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  • Le Cartel ne soutient pas le référendum contre la caisse de prévoyance

    Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

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    Aucun soutien ne sera accordé au référendum lancé par le SSP

    Un signal dangereux
    Le Cartel rappelle que son Assemblée des délégué-e-s (AD) du 19 septembre a pris à l’unanimité la résolution de ne pas lancer de référendum contre la loi sur la caisse de prévoyance et de ne pas soutenir le lancement éventuel d’un référendum par une autre organisation. Le Cartel a ainsi immédiatement écrit au syndicat des services publics (SSP) pour lui demander de ne pas le lancer non plus. L’Assemblée générale du SSP a toutefois choisi le 20 septembre de combattre la loi sur la CPEG par voie référendaire.
    Davantage à perdre qu’à gagner
    Le Cartel réaffirme avec fermeté aujourd’hui qu’il n’accordera aucun soutien à cette initiative. Le Cartel estime avoir fait le maximum pour arriver à une loi qui reste certes insatisfaisante mais qui conserve néanmoins certains principes primordiaux (primauté de prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-2/3 employeur, reconnaissance de la pénibilité physique du travail, notamment). Au vu de l’équilibre très fragile autour de cette loi, la remise en question du texte voté par le parlement risque de réactiver de manière encore plus virulente les critiques injustes sur la prévoyance réservée aux employé-e-s de l’Etat et de créer une opposition accrue vis-à-vis de cette loi, mais pour des raisons opposées à celles des syndicats et du Cartel. Avec pour conséquence le risque d’aboutir à un résultat encore pire pour les quelque 65'000 affilié-e-s des deux caisses.
    Une unité syndicale à retrouver face aux violentes attaques à venir
    Le Cartel estime qu’à l’heure où l’unité syndicale devrait se renforcer, l’alleingang du SSP a un effet néfaste. En effet, d’une part les points à discuter avec le Conseil d’Etat au sujet des retraites sont encore nombreux et se voient freinés par le référendum, laissant nombre de salarié-e-s dans l’expectative, et, d’autre part, les attaques contre la fonction publique et les prestations à la population vont connaître une forte recrudescence, tout à fait prévisible avec la présentation du projet de budget 2013 déficitaire (que la droite juge « inacceptable »). Ainsi, au moment où les employé-e-s de la fonction publique et les services publics ont le plus besoin d’être défendus par les syndicats, toute division fait le jeu des tenants du « moins d’Etat », au détriment de la majorité de la population.
    Le Cartel fera cependant tout son possible pour que dans les semaines à venir, avant le vote du budget, les mobilisations nécessaires se réalisent sous le signe de l’unité syndicale, et appelle le personnel non seulement à ne pas se diviser mais aussi à suivre attentivement les informations, tracts, actions, etc. à venir pour défendre ensemble les conditions de travail et les prestations publiques.

  • L'AD du Cartel ne se risque pas au référendum

    Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

    COMMUNIQUÉ

    La loi votée par le parlement le 14 septembre reste insatisfaisante

    L’Assemblée des délégué-e-s (AD) du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, réunie le 19 septembre, a pris acte de la loi sur la CPEG et regrette que les amendements légitimes – mêmes ceux qui n’avaient qu’une portée politique, sans incidence financière – aient été refusés. L’AD, après une analyse de la situation, a cependant estimé que le lancement d’un référendum comportait des risques trop importants pour le personnel. En effet, tant à cause du rapport de forces, de l’actuelle majorité parlementaire que du calendrier imposé par le droit fédéral, les associations représentatives du personnel ne peuvent garantir que l’élaboration d’une nouvelle loi apporterait des améliorations sensibles. Au contraire, si le référendum aboutissait et gagnait dans les urnes, l’inévitable projet de loi qui suivrait pourrait aggraver encore davantage les plans de prestations et mettre à mal des principes chers aux syndicats (primauté des prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-e - 2/3 employeur, notamment). Le Cartel refuse ainsi d’exposer davantage les quelque 60 000 personnes concerné-e-s et ne soutiendra pas le lancement d’un référendum si d’aventure une autre organisation se résolvait à le lancer.

    La loi ne règle cependant pas tout

    L’AD préfère ainsi valoriser la mobilisation du personnel réalisée le 13 septembre à l’appel du Cartel et du SSP pour positionner la faitière syndicale en partenaire fort pour les négociations à venir avec l’Etat sur les règlements qui découleront de la loi. Le partenariat social a été bafoué par le parlement mais ce dernier a aussi ses limites en matière de compétences. Le Cartel attend en particulier des dispositions rapides sur les mesures transitoires, respectueuses des termes des discussions qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, et entend négocier au plus près avec l’Etat-employeur les conditions d’octroi des critères de pénibilité afin que le nombre estimé – et qui figure dans l’accord qui avait été signé – soit au moins respecté.

    Une loi fédérale qui reste à combattre

    L’AD rappelle enfin, et le rappellera tant que cela sera nécessaire, que la panade dans laquelle se trouvent les caisses de pension en Suisse, bien au-delà du canton de Genève donc, provient pour l’essentiel de la loi fédérale votée en décembre 2010 et qui contraint à recapitaliser à 80% les caisses publiques au système mixte de financement. Cette mesure absurde, incongrue au regard du délai fixé en 2052 et qui n’apporte pas de sécurité supplémentaire, fait fi de la pérennité de l’Etat et ne sert que les milieux financiers. Le Cartel s’associera à toute initiative visant à faire cesser cette iniquité et encourage les syndicats et partis politiques du pays à s’unir dans ce but afin que, notamment, la question des 1er et 2ème piliers aille vers des solutions plus justes et équitables pour la population.

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  • Fusion des caisses CIA-CEH : le parlement cède au chantage

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    La loi sur la caisse de prévoyance est votée

    Le chantage exercé par le PLR a fonctionné. Les débats sont restés verrouillés comme l’exigeait le rapporteur de majorité. A ce stade, le Cartel intersyndical du personnel de l’État et du secteur subventionné ne peut que constater que la voie raisonnable qui aurait consisté à accepter des amendements afin d’améliorer la loi n’a pas été choisie. C’est hélas le peu de considération à l’égard des syndicats et des accords négociés avec l’État-employeur qui perdure.

    « Je vous emmerde ! »

    L’insulte, lancée par un député PLR aux manifestant-e-s le jeudi 13 septembre*, résume assez bien la suffisance de la majorité au parlement. Et situe clairement où se trouvent les fauteurs de troubles, ceux qui méprisent les quelque 60 000 citoyen-ne-s concerné-e-s par la loi sur la fusion des caisses et, partant, l’ensemble de la population qui bénéfice des prestations délivrées par la fonction publique.

    Le Cartel prend toutefois note que la loi ne règle de loin pas toutes les questions sur les conditions futures des retraites. Ainsi, si cette loi ne devait pas être combattue dans les urnes, le Cartel veillera à ce que les discussions et négociations à venir ne se déroulent pas dans le climat délétère de cette rentrée et mobilisera à nouveau l’ensemble des salarié-e-s et des retraité-e-s à la moindre alerte.

    La question du référendum reste ouverte

    L’opportunité de lancer ou pas un référendum n’est cependant pas tranchée. La loi votée est insatisfaisante pour les syndicats et le lancement d’un référendum constituerait un moyen de s’y opposer. Mais il est clair que le contexte très particulier de l’avènement de cette loi, caractérisé par de multiples contraintes, oblige à bien mesurer les risques et l’intérêt général. L’Assemblée des délégué-e-s du Cartel se déterminera le mercredi 19 septembre.

    * Journal de Léman Bleu : http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-aujourdhui-infos-13092012

  • Future caisse de prévoyance de l’État de Genève : les raisons de la colère

    Les 13 et 14 septembre prochain, le Grand Conseil se prononcera sur un plan de fusion des deux principales caisses de pension de la fonction publique: la CIA et la CEH. En juin 2011, le Conseil d’État et les représentants des salariés et des retraités avaient abouti à un accord dont les efforts étaient répartis équitablement entre employeurs et employés. La majorité de droite de la Commission des finances du Grand Conseil a chamboulé cet accord avec un projet de loi qui pénalise fortement les salariés et les futurs retraités. Face aux attaques de la droite parlementaire et des milieux hostiles au service public, le Cartel intersyndical du personnel de l’État et du secteur subventionné entend exprimer la colère des salariés et retraités autour de trois raisons fondamentales.

    La bonne gestion des caisses de pension cantonales attaquée par pure idéologie

    La Confédération autorisait jusqu'en 2011 les caisses de pension à ne couvrir les retraites des employés qu'à hauteur de 50%. Car, contrairement aux entreprises privées, l'État garantit la protection de ses employés retraités.

    C'est le changement de la loi fédérale, fin 2010, voulu par la droite et les lobbies suisses de la finance spéculative, qui, en imposant une augmentation du taux de couverture à 80%, provoque ainsi un «trou» de quelques milliards dans les caisses publiques déjà malmenées par la crise de la finance mondiale à l'automne 2008.

    Une fusion juste, pas juste une fusion

    Les salariés et les retraités de la fonction publique acceptent depuis 2011 une augmentation des cotisations et des rentes désindexées du coût de la vie. Ils avaient approuvé l'accord avec l’État en juin 2011 qui prévoit d'augmenter et le montant et la durée de leurs cotisations tout en préservant des retraites décentes à un coût abordable.

    La Commission des finances, à majorité de droite, propose non seulement de faire supporter aux salariés actuels les deux tiers du coût global de la recapitalisation des deux caisses mais aussi de leur imposer notamment le rattrapage des cotisations en cas de réévaluation collective des salaires à leur seule charge! Quel salarié accepterait de voir son salaire et sa pension fortement péjorés pour des raisons plus idéologiques que rationnelles?

    Le respect des engagements pris par l’État

    Tout en n'étant pas responsables de la situation actuelle des caisses, les salariés et les retraités n'en sont pas moins conscients. Ils acceptent de contribuer aux efforts mais refusent la surenchère des députés libéraux qui met au rencart tout dialogue et engagement entre partenaires sociaux et l’État.

    Les représentants des salariés et des retraités ont mené de longues discussions avec l'État-employeur qui ont abouti à l'accord de juin 2011 – même si les termes n'étaient pas particulièrement favorables à la fonction publique. Aujourd'hui le projet du Grand Conseil revient gravement sur les engagements pris par l'État en 2011 en imposant un plan de retraite punitif et déconnecté des réalités économiques. L'injection immédiate d'environ un milliard dans la future caisse, requise pour en empêcher la faillite, ne saurait en aucun cas justifier la violente attaque contre le service public et donc les prestations à la population que le projet de loi représente.

    Les salariés et les retraités de la fonction publique veulent que l’esprit de l’accord signé en juin 2011 soit respecté et qu’ainsi une répartition plus équitable des efforts pour réussir durablement le financement de la nouvelle caisse soit rétablie.

    Ensemble, défendons les retraites !

    La colère des salariés et des retraités se fera entendre par une grève le 13 septembre (l'après-midi) et une manifestation depuis la Place de Neuve (15h00) jusqu'au Parlement cantonal (16h30). C'est l'avenir de l'école publique, de l'hôpital cantonal, de l'Université, des EMS, des services sociaux qui est en jeu!

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    www.cartel-ge.ch

  • Le Cartel dit NON au projet de constitution

    Communiqué du Cartel au sujet du projet de constitution de la République et canton de Genève

    Position du CARTEL INTERSYNDICAL adoptée le 3 juillet 2012

    Le projet de constitution a été étudié sous l'angle principal des articles qui touchent aux services publics, aux institutions publiques et aux prestations à la population, à leur financement, ainsi qu'aux droits syndicaux et démocratiques. D'autres considérations entrent bien entendu également en compte, dans la mesure où elles affectent directement ou indirectement les employé-e-s de l'Etat ou du secteur subventionné, ou les usagers/ères.

    Le Cartel refuse le projet de constitution et appellera à le rejeter lors de la votation du 14 octobre 2012.

    Le Cartel constate tout d'abord que, d'une manière générale, les régressions sont importantes. Les quelques améliorations figurant dans le texte ne parviennent pas à les contrebalancer, notamment en raison du fait qu'elles sont dépourvues de garanties d'application. Par ailleurs, aucune réponse n'est apportée aux problèmes cruciaux que rencontre une grande partie de la population (logement, emploi, dégradation de l'environnement, démocratie et droits populaires, impôts et prestations sociales pour ne citer que quelques exemples).

    Le Cartel refuse en particulier que l'Etat social et les droits démocratiques soient mis en danger par ce projet. Il considère que soit par l'ajout de dispositions nouvelles, soit par la suppression d'articles existants, soit par l'absence de formulation au sujet d'avancées attendues, le texte va à l'encontre des intérêts de la population genevoise.

    Principalement, le Cartel relève :

    Une diminution du rôle de l'Etat

    Le Cartel voit une diminution du rôle de l'Etat lorsqu'il est dit à l'article 9, al. 1, que « l'Etat agit au service de la collectivité en complément de l'initiative privée et de la responsabilité individuelle ». Associé à d'autres dispositions relatives aux tâches de l'Etat et aux services publics, cet article offre une base constitutionnelle au démantèlement de l'Etat social et des services publics, en ouvrant sur des possibilités d'externalisation ou de privatisation de certaines tâches, en affaiblissant l'assise institutionnelle des SIG, des HUG, des TPG.

    La suppression de l'art. 120 de la constitution actuelle qui stipule que « Le Conseil d'Etat nomme et révoque les fonctionnaires et les employés dont l'élection n'est pas réservée à d'autres corps par la constitution ou par la loi » n'est pas de bon augure. Cet article est à la base du statut de la fonction publique et de la protection du personnel qui en découle. L'enlever revient à dégrader le statut et la protection des membres du personnel et porte une sérieuse atteinte à l'impartialité de l'Etat et de ses services.

    Enfin, en mettant en substance la priorité sur une logique de moyens au détriment de celle des besoins, pour compenser le déficit de recettes induit par les avantages concédés aux entreprises et grands revenus, les prestations sont attaquées.

    Des droits syndicaux insuffisants

    Les art. 36 et 37 se contentent de reprendre ce qui existe déjà dans la constitution fédérale. Le Cartel aurait souhaité que le droit de réunion, d'assemblée sur le lieu de travail, le droit de désigner des délégués syndicaux, etc. soient mentionnés.

    Des régressions démocratiques

    Le Cartel refuse d'inscrire une augmentation constante du nombre nécessaire de signatures (en le fixant à 3% et 4% du corps électoral) pour faire aboutir les référendums et initiatives populaires (alors que Genève est déjà parmi les trois cantons qui exigent par rapport au corps électoral le nombre le plus important de signatures en Suisse). Le fait de prévoir en sus un référendum extraordinaire, conférant au Grand Conseil un pouvoir confiscatoire du droit de référendum, à la demande de deux tiers des élus, est inacceptable.

    Quant à l'allongement à 5 ans (4 actuellement) des mandats électifs cantonaux (Grand Conseil et Conseil d'Etat) et communaux, cela ne saurait être considéré comme un progrès démocratique. Par ailleurs, la présidence du Conseil d'Etat et le programme de législature engagera le Grand Conseil et liera les mains du parlement. L'érosion de l'autonomie communale et l'abolition du statut particulier de la Ville de Genève sont aussi des éléments hautement inquiétants.

    Enfin, les articles concernant les finances et la fiscalité des personnes morales favorisent encore davantage les intérêts des milieux de la finance et des affaires, au détriment de l'Etat et de la grande majorité de la population.

    Des dispositions absentes ou des suppressions inadmissibles

    En vrac : les droits civiques des étrangers, le salaire minimum, l'assurance perte de gain, un congé parental ou de paternité, de véritables mesures de protection de l'environnement, le droit à un salaire décent, la progressivité du taux de l'impôt, l'esprit et la dynamique de l'article 160 E actuel sur l'énergie.

    En conclusion, le Cartel estime que la révision du texte de la constitution n'a pas été à la hauteur des attentes qu'elle avait soulevées. Elle a abouti à une reformulation qui si elle introduit certaines nouvelles dispositions n'en garantit en aucun cas la justiciabilité et introduit en revanche des mécanismes de régression immédiatement applicables. Dans le  même ordre d'idée, elle accorde des avantages aux milieux économiques et financiers alors que la situation de la majorité de la population devient plus précaire et se détériore. En fait, c'est un projet de constitution qui vise à réduire le rôle de l'Etat au bénéfice de l'initiative privée.

     

  • L'enseignement primaire a une AME

    logo AME bis.gifSuite à la votation du 11 mars et l'acceptation par le peuple du mercredi d'école pour les élèves de 8-11 ans, le comité référendaire a formé une association, l'AME (Association pour une meilleure école), composée majoritairement de parents. La séance constitutive a eu lieu le 13 mars 2012.


    Le comité référendaire avait annoncé qu'il ne comptait pas uniquement s'opposer à cette loi, mais participer par la suite, à des propositions pour améliorer l'école genevoise.

    C'est dans cet état d'esprit que le comité de l'AME entend :

    • défendre au mieux la vision de l'école des 35% de Genevoises et Genevois qui ont voté contre la loi instaurant un horaire scolaire primaire sur 5 jours, et de tous les citoyens et citoyennes qui n'ont pu s'exprimer par le biais des urnes mais ont soutenu à leur manière le combat du comité référendaire pour une école où la qualité prime sur la quantité ;
    • accompagner les changements liés à cette nouvelle loi en mettant l'enfant au centre des préoccupations ;
    • agir pour que les moyens mis en œuvre seront suffisants et garantis ;
    • assurer une surveillance constante et dénoncer toute dérive ;
    • proposer et négocier un projet ayant pour but le développement global de l'enfant par la complémentarité des différents acteurs et institutions (parents, enseignants, animateurs parascolaires, maisons de quartier, professeurs d'activités extrascolaires, école publique, écoles de sport, d'art ou de musique) en tenant compte au mieux des contingences familiales et de la charge supportée par les enfants tout au long de la semaine.

    Retrouvez les informations de l'AME sur www.ame-ge.ch
    Vous pouvez aussi prendre contact directement avec le président de l'association, Christophe Blandin, christophe.blandin@ame-ge.ch

  • Fonction publique en grève le 10 mai

    Le personnel de l'Etat et du secteur subventionné sera en grève le jeudi 10 mai 2012 dès 13h30. Une assemblée du personnel et une manifestation auront lieu à la rue de l'Hôtel-de-Ville (aux canons) devant le siège du Grand Conseil, dès 15h30. Voilà les décisions prises par l'Assemblée de délégué-e-s du Cartel intersyndical le 19 avril. Après le débrayage largement suivi du 15 décembre 2011, cette nouvelle action, plus forte, est nécessaire afin que le service public soit entendu des autorités.

    En ces temps de crise (à laquelle échappe les plus aisé-e-s), les services publics, parce qu'ils servent des prestations essentielles à une population qui en a de plus en plus besoin, doivent être préservés.
    Voilà des années que le personnel a supporté d'innombrables restructurations, que la charge et les rythmes de travail ont considérablement augmenté. Aujourd'hui, il n'est plus possible d'exiger du personnel toujours plus, sans tenir compte des efforts déjà fournis.

    Toujours des économies, encore des économies
    Ces dernières années, dans tous les services, le personnel n'a cessé de se serrer la ceinture, subissant une constante augmentation de la charge de travail et de la productivité. Demain, d'importants efforts seront encore consentis en matière de retraite et de préretraite. Pourtant, aujourd'hui, les mécanismes salariaux sont bloqués, les réévaluations collectives de fonctions sont gelées, et les postes indispensables ne sont octroyés qu'au compte-goutte. Les conséquences sont multiples, tant sur la santé du personnel que sur les prestations délivrées à la population.
    Voilà le résultat de la politique des caisses vides (baisses successives d'impôts) de ces dernières années : dégradation des conditions de travail et de la qualité du service public.

    Résister et se mobiliser
    Face à ces attaques contre le personnel des services publics et contre les prestations à la population, le Cartel intersyndical invite toutes et tous les employé-e-s de l'Etat et du secteur subventionné à répondre par une mobilisation massive le 10 mai.

    Les principales revendications sont claires :

    • L'application intégrale des mécanismes salariaux ;
    • La reprise immédiate des réévaluations de fonctions ;
    • L'octroi d'effectifs supplémentaires dans les services qui en ont besoin, conformément aux pétitions du Cartel de 2009 ;
    • Le respect de l'accord sur la fusion des caisses CIA-CEH et de ses principes (primauté de prestation, répartition des cotisations de 2/3 à charge de l'employeur, maintien d'un âge-pivot à 60 ans pour les fonctions à pénibilité physique et rente décente pour toutes et tous), ce qui implique également le rajout par l'employeur (Conseil d'Etat) des millions manquants suite à la nouvelle dégradation de la situation des caisses de pension (baisse des rendements escomptés) ;
    • La mise à contribution des plus aisés, par une fiscalité sur la fortune et sur le revenu plus juste et plus solidaire.


    Toutes et tous ensemble dans la rue le 10 mai ! www.cartel-ge.ch

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  • Polluer, Dégrader, Gaspiller : la PDG (Patrouille des Glaciers)

    Route d'Arolla, jeudi 12 avril, l'armée bloque la circulation. Grandes manœuvres, envols d'hélicoptères, camion de pompiers à l'affût près de la citerne de kérosène, boucan infernal, etc. Le car postal s'impatiente.

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    Les militaires s'agitent. Après 20 minutes, les voitures peuvent enfin redémarrer, rejoindre la station. Durant toute la journée le sketch recommence et se répétera jusqu'à fin avril.

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    L'armée prépare la PDG 2012 (patrouille des glaciers) et se comporte comme si elle était seule au monde. Tous les 2 ans, ce cirque recommence. Ce déploiement militaire est cause de pollutions, de dégradation de la nature et représente un gaspillage insensé.

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    L'armée empoisonne la vallée et tant les touristes que les résidants pestent contre cette calamité. Quant aux sportifs qui vont participer à cette course, s'ils sont vraiment respectueux de la nature et apprécient la montagne, ils devraient s'arranger pour l'organiser à l'avenir sans le concours de l'armée et sa débauche de désagréments.

  • Rendez-vous en 2023 ?

    pisa test.pngLes résultats des élèves genevois aux tests PISA ont influencé la votation sur le mercredi d'école. Au soir du 11 mars, la présidente du GAPP, qui se félicitait de l'augmentation de l'horaire de l'écolier primaire obtenue dans les urnes, affirmait encore que « le niveau scolaire genevois est fragile. En français par exemple, l'écart se creuse entre les bons élèves et les moins bons, selon l'étude PISA. » Je ne vais pas revenir ici sur les diverses interprétations que l'on peut faire au sujet des performances des élèves genevois de 15 ans à ces tests concoctés par l'OCDE, ni rappeler que le progrès notable en lecture enregistré entre 2000 et 2009 (seules années comparables) est redevable aux élèves qui ont bénéficié d'un cursus complet des années de « rénovation », avec une évaluation sans notes. Non, je pense qu'il est légitime d'espérer une meilleure école pour les élèves et que la population a choisi ce qui lui semblait une solution acceptable.

    Simplement, si l'on veut ensuite vérifier que ce choix a porté ses fruits, et si PISA constitue une référence, il faut savoir attendre. En effet, les premiers élèves qui iront le mercredi matin à l'école appartiendront - en principe, si le DIP ne revoit pas encore ses plans - à la volée 2014-2015. En débutant en 5ème, cette cohorte arrivera en 11ème au CO à la rentrée 2020-2021. Juste à temps pour passer la 8ème édition des tests PISA, au printemps 2021 (les tests ont lieu tous les 3 ans depuis 2000). Les résultats nationaux seront produits en décembre 2022. Et les performances détaillées par canton une année plus tard, en décembre 2023. Qui reviendra alors sur les espoirs, pour ne pas dire les promesses, liés à la votation du 11 mars 2012 ? Combien de conseillers d'Etat se seront succédé à la tête du DIP dans l'intervalle ? On verra bien. Mais en attendant...

    Pour améliorer l'école sans délai et aider les élèves en difficulté, il faut augmenter les postes d'enseignants, baisser les effectifs de classe. Au lendemain d'une autre votation, celle sur les notes en 2006, le Conseil d'Etat, en validant le nouveau règlement de l'enseignement primaire le 4 avril 2007, promettait déjà dans son exposé des motifs davantage de ressources : « Le Département de l'instruction publique compte renforcer et améliorer le dispositif de mesures de différenciation pédagogique et d'accompagnement des élèves en difficultés, et lui octroyer des moyens supplémentaires. » On les attend toujours.

  • Les conditions pour l'introduction du mercredi matin sont loin d'être réunies

    Communiqué de presse du comité référendaire contre le mercredi matin envoyé à 12h15 aux médias locaux :

    Le comité référendaire prend acte de la volonté populaire d'organiser l'école pour les élèves de 8-11 ans sur 4 jours et demi. Le résultat a l'avantage d'être bien tranché en faveur du mercredi matin. Il convient donc d'envisager sans délai l'avenir. En effet, cette modification profonde du système scolaire genevois comporte de nombreuses zones d'ombre et il n'est ainsi pas possible d'envisager l'entrée en vigueur d'un nouvel horaire sans clarifications, moyens et garanties.

    Pas avant 2015 ou 2016
    Le comité référendaire estime ainsi qu'un changement pour la rentrée 2014 n'est pas réaliste. Au niveau des moyens, il est certain qu'ils ont été sous-estimés. La réorganisation du travail qu'implique l'augmentation horaire prévue nécessite bien davantage de postes que seuls ceux destinés à couvrir les périodes supplémentaires. La logique mathématique ne saurait être invoquée au vu de la complexité engendrée. 120 postes ne suffiront donc pas si le département maintient son idée de passer à 32 périodes de 45 minutes hebdomadaires pour les degrés 5, 6, 7 et 8P. De deux choses l'une : ou le DIP revoit le nombre de périodes à la baisse et négocie un nouveau scénario avec les partenaires sociaux - tout en maintenant les 120 postes - ou il persiste et prend en compte les besoins supplémentaires en octroyant davantage de postes. Le comité référendaire préfère bien entendu que l'augmentation soit reconsidérée - il a toujours combattu ce projet démesuré - et rappelle que la votation ne portait pas sur cette question, le texte de la loi n'abordant pas du tout la question de la dotation horaire. Par ailleurs, le chamboulement de l'horaire pour le cycle élémentaire (4-7 ans) qui oppose de manière un peu absurde les temps d'accueil aux temps d'enseignement est loin d'être évident lui aussi et mérite d'être étudié au plus près.

    Améliorer l'encadrement des élèves
    Quoi qu'ait pu dire le DIP sur son incapacité à obtenir des ressources pour l'enseignement primaire, le comité référendaire note que la plupart des partis ou groupements en faveur de la loi, et notamment le Parti socialiste genevois et le GAPP, ont admis le manque de moyens pour encadrer les élèves et appelé à un changement à ce niveau-là également. Le comité espère ainsi que ces forces se souviendront de leur position et œuvreront afin que les conditions d'enseignement soient meilleures avant tout changement, en se montrant combatifs et en abandonnant la vision fataliste véhiculée par le gouvernement, et à laquelle ils s'étaient un peu vite soumis.

    Penser la scolarité de 4 à 15 ans
    Le comité référendaire annonce son intention de se constituer en association (Association pour une meilleure école - AME) dans le but que des conditions acceptables de réussite du projet de nouvel horaire soient réunies avant tout changement ; il collaborera avec toutes les instances décidées à lutter pour réaliser cet objectif. Cette nouvelle association a aussi pour but de se constituer en force de propositions par l'intermédiaire d'un « Livre blanc de l'école obligatoire » qu'elle publiera à moyen terme. Pour la cohérence du parcours de l'élève de 4 à 15 ans, et vu le manque d'anticipation du DIP, il est impératif de remettre l'ouvrage sur le métier. Associations, partis et syndicats sont invités à résister, à imaginer et à proposer avec les parents et les enseignants !

    Christophe Blandin, Catherine Desponds Kisfaludy, Marco Maltini, Michèle Roullet

  • VOTEZ NON le 11 mars au mercredi d'école !

    Aujourd'hui, dimanche 11 mars 2012, dernier jour pour voter NON au mercredi matin d'école !EQUILIBRE 2.jpg

  • Arnaque, crime et politique

    papillon.pngLes journaux n'ayant pas eu l'occasion de passer tous les courriers de lecteurs opposés au mercredi matin d'école, en voilà un rédigé par un membre du comité référendaire NON au mercredi matin d'école :

    Le débat sur le mercredi matin est représentatif de l'état de la démocratie à Genève. Abus de pouvoir, mensonges, manipulations, mauvaise foi et menaces ont marqué ce qui aurait dû avant tout constituer un débat démocratique.
    Pour commencer, prenons l'exemple de la brochure de votation. Cet élément primordial d'informations, qui permet aux citoyens de voter en connaissance de cause, est détourné de sa fonction. Le format imposé au comité référendaire est de 3 pages. Un sujet aussi complexe est difficile à résumer, mais les règles sont les règles, enfin... presque. Le Grand Conseil, lui, développe son point de vue sur 5 pages et demie, soit pratiquement le double. Ne pas appliquer pas les mêmes règles pour tous, voire les bafouer, est-ce ce que l'on attend de la plus haute instance de notre canton ?

    Le magazine « Les Clefs de l'école », envoyé à 250'000 exemplaires, est censé informer les familles et non pas servir un élu à des fins électorales. Pourtant, dans son numéro paru automne 2011, la ligne éditoriale se permet quelques latitudes, privilégiant très fortement le « oui » à l'école le mercredi. Pour une information plus objective, il aurait fallu un équilibre d'arguments pour et contre. Au final, quatre articles défendant le point de vue de M. Beer trouvent leur place dans les pages du magazine édité par son service contre un seul article pour ses opposants. « Les clés de l'école », que l'on pourrait renommer « les clés du pouvoir », a bel et bien servi d'outil de propagande... et aux frais du contribuable puisque c'est nos impôts qui le financent.

    M. Beer, dans ses vœux aux enseignants, n'hésite pas à y insérer un laïus sur les vertus du mercredi. N'est-ce pas aussi quelque peu déplacé alors qu'on impose aux enseignants, massivement opposés à cette loi, un droit de réserve ? Un homme politique digne de ce nom devrait s'imposer la même réserve que celle qu'il exige de ses opposants.
    Et si l'opposition n'a toujours pas capitulé, il est toujours possible de recourir aux manipulations, aux mensonges et à toutes les basses manœuvres de ce « débat citoyen ». En bonne et due forme, M. Beer a commencé par discréditer les enseignants en prétendant que s'ils refusaient le mercredi c'était parce qu'ils ne voulaient pas travailler davantage. Une habile manœuvre, même si la loi ne prévoit QUE l'augmentation de l'horaire des élèves, pas des profs. Droit de réserve unilatéral et discrédit sans vergogne ont ainsi muselé une part importante du débat.

    Ensuite, une petite couche de mensonges permet de faire passer en force son point de vue, si besoin Par exemple, il a été aisé de prétendre que le samedi matin a été enlevé. Mais pourquoi oublier de dire que ces heures « perdues » ont été reportées sur les quatre autres jours ? Annoncer que Genève avait moins d'heures que les autres cantons a aussi produit son petit effet. Et dès que les opposants font paraître des chiffres émanant d'organismes officiels qui démentent cette annonce, on déclare qu'ils sont faux ou que l'on ne peut pas vraiment comparer car dans les autres cantons les variations sont trop importantes d'un village à l'autre. Et pourtant l'argumentation de M. Beer se base justement à l'origine sur une comparaison entre les cantons !

    Et si cela ne suffit pas, un peu de mauvaise foi permet toujours de se sortir de situations embarrassantes. Lorsque les référendaires citent l'exemple de la Finlande, championne aux tests PISA, pour montrer que ce n'est pas le nombre d'heures qui détermine la qualité d'un système, on annonce avec audace que les Finlandais vont plus longtemps à l'école. En effet, ces derniers vont à l'école 188 jours contre 151 pour les petits Genevois dixit M. Aubert dans les « clés de l'école »... 250'000 exemplaires à nos frais. Mais ce qui est « oublié » c'est ,entre autres, la durée plus courte de leurs journées. Dans les faits, ils passent donc moins de temps à l'école avec de meilleurs résultats. Argumenter sur le nombre de jours alors que c'est la durée passée à apprendre à l'école qui devrait être citée constitue tout de même une belle escroquerie.

    Et que serait une votation sans une part de menace ? Il est si simple pour l'homme de pouvoir de jouer avec les craintes de son auditoire. Il est si facile de prétendre que sans le mercredi matin, le plan d'étude romand ne pourra pas être suivi. Ou que s'il n'y a pas plus d'heures, un chaos scolaire est inévitable. Nous avons heureusement évité de justesse l'annonce d'une nuée apocalyptique de sauterelles si le NON venait à l'emporter. Il est pourtant assez étonnant de constater que 90% des enseignants ne partagent pas ces craintes. Mais il est vrai que ce ne sont que les professionnels du terrain. Que connaissent-ils vraiment du programme ou de la tenue d'une classe par rapport à d'éminents conseillers bureaucrates ?

    La triste conclusion de cette ironique situation, c'est que cela a empêché un véritable débat centré sur les élèves qui aurait dû permettre de trouver de vraies solutions pour améliorer notre école. Cela n'est, une fois de plus, « que »... partie remise ou remis aux partis... et à leurs conseillers.

    Tout cela peut paraître anecdotique. Au fil du temps, nous nous sommes habitués à ce système qui abuse et détourne une démocratie que pourtant bien des pays nous envient. Pourquoi cela est-il possible ? Les raisons sont sans doute multiples, mais l'impunité de ces pratiques y tient certainement une grande part. Il est temps pour les citoyens d'envoyer un signal fort afin que ces pratiques cessent. Un vote sanction, un NON à l'école le mercredi matin, est nécessaire pour faire comprendre aux personnes que nous élisons qu'ils ont des comptes à rendre, qu'ils nous représentent et que nous ne tolérons pas leurs méthodes sournoises de manipulation des opinions. Surtout, qu'aux dernières nouvelles, aucune sauterelle n'est en vue.

    Christophe Blandin

  • Le mercredi matin n’est pas un trou à boucher

    nonaumercredi.jpgC’est un peu l’histoire du type qui tourne autour d’un réverbère. C’est la nuit, un passant s’inquiète. « J’ai perdu mes clés. » L’autre propose son aide et après avoir longtemps scruté le sol en vain, s’étonne quand même. « Mais enfin, où les avez-vous perdues exactement ? – Là-bas, de l’autre côté de la rue. – Vous vous fichez de moi, pourquoi chercher ici alors ? – Qu’est-ce que vous voulez, ici, c’est tellement mieux éclairé ! »

    A Genève, on voudrait rajouter des heures au primaire. Or, s’il fallait vraiment trouver un déficit de temps d’enseignement sur la scolarité obligatoire c’est du côté du Cycle d’orientation (CO) qu'il faudrait regarder et corriger (en admettant qu’on veuille absolument que nos élèves soient ceux qui passent le plus de temps à l’école, et dépasser le Valais qui est le seul canton romand à nous devancer d’une courte tête). Au CO, le département de l’instruction publique (DIP) a réussi à faire injecter plus de 30 millions : 10 millions au minimum par degré pour engager des profs supplémentaires, sans augmenter d’une seule minute le temps d’enseignement. Au primaire, c’est le contraire. Augmentation massive des heures sur 4 degrés (5-6-7-8) sans aucun poste supplémentaire pour y faire baisser les effectifs de classe et améliorer les conditions d’enseignement.

    Le Rapport sur l’éducation en Suisse 2010 (p. 72) avait déjà montré que l’enseignement secondaire 1 à Genève était celui qui avait le moins d’heures du pays (seul Nidwald faisait moins bien) et celui pour lequel l’Etat dépensait le plus. J’avais d’ailleurs écrit en mai 2010 une lettre fort claire à ce propos au parlement genevois (voir extrait ci-dessous). Le DIP avait quand même, au tout début de la pré-consultation, confirmé que le CO était concerné par la problématique de l’horaire scolaire en lien avec les objectifs du plan d’études romand (PER). Avant de se rétracter et d’avoir cette phrase merveilleuse : il faudrait certes rajouter des heures au CO mais ce n’est pas possible car il travaille déjà le mercredi matin, ce qui n’est pas le cas du primaire… Et comment font les autres cantons qui passent à 33 périodes hebdomadaires au CO ? Conclusion : le primaire n’a pas besoin d’heures en plus car il en a déjà suffisamment (cf. tableau du SER), et ce n’est pas parce qu’il y a un trou horaire disponible qu’il faut le combler…

    Extrait de la lettre du 17 mai 2010 adressée aux députés :
    1. Temps d’enseignement
    Primaire: Genève (GE) est très proche de la moyenne suisse ; 12 cantons ont moins d’heures d’enseignement que notre canton (JU-TG-SH-BE-ZH-NW-UR-ZG-LU-SO-AG-BS).
    Secondaire 1: Le CO genevois est avant-dernier ; seul un canton (NW) compte moins d’heures que GE.
    2. Dépenses publiques par élève
    Primaire: GE est à la traîne (antépénultième, seuls le TI et le VS font moins bien) ; 23 cantons consacrent donc davantage de ressources que GE au primaire !
    Secondaire 1: Le CO genevois dépasse de plus de 5'000.- CHF le coût moyen de l’élève en Suisse ; GE est le canton qui dépense le plus pour le secondaire 1.

  • Horaire scolaire : le Conseil d'Etat peut-il impunément tromper la population à la veille d'une votation ?

    nonaumercredimatin.png« Les élèves genevois sont ceux qui bénéficient du plus grand nombre de temps d'enseignement après le Valais, contrairement à ce qu'affirme l'Etat de Genève. »

    Voilà ce qu'affirme le syndicat des enseignants romands (SER) dans une étude détaillée qui prend en compte les 11 degrés de l'enseignement obligatoire. Autrement dit, le département de l'instruction publique (DIP) et le Conseil d'Etat désinforment la population (cf. la brochure de la votation cantonale) en prétendant le contraire au moyen d'une propagande massive.

     

    Temps total d'enseignement en heures sur les 11 ans de la scolarité obligatoire (4-15 ans)
    (entre parenthèses, l'écart avec la moyenne romande qui est de 8839,61 heures)

    1. VS : 9351,50 heures (+ 511,89 h.)
    2. GE : 9011,00 heures (+ 171,39 h.)
    3. FR : 8963,05 heures (+ 123,44 h.)
    4. BE : 8782,50 heures (- 57,11 h.)
    5. VD : 8734,50 heures (- 105,11 h.)
    6. NE : 8613,75 heures (- 225,86 h.)
    7. JU : 8421,00 heures (- 418,61 h.)

    Etant donné que le syndicat d'abord, puis le comité référendaire, contestent les chiffres du DIP depuis longtemps et dénoncent l'augmentation démesurée projetée, comment qualifier cette persévérance dans l'erreur de la part des autorités et que penser de ce manque de volonté de présenter de manière honnête un objet devant le peuple ? Quelle que soit la dénomination de cette déplorable obstination et sa motivation, la seule réponse est de voter NON le 11 mars pour sanctionner le gouvernement genevois (quel crédit possède-t-il encore... ?) et de rejeter la loi sur l'augmentation de l'horaire afin de préserver tous les élèves.

  • Large soutien pour refuser le mercredi d'école

    nonau mercredidecole.jpgLa liste des soutiens au NON à l'augmentation massive de l'horaire à l'école primaire s'allonge. Des personnalités de tous bords s'impliquent pour que cette loi soit refusée.

    => Voir le site du comité référendaire : www.nonaumercredimatin.ch

    Ce large éventail prouve d'une certaine manière que le projet soumis au verdict du peuple ne convainc véritablement ni à gauche ni à droite. Et quand une loi est insatisfaisante, que 18'000 citoyens ont signé un référendum afin d'avoir leur mot à dire, il n'y a pas 36 solutions ; il faut la rejeter.

    C'est pourquoi, le 11 mars, ils et elles voteront NON au mercredi matin d'école :

    • David ANDENMATTEN, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
    • Marcellin BARTHASSAT, (architecte)
    • Marie-Ange BARTHASSAT, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
    • Madeleine BERNASCONI (PLR, anc. maire de Meyrin, anc. députée, anc. conseillère nationale)
    • Danielle BONNETON, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
    • Andreea CAPITANESCU BENETTI, (chargée d'enseignement à l'université de Genève)
    • Julien CART (Les Verts, conseiller municipal en Ville de Genève)
    • François CLEMENT, (pédiatre)
    • Chiara CURONICI, (psychologue, membre du SSP - syndicat des services publics)
    • Anne DAVIER (anc. ens. prim., réd. en chef du journal de l'ADC - Association pour la danse contemporaine)
    • Jean-François GAILLARD, (PLR)
    • Renaud GAUTIER, (PLR, député, ancien président du Grand Conseil)
    • Paolo GILARDI, (SSP - syndicat des services publics)
    • Jean-François GIRARDET, (MCG, député au Grand Conseil)
    • Alfonzo GOMEZ CRUZ, (Les Verts, coprésident des Verts Ville de Genève)
    • Daniel HALPERIN, (pédiatre)
    • Pascal HOLENWEG, (Parti socialiste, conseiller municipal en Ville de Genève)
    • Laurent JIMAJA, (Les Verts)
    • François LEFORT, (Les Verts, député au Grand Conseil, comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives)
    • Pierre LOSIO, (Les Verts, instituteur retraité, député au Grand Conseil)
    • Claire MARTENOT, (enseignante au CO, SSP, membre de l'Assemblée Constituante)
    • Michel MARTI, (ancien directeur du Service des loisirs de la jeunesse - Office de la jeunesse)
    • Yves MEYLAN, (Les Verts)
    • Isabelle MILI, (musicienne, chargée d'enseignement à l'université de Genève)
    • Souhail MOUHANNA, (président de l'AVIVO, membre de l'Assemblée Constituante)
    • Cynthia MUGNIER, (chargée d'enseignement suppléante à l'université de Genève)
    • Olivier NORER, (Les Verts, député au Grand Conseil)
    • Maria PEREZ, (comédienne)
    • Frédérique PERLER-ISAAZ, (Les Verts, conseillère municipale en Ville de Genève)
    • Eric PEYTREMANN, (comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives, ancien président du GAPP)
    • Mauro POGGIA, (MCG, conseiller national)
    • Jacqueline ROIZ (Les Verts, députée au Grand Conseil)
    • Michèle ROULLET, (PLR, conseillère municipale en Ville de Genève, présidente du GRÉ - Groupe de réflexion sur l'école)
    • Marco SPAGNOLI, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
    • Laurent TETTAMANTI, (Parti communiste genevois)
    • Etiennette VELLAS, (syndicat des enseignants romands - SER)
    • Carole VEUTHEY, (chargée d'enseignement, FPSE, université de Genève)
    • Joanne WIESNER, (psychologue)