11/03/2018

L’école n’intéresse(rait) pas les Genevois-es…

école prioritaire.pngLa dispute sur les notes et le mercredi matin ayant été mise de côté (provisoirement peut-être…), n’y aurait-il plus rien à dire sur l’école ? Plus aucun problème dont se soucieraient les Genevois-es ? La Tribune de Genève, en livrant les résultats de son propre sondage à J-38 des élections cantonales, indique que « les questions d’éducation semblent peu préoccuper ».

Les trois dossiers les plus importants seraient donc le logement, la mobilité et la santé. Soit. Mais quels choix avaient réellement les quelque 350 lectrices et lecteurs du Cercle pour répondre au sondage ? La formation (ou l’éducation) faisait-elle vraiment partie des dossiers proposés pour établir le classement ? Ou fallait-il cocher la case « autres » si l’on voulait mentionner la formation ou le dossier de l’école inclusive, par exemple ?

A priori, il semble étonnant que le département le plus « gros », le DIP, soit ignoré. Sur les 7 départements (enfin, plutôt 6, parce que le présidentiel, franchement…), seul celui d’Anne Emery-Torracinta semble écarté des préoccupations de la population genevoise… Si tout allait bien à l’école, la TG nous l’aurait dit, non ?!?

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08/03/2018

La droite se moque des jeunes

Cinécivic pigeon.PNGLe PLR, le MCG et l’UDC se sont acharnés pour saboter la loi sur l’enfance et la jeunesse. Le texte avait pourtant occupé la commission de l’enseignement durant 22 séances, occasionné 18 auditions, et recueilli in fine l’unanimité. Mais, en plénière le 1er mars, la droite, à quatre reprises, a demandé le renvoi du projet de loi en commission. Cette manœuvre dilatoire a raté. Toutefois, par esprit de revanche, le MCG, avec l’appui du PLR et de l’UDC, a réussi à faire supprimer le conseil de la jeunesse.

La participation des enfants et des jeunes mise à mal

Le canton avait besoin d’une nouvelle loi sur l’enfance et la jeunesse et il l’a. En effet, l’ancienne loi était obsolète et une refonte totale s’imposait. Une des missions du DIP concerne l’accompagnement et la protection des enfants et des mineurs et il était nécessaire d’ancrer dans une base légale des prestations qui sont délivrées par exemple par l’Office de l’enfance et de la jeunesse (OEJ) et par l’Office médico-pédagogique (OMP). La loi voulait aussi encourager les activités permettant l’apprentissage de l’indépendance, de l’autonomie et de la responsabilité afin que les enfants et le les jeunes puissent s’intégrer socialement, culturellement et civiquement. Une des nouveautés proposées, au chapitre « encouragement », était donc ce conseil de la jeunesse, qui a été rejeté sans vrai motif si ce n’est celui de mettre son empreinte sur une loi en la dégradant.

Un organe représentatif de la diversité et des besoins des jeunes n’existe pas

L’UDC avait déjà sévi en ridiculisant la nouvelle LIP avec l’introduction d’un article obligeant les directeurs/trices d’école à enseigner. Aujourd’hui, c’est le MCG qui prend la relève et s’assied sur l’avis des jeunes. En effet, tant le Parlement des jeunes Genevois (PLJ) que le groupe de liaison genevois des associations de jeunesse (GLAJ) soutenaient la création d’un conseil de la jeunesse. Il aurait permis aux jeunes du canton d’être représentés véritablement et de faire entendre leurs voix sur des sujets ou propositions qui leur tiennent à cœur, en interpellant directement le Grand Conseil ou le Conseil d’Etat, ou les exécutifs communaux. En aucune manière cette nouvelle instance participative aurait fait doublon avec celles qui existent. Au contraire, elle venait combler un manque. Biffer le conseil de la jeunesse, que le département de l’instruction publique (DIP) souhaitait mettre en place à l’instar de ce qui existe dans les autres cantons romands, est injustifiable. Mais ce rejet révèle quand même la crainte irrationnelle des partis de droite de voir ces jeunes se faire instrumentaliser par les partis de gauche. La peur d’une politisation d’une partie de la jeunesse relève cependant de fantasmes tels que l’idée que tous les enseignants voteraient à gauche ou que le DIP serait forcément du même bord…

Il faudra revenir à la charge…

Au final, la loi a été acceptée par 74 voix contre 2 et 9 abstentions. L’essentiel reste sûrement de pouvoir disposer d’une loi sur l’enfance et la jeunesse réactualisée, et donc d’avoir pu éviter qu’elle soit renvoyée aux calendes grecques. Mais à l’heure où des efforts sont faits pour encourager la participation des jeunes, par exemple en les incitant à utiliser leur droit de vote (CinéCivic), il est lamentable que le coup de force de la droite porte sur celles et ceux qui, justement ne peuvent pas toujours donner leur avis. La nouvelle loi, qui remplace celle de 1958, devra donc être bientôt modifiée… par le prochain parlement.

 

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26/01/2017

La RIE III rend fou

PDC.pngLa RIE III fait perdre les pédales au PDC. Supportant mal que son ministre Serge Dal Busco soit attaqué, ce parti s'insurge contre la diffusion de matériel de campagne, provenant du Cartel intersyndical, au sein des établissements scolaires dans le cadre de la campagne contre le RIE III. Une députée PDC a ainsi déposé une question urgente (QUE) et réclame des sanctions ! (...) du matériel de campagne contre la RIE 3, provenant du Cartel Intersyndical, avait été diffusé dans plusieurs établissements scolaires auprès des enseignants.(...)" dit cette QUE. On croit rêver. Comme si les panneaux d'informations syndicales (prévus par le règlement B 5 10.04) dans les écoles (salles des maîtres) étaient là juste pour faire joli. Essayer d'allumer un contre-feu de cette manière est ridicule. Une raison supplémentaire de voter NON à la RIE III !

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19/03/2016

Les comptes à dormir debout

contes kubnick.jpgLe Conseil d’Etat n’est-il pas lassé de jouer chaque année le même scénario au sujet des comptes ?

Depuis une décennie, le plan de communication est quasiment identique : le gouvernement annonce des comptes déficitaires au moment de la présentation du budget, en septembre, et, au fur et à mesure que le temps passe, la catastrophe semble s’éloigner avec, au final, un résultat positif. Le différentiel est parfois stupéfiant. Ainsi, en 2007, le budget prévoyait un déficit de 191 millions et à l’arrivée les comptes présentaient un excédent de revenus de 781 millions ! Et les exercices bénéficiaires se suivent. A chaque fois pourtant, on nous assure qu’il ne faut pas s’y fier, que l’embellie est passagère, que les nuages noirs s’amoncellent, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, etc. Car l’exécutif ne manque pas de vocabulaire pour masquer son manque de volonté à établir des budgets fiables. « Eléments non récurrents », « one shot », « recettes exceptionnelles », « rentrées inespérées », « résultats en trompe-l’œil », etc. : tout est employé pour persuader la population qu’il n’y a aucun espoir à avoir, que la situation financière de l’Etat est désespérée et qu’il faut faire des efforts (et les efforts, on sait sur qui on les fait porter !) …

En 2015, rien de nouveau apparemment. La présentation des comptes est prévue le 22 mars 2016. Le Conseil d’Etat va encore justifier le résultat beaucoup moins catastrophique qu’annoncé en mettant en avant des recettes extraordinaires, imprévisibles… et en resservant son discours alarmiste pour la suite. Ce jeu de dupes va-t-il durer jusqu’en 2018, voire au-delà ?

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02/05/2015

Votez compact le 10 mai - liste no 3

2015-05-10-2e-tour-unitaire-affiche1.jpgLes réductions drastiques programmées ces prochaines années par la droite genevoise pour les budgets de la Ville de Genève sont une menace sans précédent pour les prestations sociales, les droits des locataires, les subventions à la culture, et en général pour tous les domaines où la Ville exerce un rôle de contrepoids aux politiques néolibérales dominantes dans le canton. La reconduction des 4 représentant-e-s de l'alternative au Conseil administratif paraît d'autant plus nécessaire. Au deuxième tour de ces élections, il est notamment impératif d’apporter son soutien au conseiller administratif et deux fois maire de la Ville de Genève, Rémy Pagani. Ce magistrat intègre et pugnace mène depuis 8 ans une action exemplaire pour défendre les intérêts de la population de la Ville. Que ce soit dans la rénovation et l'entretien des infrastructures publiques, la défense des espaces et des services publics, l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers, sa disponibilité et son écoute des citoyennes et citoyens, la réélection de Rémy Pagani est essentielle pour résister de manière efficace aux visées de démantèlement social de la droite et de l'extrême droite. Il faut donc voter compact à l’élection du 10 mai 2015, voter et faire voter la liste no 3, avec Rémy Pagani aux côtés d'Esther Alder, Sandrine Salerno et Sami Kanaan.

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16/08/2014

Frais de garde: la Ville plus généreuse que le canton

Les indemnités pour charge de famille sont prévues en Ville de Genève. Les conseillères et conseillers municipaux peuvent donc demander le remboursement des frais de garde de leur enfant afin de pouvoir siéger. Sur 10 années, de 2003 à 2012, cela a coûté en moyenne 2943 francs par an. Une somme qui semble supportable. Il est ainsi étrange que le bureau du Grand Conseil n’ait pas voulu entrer en matière pour le couple de députés Mizrahi-Moyard (voir le site de la TG). Il y a certes dorénavant des suppléant-e-s mais ce prétexte n’est pas convainquant. Pourquoi faudrait-il prouver qu’aucun-e suppléant-e n’est disponible pour pouvoir prétendre engager une baby-sitter et se faire rembourser les frais, et comment d’ailleurs pourrait-on démontrer cette indisponibilité ? Nouvelle Constitution ou pas, l’Etat devrait effectivement prendre des mesures pour permettre aux personnes élues d’exercer leur mandat électif dans des conditions favorables. Or, c’est plutôt le contraire que l’on constate ces derniers temps, notamment avec les attaques que subissent les fonctionnaires. Le règlement du personnel de l’administration cantonale prévoyait que « l’exercice d’un mandat électif est garanti ». Mais cette phrase a été biffée de manière autoritaire par le nouveau Conseil d’Etat, le 1er avril 2014...

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01/11/2009

La Gauche combative a un programme, elle

En renonçant à donner un mot d’ordre clair pour l’élection au Conseil d’Etat, solidaritéS oblige ses membres à se taire ou à donner un avis personnel. Après les contorsions de certains candidats de la liste 4 (solidaritéS-Parti du Travail, qui n’a pas atteint le quorum le 11 oct.), bien empêtrés pour expliquer aux médias comment ils pouvaient à la fois refuser d’appeler à voter pour une formation quelconque, rejeter toutes les candidatures et condamner l’abstention, il paraît ardu de sortir de cette situation ridicule. Il me semble que solidaritéS aurait dû faire preuve d’ouverture et s’intéresser davantage à la démarche des Communistes. En effet, adopter en Assemblée le 14 octobre un communiqué ambigu (appeler à « barrer la route aux politiques antisociales, xénophobes et sécuritaires » en démontrant que le PS et les Verts seraient mieux ailleurs qu’au gouvernement) avant d’avoir pris connaissance des propositions avancées par Les Communistes était prématuré. Sur les 30 points du programme de la liste no 11 lancée par Les Communistes, « La Gauche combative », certains auraient mérités d’être critiqués, discutés, voire supprimés ou reformulés. Mais, pour ma part et vu que solidaritéS a préféré occulter ce débat, je me contente de ce programme clair, qui a le mérite d’exister – ce qui est loin d’être le cas pour les formations populistes ou candidatures farfelues –, et qui, s’il ne peut par la force des choses me correspondre à 100%, regroupe majoritairement des propositions auxquelles j’adhère. Je voterai donc pour les trois candidats du Parti Les Communistes le 15 novembre. J’estime qu’il faut aussi relever qu’en ne mettant que trois candidats, la Gauche combative laisse ainsi la possibilité de rajouter quatre autres prétendants au trône, par exemple ceux de l’Alternative. Enfin, vu qu’il faut bien reconnaître que cette liste no 11 est victime d’un certain ostracisme, médiatique et autre, je souhaite reproduire ci-dessous son programme afin que chacune et chacun puisse se faire une opinion.
Propositions de la Gauche combative pour le Conseil d’Etat :
Réforme des institutions et de l’Etat :
• Baisser le quorum lors de l’élection au Grand Conseil à 1%.
• Rendre le vote obligatoire.
• Instaurer le Référendum révocatoire pour les mandats de Procureur général, de Conseiller d’Etat et de Conseiller administratif.
• Interdire le cumul des mandats.
• Réduire l’écart salarial dans la fonction publique et réduire les salaires des Conseillers d’Etat de 30%.
• Abolir les forfaits fiscaux.
• Plafonnement du budget des campagnes politiques à 50’000 francs et gratuité pour le dépôt de listes.
Renforcement des services publics :
• Créer une Caisse maladie publique cantonale avec primes proportionnelles aux revenus.
• Gratuité des transports publics.
• Gratuité de l’électricité et du gaz jusqu’à un certain seuil (consommation de base), et surfacturation progressive au-delà de ce seuil.
• Abolir les taxes universitaires.
Emploi et social :
• Instaurer un salaire minimum interprofessionnel de 4’000 francs mensuels nets.
• Imposer l’égalité salariale entre hommes et femmes.
• Créer un Revenu de base garanti.
• Obliger les collectivités publiques à engager prioritairement les chômeurs résidants dans le canton.
• Des CCT dans tous les secteurs.
• Interdire aux entreprises bénéficiaires de procéder à des licenciements économiques.
• Mieux protéger les délégués syndicaux.
• Rendre obligatoire l’Assurance perte de gain (APG) en cas de maladie.
• Obliger les collectivités publiques à donner la priorité aux entreprises locales lorsqu’elles commandent du matériel et des services.
Qualité de vie et protection de l’environnement :
• Réserver le centre-ville aux piétons et développer les pistes cyclables.
• Taxes d’immatriculation des véhicules : accentuation du bonus/malus lié aux émissions de CO2 et de particules fines.
• Créer une écotaxe aéroportuaire pour financer les transports publics.
• Instaurer une journée mensuelle sans voiture dans tout le canton.
• Arrêter le déclassement des terrains agricoles.
• Rendre accessibles les rives du lac.
• Interdire la publicité commerciale dans l’espace public.
Education et culture :
• Formation obligatoire et gratuite pour tous les jeunes jusqu’à 18 ans.
• Développer des structures artistiques publiques pour les enfants et adolescents.
Logement :
• Municipalisation partielle du parc immobilier locatif.

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