouvelles exigences fédérales, dans un calendrier très serré.

OUI à un financement partagé : 55% à charge des assuré-e-s et 45% à charge de l’Etat employeur.

OUI à une loi qui assure une prévoyance correcte pour un service public de qualité, qui préserve davantage les retraites des bas salaires et des personnes exerçant des tâches pénibles.

OUI à une solution qui évite un cataclysme financier aux contribuables genevois.

Comme nous, votez et faites voter OUI le 3 mars à la LCPEG :

Thierry Apotheloz, Conseiller administratif à Vernier; Olivier Baud, président du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné; Pilar Blanco, psychopédagogue, syndiquée SSP, membre du Comité CEH; Monique Boget, Conseillère administrative à Meyrin; Adrien-André Briol, président de l’AMPIA (association des retraités de la CIA); Claude-Victor Comte, ancien Directeur de la CIA; Ferdinand Le Comte, Maire de Presinge; Robert Cramer, Conseiller aux Etats; Roger Deneys, député; Bernard Dumont, rédacteur, syndiqué SSP, membre du Comité de la CIA; Anne Emery-Torracinta, députée; Alain de Felice, adjoint scientifique à l’inspection du travail, syndiqué SSP, membre du Comité de la CIA; Davide De Filippo, SIT et membre du Bureau du Cartel; Emilie Flamand, députée, présidente des Verts; Sophie Forster Carbonnier, députée et cheffe de groupe; Pierre Gauthier, Conseiller municipal en Ville de Genève; Esther Hartmann, députée; Antonio Hodgers, Conseiller national; Jean-Daniel Jimenez, enseignant HES, syndiqué SSP, membre du comité CIA; Carole-Anne Kast, Conseillère administrative à Onex; Nicole Lavanchy, Présidente du SIT; Pierre Losio, député; Anne Mahrer, députée; Liliane Maury Pasquier, Conseillère aux Etats; Salima Moyard, députée; Joel Mugny, secrétaire coordinateur de SYNA; Antonino Muraca, président a.i. de l’ADP-EPM (association des retraités de la CEH); Magali Orsini, présidente de « la Gauche » Genève; Katia Oppliger, présidente Fapcegm-Hem; Luc Pouilly, Secrétaire ADP-EPM; Maria Roth-Bernasconi, Conseillère nationale, secrétaire générale de l’association du personnel de la Confédération; Marti Ruiz Altaba, UCESG et membre du bureau du Cartel intersyndical; Romain de Sainte Marie, Président du Parti socialiste genevois; Sandrine Salerno, Conseillère administrative en Ville de Genève; Pierre-Alain Tschudi, Conseiller administratif à Meyrin; Michel Vincent, président faîtier de l’AGEEP; Laurent Vité, président SPG; Nicolas Walder, Conseiller administratif à Carouge

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15/02/2013

Le Cartel intersyndical soutient les grévistes de La Providence

MANIFESTATION NATIONALE en soutien aux grévistes licencié-e-s de La Providence à Neuchâtel

Samedi 16 février – Neuchâtel

9h18 : départ du train de Genève

10h30 : Rassemblement place de la gare (Neuchâtel)

11h00 : Départ du cortège direction La Providence

Le Cartel vous invite à vous joindre nombreuses et nombreux à ce rendez-vous important pour défendre le droit de grève. Il délivre aux grévistes licencié-e-s le message de soutien suivant :

"Le Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné apporte son plein soutien aux grévistes injustement licencié-e-s.

A Genève, le droit de grève est aussi attaqué et seule une solidarité syndicale d’envergure, sans frontières cantonales ou autres, est à même d’opposer la résistance nécessaire à cette remise en question d’un acquis fondamental. Le combat mené par le personnel de La Providence est juste. Le maintien d’une convention collective est essentiel. La sauvegarde des emplois de l’hôpital est primordiale pour que des soins de qualité continuent à être dispensés à la population.

Le Cartel intersyndical soutient les revendications exprimées : la suppression sans délai des licenciements, le maintien de tous les postes dans le secteur de la santé à Neuchâtel, le respect de la convention collective de travail dans les établissements de la santé subventionnés et l’appel au gouvernement à enfin s’activer pour trouver une solution.

L’unité syndicale est plus nécessaire que jamais et le Cartel salue la lutte exemplaire des grévistes, combat qu’il soutiendra tant qu’il devra durer et que les requêtes légitimes du personnel de l’hôpital n’auront pas trouvé de réponse satisfaisante."

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14/02/2013

Les raisons du OUI à la caisse de prévoyance

Voilà les raisons principales, résumées, qui ont poussé le Cartel intersyndical à prendre position en faveur du OUI à la loi sur la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG) lors de la votation du 3 mars :

Trois contraintes inévitables

L’équilibre actifs-ves et pensionné-e-s et l’allongement de l’espérance de vie génèrent un besoin de financement accru pour verser les pensions. Suite aux crises financières internationales, les rendements des capitaux de prévoyance ont été moins bons que prévus. Enfin, le nouveau droit fédéral oblige les caisses publiques à élever leur taux de couverture à 80%. Cette obligation est inique, absurde et très coûteuse : plusieurs milliards de francs doivent être trouvés pour respecter les contraintes fédérales auxquelles la CIA et la CEH ne peuvent échapper. Le statu quo n’est donc pas possible.

Préserver les retraites du personnel des services publics

Dans un contexte d’économies budgétaires (suite à des baisses d’impôts acceptées par le peuple) et de fortes pressions politiques, l’option de négocier un accord avec le Conseil d’Etat sur la fusion des caisses a été prise. Fort du constat que dans d’autres collectivités publiques c’est le personnel qui a payé le prix fort de la recapitalisation, le Cartel s’est activé pour préserver l’essentiel. En effet, les intentions de la droite majoritaire au Grand Conseil, qui ne perd aucune occasion de démanteler les droits des salarié-e-s des services publics, et qui rêve de soumettre le personnel aux minima LPP, sont dangereuses et réelles.

En juin 2011, un accord a été trouvé et un projet de loi déposé. La droite a ensuite détérioré certains aspects, mais des points essentiels de l’accord sont préservés :

  • primauté de prestation sur le dernier traitement assuré
  • répartition 2/3 – 1/3 de la cotisation ordinaire
  • mesures transitoires favorables
  • retraite anticipée de 3 ans pour les professions les plus pénibles, essentiellement celles de la santé.

La droite en embuscade

Si le non l’emporte, ni le Conseil d’Etat, ni aucun parti du Grand Conseil ne prendront le risque financier et politique de ne pas avoir de loi au 1er janvier 2014, comme l’impose le droit fédéral. Un nouveau projet de loi sera donc déposé et la majorité de droite en a déjà annoncé la couleur : fin de la primauté de prestations, cotisations à 50%-50%, abandon des conditions préférentielles pour les métiers pénibles, baisses de prestations encore plus importantes. La perspective d’obtenir une fusion plus favorable aux assuré-e-s, comme l’envisagent les référendaires, est une illusion.

Le Cartel refuse d’exposer les retraites de quelque 60’000 personnes à une dégradation encore plus massive.

Votez et faites voter OUI le 3 mars

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13/02/2013

Le Cartel dit OUI à la caisse de prévoyance

Les 9 organisations membres du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné recommandent de voter OUI à la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève le 3 mars 2013.

Les retraites de plus de 60 000 personnes sont en jeu. L'affiche du Cartel :

OUI le 3 mars.JPG

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28/10/2012

Plus jamais ça !

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MANIFESTATION le vendredi 9 NOVEMBRE 2012

Rassemblement à 17h45 à la zone piétonne du Mont-Blanc (devant la gare Cornavin) puis manifestation dans les rues de Genève jusqu’à la Pierre commémorative (Plaine de Plainpalais).

1932…
Le 9 novembre 1932, l’armée suisse, appelée par le Conseil d’Etat, ouvre le feu sur une manifestation antifasciste à Genève. 13 civils sont tués, près d’une centaine blessés. Pendant plusieurs jours, l’armée occupe militairement la ville.

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En prévision de prochaines révoltes sociales, le Département fédéral de la défense prévoit d’utiliser à nouveau l’armée comme instrument de maintien de l’ordre intérieur. A cet effet, le chef de l’armée prépare la création de quatre nouveaux bataillons de 1600 hommes de la police militaire. A Genève, un sixième du corps électoral adopte une Constitution qui en son art. 112 prévoit l’appui de l’armée pour le maintien de l’ordre.

 

Affichette et tract à télécharger sur le site du Cartel intersyndical

 

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22/09/2012

Le Cartel ne soutient pas le référendum contre la caisse de prévoyance

Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

COMMUNIQUÉL01-Logo-Cartel-int-rouge-ext-blanc.gif

Aucun soutien ne sera accordé au référendum lancé par le SSP

Un signal dangereux
Le Cartel rappelle que son Assemblée des délégué-e-s (AD) du 19 septembre a pris à l’unanimité la résolution de ne pas lancer de référendum contre la loi sur la caisse de prévoyance et de ne pas soutenir le lancement éventuel d’un référendum par une autre organisation. Le Cartel a ainsi immédiatement écrit au syndicat des services publics (SSP) pour lui demander de ne pas le lancer non plus. L’Assemblée générale du SSP a toutefois choisi le 20 septembre de combattre la loi sur la CPEG par voie référendaire.
Davantage à perdre qu’à gagner
Le Cartel réaffirme avec fermeté aujourd’hui qu’il n’accordera aucun soutien à cette initiative. Le Cartel estime avoir fait le maximum pour arriver à une loi qui reste certes insatisfaisante mais qui conserve néanmoins certains principes primordiaux (primauté de prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-2/3 employeur, reconnaissance de la pénibilité physique du travail, notamment). Au vu de l’équilibre très fragile autour de cette loi, la remise en question du texte voté par le parlement risque de réactiver de manière encore plus virulente les critiques injustes sur la prévoyance réservée aux employé-e-s de l’Etat et de créer une opposition accrue vis-à-vis de cette loi, mais pour des raisons opposées à celles des syndicats et du Cartel. Avec pour conséquence le risque d’aboutir à un résultat encore pire pour les quelque 65'000 affilié-e-s des deux caisses.
Une unité syndicale à retrouver face aux violentes attaques à venir
Le Cartel estime qu’à l’heure où l’unité syndicale devrait se renforcer, l’alleingang du SSP a un effet néfaste. En effet, d’une part les points à discuter avec le Conseil d’Etat au sujet des retraites sont encore nombreux et se voient freinés par le référendum, laissant nombre de salarié-e-s dans l’expectative, et, d’autre part, les attaques contre la fonction publique et les prestations à la population vont connaître une forte recrudescence, tout à fait prévisible avec la présentation du projet de budget 2013 déficitaire (que la droite juge « inacceptable »). Ainsi, au moment où les employé-e-s de la fonction publique et les services publics ont le plus besoin d’être défendus par les syndicats, toute division fait le jeu des tenants du « moins d’Etat », au détriment de la majorité de la population.
Le Cartel fera cependant tout son possible pour que dans les semaines à venir, avant le vote du budget, les mobilisations nécessaires se réalisent sous le signe de l’unité syndicale, et appelle le personnel non seulement à ne pas se diviser mais aussi à suivre attentivement les informations, tracts, actions, etc. à venir pour défendre ensemble les conditions de travail et les prestations publiques.

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20/09/2012

L'AD du Cartel ne se risque pas au référendum

Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

COMMUNIQUÉ

La loi votée par le parlement le 14 septembre reste insatisfaisante

L’Assemblée des délégué-e-s (AD) du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, réunie le 19 septembre, a pris acte de la loi sur la CPEG et regrette que les amendements légitimes – mêmes ceux qui n’avaient qu’une portée politique, sans incidence financière – aient été refusés. L’AD, après une analyse de la situation, a cependant estimé que le lancement d’un référendum comportait des risques trop importants pour le personnel. En effet, tant à cause du rapport de forces, de l’actuelle majorité parlementaire que du calendrier imposé par le droit fédéral, les associations représentatives du personnel ne peuvent garantir que l’élaboration d’une nouvelle loi apporterait des améliorations sensibles. Au contraire, si le référendum aboutissait et gagnait dans les urnes, l’inévitable projet de loi qui suivrait pourrait aggraver encore davantage les plans de prestations et mettre à mal des principes chers aux syndicats (primauté des prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-e - 2/3 employeur, notamment). Le Cartel refuse ainsi d’exposer davantage les quelque 60 000 personnes concerné-e-s et ne soutiendra pas le lancement d’un référendum si d’aventure une autre organisation se résolvait à le lancer.

La loi ne règle cependant pas tout

L’AD préfère ainsi valoriser la mobilisation du personnel réalisée le 13 septembre à l’appel du Cartel et du SSP pour positionner la faitière syndicale en partenaire fort pour les négociations à venir avec l’Etat sur les règlements qui découleront de la loi. Le partenariat social a été bafoué par le parlement mais ce dernier a aussi ses limites en matière de compétences. Le Cartel attend en particulier des dispositions rapides sur les mesures transitoires, respectueuses des termes des discussions qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, et entend négocier au plus près avec l’Etat-employeur les conditions d’octroi des critères de pénibilité afin que le nombre estimé – et qui figure dans l’accord qui avait été signé – soit au moins respecté.

Une loi fédérale qui reste à combattre

L’AD rappelle enfin, et le rappellera tant que cela sera nécessaire, que la panade dans laquelle se trouvent les caisses de pension en Suisse, bien au-delà du canton de Genève donc, provient pour l’essentiel de la loi fédérale votée en décembre 2010 et qui contraint à recapitaliser à 80% les caisses publiques au système mixte de financement. Cette mesure absurde, incongrue au regard du délai fixé en 2052 et qui n’apporte pas de sécurité supplémentaire, fait fi de la pérennité de l’Etat et ne sert que les milieux financiers. Le Cartel s’associera à toute initiative visant à faire cesser cette iniquité et encourage les syndicats et partis politiques du pays à s’unir dans ce but afin que, notamment, la question des 1er et 2ème piliers aille vers des solutions plus justes et équitables pour la population.

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