Fonction publique - Page 2

  • Le Cartel ne soutient pas le référendum contre la caisse de prévoyance

    Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

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    Aucun soutien ne sera accordé au référendum lancé par le SSP

    Un signal dangereux
    Le Cartel rappelle que son Assemblée des délégué-e-s (AD) du 19 septembre a pris à l’unanimité la résolution de ne pas lancer de référendum contre la loi sur la caisse de prévoyance et de ne pas soutenir le lancement éventuel d’un référendum par une autre organisation. Le Cartel a ainsi immédiatement écrit au syndicat des services publics (SSP) pour lui demander de ne pas le lancer non plus. L’Assemblée générale du SSP a toutefois choisi le 20 septembre de combattre la loi sur la CPEG par voie référendaire.
    Davantage à perdre qu’à gagner
    Le Cartel réaffirme avec fermeté aujourd’hui qu’il n’accordera aucun soutien à cette initiative. Le Cartel estime avoir fait le maximum pour arriver à une loi qui reste certes insatisfaisante mais qui conserve néanmoins certains principes primordiaux (primauté de prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-2/3 employeur, reconnaissance de la pénibilité physique du travail, notamment). Au vu de l’équilibre très fragile autour de cette loi, la remise en question du texte voté par le parlement risque de réactiver de manière encore plus virulente les critiques injustes sur la prévoyance réservée aux employé-e-s de l’Etat et de créer une opposition accrue vis-à-vis de cette loi, mais pour des raisons opposées à celles des syndicats et du Cartel. Avec pour conséquence le risque d’aboutir à un résultat encore pire pour les quelque 65'000 affilié-e-s des deux caisses.
    Une unité syndicale à retrouver face aux violentes attaques à venir
    Le Cartel estime qu’à l’heure où l’unité syndicale devrait se renforcer, l’alleingang du SSP a un effet néfaste. En effet, d’une part les points à discuter avec le Conseil d’Etat au sujet des retraites sont encore nombreux et se voient freinés par le référendum, laissant nombre de salarié-e-s dans l’expectative, et, d’autre part, les attaques contre la fonction publique et les prestations à la population vont connaître une forte recrudescence, tout à fait prévisible avec la présentation du projet de budget 2013 déficitaire (que la droite juge « inacceptable »). Ainsi, au moment où les employé-e-s de la fonction publique et les services publics ont le plus besoin d’être défendus par les syndicats, toute division fait le jeu des tenants du « moins d’Etat », au détriment de la majorité de la population.
    Le Cartel fera cependant tout son possible pour que dans les semaines à venir, avant le vote du budget, les mobilisations nécessaires se réalisent sous le signe de l’unité syndicale, et appelle le personnel non seulement à ne pas se diviser mais aussi à suivre attentivement les informations, tracts, actions, etc. à venir pour défendre ensemble les conditions de travail et les prestations publiques.

  • L'AD du Cartel ne se risque pas au référendum

    Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

    COMMUNIQUÉ

    La loi votée par le parlement le 14 septembre reste insatisfaisante

    L’Assemblée des délégué-e-s (AD) du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, réunie le 19 septembre, a pris acte de la loi sur la CPEG et regrette que les amendements légitimes – mêmes ceux qui n’avaient qu’une portée politique, sans incidence financière – aient été refusés. L’AD, après une analyse de la situation, a cependant estimé que le lancement d’un référendum comportait des risques trop importants pour le personnel. En effet, tant à cause du rapport de forces, de l’actuelle majorité parlementaire que du calendrier imposé par le droit fédéral, les associations représentatives du personnel ne peuvent garantir que l’élaboration d’une nouvelle loi apporterait des améliorations sensibles. Au contraire, si le référendum aboutissait et gagnait dans les urnes, l’inévitable projet de loi qui suivrait pourrait aggraver encore davantage les plans de prestations et mettre à mal des principes chers aux syndicats (primauté des prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-e - 2/3 employeur, notamment). Le Cartel refuse ainsi d’exposer davantage les quelque 60 000 personnes concerné-e-s et ne soutiendra pas le lancement d’un référendum si d’aventure une autre organisation se résolvait à le lancer.

    La loi ne règle cependant pas tout

    L’AD préfère ainsi valoriser la mobilisation du personnel réalisée le 13 septembre à l’appel du Cartel et du SSP pour positionner la faitière syndicale en partenaire fort pour les négociations à venir avec l’Etat sur les règlements qui découleront de la loi. Le partenariat social a été bafoué par le parlement mais ce dernier a aussi ses limites en matière de compétences. Le Cartel attend en particulier des dispositions rapides sur les mesures transitoires, respectueuses des termes des discussions qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, et entend négocier au plus près avec l’Etat-employeur les conditions d’octroi des critères de pénibilité afin que le nombre estimé – et qui figure dans l’accord qui avait été signé – soit au moins respecté.

    Une loi fédérale qui reste à combattre

    L’AD rappelle enfin, et le rappellera tant que cela sera nécessaire, que la panade dans laquelle se trouvent les caisses de pension en Suisse, bien au-delà du canton de Genève donc, provient pour l’essentiel de la loi fédérale votée en décembre 2010 et qui contraint à recapitaliser à 80% les caisses publiques au système mixte de financement. Cette mesure absurde, incongrue au regard du délai fixé en 2052 et qui n’apporte pas de sécurité supplémentaire, fait fi de la pérennité de l’Etat et ne sert que les milieux financiers. Le Cartel s’associera à toute initiative visant à faire cesser cette iniquité et encourage les syndicats et partis politiques du pays à s’unir dans ce but afin que, notamment, la question des 1er et 2ème piliers aille vers des solutions plus justes et équitables pour la population.

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  • Fusion des caisses CIA-CEH : le parlement cède au chantage

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    La loi sur la caisse de prévoyance est votée

    Le chantage exercé par le PLR a fonctionné. Les débats sont restés verrouillés comme l’exigeait le rapporteur de majorité. A ce stade, le Cartel intersyndical du personnel de l’État et du secteur subventionné ne peut que constater que la voie raisonnable qui aurait consisté à accepter des amendements afin d’améliorer la loi n’a pas été choisie. C’est hélas le peu de considération à l’égard des syndicats et des accords négociés avec l’État-employeur qui perdure.

    « Je vous emmerde ! »

    L’insulte, lancée par un député PLR aux manifestant-e-s le jeudi 13 septembre*, résume assez bien la suffisance de la majorité au parlement. Et situe clairement où se trouvent les fauteurs de troubles, ceux qui méprisent les quelque 60 000 citoyen-ne-s concerné-e-s par la loi sur la fusion des caisses et, partant, l’ensemble de la population qui bénéfice des prestations délivrées par la fonction publique.

    Le Cartel prend toutefois note que la loi ne règle de loin pas toutes les questions sur les conditions futures des retraites. Ainsi, si cette loi ne devait pas être combattue dans les urnes, le Cartel veillera à ce que les discussions et négociations à venir ne se déroulent pas dans le climat délétère de cette rentrée et mobilisera à nouveau l’ensemble des salarié-e-s et des retraité-e-s à la moindre alerte.

    La question du référendum reste ouverte

    L’opportunité de lancer ou pas un référendum n’est cependant pas tranchée. La loi votée est insatisfaisante pour les syndicats et le lancement d’un référendum constituerait un moyen de s’y opposer. Mais il est clair que le contexte très particulier de l’avènement de cette loi, caractérisé par de multiples contraintes, oblige à bien mesurer les risques et l’intérêt général. L’Assemblée des délégué-e-s du Cartel se déterminera le mercredi 19 septembre.

    * Journal de Léman Bleu : http://www.lemanbleu.ch/vod/geneve-aujourdhui-infos-13092012

  • Nouvelle offensive du Weiss bloc?

    Le député libéral Pierre Weiss ne trouve rien de plus intelligent que de proposer aux partis de l’Entente de ressortir le projet de loi anti-fonctionnaire du frigo (Tribune de Genève du 12 avril), alors que chacun se souvient des efforts de négociation qu’il a fallu déployer pour arriver à la très récente loi sur le personnel de l’administration cantonale (LPAC). Cette attaque contre notre statut, qui tente de diviser le personnel en voulant notamment favoriser les cadres, est une provocation intempestive qui devrait être accueillie par tout un chacun avec une certaine froideur… Quel que soit le réfrigérateur, il y a des produits faisandés qu’il vaudrait mieux jeter à la poubelle plutôt que d’essayer de les apprêter en risquant d’empoisonner le monde.

     

  • Hôpital, école, même combat !

    L’hôpital universitaire de Genève (HUG) est celui qui répond le moins aux attentes des patients, le dernier au classement des hôpitaux de notre pays selon le résultat de l’enquête Comparis ? Pas de problème, c’est que les genevois sont de foutus râleurs, c’est bien connu, jamais contents, toujours la gueule ouverte, les amygdales bronzées, etc.

     

    Les genevois sont mécontents de leur école ? Mais bon sang, ce que nous avons pu manquer de répartie, tout de même ! Une votation perdue sur un pareil malentendu ? Il était évident que tout allait pour le mieux et que seule l’incurable insatisfaction des habitants du canton du bout du lac pouvait expliquer ce haro sur l’éducation…

     

    Mais nous n’avons pas eu recours à ce subterfuge. Peut-être aurait-il fallu que Bernard Gruson, l’actuel directeur des HUG, soit à la tête de l’instruction publique. Avec lui, inutile d’évoquer un quelconque manque de moyens, de mesures d’économie iniques, de baisse de prestations, d’un plan Victoria aberrant. Non ! C’est juste que les genevois sont trop exigeants. Faudrait peut-être les délocaliser en bloc, qu’ils aillent voir ailleurs et ravalent leur culot.

     

    M. Gruson peut postuler pour le futur poste de directeur de la scolarité obligatoire : tout sera beaucoup plus simple avec lui et Genève rentrera enfin dans le rang.

     

  • Statut des fonctionnaires : la fin des fantasmes ?

    La nouvelle loi sur le personnel de l'administration cantonale (LPAC) a été votée par le parlement genevois le 23 mars 2007. Au-delà du fait qu'elle conserve un statut de fonctionnaire – ce que réclamaient les 15'000 employés signataires de la pétition du Cartel en 2005 –, il est sain de constater qu'un dialogue social existe. Cette nouvelle mouture de la loi, fruit d’une concertation, montre que les conditions de travail se négocient d’abord entre l'employeur (le Conseil d'Etat) et les employés (représentés par le Cartel intersyndical). Les modifications apportées à la LPAC permettent aussi de réaffirmer que la vision du fonctionnaire "engagé à vie" est, et a toujours été, erronée. Et il ne faut pas s’imaginer que demain il pourra être licencié arbitrairement. Autant il est souhaitable que le fantasme du fonctionnaire indéboulonnable soit oublié, autant il ne s'agit pas de le remplacer par son opposé ! Les syndicats ne manquaient pas de travail hier, ils ne chôment pas aujourd'hui et ils continueront demain à assurer une défense d'une fonction publique digne de ce nom. Le contexte est certes difficile. La diminution de 5% des postes mise en oeuvre par le Conseil d'Etat, qui dégrade les prestations à la population, brouille le débat. Les syndicats – c'est important de le redire, pour le secteur enseignement en particulier – n'ont jamais défendu l'indéfendable. Il serait absurde de prétendre que chaque fonctionnaire, du haut en bas de l'échelle, est parfaitement adéquat. En revanche, il faut combattre toute velléité de suppression de postes décidée à l'aveugle, car cela met en danger les emplois, les conditions de travail et les prestations.

    M. David Hiler, lors du vote de la LPAC, a relevé l’attitude loyale des syndicats. Comme si nous avions failli une fois et n'avions pas respecté un accord, nous… Mais si, en matière de loyauté, le Conseil d'Etat est plutôt mal placé pour oser ce genre de commentaires (il n'y a qu'à penser au vote récent au sujet des EMS), la droite n'est pas en reste. En effet, maintenant que la LPAC est votée, qu'attend l'Entente pour retirer définitivement son projet de loi, rejeté par le personnel de l’Etat ? Le chantage que représente le maintien de ce texte anti-fonctionnaire, au prétexte d'un éventuel référendum, n'est pas acceptable. Il est toutefois emblématique des attaques permanentes dirigées contre les services publics. Oui, les combats à mener par les syndicats ne sont pas près de diminuer…