L’enfer des cyclistes perdure à Genève

D’aucun.es s’autorisent à mettre en doute les conditions épouvantables réservées aux cyclistes dans le canton. Pourtant, il est patent, pour n’importe quelle personne, un tant soit peu observatrice et honnête, que les incohérences sont légion et continuent à décourager celles et ceux qui aimeraient pouvoir se déplacer en vélo en sécurité. Cela fait des années que les iniquités réservées aux cyclistes sont dénoncées, notamment par Pro Vélo. Mais les autorités n’en ont cure et continuent à mépriser les adeptes du vélo.

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Un exemple parmi d’autres, qui frappe par le fait qu’il se répète exactement au même endroit à près de 10 ans d’intervalle ! (voir billet du 10 octobre 2010 « Cyclokamikaze ») : la bande cyclable qui court tout le long de la rue du Contrat-Social s’interrompt brusquement en ce début du mois de mars 2020 sans aucun signe ou avertissement préalable. Depuis le Rond-point Jean-Jacques, les cyclistes peuvent emprunter cette piste sans aucune mise en garde, panneau quelconque ou restriction, mais se voient contraint.es de buter contre des barrières en fin de course, sans autre alternative que de monter sur le trottoir au risque de se frayer à leurs risques et périls un passage parmi les piéton.nes, ou d’affronter la circulation motorisée arrivant en sens inverse, dont des bus – David contre Goliath version XXIème siècle. Vivement une politique de mobilité douce cohérente !

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Commentaires

  • Euh... on remarquera au préalable que l’incohérence première, sur ce tronçon, c’est l’autorisation « officielle » faites aux cycles de rouler à contre-sens du trafic.

    Ensuite, cette ville est truffée de travaux depuis des lustres, dont les premières victimes sont les automobilistes (routes coupées, interdictions de tourner, déviations ne se comptent plus). Mais il suffit qu’un tronçon de piste cyclable soit bloqué (avec de surcroît l’autorisation d'emprunter le trottoir à la place) pour que vous hurliez au scandale. Sans doute eût-il été préférable que ce soit le cheminement des bus ou des piétons qui soit dévié, pour que leurs seigneuries cyclistes puissent continuer à tracer leur route peinards.

  • Parler avec un tel mépris des utilisateurs de vélos, comme le fait O.Levasseur, montre qu'hélas la haine des cyclistes (merci Maudet, entres autres!) a encore de beaux jours devant elle.
    Y a encore du boulot!

  • Je peine à comprendre que l’on trouve du mépris et de la haine généralisés là où je ne fais que pointer un comportement d’enfant gâté (je m'insurge parce qu’on m’a coupé temporairement MA piste cyclable, que n’a-t-on coupé la voie du bus à la place...), mais vu les sensibilités à fleur de peau des uns et des autres et la volonté de domination de chaque utilisateur de mode de transport sur les autres, la guerre n’est pas près de s’arrêter. Y’a encore du boulot!

    Et puis, que vient faire M. Maudet dans cette affaire... ???!!! Cela tourne à l’obsession...

  • Je crois qu'il est assez simple et honnête d'admettre que barrer la route à qui que ce soit, sans aucun avertissement préalable, est tout simplement DANGEREUX. En l'occurrence, il n'y avait ni panneau au début de la bande cyclable ni signal lumineux sur les barrières, etc. C'est irresponsable de procéder ainsi - mais si M. Levasseur pense qu'on peut réserver le même traitement aux voitures et les envoyer dans une rue qui se terminerait en cul-de-sac à cause de travaux, qu'il nous le signale !

  • Bonjour Monsieur Baud, merci d'avoir réagi à mes commentaires. Je comprends votre point concernant la barrière, et j'admets que, bien qu'elles soient tout de même bien visibles de loin, en tout cas en conservant une vitesse appropriée, une signalisation lumineuse aurait sans doute été adéquate pour ne pas être surpris de nuit. Quant à l'absence de signalisation en amont, et la comparaison avec les voitures, elle est tout de même très inappropriée. Il vous est en effet loisible de mettre pied à terre (bien que cela semble être un déshonneur suprême pour certains cyclistes) et d'emprunter, sur quelques mètres, le trottoir adjacent, ce qui, je veux bien le reconnaître, vous fera perdre quelques secondes de votre précieux temps. Admettez qu'il serait relativement difficile à un automobiliste de faire de même...

  • Les cycloterroristes pourront la ramener lorsqu'ils paieront un impôt pour circuler. Les automobilistes et les motocyclistes paient un impôt alors pourquoi pas les cycloterroristes ? L'enfer est pour les piétons et les cycloterroristes n'en ont rien à cirer ! Pourquoi ne pas leur faire passer un permis ? Simplement parce que le 90% serait recalé !

  • Contrairement aux avis de ces migrants venus à Gve pour meilleur salaire à la clé tel Levasseur, nos Suisses Genevois cyclistes sont imposés sur tout, sont quotidiennement confrontés à tous risques pour rejoindre le lieu de leur emploi en 2-roues, tout en sachant qu'ils doivent se farcir les dangers provoqués par l'inconduite notoire de conducteurs étrangers à la Suisse, se fichant de toute amende.

    A l'attention de commentateurs tel ce Levasseur: sachez que de nombreux Suisses font des milliers de km/ an en vélo pour accéder à leur job, dont durant la nuit, car ils sont en service pour les collectivités.

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