Cartel intersyndical

  • La santé des enseignant.es et des élèves d’abord !

    1er_mai_2020.pngEnseigner à distance n’est pas enseigner. L’école, depuis la fermeture des établissements le 16 mars pour raisons sanitaires, ne fonctionne plus véritablement. Pourtant, le corps enseignant travaille plus que jamais et s’épuise pour garder le lien avec les familles et proposer des activités aux élèves. Cette situation paradoxale, où le personnel est contraint de renoncer à dispenser les prestations sous la forme habituelle tout en devant réinventer en quelque sorte son métier, crée des conditions de travail éprouvantes. La crise actuelle met aussi en évidence le défaut de moyens accordés à la formation et le prix à payer des économies réalisées depuis des années sur le dos des profs et de leurs élèves. La tentation de rouvrir les classes pour pouvoir à nouveau entretenir une vraie relation avec les élèves, condition indispensable à l’acquisition des compétences et connaissances, est grande. Mais si l’idée de reprendre un enseignement digne de ce nom, d’assurer la progression des apprentissages est compréhensible et tout à l’honneur de la profession enseignante, il ne faut pas succomber au piège des intérêts économiques et de l’argument pédagogique. La santé des enseignant.es et des élèves prime sur toute autre considération !

    Lire la suite

  • Nullité de SCORE : 0-0 la balle au centre ?

    0-0 nul.pngLe Cartel s’est dès le départ opposé au fait de confier à un mandataire privé la réforme de l’évaluation des fonctions au sein de l’Etat. Il prend note de la décision du Conseil d’État, communiquée ce jour, d’abandonner le projet SCORE (système compétences rémunération évaluation ; nouveau système d’évaluation des emplois de l’État) initié il y a près de 10 ans déjà. Il s’agit d’une victoire d’étape, même si le constat institutionnel ne peut être qu’amer face à ces dix années de perdues. Au 31 décembre 2013, un montant de 1 522 000 francs était déjà dépensé (cf. réponse à la question urgente écrite QUE 190-A). A combien le coût de ce projet désormais enterré pourrait-il être estimé à ce jour ?

    Le Cartel a, de fait, convaincu le Conseil d’État que SCORE n’était pas viable, et que désormais il fallait compter avec lui comme force de proposition et d’initiative.

    Depuis l’été 2018, les travaux entre le Cartel et l’État ont repris. Mais le projet était encore loin d’aboutir à un système transparent, qui aurait permis la mise en œuvre d’un système basé sur l’équité salariale. Faute de transparence, le Cartel restait très dubitatif sur un système, peut-être déjà obsolète. Les travaux en cours n’étaient donc pas proches d’arriver à un consensus, notamment pour ce qui concerne la compréhension des collocations (attribution des cahiers des charges à une classe salariale) et le basculement du système (passage de la classification actuelle à la nouvelle classification SCORE). Pour autant, le Cartel a systématiquement et très activement participé aux innombrables séances convoquées, souvent sur le temps de congé de ses représentant.es.

    A travers cette décision, le Conseil d’État démontre qu’il a désormais compris l’importance du partenariat social, préalable indispensable à la construction de solutions bâties avec intelligence et adhésion.

    Cela ne doit toutefois pas faire oublier que SCORE aura aussi impliqué le gel arbitraire des réévaluations de fonction pour nombre de fonctionnaires, dont la rémunération aurait dû, de longue date, être revalorisée. Le Cartel demande ainsi ce jour au Conseil d’État de garantir la rétroactivité quant à la mise en application de ces réévaluations. Ce n’est pas à la fonction publique d’avoir à assumer les errances des gouvernements passés. Le Cartel sera en outre particulièrement attentif à ce que les professions devant faire l’objet d’une réévaluation (parmi beaucoup : les enseignant.es de gymnastique, les métiers du social et de la santé) soient examinées en priorité et réévaluées en conséquence.

    Le Cartel reste disposé à collaborer activement pour faire évoluer le système actuel afin qu’il réponde à la longue attente de plusieurs groupes du personnel particulièrement défavorisés par le système salarial actuel (métiers à forte représentation féminines comme les aides-soignantes et les emplois du social).

  • Salaires « hors classes »... mais pas hors canton : une double iniquité

    money-hand_2018.jpgLe Conseil d’Etat conserve la possibilité d’accorder à quelques fonctionnaires de son choix un traitement « hors classes », soit un salaire dont il fixe lui-même le montant ! La majorité de droite du Grand Conseil a refusé le 17 janvier 2020 d’abroger cette disposition prévue par la loi… et l’a assortie de l’obligation de résider dans le canton pour pouvoir en bénéficier. Deux décisions hautement contestables, aux motivations en quelque sorte opposées, mais à corriger !

    Lire la suite

  • 7 ex-président·e·s du Cartel appellent à voter la liste no 1

    ensemble.jpgSept ancien·ne·s président·e·s du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné (Michel Ducommun, Souhail Mouhanna, Jean-Pierre Fioux, Marco Spagnoli, Michel Vincent, Andrée Jelk-Peila et Olivier Baud) ont signé l’APPEL suivant :

    « Nous, syndicalistes, appelons à soutenir la Liste 1 Ensemble à Gauche »

    1.   Parce que les attaques patronales contre les acquis des salarié·e·s ne cessent de se multiplier (dénonciations de CCT, attaques sur les retraites, multiplication des contrats précaires, blocage des salaires, etc.) ;

    2.   Parce que les partis populistes et xénophobes ne cessent de progresser, divisant toujours plus les travailleurs (en faisant de nos collègues frontaliers ou étrangers les boucs émissaires des politiques patronales) ;

    3.   Parce qu’il est dans l’intérêt du mouvement syndical de trouver des relais parlementaires solides et fiables (contre, par exemple, l’élargissement des heures d’ouverture des magasins, l’externalisation dans les EMS, la privatisation de certains services) ;

    4.   Parce qu’Ensemble à Gauche (EàG) a montré sa disponibilité sans faille et que le mouvement syndical genevois a pu compter sur ce groupe politique lors de nombreuses campagnes (des licenciements chez ABB au référendum contre la hausse de l’âge de la retraite, en passant par le soutien au mouvement de la fonction publique, par la défense des bureaux de poste ou encore le combat contre la RIE3 et ces effets néfastes pour le budget d’État et les prestations et services publics) ;

    5.   Parce que la droite a fait de l’éviction d’Ensemble à Gauche un objectif afin d’intensifier ses politiques néolibérales contre les salarié·e·s. Parce qu’un tel échec ne profiterait qu’au patronat et non aux autres forces politiques pouvant défendre nos intérêts ;

    6.   Parce qu’enfin l’indépendance des syndicats vis-à-vis des partis politiques ne saurait justifier que l’on prenne le risque d’affaiblir in fine le mouvement syndical et qu’elle ne signifie en aucun cas une neutralité politique des syndicats,

    Nous, militant·e·s et responsables syndicaux, tout en respectant le principe d’indépendance des syndicats vis-à-vis des partis politiques et indépendamment de nos sensibilités politiques, appelons les travailleurs·euses ayant le droit de vote à Genève, à soutenir la liste n°1 Ensemble à Gauche lors des élections cantonales du 15 avril prochain. Il est dans l’intérêt de l’ensemble des travailleurs·euses que cette liste, non seulement obtienne le quorum, mais également se renforce.

    Nicole Lavanchy, anc. prés. du SIT • Alessandro Pelizzari, syndicaliste • Audrey Schmid, secr. syndicale UNIA • Joël Mugny, secr. syndical SYNA • Anne Michel, militante SSP • Tony Mainolfi, secr. syndical SEV • Antonio Fisco, militant Syndicom • Daniele Fabioli, SSP, comité de la CPEG • Joël Varone, secr. syndical UNIA · Angélique Jaquier, militante UNIA • Jean-Pierre Fioux, anc. prés. Cartel • Frédéric Hiltbrand, comité Cartel/SPG • Amélia de Melo Marcelino, militante SSP • Michel Schweri, militant Syndicom • Camila Aros, secr. syndicale UNIA • Lucien Martenot, militant SIT • Christian Tirefort, Syndicom • Marisa Pralong, militante UNIA • Florian Martenot, militant SEV • Souhail Mouhanna, anc. prés. Cartel • Manuela Baud, militante SSP • Ariane Bailat, secr. syndicale • Jamal Al-Amine, secr. syndical UNIA • Maria Hoffland, SSP–HUG • Michel Vincent, anc. prés. Cartel • Carmen Religieux, SSP – HUG • Michel Ducommun, anc. prés. Cartel • Giulia Willig, secr. syndicale UNIA • Alejandro Patino, secr. syndical UNIA · David Andenmatten, militant SSP • Andrée Jelk-Peila, anc. prés. Cartel/SPG • José Gonzalez, militant Syndicom • Claire Martenot, militante SSP • Marco Spagnoli, militant SSP, anc. prés. Cartel • Nicole Huguenin, militante SIT • Yves Mugny, secr. syndical UNIA • Marjo Blanchet, militant UNIA • Luis Blanco, militant UNIA • Edwige Charrat, militante UNIA • Blaise Ortega, secr. syndical UNIA • Olivier Baud, comité Cartel, SSP, SPG • Philippe Sauvin, L’autre Syndicat • Guillaume Thion, militant SSP • Thierry Daviaud, infirmier SSP Vessy • Maria Jesus Puras Robles, SSP IMAD • Michel Bondi, SSP–HUG • Joaquim Soares, SSP-HUG • Alexandre Moser, SSP-HUG • Jean-Marc Saredi, SSP-HUG • Rita Vianna, SSP • Filipa Chinarro, secrétaire syndicale • Pablo Guscetti, secr. syndicale UNIA • Cécilia Zaugg, militante SIT • Sabine Furrer, syndicaliste Umberto Bandiera, secr. syndicale UNIA • Christian Zaugg, vice-président groupe aînés UNIA • Margarita Castro, secr. syndicale • Sébastien Bertrand, SSP • Corinne Beguelin, secr. syndicale • Jean-François Casareale, HUG-SSP • Maurice Utz, militant SIT...

  • Je me méfie du Conseil d’Etat, surtout quand il apporte des « cadeaux »…

    100CHFliasse.jpgFrançois Longchamp, le président du Conseil d’Etat, ironise quand le Cartel intersyndical signifie son rejet du projet SCORE, le nouveau système d’évaluation des fonctions et de la rémunération des fonctionnaires. Il feint de ne pas comprendre le courroux de la faîtière syndicale et affirme qu’il ne voit pas ce qu’il y aurait de belliqueux à « offrir » 60 millions à la fonction publique (Le Courrier du 12 octobre 2017).

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Présenter ce coût de la réforme comme un cadeau n’est bien entendu pas conforme à la réalité. Il en va de même pour les 4,8 milliards qui seraient injectés dans la caisse de prévoyance (CPEG)… Mon propos n’est toutefois pas de démonter tous les arguments que le gouvernement aligne pour faire passer à tout prix ses projets. Je me contenterai d’une seule remarque ou question : comment le Conseil d’Etat ose-t-il défendre une réforme des traitements de l’administration cantonale qui impliquerait, selon ses dires, une dépense annuelle supplémentaire de 60 millions, alors qu’il est incapable d’honorer ses engagements salariaux ?

    Mécanismes salariaux malmenés

    Concrètement, pourquoi ne paie-t-il pas les augmentations annuelles (annuités) dues à ses employé-e-s ? Chaque année ou presque, l’employeur propose de les sabrer. Pourtant, l’augmentation annuelle prévue par la loi est inférieure aux 60 millions. L’annuité versée à toute l’administration représente, selon le Conseil d’Etat, une dépense de 49 millions. L’Etat serait donc incapable de trouver 49 millions mais serait prêt à en mettre 60 pour soi-disant améliorer les traitements de la fonction publique ? C’est se moquer du monde.

    Annuité supprimée, décalée de 6 mois, versée à moitié…

    Durant les 25 dernières années, de 1993 à 2017, l’Etat n’a honoré que 11 fois les mécanismes salariaux. 14 fois, il s’est arrangé pour les amputer, en partie ou en totalité. Aujourd’hui, dans le projet de budget 2018, il envisage de n’octroyer qu’une demi-annuité… Les montants perdus – ils s’accumulent année après année et ne sont jamais rattrapés – sont colossaux. En vingt-cinq ans, avec les blocages successifs des mécanismes salariaux, certains fonctionnaires ont quasiment travaillé l’équivalent d’une année sans salaire… Que l’employeur, le Conseil d’Etat, ait d’abord la décence de payer ses employé-e-s comme prévu ! Après, on pourra discuter…

  • La RIE III rend fou

    PDC.pngLa RIE III fait perdre les pédales au PDC. Supportant mal que son ministre Serge Dal Busco soit attaqué, ce parti s'insurge contre la diffusion de matériel de campagne, provenant du Cartel intersyndical, au sein des établissements scolaires dans le cadre de la campagne contre le RIE III. Une députée PDC a ainsi déposé une question urgente (QUE) et réclame des sanctions ! (...) du matériel de campagne contre la RIE 3, provenant du Cartel Intersyndical, avait été diffusé dans plusieurs établissements scolaires auprès des enseignants.(...)" dit cette QUE. On croit rêver. Comme si les panneaux d'informations syndicales (prévus par le règlement B 5 10.04) dans les écoles (salles des maîtres) étaient là juste pour faire joli. Essayer d'allumer un contre-feu de cette manière est ridicule. Une raison supplémentaire de voter NON à la RIE III !

  • Les comptes à dormir debout

    contes kubnick.jpgLe Conseil d’Etat n’est-il pas lassé de jouer chaque année le même scénario au sujet des comptes ?

    Depuis une décennie, le plan de communication est quasiment identique : le gouvernement annonce des comptes déficitaires au moment de la présentation du budget, en septembre, et, au fur et à mesure que le temps passe, la catastrophe semble s’éloigner avec, au final, un résultat positif. Le différentiel est parfois stupéfiant. Ainsi, en 2007, le budget prévoyait un déficit de 191 millions et à l’arrivée les comptes présentaient un excédent de revenus de 781 millions ! Et les exercices bénéficiaires se suivent. A chaque fois pourtant, on nous assure qu’il ne faut pas s’y fier, que l’embellie est passagère, que les nuages noirs s’amoncellent, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, etc. Car l’exécutif ne manque pas de vocabulaire pour masquer son manque de volonté à établir des budgets fiables. « Eléments non récurrents », « one shot », « recettes exceptionnelles », « rentrées inespérées », « résultats en trompe-l’œil », etc. : tout est employé pour persuader la population qu’il n’y a aucun espoir à avoir, que la situation financière de l’Etat est désespérée et qu’il faut faire des efforts (et les efforts, on sait sur qui on les fait porter !) …

    En 2015, rien de nouveau apparemment. La présentation des comptes est prévue le 22 mars 2016. Le Conseil d’Etat va encore justifier le résultat beaucoup moins catastrophique qu’annoncé en mettant en avant des recettes extraordinaires, imprévisibles… et en resservant son discours alarmiste pour la suite. Ce jeu de dupes va-t-il durer jusqu’en 2018, voire au-delà ?

  • L’unité syndicale ne peut pas attendre

    1935367697.jpgLe Cartel intersyndical est fort de 9 organisations. La diversité des associations représentatives du personnel est une richesse qui contribue à faire avancer la faîtière syndicale. Cependant, l’absence du SSP, syndicat des services publics, qui avait suspendu sa participation au Cartel en juin 2011, a pesé lourdement ces douze derniers mois. Quitter durant deux ans la faîtière – mais sans vraiment démissionner – a mis à mal l’unité syndicale. Genève connaissait en la matière une situation dont il y avait tout lieu de se réjouir. Il suffit de regarder du côté du canton de Vaud pour constater qu’il n’y a rien à envier aux divisions qui existent entre la FSF (fédération des sociétés de fonctionnaires), le SSP et SUD (fédération syndicale service public). Las, la section genevoise du SSP a laissé s’écouler une année entière sans reposer à sa base la question de la réintégration au Cartel. Le 13 mai 2013, l’Assemblée générale du SSP a toutefois décidé de quitter le Cartel, faisant le constat de la divergence existant au sujet de la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG), ce qui n’apportait rien de nouveau, les positions respectives et le scénario (référendum, votation) étant connus depuis septembre 2012. Cette défection, que le SSP a mis longtemps à formaliser, ne se justifie pas. En effet, personne n’imagine qu’une faîtière pourrait n’avoir que des positions prises à l’unanimité. Ainsi, si la contribution de toutes les organisations au débat est nécessaire, chaque organisation a ensuite la possibilité de s’en distancer, de reprendre sa liberté si un différend demeure.

    Dans une période où il est unanimement reconnu que la mobilisation est difficile à réaliser, toute division affaiblit le mouvement syndical et il en va de même des dérives sectaires. Il est illusoire, alors que les forces sont comptées, de prétendre poursuivre une action combative en continuant à collaborer de manière ponctuelle sur les objets qui réunissent la faîtière et le SSP. Même si le Cartel n’est pas opposé à l’idée de coordonner ses actions avec le SSP lorsque cela s’avère nécessaire – comme il l’a fait durant cette année écoulée –, il est évident que la déperdition d’énergie causée par les discussions en parallèle se fait au détriment de la lutte syndicale et, partant, de l’intérêt des travailleuses et travailleurs.

    Les changements profonds qui menacent les conditions de travail des employé-e-s de l’Etat et du secteur subventionné ne devraient pas souffrir de conflits internes. Avec les élections générales de cet automne, le fort renouvellement du gouvernement prévu, la fonction publique doit pouvoir résister pied à pied aux attaques programmées contre les fonctionnaires et les prestations à la population. Il faut donc avoir conscience que, face à l’employeur, la plus grande unité possible doit être recherchée en permanence, qu’il en va du devoir de chaque organisation syndicale vis-à-vis du personnel, et qu’il serait irresponsable de ne pas être ensemble pour s’opposer aux iniquités en cours et à venir.

    (photo : Demir SÖNMEZ - http://demirsonmez.blog.tdg.ch/)
  • Manifestation contre le budget d'austérité le 23 avril

    DSCN1433 (Petit).JPG

    Les associations d’étudiant-e-s (AEIES, AEH, SOUPÔ, CUAE, RESACTE, SONDE*), le SSP et le Cartel intersyndical invitent l’ensemble du personnel et la population genevoise à manifester dans les rues de Genève leur opposition à la politique d’austérité.

    MANIFESTATION le mardi 23 avril 2013

    rendez-vous dès 16h45 à la HETS (16, rue du Pré-Jérôme – 1205 Genève)

    Départ de la manifestation à 17h30 pour rejoindre la Place de Neuve (18h00) et poursuivre dans les rues Basses jusque devant le SPMi (parcours)

    La manifestation est également soutenue par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS).

    CGAS 23 avril.JPG

    * Associations représentant la HETS, l’Hepia, le post-obligatoire, l’Université, le réseau suisse d’action étudiante et la HEDS

     

  • Assemblée du personnel de l'Etat le 11 avril

    ASSEMBLÉE du PERSONNEL de l'ETAT et du SECTEUR SUBVENTIONNE

    Services publiccs.jpg

    Jeudi 11 avril 2013 – 20h00 – salle du Faubourg

    Ordre du jour proposé (cliquer ici) :

    1. Budget 2013 : toujours plus antisocial

    Quel budget sera voté le 25 ou le 27 avril, ou plus tard ? Chaque nouveau projet réduit les dépenses et la menace d’une coupe linéaire de 2% est toujours pendante. En parallèle, les recettes nouvelles par le biais notamment de la levée du bouclier fiscal sont refusées par la majorité du parlement …

    … et ce n’est pas fini : le plan financier quadriennal (PFQ) 2013-2016 renforce la politique d’austérité délétère pratiquée, envisage de supprimer les augmentations salariales en 2014 et 2015, et prépare des budgets toujours plus néfastes pour le personnel et les prestations publiques.

    2. Mobilisations et actions pour la défense des services publics

    23 avril, 25 avril, 1er mai, 1er juin, … : propositions et informations sur les prochaines manifestations prévues ou à envisager ; objectifs des mobilisations, formes d’actions, etc.

    3. Non à l’abrogation du PLEND

    Un projet de loi concocté par la droite (PL 11037) prévoit la suppression du plan d’encouragement au départ anticipé. Le PLEND est une mesure qui bénéficie tant à l’employé-e qu’à l’employeur. Il est anormal que pour des raisons purement idéologiques et hautement anti fonctionnaires, les moyens de partir à la retraite plus tôt soient attaqués. Il faut donc exiger le retrait de ce PL.

    4. Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

    Règlement général de la caisse : informations sur les discussions menées entre le Cartel et le département des finances ; obtention du maintien du niveau de rente acquis au 31 décembre 2013 ; …

    Règlement pénibilité : acquis et revendications du Cartel ; commission permanente ; …

    5. Projet SCORE (système compétences-rémunération-évaluation)

    Après une lutte exemplaire, le Cartel avait réussi à faire abandonner le projet de modernisation du système d’évaluation des fonctions (ModSEF). Mais l’Etat employeur revient à la charge avec un projet opaque, diviseur, où les mots « salaire au mérite » sont soigneusement évités mais où les dangers sont grands…

    6. Projet de résolution pour la défense des services publics

    Une large place sera réservée aux interventions de la salle !

    Venez nombreuses et nombreux débattre de l’avenir des services publics et de la résistance à organiser ensemble.

    Le bureau du Cartel info@cartel-ge.ch

  • Fusion des caisses de pension : après le OUI, la lutte continue

    Un vote responsable

    Les syndicats regroupés au sein du Cartel intersyndical prennent acte de la volonté populaire de soutenir et de financer les retraites des fonctionnaires en acceptant la création de la nouvelle caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG). Le 3 mars 2013, le peuple a donc dit OUI de manière très nette à la fusion des caisses de pension CIA et CEH, entérinant ainsi les principes que le Cartel a toujours défendus :

    • la primauté des prestations ;
    • la répartition des cotisations 2/3 employeurs – 1/3 employé-e-s ;
    • un plan de prévoyance plus solidaire à l’égard des bas revenus et plus égalitaire ;
    • des conditions de retraites plus favorables aux métiers pénibles.

    Contrer les projets de la droite

    Mais la lutte doit se poursuivre, notamment contre la volonté de la droite de supprimer le plan d’encouragement au départ à la retraite anticipé (PLEND), projet qui supprimerait de facto la possibilité de partir à la retraite avant l’âge AVS, alors que cette éventualité a été acceptée par le peuple dans le cadre de la loi sur la CPEG. Le Cartel poursuivra son engagement pour que les règlements d’application de la loi sur la CPEG soient les meilleurs possibles, en particulier ceux liés  au plan de prévoyance et à la pénibilité physique, sans omettre le règlement électoral de la nouvelle caisse.

    Un nouvel équilibre à trouver

    Enfin, si l’effort demandé au personnel pour la réforme de leurs retraites est considérable, il est dorénavant devenu indispensable d’obtenir des mesures de « compensation », à commencer par :

    • l’application stricte des mécanismes salariaux ;
    • l’octroi d’effectifs supplémentaires dans les services, secteurs, et institutions qui en ont cruellement besoin ;
    • la diminution du temps de travail.

     

  • Pour protéger les retraites de demain, mettons les caisses en commun !

    Le 3 mars 2013, nous disons OUI à la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève.


    OUI à une fusion qui répond à de nouvelles exigences fédérales, dans un calendrier très serré.

    OUI à un financement partagé : 55% à charge des assuré-e-s et 45% à charge de l’Etat employeur.

    OUI à une loi qui assure une prévoyance correcte pour un service public de qualité, qui préserve davantage les retraites des bas salaires et des personnes exerçant des tâches pénibles.

    OUI à une solution qui évite un cataclysme financier aux contribuables genevois.

    Comme nous, votez et faites voter OUI le 3 mars à la LCPEG :

    Thierry Apotheloz, Conseiller administratif à Vernier; Olivier Baud, président du Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné; Pilar Blanco, psychopédagogue, syndiquée SSP, membre du Comité CEH; Monique Boget, Conseillère administrative à Meyrin; Adrien-André Briol, président de l’AMPIA (association des retraités de la CIA); Claude-Victor Comte, ancien Directeur de la CIA; Ferdinand Le Comte, Maire de Presinge; Robert Cramer, Conseiller aux Etats; Roger Deneys, député; Bernard Dumont, rédacteur, syndiqué SSP, membre du Comité de la CIA; Anne Emery-Torracinta, députée; Alain de Felice, adjoint scientifique à l’inspection du travail, syndiqué SSP, membre du Comité de la CIA; Davide De Filippo, SIT et membre du Bureau du Cartel; Emilie Flamand, députée, présidente des Verts; Sophie Forster Carbonnier, députée et cheffe de groupe; Pierre Gauthier, Conseiller municipal en Ville de Genève; Esther Hartmann, députée; Antonio Hodgers, Conseiller national; Jean-Daniel Jimenez, enseignant HES, syndiqué SSP, membre du comité CIA; Carole-Anne Kast, Conseillère administrative à Onex; Nicole Lavanchy, Présidente du SIT; Pierre Losio, député; Anne Mahrer, députée; Liliane Maury Pasquier, Conseillère aux Etats; Salima Moyard, députée; Joel Mugny, secrétaire coordinateur de SYNA; Antonino Muraca, président a.i. de l’ADP-EPM (association des retraités de la CEH); Magali Orsini, présidente de « la Gauche » Genève; Katia Oppliger, présidente Fapcegm-Hem; Luc Pouilly, Secrétaire ADP-EPM; Maria Roth-Bernasconi, Conseillère nationale, secrétaire générale de l’association du personnel de la Confédération; Marti Ruiz Altaba, UCESG et membre du bureau du Cartel intersyndical; Romain de Sainte Marie, Président du Parti socialiste genevois; Sandrine Salerno, Conseillère administrative en Ville de Genève; Pierre-Alain Tschudi, Conseiller administratif à Meyrin; Michel Vincent, président faîtier de l’AGEEP; Laurent Vité, président SPG; Nicolas Walder, Conseiller administratif à Carouge

  • Le Cartel intersyndical soutient les grévistes de La Providence

    MANIFESTATION NATIONALE en soutien aux grévistes licencié-e-s de La Providence à Neuchâtel

    Samedi 16 février – Neuchâtel

    9h18 : départ du train de Genève

    10h30 : Rassemblement place de la gare (Neuchâtel)

    11h00 : Départ du cortège direction La Providence

    Le Cartel vous invite à vous joindre nombreuses et nombreux à ce rendez-vous important pour défendre le droit de grève. Il délivre aux grévistes licencié-e-s le message de soutien suivant :

    "Le Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné apporte son plein soutien aux grévistes injustement licencié-e-s.

    A Genève, le droit de grève est aussi attaqué et seule une solidarité syndicale d’envergure, sans frontières cantonales ou autres, est à même d’opposer la résistance nécessaire à cette remise en question d’un acquis fondamental. Le combat mené par le personnel de La Providence est juste. Le maintien d’une convention collective est essentiel. La sauvegarde des emplois de l’hôpital est primordiale pour que des soins de qualité continuent à être dispensés à la population.

    Le Cartel intersyndical soutient les revendications exprimées : la suppression sans délai des licenciements, le maintien de tous les postes dans le secteur de la santé à Neuchâtel, le respect de la convention collective de travail dans les établissements de la santé subventionnés et l’appel au gouvernement à enfin s’activer pour trouver une solution.

    L’unité syndicale est plus nécessaire que jamais et le Cartel salue la lutte exemplaire des grévistes, combat qu’il soutiendra tant qu’il devra durer et que les requêtes légitimes du personnel de l’hôpital n’auront pas trouvé de réponse satisfaisante."

  • Les raisons du OUI à la caisse de prévoyance

    Voilà les raisons principales, résumées, qui ont poussé le Cartel intersyndical à prendre position en faveur du OUI à la loi sur la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG) lors de la votation du 3 mars :

    Trois contraintes inévitables

    L’équilibre actifs-ves et pensionné-e-s et l’allongement de l’espérance de vie génèrent un besoin de financement accru pour verser les pensions. Suite aux crises financières internationales, les rendements des capitaux de prévoyance ont été moins bons que prévus. Enfin, le nouveau droit fédéral oblige les caisses publiques à élever leur taux de couverture à 80%. Cette obligation est inique, absurde et très coûteuse : plusieurs milliards de francs doivent être trouvés pour respecter les contraintes fédérales auxquelles la CIA et la CEH ne peuvent échapper. Le statu quo n’est donc pas possible.

    Préserver les retraites du personnel des services publics

    Dans un contexte d’économies budgétaires (suite à des baisses d’impôts acceptées par le peuple) et de fortes pressions politiques, l’option de négocier un accord avec le Conseil d’Etat sur la fusion des caisses a été prise. Fort du constat que dans d’autres collectivités publiques c’est le personnel qui a payé le prix fort de la recapitalisation, le Cartel s’est activé pour préserver l’essentiel. En effet, les intentions de la droite majoritaire au Grand Conseil, qui ne perd aucune occasion de démanteler les droits des salarié-e-s des services publics, et qui rêve de soumettre le personnel aux minima LPP, sont dangereuses et réelles.

    En juin 2011, un accord a été trouvé et un projet de loi déposé. La droite a ensuite détérioré certains aspects, mais des points essentiels de l’accord sont préservés :

    • primauté de prestation sur le dernier traitement assuré
    • répartition 2/3 – 1/3 de la cotisation ordinaire
    • mesures transitoires favorables
    • retraite anticipée de 3 ans pour les professions les plus pénibles, essentiellement celles de la santé.

    La droite en embuscade

    Si le non l’emporte, ni le Conseil d’Etat, ni aucun parti du Grand Conseil ne prendront le risque financier et politique de ne pas avoir de loi au 1er janvier 2014, comme l’impose le droit fédéral. Un nouveau projet de loi sera donc déposé et la majorité de droite en a déjà annoncé la couleur : fin de la primauté de prestations, cotisations à 50%-50%, abandon des conditions préférentielles pour les métiers pénibles, baisses de prestations encore plus importantes. La perspective d’obtenir une fusion plus favorable aux assuré-e-s, comme l’envisagent les référendaires, est une illusion.

    Le Cartel refuse d’exposer les retraites de quelque 60’000 personnes à une dégradation encore plus massive.

    Votez et faites voter OUI le 3 mars

  • Le Cartel dit OUI à la caisse de prévoyance

    Les 9 organisations membres du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné recommandent de voter OUI à la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève le 3 mars 2013.

    Les retraites de plus de 60 000 personnes sont en jeu. L'affiche du Cartel :

    OUI le 3 mars.JPG