13/02/2012

www.nonaumercredimatin.ch

Le comité référendaire contre l'augmentation démesurée de l'horaire à l'école primaire genevoise a son site.

Il répond à de nombreuses questions, bat en brèche bien des idées reçues et rétablit certaines vérités.

A visiter sans délai : www.nonaumercredimatin.ch

nonaumercredimatin.png

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09/02/2012

Une école répond aux propos de Charles Beer

Une équipe enseignante m'a fait parvenir une lettre ce jour, avec demande de la publier sur mon blog. Je la reproduis donc ici :

En réponse au « Mercredi, dimanche des enseignants », nous tenons à préciser certains points. Monsieur Charles Beer affirme que le mercredi est le dimanche des enseignants. Cela est faux. En effet, il s'agit bien d'un jour de travail, comme les autres jours, en l'absence des élèves, où nos tâches sont nombreuses, entre autres:

  • La préparation des cours
  • Les entretiens des parents d'élèves
  • Les corrections
  • Les entretiens avec les intervenants extérieurs (logopédistes, pédopsychiatres et autres thérapeutes)
  • La création de matériel pédagogique
  • La création des devoirs, des évaluations etc.
  • Les visites à l'économat du DIP, à la bibliothèque de l'enseignement primaire, CRDP
  • Les formations continues, séminaires
  • Les échanges et rencontres avec les collègues
  • Les tournois scolaires (football, handball, etc.)
  • Les commissions de travail
  • Les temps de travail en commun
  • Les responsabilités au sein de l'établissement (bibliothèque, infirmerie, organisation des manifestations scolaires, sportives, sur temps et hors temps scolaire, gestion des moyens techniques...)
  • Les rapports et bilans constants des élèves en difficulté
  • La prise en charge de stagiaires de l'Université de Genève
  • Les bilans de toutes les activités communes
  • Etc.

Ajoutons que le dimanche est souvent un jour de travail pour de nombreux enseignants. Bien des écoles ont obtenu après d'âpres discussions avec les communes, l'autorisation de venir en classe le week-end et les jours fériés car le badge (clé électronique) le leur interdisait!
Suite aux nombreuses réformes dévolues à notre profession, nous ne pouvons être soupçonnés de « ronronnement » car celles-ci impliquent à chaque fois une appropriation des nouveaux moyens pédagogiques!
Nous n'avons pas de pointeuse mais nous invitons qui voudra à consulter les compteurs électriques d'une école pour constater l'occupation des locaux. Les classes éteintes n'étant pas synonymes d'arrêt de travail. Bon nombre d'enseignants travaillent chez eux.
On nous propose de nombreux séminaires portant sur la gestion du stress, des conflits, des risques de burn-out. Est-ce une proposition de formation continue de plus ou un outil nécessaire pour nous permettre d'affronter une réalité quotidienne?

Nous nous étonnons que le chef du département puisse à ce point ignorer notre charge de travail et ses nombreuses subtilités en adoptant l'ironie qui veut que l'enseignant soit « un tire-au-flanc ». Nous en sommes même blessés.
Nous exerçons une profession où la confiance est essentielle. Si les personnes avec lesquelles nous travaillons ne nous la témoignent pas, quel crédit avons-nous auprès des parents? De quel partenariat pouvons-nous parler ?

Les enseignants du cycle 2 et de la division spécialisée de l'école de Balexert

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05/02/2012

Libertés d’opinion et d'expression en danger

Cartel non 11 mars.PNGNON le 11 mars 2012

 

Pour toute société libre et démocratique, les libertés d’opinion et d’expression ainsi que le droit de manifester sont essentiels. En Suisse, ces libertés sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution fédérale.
Sans la possibilité d’exprimer des idées, des revendications sociales, environnementales, culturelles, liées aux droits humains, pour la paix, sportives, etc., notre société risque à tout moment la fermeture, le repli, l’Etat policier pouvant conduire à la dictature.

Il est essentiel de sauvegarder ces libertés face aux tentations anti-démocratiques et sécuritaires particulièrement fortes dans le contexte social et économique actuel.

La nouvelle loi limite de manière inacceptable les libertés démocratiques fondamentales et contrevient gravement aux principes de base du droit:

  • Elle permet de «refuser toute nouvelle autorisation pendant une période de 1 à 5 ans» au bénéficiaire d’une autorisation «lorsque, même sans sa faute, la manifestation donne lieu à des atteintes graves aux personnes ou aux biens».
  • Elle laisse le département de police totalement libre de «refuser l’autorisation de manifester» en se basant uniquement sur son appréciation unilatérale «de la capacité du requérant à remplir la charge» c’est-à-dire de la capacité des organisateurs de se transformer en milices privées pour faire respecter l’ordre public.
  • Elle prévoit de punir par des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 francs toute personne qui «ne s’est pas conformée à la teneur de l’autorisation», même si aucun dégât aux personnes ou aux biens n’est constaté.

Au lieu de viser les auteur-e-s de débordements, la nouvelle loi punit les organisateurs/trices des manifestations, même si on ne peut leur reprocher aucune faute!

C’est pourquoi le Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, avec de très nombreuses organisations de la société civile qui ont à cœur les libertés et les droits démocratiques fondamentaux, vous invitent à voter NON le 11 mars à la loi contre les manifestations.

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31/01/2012

Le temps de l'enfant n'est pas celui de l'adulte

« Les horaires scolaires ne correspondent plus aux familles d’aujourd’hui, tous les foyers monoparentaux le constatent. » C’est ce qu’affirme Mme Valérie Maechler sur le site de l’association des familles monoparentales (AFM). Plus loin, elle écrit que l’AFM a « réclamé haut et fort des horaires compatibles avec les rythmes pédagogiques des enfants et les obligations professionnelles du parent. » Grosso modo, l’école n’aurait qu’à se plier aux horaires de travail des adultes. La semaine de 40 heures pour toutes et tous, et même bien davantage pour les élèves si papa ou maman accompagne son enfant à l’école avant d’aller au boulot et vient le rechercher après ses heures de travail… Quant à savoir ce que sont les « rythmes pédagogiques des enfants »… Passons.

L’AFM a donc pris position en faveur du mercredi matin d’école. On pourrait, a priori, comprendre que l’AFM veuille que l’école assume davantage sa fonction de gardiennage. La garde des enfants est une problématique réelle. Cela dit, l’AFM semble ne pas tenir compte du fait que le peuple genevois a plébiscité l’accueil à journée continue en novembre 2010 et que les problèmes de garde ne devraient théoriquement bientôt plus exister…

Mais pourquoi le communiqué de presse de l’AFM (du 10. nov. 2011) reprend-il si complaisamment les arguments et contre-vérités du DIP ? Parce que la présidente de l’AFM, Mme Valérie Maechler, soutient publiquement le chef du département, Charles Beer ? En quoi l’AFM est-elle habilitée à décréter que sans 4 périodes supplémentaires le plan d’études romand (PER) ne peut être mis en œuvre ? Quels sont les membres de l’AFM qui l’ont consulté ? Savent-ils au moins que le PER a été introduit à la rentrée 2011 ? Comment font donc les enseignants actuellement ? Etc.

« Former les citoyens de demain, c’est miser aussi sur la créativité. » affirme encore l’AFM qui s’inquiète de la mise en danger des disciplines artistiques. Bravo, mais pourquoi alors vouloir empêcher les enfants de profiter du mercredi matin pour s’adonner aux activités artistiques et sportives qui leur sont offertes par les nombreuse écoles et associations locales (qui, pour beaucoup, devront licencier ou fermer si la loi sur l’horaire passe), surtout lorsque l’on sait que ces offres périscolaires devraient se multiplier avec l’application du principe d’accueil à journée continue ?

L’AFM conclut en estimant « nécessaire que l’Etat investisse davantage encore (sic) dans la formation en améliorant le taux d’encadrement des élèves ». Bravo encore, belle estimation ! Et comment fait-on ? Cela fait douze ans que le taux est maintenu à son maximum… Mais c’est vrai qu’il conviendrait d’abord de réduire le nombre d’élèves par classe et de créer de meilleures conditions d’enseignement. Et de voir ensuite s’il y a lieu d’augmenter raisonnablement l’horaire de l’élève. Vu le contexte budgétaire, cette solution serait d’ailleurs plus économique et certainement plus bénéfique ! (En 2009, les enseignants, dans une pétition massivement signée et adressée au Conseil d’Etat, demandaient 100 postes supplémentaires pour rendre plus acceptable le taux d’encadrement ; cette requête raisonnable n’a pas été entendue ; la loi sur laquelle on votera le 11 mars 2012 en prévoit 120, mais uniquement pour combler l’augmentation de l’horaire au cycle moyen, et donc sans diminuer le nombre d’élèves par classe). Que l’Etat se décide enfin à investir dans la formation serait une bonne nouvelle, mais, si c’est sa volonté, qu’il honore d’abord les revendications légitimes des professionnels de l’éducation.

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15/01/2012

L'horaire idéal...

L’horaire scolaire idéal, susceptible de contenter tout le monde, n’existe pas, bien entendu. Toutefois, le département de l’instruction publique (DIP) a souvent eu recours aux recherches en chronobiologie et chronopsychologie pour justifier le changement d’horaire sur lequel le peuple votera le 11 mars 2012. Le professeur François Testu a été notamment sollicité et le service de la recherche en éducation (SRED) a fait une synthèse où figure « l’horaire idéal ».

La question est de savoir comment respecter au mieux les rythmes de l’élève suivant son âge et de privilégier les moments dans la journée les plus propices aux apprentissages. La capacité d’attention et de concentration de l’enfant varie en effet et, si ces découvertes ne sont pas nouvelles (elles avaient déjà fait l’objet de débats en 1997 quand l’horaire primaire actuel a été choisi), il est intéressant d’en découvrir une application concrète. Les plages les plus favorables sont grosso modo entre 9h30 et 11h30 le matin et de 14h30 à 16h30 l’après-midi. Mais 4 heures par jour ne suffisent pas tout à fait, il faut donc les enrober ou les adapter un peu.

« L’horaire idéal selon Testu (2008) » pour les élèves de 9-11 ans (6-7-8P), rapporté par le SRED, aurait ainsi la forme suivante :
8h30-12h00 et 14h30-16h00 sur 4,5 jours : lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi matin.
Le mercredi serait un jour de congé. Cela ferait un total de 23h30 d’école par semaine (temps de récréations compris).
Pour les élèves de 8 ans (5P), l’école commencerait à 9h00 (total : 21h./semaine).
Pour les élèves de 12-14 ans du cycle d’orientation (CO), l’école finirait à 16h30 (au lieu de 16h00) et il faudrait rajouter le mercredi matin de 9h30 à 12h00 (matinée plus courte que les autres). Le total passerait à 28 heures hebdomadaires.

Ce qui est intéressant, c’est de voir que 1) la coupure du mercredi n’est pas néfaste ; c’est celle du week-end qu’il faudrait atténuer ; 2) les élèves primaires genevois (5-6-7-8P) ont un horaire actuel de 24 heures par semaine (8h00-11h30 + 13h30-16h00 x 4 jours) ; ils passent donc à l’école un temps supérieur à celui préconisé ; 3) les élèves du CO sont en moyenne 27h30 dans leur collège, soit un temps inférieur à celui du scénario de Testu.

Encore une fois, l’horaire idéal n’existe sûrement pas. Mais pourquoi vouloir imposer aux élèves de 8-11 ans une augmentation massive de cours (+ 3h30 de temps d’école), soit le même horaire que les élèves de 12-14 ans ? Tous les intérêts ne peuvent être conciliés. Mais tenir compte de ceux des enfants et des caractéristiques liées à l’âge des élèves semble quand même primordial. Ce n’est pas ce que le DIP se propose de faire, raison pour laquelle il faut refuser la loi qu'il a concoctée. Ensuite, des solutions plus respectueuses verront le jour, sans aucun doute.

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07/01/2012

Genève enseigne davantage que Fribourg !

Les élèves genevois du cycle moyen (CM : él. de 8-11 ans) ont davantage d’heures d’enseignement que leurs camarades fribourgeois ! Si l’on ne tient pas compte des heures d’éducation religieuse dispensées à Fribourg, Genève a 43 heures d’enseignement en plus.

Précisément, Fribourg totalise 3'546 h. 30 durant les quatre années (degrés 5-6-7-8) du CM, dont 253 h. 30 d’éducation religieuse. Si l’on enlève ces heures, ce qui est bien normal vu que Genève, canton laïque, ne saurait dispenser ce genre de cours, le total passe à 3'293 heures. Or, il se trouve qu’à Genève, les élèves du CM ont 3'336 h. 40 de cours, soit bien 43 h. 40 de plus qu’à Fribourg. La différence peut sembler marginale. Certes, et je ne prendrais pas le temps de la communiquer si le département de l’instruction publique (DIP) n’avait pas continuellement, depuis près de 3 ans, martelé que les élèves genevois travaillaient moins que les élèves des autres cantons romands, citant par ailleurs souvent Fribourg en exemple... La vérité, on le voit, est tout autre.

Tous ces chiffres sont extraits des tableaux qui se trouvent dans le communiqué de presse du DIP (5 déc. 2011, p. 4) au sujet de PISA. On pourrait se demander pourquoi le DIP se perd dans des considérations sur l’horaire de l’écolier primaire alors qu’il est question de communiquer sur les résultats des élèves de 15 ans (11ème degré du CO) aux tests de l’OCDE… Mais bon, puisque c’est le DIP qui le dit, autant utiliser ces chiffres à bon escient et rétablir ainsi un aperçu plus correct de la réalité.

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28/12/2011

Contre-vérités sur le mercredi matin d'école

Trois profs de l’enseignement secondaire, MM. Ramadan, Paparou et Deshusses, annoncent dans Le Courrier de ce jour la naissance d’un comité de soutien au mercredi matin d’école. Il faut remercier ces membres (ou très proches) du parti socialiste (PS) pour leur article. Il est en effet emblématique des mensonges, manipulations, omissions et contre-vérités qui entachent ce dossier depuis longtemps. C’est un vrai tour de force d’arriver à tordre la réalité en si peu de lignes. Et une gageure de relever ici toutes les inexactitudes pour essayer de rétablir la vérité. Je pourrais passer sur le fait qu’il est amusant – les médias l’ont fait avant eux – de ne citer que (d’opposer en fait) la SPG et le MCG. Il est moins accrocheur de dire que le référendum – 18'000 signatures ! – était aussi soutenu par solidaritéS et des comités de parents qui on récolté bien plus de paraphes que le MCG. Mais de quel droit ces messieurs affirment-ils que les opposants au changement d’horaire à l’école primaire ne peuvent pas compter sur le soutien de la CGAS, de la FEG et du SER ? Contre toute attente, la CGAS, acquise au départ au mercredi matin, ne prendra pas position car elle a entendu les arguments des référendaires. Ses membres demeurent certes partagés, ce qui est compréhensible du fait que tous n’ont pas pu écouter le débat qui a eu lieu entre le DIP et la SPG le 16 novembre. La FEG, elle, malgré le soutien actif du SSP et des écoles de musique, ne prendra pas non plus position à cause d’une seule de ses composantes, la FAMCO, qui a fait valoir son droit de veto. Selon sa présidente, Mme Moyard – députée PS, un hasard – les enseignants du CO seraient favorables à asséner aux élèves de 8 ans un horaire égal à ceux des élèves de 14 ans : ce n’est pas ce que nous ont dit les nombreux enseignants du secondaire qui ont signé le référendum. Quant au SER, c’est absolument faux de dire qu’il ne le soutient pas puisqu’il a pris position le 16 juin 2011 en sa faveur et participera financièrement à la campagne pour la votation du 11 mars 2012 afin que cette loi qui propose un horaire démesuré soit rejetée (voir mon blog du 16 juin 2011).

Faute d’arguments, ce nouveau comité ironise en se demandant s’il faut « inventer la semaine d’un après-midi ». Ou invoque la votation de 1982 en la rebaptisant « initiative pour la suppression de la semaine de quatre jours et demi » alors qu’il n’était pas du tout question de cela – seule la suppression du samedi matin était en jeu et un report des heures sur le mercredi matin ou le jeudi, si la loi avait été acceptée n’était pas du tout exclu (cf. mémorial du GC du 14 septembre 1979). Jouant sur cette interprétation, le comité prétend aussi que la SPG se serait « opposée à la suppression de la semaine de quatre jours et demi » alors que l’enjeu portait sur le samedi. Enfin, en tant que défenseurs de « la démocratie », M. Ramadan et consorts veulent rappeler que c’est « le gouvernement monocolore » qui a supprimé le samedi matin en 1997. C’est omettre le fait qu’un samedi sur deux avait déjà été supprimé dès 1992 par Dominique Föllmi (DC, chef du DIP, membre d’un exécutif qui n’était en rien monocolore). C’est aussi passer sous silence le fait que Martine Brunschwig Graf (libérale), si elle était favorable à abandonner la pratique d’un samedi sur deux, défendait surtout l’ « horaire romand », comme on l’appelait alors, qui incluait le mercredi matin d’école. Et que c’est le très large sondage des parents, dont le résultat plébiscitait la semaine de 4 jours d’école (2 + 2 ; lundi, mardi + jeudi, vendredi) qui a engendré l’horaire actuel. La cheffe du DIP, en « bonne » libérale qu’elle était, avait simplement, elle, écouté les résultats de la consultation, soit l’avis de plus de trente associations concernées de près… (voir le débat au Grand Conseil du 6 juin 1997).

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13/11/2011

IouuUFffffE!

Des profs du primaire qui formeraient les futurs enseignants secondaires ? Vous n’y pensez pas ! Que pourraient bien apprendre les instits aux Maîtres ? Il est vrai que l’IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) peine à convaincre mais il ne tomberait pas si bas. Il ne faut pas mélanger les serviettes et les torchons. Pourtant, des étudiants, sondés par leur association professionnelle, ont cru déceler des contenus de cours inadéquats en rapport avec le fait que certains formateurs n’étaient pas de vrais enseignants secondaires (« Dans le questionnaire, on mentionne aussi que 10 à 15% des cours ne sont pas adéquats. On se demande notamment pourquoi certains professeurs issus du primaire forment de futurs enseignants destinés au secondaire. » TG du 12 nov. 2011).

Heureusement, le directeur de l’IUFE, Bernard Schneuwly, dément. Ouf ! IUFE ! Youpi ! On respire. On sent qu’on a frôlé le pire. La main gauche peut continuer à ignorer ce que fait la droite. Le CO forme en trois ans les élèves, les prépare brillamment aux tests PISA (destinés aux élèves de 15 ans, faut-il le rappeler) et tout va pour le mieux, non ? En quoi d’ailleurs les huit années qui précèdent joueraient-elles un rôle ? La cohérence du cursus de l’élève durant les onze années de l’école obligatoire, vantée depuis des lustres, doit relever du fantasme…

Toutefois, avec une certaine malice et lucidité, M. Schneuwly relève « qu’avec le nouveau plan d’études romand (PER), il n’est pas absurde que les enseignants du secondaire connaissent ce qui se fait avant. » On aura compris que ce n’était pas le cas auparavant, alors que rien ne l’empêchait. Le PER, introduit à la rentrée 2011, et qui concerne les 11 premières années d’école, fera-t-il finalement évoluer les mentalités et arrivera-t-il à faire en sorte que l’intérêt des élèves soit pris en compte ?

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05/11/2011

Noter les profs ?

L’évaluation des professeurs par leurs étudiants, aussi inefficace et peu suivie d’effets soit-elle, est régulièrement relancée. Déjà plus ou moins obligatoire dans certaines universités et autres HES, elle vient d’être imposée à Genève (voir Le Courrrier du 4 nov. 2011 : Tous les enseignements de l’UNIGE seront passés au crible). La scolarité obligatoire est-elle à l’abri de cette tendance ?
Vous êtes-vous déjà préoccupé de vérifier si le questionnaire que vous avez rempli à la fin de votre séjour était pris en considération par la direction de l’hôtel ? Probablement pas ; cet exercice vous avait distrait en vacances, donné l’impression fugace que votre avis comptait et que vos suggestions allaient améliorer le sort des touristes suivants. Vous vous êtes acquitté de cette petite tâche bénévolement, sans attendre le moindre remerciement. D’ailleurs, ça tombe bien, parce que jamais aucun retour, malgré l’adresse courriel que vous aviez fournie, ne vous a été fait… Il en va ainsi sûrement de même pour les étudiants qui retournent leurs fiches complétées à la fin des cours et ne voient jamais le moindre changement, ni ne sont informés d’une velléité de procéder à un quelconque ajustement.
Vers le salaire au mérite ?
Certains profs, ainsi que le contenu de leur enseignement, semblent immuables… Tant mieux ou tant pis, c’est selon, mais si l’opinion des enseignés importe en fin de compte si peu, autant abandonner une pratique vaine. C’est toutefois plutôt au contraire que nous assistons. Il faut dire que l’insistance pour systématiser l’évaluation des profs par leurs étudiants, et prendre véritablement en compte des résultats, peut avoir pour principale motivation l’instauration d’une forme de salaire au mérite. Ainsi, en France, la ministre de l’enseignement supérieur de l’époque, Valérie Pécresse, ne s’inquiétait pas de savoir pourquoi cette évaluation, pourtant obligatoire depuis 1997 (réforme Bayrou), n’était pas appliquée, mais revenait il y a trois ans à la charge car elle estimait que, notamment sur la base des appréciations des étudiants, il revenait à l’université non seulement d’établir une grille de critères pour le traitement salarial mais aussi « d’avoir un conseil d’administration stratège et de définir sa politique de primes » (Le Figaro, 22 oct. 2008). L’iniquité d’un système de rémunération individualisé, qui varie en fonction de la qualité supposée des prestations fournies, est patente mais il faudrait, pour appliquer cette méthode contestée, rajouter une modalité contestable. Peut-on réellement faire dépendre le salaire ou la carrière d’un professeur de la note attribuée par un étudiant plus ou moins bien luné ? Cette dérive inquiétante constituerait par ailleurs un drôle d’aveu de faiblesse de la part de l’institution qui reconnaîtrait son incapacité à évaluer les personnes qu’elle engage et entendrait laisser aux « clients » le soin de gérer en partie l’avenir du personnel.
Perdre sa vie à la noter, à comparer…
Il est certes difficile d’imaginer que des élèves mineurs, qu’ils aient quatre ou quinze ans, puissent noter leurs maîtres. Sauf à vouloir démontrer l’absurdité de la frénésie autour des notes – rien de plus facile que d’attribuer des points aux joueurs d’une équipe de foot à l’issue d’un match, d’évaluer un vin, de noter des pots de yoghourt, de comparer le jambon cru espagnol et italien, de classer un produit quelconque, une voiture, un ordinateur par rapport à ses concurrents, etc. et qu’importe l’échelle utilisée, sur 10, 20 ou 100, le consommateur lambda, aussi peu averti soit-il, la comprendra immédiatement – l’école publique n’a pas grand-chose à gagner en cédant à cette supercherie qui consiste à occuper la population entière en lui faisant croire qu’elle participe alors qu’elle subit pour l’essentiel. Cependant, dans une société telle que la nôtre où la consommation est reine, il n’est pas étonnant que le pendant des choix presque illimités (il suffit de songer à l’offre pléthorique pour un objet aussi banal qu’un téléphone, par exemple) soit le besoin presque compulsif de connaître le degré de satisfaction des consommateurs. Mais si les lois du marché et de la concurrence arrivent assez subtilement à autant tenir compte des goûts des personnes qu’à les dicter – ce qui n’est guère rassurant à contempler le monde actuel – il n’y a aucune raison pour que cette mainmise de l’économie dégouline sur le secteur de la formation.

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15/10/2011

Dégrader les conditions d'enseignement pour aider les élèves ?!?

61,4% des lecteurs sondés par la Tribune pensent que l’ajout du mercredi matin d’école va dégrader les conditions de travail des enseignants primaires. Mais la TG du 14 octobre 2011 ne s’attarde que sur un seul résultat, celui du 69,3% en faveur du changement d’horaire. Affichette (dans la rue), manchette (1ère page), gros titre des pages 2 et 3, etc. : tout est centré sur le fait qu’une majorité du panel représentatif choisi par le média est en faveur de quatre jours et demi d’école. Mais comment y croire, ou que faire de ces deux résultats qui s’annulent mutuellement ? En effet, personne ne peut soutenir que des conditions d’enseignement détériorées apporteraient un quelconque bénéfice aux élèves. La seule conclusion honnête à tirer de ces deux chiffres est que le mercredi matin d’école ne convainc pas vraiment.

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31/08/2011

Pas de quoi se faire mousser...

On avait eu droit à l’inspecteur d’école traquant le string aux Avanchets, voilà maintenant un directeur qui s’attaque aux boissons énergisantes à Plan-les-Ouates (PLO) et interdit notamment la bière sans alcool… Mais que font les 83 directeurs des autres établissements primaires ?!? S’ils sont en panne d’imagination pour se distinguer et espérer faire la manchette des journaux, on peut leur fournir quelques suggestions susceptibles d’aff(ri)oler les médias...

Sérieusement, si je suis évidemment opposé à la consommation de raides bulles et autres boissons gazeuses dites « sans alcool » à l’école, je ne crois pas que ce soit à cette dernière de le dire et d’interdire. Le service de santé de la jeunesse (SSJ), d’après l’article de la TG de ce jour, applaudit l’initiative du dirlo de PLO ; mais ne serait-ce pas plutôt à lui, le SSJ, de justement informer largement, au niveau du canton, de diffuser à tous les parents des recommandations émanant de professionnels de la santé, de rappeler les dangers liés à la consommation précoce de caféine et d’alcool ? Pourquoi cette mesure (pas vraiment applicable par ailleurs) ne concernerait-elle qu’un seul établissement sur les quatre-vingt-quatre que compte Genève ? Les écoles ont d’autres chats à fouetter que d’édicter des règles sur tout ce qui est bon et ne l’est pas pour l’élève. Surtout que la liste des interdictions, quand on commence ce petit jeu, est infinie...

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16/06/2011

Le SER soutient le référendum!

Le syndicat des enseignantes et enseigants romands (SER) soutient le référendum contre l'augmentation de l'horaire scolaire.

Cet apport de la faîtière romande est nécessaire et intéressant dans le contexte de désinformation permanente au sujet de l'école genevoise, phénomène accru dès qu'il est question de comparer Genève avec les autres cantons romands.

Voici le communiqué du SER :

REFERENDUM GENEVOIS - HORAIRE SCOLAIRE
Prise de position du SER - 16 juin 2011

AUGMENTER LA QUANTITE EN DIMINUANT LA QUALITE
Réuni en séance le 10 juin, le comité du Syndicat des enseignants romands (SER), composé des présidents et vice-présidents des 9 associations membres, a décidé de soutenir les revendications pédagogiques légitimes des enseignants genevois.
Il ne se prononce pas sur la question d’envoyer ou non les élèves à l’école le mercredi matin, considérant que la répartition de l’horaire scolaire sur la semaine est une question locale.

Le SER rappelle que :

  • Genève a un temps de présence des élèves du cycle 2 dans la moyenne romande, comparable à ce qui se pratique dans les cantons de Vaud et Fribourg ;
  • Genève se distingue par la bonne organisation de l’encadrement parascolaire et le taux très important des enfants qui le fréquentent ;

Le SER souligne que :

  • la focalisation sur l’introduction d’heures d’enseignement le mercredi matin occulte les véritables enjeux du changement de loi ;
  • les prises de position du chef de département, relayées par les médias, sont méprisantes à l’égard des enseignants et de leur professionnalisme ;
  • la concertation n’a pas fonctionné entre le Département et les interlocuteurs concernés lors des différentes phases préparatoires ;
  • le coût réel de l’augmentation du temps de travail des élèves a été sous-estimé ;
  • l’harmonisation des horaires entre cycle 1 et cycle 2, qui faisait de Genève un pionnier pour les familles en Romandie, est abandonnée (pas de mercredi matin au cycle 1).
  • de nombreux élèves passent leurs journées dans des structures scolaires et parascolaires, ainsi leur temps de présence est bien plus conséquent que dans les autres cantons romands. Ce fait a été écarté du débat, à tort ;
  • la nouvelle loi fera de Genève le Canton qui imposera le plus d’heures aux élèves du cycle 2, le Canton du Valais projetant de réduire le temps de présence des élèves ;
  • la nouvelle loi entraînera une baisse des prestations pédagogiques apportées aux élèves par la suppression d’heures d’enseignement par demi-classe et par la diminution des prestations de suivi des élèves à besoins particuliers.

A l’heure de la mise en oeuvre d’une Convention scolaire romande exigeante, le SER enjoint les autorités à travailler avec les associations professionnelles d’enseignants à une réelle amélioration qualitative de l’école.
Le SER déplore la prévisible et inéluctable baisse de qualité de la différenciation de l’enseignement qu’entraîne cette nouvelle loi, au moment où tous les cantons cherchent à l’améliorer. Il soutient le référendum afin que les citoyens genevois puissent se prononcer sur cette question.

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14/06/2011

NON au mercredi matin d'école!

Les médias relèvent que le Mouvement citoyens genevois (MCG) soutient le référendum que le syndicat des enseignant-e-s (SPG) a décidé de lancer, y voyant une certaine incongruité, mais occultent le fait que le mouvement solidaritéS s’impliquera activement dans la récolte de signatures, de même que plusieurs associations de parents d’élèves. Pourquoi un soutien plus large qu’on ne veut le dire existe-t-il ? Les raisons sont multiples. En voici quand même quelques-unes :
Augmenter les moyens, pas l’horaire
L’école genevoise subit des réformes en continu depuis vingt ans sans que jamais les moyens nécessaires soient accordés. Le corps enseignant est épuisé par cette politique et les élèves en pâtissent. Dans ce contexte défavorable, l’augmentation de l’horaire de l’élève doit être combattue.
Vouloir simplement dépasser les autres cantons en termes de minutes et de jours d’enseignement ne relève pas d’un projet crédible. Les élèves genevois ont avant tout besoin de conditions d’enseignement de qualité, propres à garantir et à accroître le niveau de formation de toutes et tous.
Davantage de profs, moins d’élèves par classe
Lorsque l’on sait l’importance des premiers degrés de l’école pour l’avenir des élèves et le fait que l’école va devenir obligatoire à 4 ans, il faut en priorité mettre des forces sur le cycle élémentaire (4-7 ans), en octroyant par exemple 3 postes d’enseignant-e-s pour 2 classes. La moyenne d’élèves par classe doit aussi être ramenée à 16 pour créer des conditions d’enseignement acceptables.
L’horaire actuel satisfait les parents et les enseignant-e-s
Le 90% du corps enseignant soutient l’horaire actuel. Le mercredi de congé pour les élèves ne constitue pas un problème pour la grande majorité des familles (84% ont au moins un parent disponible le mercredi – source SRED) car elles se sont organisées en conséquence et apprécient finalement cette modalité qui permet une autre qualité de vie. Si l’horaire devait être augmenté, les parents préfèrent logiquement allonger la journée plutôt que le mercredi matin.
Large désinformation
Genève n’a pas moins d’heures d’enseignement que les cantons de Neuchâtel ou du Jura. Pour comparer avec Fribourg, il faudrait enlever les 100 minutes hebdomadaires de cours religieux que dispense ce canton. L’harmonisation scolaire suisse (HarmoS) n’impose aucune augmentation de l’horaire. Les résultats genevois aux tests PISA (qui concernent les élèves de 15 ans) sont comparativement et compte tenu des caractéristiques du canton (plus forte proportion suisse de non-natifs et de classes hétérogènes) tout à fait honorables. Etc. Trop d’arguments erronés faussent le débat. Certaines vérités doivent être rétablies et le référendum doit y contribuer, pour que le peuple puisse ensuite se prononcer en connaissance de cause !

Téléchargez le référendum ici

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29/05/2011

Encore une pétition sur l'école...

Apparemment, un référendum contre l’horaire scolaire ne suffisait pas. Voilà le groupement des associations de parents d’élèves (GAPP) qui lance sa pétition. On peut se réjouir de ce frémissement du GAPP, plutôt habitué ces derniers temps à dire ni oui ni non bien au contraire et donc à ne prendre position sur rien – en particulier lors de votations populaires sur l’école, ce qui est un comble. Incapable de se déterminer lors de la consultation sur l’horaire scolaire, s’autorisant à fustiger l’avis des enseignant-e-s, tournant au moindre vent, le GAPP réclame tout à coup davantage de moyens, rejoignant les revendications du syndicat, exprimées elles clairement depuis des lustres. Mais face à un parlement majoritairement méprisant à l’égard de l’enseignement primaire et ignorant de la réalité des huit premiers degrés de l’école, à quoi peut bien servir une pétition ? A moins de faire plus que les 17'000 signatures récoltées pour le latin récemment, on peut avoir des doutes sur l’utilité de la manœuvre. On peut certes souhaiter que ce texte permette à toutes les citoyennes et à tous les citoyens qui ne peuvent signer un référendum (en particulier les parents qui n’ont pas la nationalité suisse) d’exprimer leur inquiétude sur la politique scolaire menée depuis deux décennies. En cela, la pétition jouera, je l’espère, un rôle complémentaire au référendum contre le mercredi matin d’école. Cependant, il faudrait être naïf pour ne pas voir dans l’initiative du GAPP une manière de détourner l’attention du vrai enjeu et de porter atteinte au référendum. Dans le débat toujours difficile qui règne dès qu’il s’agit d’école, il faut craindre que deux textes circulant en même temps ne soient confondus et que certain-e-s signataires de la pétition déclinent ensuite l’offre d’apposer leur signature sur le référendum, pensant à tort l’avoir déjà fait. Personnellement, sur les stands et ailleurs, je ferai signer les deux textes, en accordant une priorité bien naturelle au référendum. Je pense même que nombre d’APE (associations de parents d’élèves) procéderont de même. En effet, dès que le référendum contre le mercredi matin sera lancé (début juin), il faudra s’activer afin qu’au minimum 7'000 signatures valables soient récoltées en 40 jours.

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30/04/2011

Projet de nouvel horaire scolaire : préalables clairement exprimés

Le conseiller d’Etat chargé du DIP, Charles Beer, regrette (Le Courrier du 21 avril 2011) de ne pas avoir eu connaissance des revendications du syndicat quant à un éventuel changement d’horaire scolaire. Voilà qui pourrait surprendre si sa stratégie visant à déprécier la SPG – et tout le corps enseignant par la même occasion – n’était pas aussi évidente. Faute de vrais arguments et après avoir largement manipulé la population, le DIP persiste donc à désinformer.

Qui pourrait cependant imaginer que le syndicat aurait omis de poser ses conditions en termes de moyens et de postes ? Cela s’est fait, bien entendu, de manière constante dans les instances ad hoc et ailleurs. Par exemple, le DIP ne peut avoir oublié que lorsque le Cartel intersyndical a déposé 14 pétitions auprès du Conseil d’Etat le 17 décembre 2009, il y en avait une qui émanait de la SPG et qui énonçait trois revendications très claires (reproduites ici intégralement) :

  1. une nette amélioration du taux d’encadrement à la rentrée 2010, d’un point au minimum (16 au lieu de 17) selon le calcul en vigueur et les conditions actuelles, soit environ 100 postes supplémentaires, première étape pour aller vers le rétablissement progressif d’un ratio élèves/postes d’enseignement acceptable (14, comme au début des années 90) ;
  2. une diminution de la charge d’enseignement (revendication SER 2002), de 4 périodes (soit 24 périodes de 45’ hebdomadaires au maximum) dès la rentrée 2010 – avant tout éventuel changement d’horaire scolaire – et l’augmentation des postes en conséquence ;
  3. l’octroi de moyens spécifiques à l’enseignement spécialisé, dès janvier 2010, afin d’accueillir et d’intégrer tous les élèves à besoins particuliers ou handicapés dans de bonnes conditions, et sans enlever des ressources aux autres.

Cette pétition de l’enseignement primaire (P 1707) avait recueilli quelque 1'500 signatures en un mois. Intitulée « Davantage de moyens pour encadrer les élèves ! Moins de charges de travail pour un enseignement de qualité ! », elle posait de manière concise les éléments à mettre en œuvre pour améliorer l’école primaire et les préalables à toute entrée en matière sur une éventuelle modification de l’horaire de l’écolier. Le Conseil d’Etat avait d’ailleurs affirmé accorder une grande importance à ces 14 pétitions et Charles Beer avait lui-même présidé une séance de quatre heures avec le Cartel pour passer en revue quelques-uns des textes touchant de près son département. Aujourd’hui, alors que le DIP n’a répondu à aucune des revendications, qu’aucun moyen supplémentaire n’a été octroyé à l’enseignement primaire, il est sans doute préférable de feindre l’ignorance.

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