Fonction publique

  • La santé des enseignant.es et des élèves d’abord !

    1er_mai_2020.pngEnseigner à distance n’est pas enseigner. L’école, depuis la fermeture des établissements le 16 mars pour raisons sanitaires, ne fonctionne plus véritablement. Pourtant, le corps enseignant travaille plus que jamais et s’épuise pour garder le lien avec les familles et proposer des activités aux élèves. Cette situation paradoxale, où le personnel est contraint de renoncer à dispenser les prestations sous la forme habituelle tout en devant réinventer en quelque sorte son métier, crée des conditions de travail éprouvantes. La crise actuelle met aussi en évidence le défaut de moyens accordés à la formation et le prix à payer des économies réalisées depuis des années sur le dos des profs et de leurs élèves. La tentation de rouvrir les classes pour pouvoir à nouveau entretenir une vraie relation avec les élèves, condition indispensable à l’acquisition des compétences et connaissances, est grande. Mais si l’idée de reprendre un enseignement digne de ce nom, d’assurer la progression des apprentissages est compréhensible et tout à l’honneur de la profession enseignante, il ne faut pas succomber au piège des intérêts économiques et de l’argument pédagogique. La santé des enseignant.es et des élèves prime sur toute autre considération !

    Lire la suite

  • Nullité de SCORE : 0-0 la balle au centre ?

    0-0 nul.pngLe Cartel s’est dès le départ opposé au fait de confier à un mandataire privé la réforme de l’évaluation des fonctions au sein de l’Etat. Il prend note de la décision du Conseil d’État, communiquée ce jour, d’abandonner le projet SCORE (système compétences rémunération évaluation ; nouveau système d’évaluation des emplois de l’État) initié il y a près de 10 ans déjà. Il s’agit d’une victoire d’étape, même si le constat institutionnel ne peut être qu’amer face à ces dix années de perdues. Au 31 décembre 2013, un montant de 1 522 000 francs était déjà dépensé (cf. réponse à la question urgente écrite QUE 190-A). A combien le coût de ce projet désormais enterré pourrait-il être estimé à ce jour ?

    Le Cartel a, de fait, convaincu le Conseil d’État que SCORE n’était pas viable, et que désormais il fallait compter avec lui comme force de proposition et d’initiative.

    Depuis l’été 2018, les travaux entre le Cartel et l’État ont repris. Mais le projet était encore loin d’aboutir à un système transparent, qui aurait permis la mise en œuvre d’un système basé sur l’équité salariale. Faute de transparence, le Cartel restait très dubitatif sur un système, peut-être déjà obsolète. Les travaux en cours n’étaient donc pas proches d’arriver à un consensus, notamment pour ce qui concerne la compréhension des collocations (attribution des cahiers des charges à une classe salariale) et le basculement du système (passage de la classification actuelle à la nouvelle classification SCORE). Pour autant, le Cartel a systématiquement et très activement participé aux innombrables séances convoquées, souvent sur le temps de congé de ses représentant.es.

    A travers cette décision, le Conseil d’État démontre qu’il a désormais compris l’importance du partenariat social, préalable indispensable à la construction de solutions bâties avec intelligence et adhésion.

    Cela ne doit toutefois pas faire oublier que SCORE aura aussi impliqué le gel arbitraire des réévaluations de fonction pour nombre de fonctionnaires, dont la rémunération aurait dû, de longue date, être revalorisée. Le Cartel demande ainsi ce jour au Conseil d’État de garantir la rétroactivité quant à la mise en application de ces réévaluations. Ce n’est pas à la fonction publique d’avoir à assumer les errances des gouvernements passés. Le Cartel sera en outre particulièrement attentif à ce que les professions devant faire l’objet d’une réévaluation (parmi beaucoup : les enseignant.es de gymnastique, les métiers du social et de la santé) soient examinées en priorité et réévaluées en conséquence.

    Le Cartel reste disposé à collaborer activement pour faire évoluer le système actuel afin qu’il réponde à la longue attente de plusieurs groupes du personnel particulièrement défavorisés par le système salarial actuel (métiers à forte représentation féminines comme les aides-soignantes et les emplois du social).

  • Salaires « hors classes »... mais pas hors canton : une double iniquité

    money-hand_2018.jpgLe Conseil d’Etat conserve la possibilité d’accorder à quelques fonctionnaires de son choix un traitement « hors classes », soit un salaire dont il fixe lui-même le montant ! La majorité de droite du Grand Conseil a refusé le 17 janvier 2020 d’abroger cette disposition prévue par la loi… et l’a assortie de l’obligation de résider dans le canton pour pouvoir en bénéficier. Deux décisions hautement contestables, aux motivations en quelque sorte opposées, mais à corriger !

    Lire la suite

  • Je me méfie du Conseil d’Etat, surtout quand il apporte des « cadeaux »…

    100CHFliasse.jpgFrançois Longchamp, le président du Conseil d’Etat, ironise quand le Cartel intersyndical signifie son rejet du projet SCORE, le nouveau système d’évaluation des fonctions et de la rémunération des fonctionnaires. Il feint de ne pas comprendre le courroux de la faîtière syndicale et affirme qu’il ne voit pas ce qu’il y aurait de belliqueux à « offrir » 60 millions à la fonction publique (Le Courrier du 12 octobre 2017).

    Timeo Danaos et dona ferentes

    Présenter ce coût de la réforme comme un cadeau n’est bien entendu pas conforme à la réalité. Il en va de même pour les 4,8 milliards qui seraient injectés dans la caisse de prévoyance (CPEG)… Mon propos n’est toutefois pas de démonter tous les arguments que le gouvernement aligne pour faire passer à tout prix ses projets. Je me contenterai d’une seule remarque ou question : comment le Conseil d’Etat ose-t-il défendre une réforme des traitements de l’administration cantonale qui impliquerait, selon ses dires, une dépense annuelle supplémentaire de 60 millions, alors qu’il est incapable d’honorer ses engagements salariaux ?

    Mécanismes salariaux malmenés

    Concrètement, pourquoi ne paie-t-il pas les augmentations annuelles (annuités) dues à ses employé-e-s ? Chaque année ou presque, l’employeur propose de les sabrer. Pourtant, l’augmentation annuelle prévue par la loi est inférieure aux 60 millions. L’annuité versée à toute l’administration représente, selon le Conseil d’Etat, une dépense de 49 millions. L’Etat serait donc incapable de trouver 49 millions mais serait prêt à en mettre 60 pour soi-disant améliorer les traitements de la fonction publique ? C’est se moquer du monde.

    Annuité supprimée, décalée de 6 mois, versée à moitié…

    Durant les 25 dernières années, de 1993 à 2017, l’Etat n’a honoré que 11 fois les mécanismes salariaux. 14 fois, il s’est arrangé pour les amputer, en partie ou en totalité. Aujourd’hui, dans le projet de budget 2018, il envisage de n’octroyer qu’une demi-annuité… Les montants perdus – ils s’accumulent année après année et ne sont jamais rattrapés – sont colossaux. En vingt-cinq ans, avec les blocages successifs des mécanismes salariaux, certains fonctionnaires ont quasiment travaillé l’équivalent d’une année sans salaire… Que l’employeur, le Conseil d’Etat, ait d’abord la décence de payer ses employé-e-s comme prévu ! Après, on pourra discuter…

  • La RIE III rend fou

    PDC.pngLa RIE III fait perdre les pédales au PDC. Supportant mal que son ministre Serge Dal Busco soit attaqué, ce parti s'insurge contre la diffusion de matériel de campagne, provenant du Cartel intersyndical, au sein des établissements scolaires dans le cadre de la campagne contre le RIE III. Une députée PDC a ainsi déposé une question urgente (QUE) et réclame des sanctions ! (...) du matériel de campagne contre la RIE 3, provenant du Cartel Intersyndical, avait été diffusé dans plusieurs établissements scolaires auprès des enseignants.(...)" dit cette QUE. On croit rêver. Comme si les panneaux d'informations syndicales (prévus par le règlement B 5 10.04) dans les écoles (salles des maîtres) étaient là juste pour faire joli. Essayer d'allumer un contre-feu de cette manière est ridicule. Une raison supplémentaire de voter NON à la RIE III !

  • Les comptes à dormir debout

    contes kubnick.jpgLe Conseil d’Etat n’est-il pas lassé de jouer chaque année le même scénario au sujet des comptes ?

    Depuis une décennie, le plan de communication est quasiment identique : le gouvernement annonce des comptes déficitaires au moment de la présentation du budget, en septembre, et, au fur et à mesure que le temps passe, la catastrophe semble s’éloigner avec, au final, un résultat positif. Le différentiel est parfois stupéfiant. Ainsi, en 2007, le budget prévoyait un déficit de 191 millions et à l’arrivée les comptes présentaient un excédent de revenus de 781 millions ! Et les exercices bénéficiaires se suivent. A chaque fois pourtant, on nous assure qu’il ne faut pas s’y fier, que l’embellie est passagère, que les nuages noirs s’amoncellent, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, etc. Car l’exécutif ne manque pas de vocabulaire pour masquer son manque de volonté à établir des budgets fiables. « Eléments non récurrents », « one shot », « recettes exceptionnelles », « rentrées inespérées », « résultats en trompe-l’œil », etc. : tout est employé pour persuader la population qu’il n’y a aucun espoir à avoir, que la situation financière de l’Etat est désespérée et qu’il faut faire des efforts (et les efforts, on sait sur qui on les fait porter !) …

    En 2015, rien de nouveau apparemment. La présentation des comptes est prévue le 22 mars 2016. Le Conseil d’Etat va encore justifier le résultat beaucoup moins catastrophique qu’annoncé en mettant en avant des recettes extraordinaires, imprévisibles… et en resservant son discours alarmiste pour la suite. Ce jeu de dupes va-t-il durer jusqu’en 2018, voire au-delà ?

  • Le MCG ne sait pas compter

    arithmétique.jpgAvant de faire semblant de s’intéresser à l’école primaire, le MCG ferait mieux d’apprendre à compter. Dans la TG du 25 novembre, Eric Stauffer réaffirme que les enseignant-e-s primaires enseignent 800 heures par an et voudrait augmenter ce temps de 100 heures pour économiser les 150 postes injectés avec l’introduction du mercredi matin d’école pour les 8-12 ans. Or, la réalité est toute autre. Actuellement, le temps de travail en présence des élèves se monte au minimum à 924 heures annuelles, comme le précise le règlement (art. 7A du RStCE B 5 10.04). En conséquence, si le MCG demande que les enseignant-e-s assurent 900 heures avec les élèves, il s’agit de diminuer leur temps de travail – ce avec quoi je ne pourrais qu’être d’accord ! Malheureusement, il n’y a pas trop de doutes sur les intentions qui motivent ce parti et sa méconnaissance de l’école. Quant aux 150 postes qui auraient été créés, avant de vouloir les attaquer, il faudrait d’abord avoir la preuve qu’ils sont bien là, ce qui est une autre question…

     

  • Frais de garde: la Ville plus généreuse que le canton

    Les indemnités pour charge de famille sont prévues en Ville de Genève. Les conseillères et conseillers municipaux peuvent donc demander le remboursement des frais de garde de leur enfant afin de pouvoir siéger. Sur 10 années, de 2003 à 2012, cela a coûté en moyenne 2943 francs par an. Une somme qui semble supportable. Il est ainsi étrange que le bureau du Grand Conseil n’ait pas voulu entrer en matière pour le couple de députés Mizrahi-Moyard (voir le site de la TG). Il y a certes dorénavant des suppléant-e-s mais ce prétexte n’est pas convainquant. Pourquoi faudrait-il prouver qu’aucun-e suppléant-e n’est disponible pour pouvoir prétendre engager une baby-sitter et se faire rembourser les frais, et comment d’ailleurs pourrait-on démontrer cette indisponibilité ? Nouvelle Constitution ou pas, l’Etat devrait effectivement prendre des mesures pour permettre aux personnes élues d’exercer leur mandat électif dans des conditions favorables. Or, c’est plutôt le contraire que l’on constate ces derniers temps, notamment avec les attaques que subissent les fonctionnaires. Le règlement du personnel de l’administration cantonale prévoyait que « l’exercice d’un mandat électif est garanti ». Mais cette phrase a été biffée de manière autoritaire par le nouveau Conseil d’Etat, le 1er avril 2014...

  • "Le mercredi matin d'école, ça se refuse !"

    boycott-mercrediecole.jpg« 20 millions, ça ne se refuse pas ! » claironnait le parti socialiste pour soutenir l’augmentation massive de l’horaire de l’écolier. Certes, cet argument pouvait se défendre, notamment sous l’angle des postes supplémentaires que cela représentait. Mais il n’a jamais été question de demander aux fonctionnaires de financer eux-mêmes ce projet ! Or, maintenant que l’ajout du mercredi matin d’école a été accepté en votation populaire (11 mars 2012), voilà que le Conseil d’Etat découvre qu’il n’a pas (ou n’aurait pas, c’est selon) les moyens de réaliser ce changement à la rentrée 2014. Sans gêne, il décide donc de piquer dans la poche des fonctionnaires en supprimant l’augmentation annuelle à laquelle ils ont droit (déjà supprimée en 2012 – et bien des fois auparavant…). Les engagements du plus gros employeur du canton sont à géométrie variable. Ce n’est pourtant pas aux enseignants de se sacrifier pour la mise en place d’un projet hautement controversé (le référendum avait récolté plus de 18 000 signatures). Si le budget ne prévoit pas de verser l’annuité 2014 complète, il est clair que le corps enseignant devra se mobiliser pour refuser ce chamboulement, à l’instar de toute la fonction publique qui n’a pas à payer la réalisation de nouvelles prestations publiques.

  • L’unité syndicale ne peut pas attendre

    1935367697.jpgLe Cartel intersyndical est fort de 9 organisations. La diversité des associations représentatives du personnel est une richesse qui contribue à faire avancer la faîtière syndicale. Cependant, l’absence du SSP, syndicat des services publics, qui avait suspendu sa participation au Cartel en juin 2011, a pesé lourdement ces douze derniers mois. Quitter durant deux ans la faîtière – mais sans vraiment démissionner – a mis à mal l’unité syndicale. Genève connaissait en la matière une situation dont il y avait tout lieu de se réjouir. Il suffit de regarder du côté du canton de Vaud pour constater qu’il n’y a rien à envier aux divisions qui existent entre la FSF (fédération des sociétés de fonctionnaires), le SSP et SUD (fédération syndicale service public). Las, la section genevoise du SSP a laissé s’écouler une année entière sans reposer à sa base la question de la réintégration au Cartel. Le 13 mai 2013, l’Assemblée générale du SSP a toutefois décidé de quitter le Cartel, faisant le constat de la divergence existant au sujet de la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG), ce qui n’apportait rien de nouveau, les positions respectives et le scénario (référendum, votation) étant connus depuis septembre 2012. Cette défection, que le SSP a mis longtemps à formaliser, ne se justifie pas. En effet, personne n’imagine qu’une faîtière pourrait n’avoir que des positions prises à l’unanimité. Ainsi, si la contribution de toutes les organisations au débat est nécessaire, chaque organisation a ensuite la possibilité de s’en distancer, de reprendre sa liberté si un différend demeure.

    Dans une période où il est unanimement reconnu que la mobilisation est difficile à réaliser, toute division affaiblit le mouvement syndical et il en va de même des dérives sectaires. Il est illusoire, alors que les forces sont comptées, de prétendre poursuivre une action combative en continuant à collaborer de manière ponctuelle sur les objets qui réunissent la faîtière et le SSP. Même si le Cartel n’est pas opposé à l’idée de coordonner ses actions avec le SSP lorsque cela s’avère nécessaire – comme il l’a fait durant cette année écoulée –, il est évident que la déperdition d’énergie causée par les discussions en parallèle se fait au détriment de la lutte syndicale et, partant, de l’intérêt des travailleuses et travailleurs.

    Les changements profonds qui menacent les conditions de travail des employé-e-s de l’Etat et du secteur subventionné ne devraient pas souffrir de conflits internes. Avec les élections générales de cet automne, le fort renouvellement du gouvernement prévu, la fonction publique doit pouvoir résister pied à pied aux attaques programmées contre les fonctionnaires et les prestations à la population. Il faut donc avoir conscience que, face à l’employeur, la plus grande unité possible doit être recherchée en permanence, qu’il en va du devoir de chaque organisation syndicale vis-à-vis du personnel, et qu’il serait irresponsable de ne pas être ensemble pour s’opposer aux iniquités en cours et à venir.

    (photo : Demir SÖNMEZ - http://demirsonmez.blog.tdg.ch/)
  • Manifestation contre le budget d'austérité le 23 avril

    DSCN1433 (Petit).JPG

    Les associations d’étudiant-e-s (AEIES, AEH, SOUPÔ, CUAE, RESACTE, SONDE*), le SSP et le Cartel intersyndical invitent l’ensemble du personnel et la population genevoise à manifester dans les rues de Genève leur opposition à la politique d’austérité.

    MANIFESTATION le mardi 23 avril 2013

    rendez-vous dès 16h45 à la HETS (16, rue du Pré-Jérôme – 1205 Genève)

    Départ de la manifestation à 17h30 pour rejoindre la Place de Neuve (18h00) et poursuivre dans les rues Basses jusque devant le SPMi (parcours)

    La manifestation est également soutenue par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS).

    CGAS 23 avril.JPG

    * Associations représentant la HETS, l’Hepia, le post-obligatoire, l’Université, le réseau suisse d’action étudiante et la HEDS

     

  • Assemblée du personnel de l'Etat le 11 avril

    ASSEMBLÉE du PERSONNEL de l'ETAT et du SECTEUR SUBVENTIONNE

    Services publiccs.jpg

    Jeudi 11 avril 2013 – 20h00 – salle du Faubourg

    Ordre du jour proposé (cliquer ici) :

    1. Budget 2013 : toujours plus antisocial

    Quel budget sera voté le 25 ou le 27 avril, ou plus tard ? Chaque nouveau projet réduit les dépenses et la menace d’une coupe linéaire de 2% est toujours pendante. En parallèle, les recettes nouvelles par le biais notamment de la levée du bouclier fiscal sont refusées par la majorité du parlement …

    … et ce n’est pas fini : le plan financier quadriennal (PFQ) 2013-2016 renforce la politique d’austérité délétère pratiquée, envisage de supprimer les augmentations salariales en 2014 et 2015, et prépare des budgets toujours plus néfastes pour le personnel et les prestations publiques.

    2. Mobilisations et actions pour la défense des services publics

    23 avril, 25 avril, 1er mai, 1er juin, … : propositions et informations sur les prochaines manifestations prévues ou à envisager ; objectifs des mobilisations, formes d’actions, etc.

    3. Non à l’abrogation du PLEND

    Un projet de loi concocté par la droite (PL 11037) prévoit la suppression du plan d’encouragement au départ anticipé. Le PLEND est une mesure qui bénéficie tant à l’employé-e qu’à l’employeur. Il est anormal que pour des raisons purement idéologiques et hautement anti fonctionnaires, les moyens de partir à la retraite plus tôt soient attaqués. Il faut donc exiger le retrait de ce PL.

    4. Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

    Règlement général de la caisse : informations sur les discussions menées entre le Cartel et le département des finances ; obtention du maintien du niveau de rente acquis au 31 décembre 2013 ; …

    Règlement pénibilité : acquis et revendications du Cartel ; commission permanente ; …

    5. Projet SCORE (système compétences-rémunération-évaluation)

    Après une lutte exemplaire, le Cartel avait réussi à faire abandonner le projet de modernisation du système d’évaluation des fonctions (ModSEF). Mais l’Etat employeur revient à la charge avec un projet opaque, diviseur, où les mots « salaire au mérite » sont soigneusement évités mais où les dangers sont grands…

    6. Projet de résolution pour la défense des services publics

    Une large place sera réservée aux interventions de la salle !

    Venez nombreuses et nombreux débattre de l’avenir des services publics et de la résistance à organiser ensemble.

    Le bureau du Cartel info@cartel-ge.ch

  • Les raisons du OUI à la caisse de prévoyance

    Voilà les raisons principales, résumées, qui ont poussé le Cartel intersyndical à prendre position en faveur du OUI à la loi sur la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève (LCPEG) lors de la votation du 3 mars :

    Trois contraintes inévitables

    L’équilibre actifs-ves et pensionné-e-s et l’allongement de l’espérance de vie génèrent un besoin de financement accru pour verser les pensions. Suite aux crises financières internationales, les rendements des capitaux de prévoyance ont été moins bons que prévus. Enfin, le nouveau droit fédéral oblige les caisses publiques à élever leur taux de couverture à 80%. Cette obligation est inique, absurde et très coûteuse : plusieurs milliards de francs doivent être trouvés pour respecter les contraintes fédérales auxquelles la CIA et la CEH ne peuvent échapper. Le statu quo n’est donc pas possible.

    Préserver les retraites du personnel des services publics

    Dans un contexte d’économies budgétaires (suite à des baisses d’impôts acceptées par le peuple) et de fortes pressions politiques, l’option de négocier un accord avec le Conseil d’Etat sur la fusion des caisses a été prise. Fort du constat que dans d’autres collectivités publiques c’est le personnel qui a payé le prix fort de la recapitalisation, le Cartel s’est activé pour préserver l’essentiel. En effet, les intentions de la droite majoritaire au Grand Conseil, qui ne perd aucune occasion de démanteler les droits des salarié-e-s des services publics, et qui rêve de soumettre le personnel aux minima LPP, sont dangereuses et réelles.

    En juin 2011, un accord a été trouvé et un projet de loi déposé. La droite a ensuite détérioré certains aspects, mais des points essentiels de l’accord sont préservés :

    • primauté de prestation sur le dernier traitement assuré
    • répartition 2/3 – 1/3 de la cotisation ordinaire
    • mesures transitoires favorables
    • retraite anticipée de 3 ans pour les professions les plus pénibles, essentiellement celles de la santé.

    La droite en embuscade

    Si le non l’emporte, ni le Conseil d’Etat, ni aucun parti du Grand Conseil ne prendront le risque financier et politique de ne pas avoir de loi au 1er janvier 2014, comme l’impose le droit fédéral. Un nouveau projet de loi sera donc déposé et la majorité de droite en a déjà annoncé la couleur : fin de la primauté de prestations, cotisations à 50%-50%, abandon des conditions préférentielles pour les métiers pénibles, baisses de prestations encore plus importantes. La perspective d’obtenir une fusion plus favorable aux assuré-e-s, comme l’envisagent les référendaires, est une illusion.

    Le Cartel refuse d’exposer les retraites de quelque 60’000 personnes à une dégradation encore plus massive.

    Votez et faites voter OUI le 3 mars

  • Le Cartel dit OUI à la caisse de prévoyance

    Les 9 organisations membres du Cartel intersyndical du personnel de l'Etat et du secteur subventionné recommandent de voter OUI à la caisse de prévoyance de l'Etat de Genève le 3 mars 2013.

    Les retraites de plus de 60 000 personnes sont en jeu. L'affiche du Cartel :

    OUI le 3 mars.JPG

  • Le Cartel ne soutient pas le référendum contre la caisse de prévoyance

    Loi sur la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

    COMMUNIQUÉL01-Logo-Cartel-int-rouge-ext-blanc.gif

    Aucun soutien ne sera accordé au référendum lancé par le SSP

    Un signal dangereux
    Le Cartel rappelle que son Assemblée des délégué-e-s (AD) du 19 septembre a pris à l’unanimité la résolution de ne pas lancer de référendum contre la loi sur la caisse de prévoyance et de ne pas soutenir le lancement éventuel d’un référendum par une autre organisation. Le Cartel a ainsi immédiatement écrit au syndicat des services publics (SSP) pour lui demander de ne pas le lancer non plus. L’Assemblée générale du SSP a toutefois choisi le 20 septembre de combattre la loi sur la CPEG par voie référendaire.
    Davantage à perdre qu’à gagner
    Le Cartel réaffirme avec fermeté aujourd’hui qu’il n’accordera aucun soutien à cette initiative. Le Cartel estime avoir fait le maximum pour arriver à une loi qui reste certes insatisfaisante mais qui conserve néanmoins certains principes primordiaux (primauté de prestations, répartition de la cotisation 1/3 employé-2/3 employeur, reconnaissance de la pénibilité physique du travail, notamment). Au vu de l’équilibre très fragile autour de cette loi, la remise en question du texte voté par le parlement risque de réactiver de manière encore plus virulente les critiques injustes sur la prévoyance réservée aux employé-e-s de l’Etat et de créer une opposition accrue vis-à-vis de cette loi, mais pour des raisons opposées à celles des syndicats et du Cartel. Avec pour conséquence le risque d’aboutir à un résultat encore pire pour les quelque 65'000 affilié-e-s des deux caisses.
    Une unité syndicale à retrouver face aux violentes attaques à venir
    Le Cartel estime qu’à l’heure où l’unité syndicale devrait se renforcer, l’alleingang du SSP a un effet néfaste. En effet, d’une part les points à discuter avec le Conseil d’Etat au sujet des retraites sont encore nombreux et se voient freinés par le référendum, laissant nombre de salarié-e-s dans l’expectative, et, d’autre part, les attaques contre la fonction publique et les prestations à la population vont connaître une forte recrudescence, tout à fait prévisible avec la présentation du projet de budget 2013 déficitaire (que la droite juge « inacceptable »). Ainsi, au moment où les employé-e-s de la fonction publique et les services publics ont le plus besoin d’être défendus par les syndicats, toute division fait le jeu des tenants du « moins d’Etat », au détriment de la majorité de la population.
    Le Cartel fera cependant tout son possible pour que dans les semaines à venir, avant le vote du budget, les mobilisations nécessaires se réalisent sous le signe de l’unité syndicale, et appelle le personnel non seulement à ne pas se diviser mais aussi à suivre attentivement les informations, tracts, actions, etc. à venir pour défendre ensemble les conditions de travail et les prestations publiques.