Tableau noir - Page 2

  • Les vaches à la montagne...

    082.JPGLe maire Rémy Pagani avait eu l’idée quelque peu saugrenue de faire venir, à l’occasion de la fête du 1er août 2012, des vaches d’Hérens sur la Plaine de Plainpalais. Il paraîtrait que ces pauvres bêtes, une douzaine, plutôt dépaysées, n’auraient pas survécu très longtemps à leur retour en Valais... La faute au voyage de 400 kilomètres et aux combats qui s’étaient déroulés en pleine canicule. Il n’y avait pas eu que les spectateurs à souffrir de la chaleur, semblerait-il. Mais ce n’est peut-être qu’une rumeur, une vacherie sans fondement… Quoi qu’il en soit, les combats de reines ont davantage leur place à la montagne, là où les vaches de la race d’Hérens sont dans leur élément. Hier, dimanche 14 août, une arène, tout en bois, était inaugurée aux Haudères. Un combat de reines avec une centaine de vaches qui s’affrontaient dans un décor magnifique. A Genève, je n’avais rien vu. A l’ « Hérens Arena », il y a 2500 places assises et on voit bien de partout…

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  • Les comptes à dormir debout

    contes kubnick.jpgLe Conseil d’Etat n’est-il pas lassé de jouer chaque année le même scénario au sujet des comptes ?

    Depuis une décennie, le plan de communication est quasiment identique : le gouvernement annonce des comptes déficitaires au moment de la présentation du budget, en septembre, et, au fur et à mesure que le temps passe, la catastrophe semble s’éloigner avec, au final, un résultat positif. Le différentiel est parfois stupéfiant. Ainsi, en 2007, le budget prévoyait un déficit de 191 millions et à l’arrivée les comptes présentaient un excédent de revenus de 781 millions ! Et les exercices bénéficiaires se suivent. A chaque fois pourtant, on nous assure qu’il ne faut pas s’y fier, que l’embellie est passagère, que les nuages noirs s’amoncellent, qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, etc. Car l’exécutif ne manque pas de vocabulaire pour masquer son manque de volonté à établir des budgets fiables. « Eléments non récurrents », « one shot », « recettes exceptionnelles », « rentrées inespérées », « résultats en trompe-l’œil », etc. : tout est employé pour persuader la population qu’il n’y a aucun espoir à avoir, que la situation financière de l’Etat est désespérée et qu’il faut faire des efforts (et les efforts, on sait sur qui on les fait porter !) …

    En 2015, rien de nouveau apparemment. La présentation des comptes est prévue le 22 mars 2016. Le Conseil d’Etat va encore justifier le résultat beaucoup moins catastrophique qu’annoncé en mettant en avant des recettes extraordinaires, imprévisibles… et en resservant son discours alarmiste pour la suite. Ce jeu de dupes va-t-il durer jusqu’en 2018, voire au-delà ?

  • L’élève primaire ne vaut pas cher…

    dessin-danger-fermeture.jpgL’élève au primaire ne coûte en moyenne que le 63% d’un élève du cycle d’orientation (CO). Cette différence, calculée sur les douze dernières années, s’explique en partie par le fait que les enseignants du CO sont mieux payés (classe 20) que leurs collègues du primaire et ont un temps d’enseignement inférieur. Un temps plein au CO correspond à 22 périodes d’enseignement de 45 minutes (= 16h30) contre 28,9 périodes au primaire (= 21h40). Les instituteurs étaient en classe salariale 16 jusqu’à la rentrée scolaire 2007. A partir de cette date, ils ont été réévalués et sont passés en classe 18.

    C’est là qu’il y a quelque chose d’étrange. Car si la différence de coût entre l’élève du primaire et du CO se réduit naturellement en 2007 et 2008 (coût à 70% et 68%), grâce à la revalorisation salariale dont bénéficient les maîtres, on s’aperçoit que tout revient « à la normale » dès 2009 (l’élève primaire ne vaut à nouveau plus que 60% de l’élève du CO). Comme si un phénomène inexplicable veillait à maintenir cette différence, même si un paramètre d’importance tel que celui des salaires est modifié. Les élèves auraient-ils finalement payé la revalorisation de leurs profs ?

    Autre constat étonnant : à la rentrée 2014, le mercredi matin d’école a été ajouté au primaire, impliquant l’engagement de quelque 120 postes supplémentaires (et donc un coût nouveau conséquent). Or, la différence du coût de l’élève entre 2013 et 2014 se monte à… 1 franc ! Même si ces postes nouveaux ne sont comptabilisés que de septembre à décembre 2014 (4 mois, soit un tiers de l’année quand même), il est plutôt bizarre que cela n’apparaisse pas du tout dans le résultat. C’est un peu comme si cette introduction du mercredi matin s’était faite à coût constant, occasionnant donc de sérieuses économies ailleurs, sans que l’on sache vraiment où les coupes ont été réalisées. Sûrement pas que sur les gommes et les crayons…

    Dernier constat : entre 2003 et 2014, le coût de l’élève primaire a augmenté de 1835 francs ; celui du CO de près du double. Les écarts auraient-ils tendance à se creuser, contre toute logique ?

    Coût de l’élève au primaire (EP) et au CO, en francs

    Année

    EP

    CO

    EP/CO en %

    2003

    13941

    22174

    63 %

    2004

    13739

    21708

    63 %

    2005

    13389

    21540

    62 %

    2006

    13708

    21118

    65 %

    2007

    14806

    21104

    70 %

    2008

    15064

    22224

    68 %

    2009

    15432

    25594

    60 %

    2010

    15404

    25266

    61 %

    2011

    15718

    25783

    61 %

    2012

    15928

    25834

    62 %

    2013

    15775

    26369

    60 %

    2014

    15776

    25687

    61 %

    Dif. 12 ans

    + 1835

    + 3513

    52 %

    Moyenne

    14890

    23700

    63 %

     (source : dossiers de presse rentrées scolaires 2004-2015 – DIP)

     

  • Obliger les directeurs à enseigner est absurde

    direction1.jpgLes directeurs d’établissement (Dir-E) de l’enseignement primaire devront-ils consacrer une partie de leur temps à enseigner dès janvier 2016 ? Si la nouvelle loi sur l’instruction publique (LIP) est censée entrer en vigueur au début de cette nouvelle année, nous verrons bien si la seule modification obtenue par la majorité du Grand Conseil – après des mois de travaux en commission – se traduira de manière concrète. Sur la forme, les directeurs ont raison de faire recours, car cet ajout d’un nouvel article dans la loi modifie leur cahier des charges sans qu’il y ait eu de vraie consultation, sans avoir suivi la voie habituelle, et contre l’avis de l’employeur (le Conseil d’Etat). Sur le fond, la modification est plutôt floue : « Les directeurs d’établissement consacrent une partie de leur temps de travail à l’enseignement. » (art. 59). Combien de temps ? À enseigner qui ? Etc. On le voit, cette injonction peut être interprétée très diversement et sera difficile à réglementer. Elle apparaît ainsi comme un prétexte pour les pourfendeurs de l’école publique qui, jamais satisfaits, pourront poursuivre demain leur combat en dénonçant l’inaction du DIP qui n’appliquerait pas les décisions.

    Mais, ce qui est étrange, c’est de découvrir le plaidoyer de Marco Polli (journal Le Courrier du 30 décembre 2015) en faveur des « tâches d’assistance pédagogique » que devraient dispenser les Dir-E. Ce retraité de l’enseignement post-obligatoire (PO) soutient que « l’obligation d’assurer un peu d’enseignement (…) n’est pas du tout absurde en soi ». Il donne ensuite l’exemple de directeurs du secondaire qui « assurent de leur propre initiative » quelques heures d’enseignement. Je ne sais pas si cette réalité du siècle passé, du temps où M. Polli était actif, se vérifie toujours. Mais cela démontre surtout que s’il y a quelque chose d’absurde, c’est de rendre cette tâche obligatoire. Probablement que si les directeurs du secondaire se voyaient imposer des tâches d’enseignement, ils réagiraient comme leurs collègues du primaire.

    Pour ma part, je n’ai jamais constaté d’opposition à ce qu’un directeur, qu’il soit du primaire ou du secondaire, assume des activités d’enseignement. Mais cela ne peut être imposé. Et il faut que les conditions le permettent. Personnellement, lorsque j’ai repris l’enseignement en 2010, le Dir-E de mon école prenait en charge un atelier de sciences, apportant bien sûr son expérience, mais autorisant aussi, en tant que force supplémentaire, une meilleure répartition des élèves, davantage de groupes, et donc un travail plus efficace avec des effectifs moindres. Et tout le monde en tirait bénéfice. Aujourd’hui cela n’est plus possible. L’établissement, à l’instar de beaucoup d’autres, compte désormais près de 700 élèves (il a plus que doublé), a atteint la taille d’un cycle d’orientation (CO), mais les postes administratifs restent portion congrue – rien de comparable avec un CO. De cela, bien sûr, M. Polli ne touche mot. Que les directions d’établissements primaires aient été drastiquement réduites, qu’elles soient passées, en huit ans, de 94 à 58, n’entre pas en ligne de compte. A sa décharge, depuis le temps qu’il est éloigné de l’école, il est tout à fait possible qu’il l’ignore. Il confond par ailleurs allégrement les « entretiens de service » et ceux « d’évaluation et de développement du personnel », deux types d’entretiens opposés par essence et qui, contrairement à ce qu’il allègue, sont parfaitement définis. Bref, si l’ancien président du syndicat du PO n’aligne pas que des âneries dans son billet, force est de constater que son propos, celui d’un enseignant retraité du secondaire II qui, selon toute vraisemblance, méconnaît l’école genevoise actuelle, se révèle très approximatif. Et ne peut que fausser le débat que M. Polli appelle pourtant de ses vœux.

  • Votez compact le 10 mai - liste no 3

    2015-05-10-2e-tour-unitaire-affiche1.jpgLes réductions drastiques programmées ces prochaines années par la droite genevoise pour les budgets de la Ville de Genève sont une menace sans précédent pour les prestations sociales, les droits des locataires, les subventions à la culture, et en général pour tous les domaines où la Ville exerce un rôle de contrepoids aux politiques néolibérales dominantes dans le canton. La reconduction des 4 représentant-e-s de l'alternative au Conseil administratif paraît d'autant plus nécessaire. Au deuxième tour de ces élections, il est notamment impératif d’apporter son soutien au conseiller administratif et deux fois maire de la Ville de Genève, Rémy Pagani. Ce magistrat intègre et pugnace mène depuis 8 ans une action exemplaire pour défendre les intérêts de la population de la Ville. Que ce soit dans la rénovation et l'entretien des infrastructures publiques, la défense des espaces et des services publics, l’amélioration de la qualité de vie dans les quartiers, sa disponibilité et son écoute des citoyennes et citoyens, la réélection de Rémy Pagani est essentielle pour résister de manière efficace aux visées de démantèlement social de la droite et de l'extrême droite. Il faut donc voter compact à l’élection du 10 mai 2015, voter et faire voter la liste no 3, avec Rémy Pagani aux côtés d'Esther Alder, Sandrine Salerno et Sami Kanaan.

  • Le MCG ne sait pas compter

    arithmétique.jpgAvant de faire semblant de s’intéresser à l’école primaire, le MCG ferait mieux d’apprendre à compter. Dans la TG du 25 novembre, Eric Stauffer réaffirme que les enseignant-e-s primaires enseignent 800 heures par an et voudrait augmenter ce temps de 100 heures pour économiser les 150 postes injectés avec l’introduction du mercredi matin d’école pour les 8-12 ans. Or, la réalité est toute autre. Actuellement, le temps de travail en présence des élèves se monte au minimum à 924 heures annuelles, comme le précise le règlement (art. 7A du RStCE B 5 10.04). En conséquence, si le MCG demande que les enseignant-e-s assurent 900 heures avec les élèves, il s’agit de diminuer leur temps de travail – ce avec quoi je ne pourrais qu’être d’accord ! Malheureusement, il n’y a pas trop de doutes sur les intentions qui motivent ce parti et sa méconnaissance de l’école. Quant aux 150 postes qui auraient été créés, avant de vouloir les attaquer, il faudrait d’abord avoir la preuve qu’ils sont bien là, ce qui est une autre question…

     

  • Horaire scolaire et désinformation

    rythmes-scolaires.jpgLa TG de ce jour essaie de comparer les systèmes genevois et français au prétexte de l’introduction de la semaine de 4,5 jours. L’article n’est pas très convaincant et surtout, une fois de plus, les informations sont erronées. La journaliste indique que si l’horaire des cours reste à 24 heures par semaine en France, à Genève il passe « de 29 à 32 périodes hebdomadaires, soit de 21 à 24 heures ». C’est largement inexact. Jusqu’en juin 2014, les écoliers genevois de 8 à 12 ans avaient 28,9 périodes d’enseignement. Depuis le 25 août ils sont astreints à 33,1 périodes, soit 4,2 périodes (de 45 minutes) supplémentaires ; le temps des cours passe ainsi de 21h40 à 24h50 (+ 3h10) et la présence à l’école de 24 à 27 heures 30. On est bien plus proche des 25 heures de cours par semaine que des 24 heures annoncées. L’augmentation est massive – les élèves du primaire ont davantage d’école que ceux du CO (dont l’horaire correspond plutôt à 32 périodes de 45’) – et c’est cela qui a été principalement contesté. Il est dommage qu’après tous les débats qui ont eu lieu, et la désinformation qui a régné avant la votation populaire du 11 mars 2012, des données fausses soient encore distillées au public.

  • Frais de garde: la Ville plus généreuse que le canton

    Les indemnités pour charge de famille sont prévues en Ville de Genève. Les conseillères et conseillers municipaux peuvent donc demander le remboursement des frais de garde de leur enfant afin de pouvoir siéger. Sur 10 années, de 2003 à 2012, cela a coûté en moyenne 2943 francs par an. Une somme qui semble supportable. Il est ainsi étrange que le bureau du Grand Conseil n’ait pas voulu entrer en matière pour le couple de députés Mizrahi-Moyard (voir le site de la TG). Il y a certes dorénavant des suppléant-e-s mais ce prétexte n’est pas convainquant. Pourquoi faudrait-il prouver qu’aucun-e suppléant-e n’est disponible pour pouvoir prétendre engager une baby-sitter et se faire rembourser les frais, et comment d’ailleurs pourrait-on démontrer cette indisponibilité ? Nouvelle Constitution ou pas, l’Etat devrait effectivement prendre des mesures pour permettre aux personnes élues d’exercer leur mandat électif dans des conditions favorables. Or, c’est plutôt le contraire que l’on constate ces derniers temps, notamment avec les attaques que subissent les fonctionnaires. Le règlement du personnel de l’administration cantonale prévoyait que « l’exercice d’un mandat électif est garanti ». Mais cette phrase a été biffée de manière autoritaire par le nouveau Conseil d’Etat, le 1er avril 2014...

  • Pauvre école

    tableau_rentrée.jpg« On a déjà taillé dans le gras et la chair, maintenant on s’attaque à l’os. » Cela fait des années qu’on entend le même refrain à chaque rentrée scolaire. Les syndicats usent de la même image pour dénoncer les économies faites sur le dos de l’école. « A force de faire des trous dans le fromage, il y a plus de trous que de fromage » est une variante. Il faut croire que l’école est finalement bien charpentée, ossue et que la croûte, la carapace est solide. Mais, sérieusement, au-delà de la plainte récurrente, quelles actions ont été menées ? Pourquoi la rentrée scolaire serait-elle immuable ? Pour quelle raison cautionne-t-on le bricolage permanent ? Comment résister à la prétendue inéluctabilité des économies à réaliser dans le domaine de la formation ? Si les conditions d’enseignement se détériorent année après année, qu’attendent les associations professionnelles et syndicales pour mettre le holà ? Depuis plus de 20 ans le corps enseignant genevois se fait balader. Cependant, au lieu de s’unir et revendiquer d’une seule voix, il donne plutôt l’impression de se chamailler pour savoir qui du primaire ou du secondaire peut briguer le statut de « parent pauvre de l’école »… Pauvres élèves !

  • "Le mercredi matin d'école, ça se refuse !"

    boycott-mercrediecole.jpg« 20 millions, ça ne se refuse pas ! » claironnait le parti socialiste pour soutenir l’augmentation massive de l’horaire de l’écolier. Certes, cet argument pouvait se défendre, notamment sous l’angle des postes supplémentaires que cela représentait. Mais il n’a jamais été question de demander aux fonctionnaires de financer eux-mêmes ce projet ! Or, maintenant que l’ajout du mercredi matin d’école a été accepté en votation populaire (11 mars 2012), voilà que le Conseil d’Etat découvre qu’il n’a pas (ou n’aurait pas, c’est selon) les moyens de réaliser ce changement à la rentrée 2014. Sans gêne, il décide donc de piquer dans la poche des fonctionnaires en supprimant l’augmentation annuelle à laquelle ils ont droit (déjà supprimée en 2012 – et bien des fois auparavant…). Les engagements du plus gros employeur du canton sont à géométrie variable. Ce n’est pourtant pas aux enseignants de se sacrifier pour la mise en place d’un projet hautement controversé (le référendum avait récolté plus de 18 000 signatures). Si le budget ne prévoit pas de verser l’annuité 2014 complète, il est clair que le corps enseignant devra se mobiliser pour refuser ce chamboulement, à l’instar de toute la fonction publique qui n’a pas à payer la réalisation de nouvelles prestations publiques.

  • L’unité syndicale ne peut pas attendre

    1935367697.jpgLe Cartel intersyndical est fort de 9 organisations. La diversité des associations représentatives du personnel est une richesse qui contribue à faire avancer la faîtière syndicale. Cependant, l’absence du SSP, syndicat des services publics, qui avait suspendu sa participation au Cartel en juin 2011, a pesé lourdement ces douze derniers mois. Quitter durant deux ans la faîtière – mais sans vraiment démissionner – a mis à mal l’unité syndicale. Genève connaissait en la matière une situation dont il y avait tout lieu de se réjouir. Il suffit de regarder du côté du canton de Vaud pour constater qu’il n’y a rien à envier aux divisions qui existent entre la FSF (fédération des sociétés de fonctionnaires), le SSP et SUD (fédération syndicale service public). Las, la section genevoise du SSP a laissé s’écouler une année entière sans reposer à sa base la question de la réintégration au Cartel. Le 13 mai 2013, l’Assemblée générale du SSP a toutefois décidé de quitter le Cartel, faisant le constat de la divergence existant au sujet de la caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG), ce qui n’apportait rien de nouveau, les positions respectives et le scénario (référendum, votation) étant connus depuis septembre 2012. Cette défection, que le SSP a mis longtemps à formaliser, ne se justifie pas. En effet, personne n’imagine qu’une faîtière pourrait n’avoir que des positions prises à l’unanimité. Ainsi, si la contribution de toutes les organisations au débat est nécessaire, chaque organisation a ensuite la possibilité de s’en distancer, de reprendre sa liberté si un différend demeure.

    Dans une période où il est unanimement reconnu que la mobilisation est difficile à réaliser, toute division affaiblit le mouvement syndical et il en va de même des dérives sectaires. Il est illusoire, alors que les forces sont comptées, de prétendre poursuivre une action combative en continuant à collaborer de manière ponctuelle sur les objets qui réunissent la faîtière et le SSP. Même si le Cartel n’est pas opposé à l’idée de coordonner ses actions avec le SSP lorsque cela s’avère nécessaire – comme il l’a fait durant cette année écoulée –, il est évident que la déperdition d’énergie causée par les discussions en parallèle se fait au détriment de la lutte syndicale et, partant, de l’intérêt des travailleuses et travailleurs.

    Les changements profonds qui menacent les conditions de travail des employé-e-s de l’Etat et du secteur subventionné ne devraient pas souffrir de conflits internes. Avec les élections générales de cet automne, le fort renouvellement du gouvernement prévu, la fonction publique doit pouvoir résister pied à pied aux attaques programmées contre les fonctionnaires et les prestations à la population. Il faut donc avoir conscience que, face à l’employeur, la plus grande unité possible doit être recherchée en permanence, qu’il en va du devoir de chaque organisation syndicale vis-à-vis du personnel, et qu’il serait irresponsable de ne pas être ensemble pour s’opposer aux iniquités en cours et à venir.

    (photo : Demir SÖNMEZ - http://demirsonmez.blog.tdg.ch/)
  • Manifestation contre le budget d'austérité le 23 avril

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    Les associations d’étudiant-e-s (AEIES, AEH, SOUPÔ, CUAE, RESACTE, SONDE*), le SSP et le Cartel intersyndical invitent l’ensemble du personnel et la population genevoise à manifester dans les rues de Genève leur opposition à la politique d’austérité.

    MANIFESTATION le mardi 23 avril 2013

    rendez-vous dès 16h45 à la HETS (16, rue du Pré-Jérôme – 1205 Genève)

    Départ de la manifestation à 17h30 pour rejoindre la Place de Neuve (18h00) et poursuivre dans les rues Basses jusque devant le SPMi (parcours)

    La manifestation est également soutenue par la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS).

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    * Associations représentant la HETS, l’Hepia, le post-obligatoire, l’Université, le réseau suisse d’action étudiante et la HEDS

     

  • Assemblée du personnel de l'Etat le 11 avril

    ASSEMBLÉE du PERSONNEL de l'ETAT et du SECTEUR SUBVENTIONNE

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    Jeudi 11 avril 2013 – 20h00 – salle du Faubourg

    Ordre du jour proposé (cliquer ici) :

    1. Budget 2013 : toujours plus antisocial

    Quel budget sera voté le 25 ou le 27 avril, ou plus tard ? Chaque nouveau projet réduit les dépenses et la menace d’une coupe linéaire de 2% est toujours pendante. En parallèle, les recettes nouvelles par le biais notamment de la levée du bouclier fiscal sont refusées par la majorité du parlement …

    … et ce n’est pas fini : le plan financier quadriennal (PFQ) 2013-2016 renforce la politique d’austérité délétère pratiquée, envisage de supprimer les augmentations salariales en 2014 et 2015, et prépare des budgets toujours plus néfastes pour le personnel et les prestations publiques.

    2. Mobilisations et actions pour la défense des services publics

    23 avril, 25 avril, 1er mai, 1er juin, … : propositions et informations sur les prochaines manifestations prévues ou à envisager ; objectifs des mobilisations, formes d’actions, etc.

    3. Non à l’abrogation du PLEND

    Un projet de loi concocté par la droite (PL 11037) prévoit la suppression du plan d’encouragement au départ anticipé. Le PLEND est une mesure qui bénéficie tant à l’employé-e qu’à l’employeur. Il est anormal que pour des raisons purement idéologiques et hautement anti fonctionnaires, les moyens de partir à la retraite plus tôt soient attaqués. Il faut donc exiger le retrait de ce PL.

    4. Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG)

    Règlement général de la caisse : informations sur les discussions menées entre le Cartel et le département des finances ; obtention du maintien du niveau de rente acquis au 31 décembre 2013 ; …

    Règlement pénibilité : acquis et revendications du Cartel ; commission permanente ; …

    5. Projet SCORE (système compétences-rémunération-évaluation)

    Après une lutte exemplaire, le Cartel avait réussi à faire abandonner le projet de modernisation du système d’évaluation des fonctions (ModSEF). Mais l’Etat employeur revient à la charge avec un projet opaque, diviseur, où les mots « salaire au mérite » sont soigneusement évités mais où les dangers sont grands…

    6. Projet de résolution pour la défense des services publics

    Une large place sera réservée aux interventions de la salle !

    Venez nombreuses et nombreux débattre de l’avenir des services publics et de la résistance à organiser ensemble.

    Le bureau du Cartel info@cartel-ge.ch

  • Vers la mort des camps de ski

    La volonté du DIP de privatiser le service de location de skis est scandaleuse. Ces économies de raclures de fart ne soulèvent hélas pas le même émoi que lorsque la suppression du SRED a été envisagée par des députés de la commission des finances. Pourtant, c’est clairement la fin des camps de ski qui est programmée avec une telle décision. Actuellement, les élèves peuvent louer un équipement complet pour 26 francs (12 francs les skis et bâtons, 12 francs les chaussures et 2 francs le casque). Demain, si le DIP trouve repreneur (il faut souhaiter que non), les prix grimperont en flèche.

    Or, il faut savoir que pour organiser son camp de ski, l’enseignant primaire ne peut demander que 180 francs aux parents. Mais les coûts sont déjà bien plus importants : 135 francs pour l’hébergement et la nourriture, 90 francs en moyenne pour l’abonnement de ski, soit 225 francs au total. Ce qui fait que le prof doit déjà « trouver » les 45 francs manquants par élève. La location vient en sus et comme l’immense majorité des élèves loue ses skis, c’est en fait 206 francs que les parents doivent débourser (180 + 26). 2012 camp de ski Morgins 210 (Petit).JPGMême si la somme peut paraître modeste pour une semaine de ski en chalet à la montagne, nombre de parents expriment leurs difficultés à sortir cette somme et font une demande d’aide financière, accordée en général à hauteur de 75 francs. Dans ce contexte, il n’est pas toujours évident pour les enseignants de récolter les sommes dues. Quand le prix de la location aura explosé, il y a fort à parier que parents et enseignants renonceront de plus en plus souvent  aux camps de ski.

    Pour un canton comme Genève, encourager l’organisation d’une semaine de sports d’hiver pour les classes primaires, loin du smog, devrait être une priorité. La découverte de la montagne en hiver et l’apprentissage d’un sport où tous les élèves progressent de manière impressionnante en 5 jours constituent un programme essentiel dont chaque enfant devrait pouvoir bénéficier durant son parcours scolaire. Il est du devoir du département de l’instruction publique, de la culture et du sport (DIP) de promouvoir ces camps. S’il réalise l’externalisation du service de location de skis, il les tuera.

  • Fusion des caisses de pension : après le OUI, la lutte continue

    Un vote responsable

    Les syndicats regroupés au sein du Cartel intersyndical prennent acte de la volonté populaire de soutenir et de financer les retraites des fonctionnaires en acceptant la création de la nouvelle caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG). Le 3 mars 2013, le peuple a donc dit OUI de manière très nette à la fusion des caisses de pension CIA et CEH, entérinant ainsi les principes que le Cartel a toujours défendus :

    • la primauté des prestations ;
    • la répartition des cotisations 2/3 employeurs – 1/3 employé-e-s ;
    • un plan de prévoyance plus solidaire à l’égard des bas revenus et plus égalitaire ;
    • des conditions de retraites plus favorables aux métiers pénibles.

    Contrer les projets de la droite

    Mais la lutte doit se poursuivre, notamment contre la volonté de la droite de supprimer le plan d’encouragement au départ à la retraite anticipé (PLEND), projet qui supprimerait de facto la possibilité de partir à la retraite avant l’âge AVS, alors que cette éventualité a été acceptée par le peuple dans le cadre de la loi sur la CPEG. Le Cartel poursuivra son engagement pour que les règlements d’application de la loi sur la CPEG soient les meilleurs possibles, en particulier ceux liés  au plan de prévoyance et à la pénibilité physique, sans omettre le règlement électoral de la nouvelle caisse.

    Un nouvel équilibre à trouver

    Enfin, si l’effort demandé au personnel pour la réforme de leurs retraites est considérable, il est dorénavant devenu indispensable d’obtenir des mesures de « compensation », à commencer par :

    • l’application stricte des mécanismes salariaux ;
    • l’octroi d’effectifs supplémentaires dans les services, secteurs, et institutions qui en ont cruellement besoin ;
    • la diminution du temps de travail.