Tableau noir - Page 4

  • VOTEZ NON le 11 mars au mercredi d'école !

    Aujourd'hui, dimanche 11 mars 2012, dernier jour pour voter NON au mercredi matin d'école !EQUILIBRE 2.jpg

  • Arnaque, crime et politique

    papillon.pngLes journaux n'ayant pas eu l'occasion de passer tous les courriers de lecteurs opposés au mercredi matin d'école, en voilà un rédigé par un membre du comité référendaire NON au mercredi matin d'école :

    Le débat sur le mercredi matin est représentatif de l'état de la démocratie à Genève. Abus de pouvoir, mensonges, manipulations, mauvaise foi et menaces ont marqué ce qui aurait dû avant tout constituer un débat démocratique.
    Pour commencer, prenons l'exemple de la brochure de votation. Cet élément primordial d'informations, qui permet aux citoyens de voter en connaissance de cause, est détourné de sa fonction. Le format imposé au comité référendaire est de 3 pages. Un sujet aussi complexe est difficile à résumer, mais les règles sont les règles, enfin... presque. Le Grand Conseil, lui, développe son point de vue sur 5 pages et demie, soit pratiquement le double. Ne pas appliquer pas les mêmes règles pour tous, voire les bafouer, est-ce ce que l'on attend de la plus haute instance de notre canton ?

    Le magazine « Les Clefs de l'école », envoyé à 250'000 exemplaires, est censé informer les familles et non pas servir un élu à des fins électorales. Pourtant, dans son numéro paru automne 2011, la ligne éditoriale se permet quelques latitudes, privilégiant très fortement le « oui » à l'école le mercredi. Pour une information plus objective, il aurait fallu un équilibre d'arguments pour et contre. Au final, quatre articles défendant le point de vue de M. Beer trouvent leur place dans les pages du magazine édité par son service contre un seul article pour ses opposants. « Les clés de l'école », que l'on pourrait renommer « les clés du pouvoir », a bel et bien servi d'outil de propagande... et aux frais du contribuable puisque c'est nos impôts qui le financent.

    M. Beer, dans ses vœux aux enseignants, n'hésite pas à y insérer un laïus sur les vertus du mercredi. N'est-ce pas aussi quelque peu déplacé alors qu'on impose aux enseignants, massivement opposés à cette loi, un droit de réserve ? Un homme politique digne de ce nom devrait s'imposer la même réserve que celle qu'il exige de ses opposants.
    Et si l'opposition n'a toujours pas capitulé, il est toujours possible de recourir aux manipulations, aux mensonges et à toutes les basses manœuvres de ce « débat citoyen ». En bonne et due forme, M. Beer a commencé par discréditer les enseignants en prétendant que s'ils refusaient le mercredi c'était parce qu'ils ne voulaient pas travailler davantage. Une habile manœuvre, même si la loi ne prévoit QUE l'augmentation de l'horaire des élèves, pas des profs. Droit de réserve unilatéral et discrédit sans vergogne ont ainsi muselé une part importante du débat.

    Ensuite, une petite couche de mensonges permet de faire passer en force son point de vue, si besoin Par exemple, il a été aisé de prétendre que le samedi matin a été enlevé. Mais pourquoi oublier de dire que ces heures « perdues » ont été reportées sur les quatre autres jours ? Annoncer que Genève avait moins d'heures que les autres cantons a aussi produit son petit effet. Et dès que les opposants font paraître des chiffres émanant d'organismes officiels qui démentent cette annonce, on déclare qu'ils sont faux ou que l'on ne peut pas vraiment comparer car dans les autres cantons les variations sont trop importantes d'un village à l'autre. Et pourtant l'argumentation de M. Beer se base justement à l'origine sur une comparaison entre les cantons !

    Et si cela ne suffit pas, un peu de mauvaise foi permet toujours de se sortir de situations embarrassantes. Lorsque les référendaires citent l'exemple de la Finlande, championne aux tests PISA, pour montrer que ce n'est pas le nombre d'heures qui détermine la qualité d'un système, on annonce avec audace que les Finlandais vont plus longtemps à l'école. En effet, ces derniers vont à l'école 188 jours contre 151 pour les petits Genevois dixit M. Aubert dans les « clés de l'école »... 250'000 exemplaires à nos frais. Mais ce qui est « oublié » c'est ,entre autres, la durée plus courte de leurs journées. Dans les faits, ils passent donc moins de temps à l'école avec de meilleurs résultats. Argumenter sur le nombre de jours alors que c'est la durée passée à apprendre à l'école qui devrait être citée constitue tout de même une belle escroquerie.

    Et que serait une votation sans une part de menace ? Il est si simple pour l'homme de pouvoir de jouer avec les craintes de son auditoire. Il est si facile de prétendre que sans le mercredi matin, le plan d'étude romand ne pourra pas être suivi. Ou que s'il n'y a pas plus d'heures, un chaos scolaire est inévitable. Nous avons heureusement évité de justesse l'annonce d'une nuée apocalyptique de sauterelles si le NON venait à l'emporter. Il est pourtant assez étonnant de constater que 90% des enseignants ne partagent pas ces craintes. Mais il est vrai que ce ne sont que les professionnels du terrain. Que connaissent-ils vraiment du programme ou de la tenue d'une classe par rapport à d'éminents conseillers bureaucrates ?

    La triste conclusion de cette ironique situation, c'est que cela a empêché un véritable débat centré sur les élèves qui aurait dû permettre de trouver de vraies solutions pour améliorer notre école. Cela n'est, une fois de plus, « que »... partie remise ou remis aux partis... et à leurs conseillers.

    Tout cela peut paraître anecdotique. Au fil du temps, nous nous sommes habitués à ce système qui abuse et détourne une démocratie que pourtant bien des pays nous envient. Pourquoi cela est-il possible ? Les raisons sont sans doute multiples, mais l'impunité de ces pratiques y tient certainement une grande part. Il est temps pour les citoyens d'envoyer un signal fort afin que ces pratiques cessent. Un vote sanction, un NON à l'école le mercredi matin, est nécessaire pour faire comprendre aux personnes que nous élisons qu'ils ont des comptes à rendre, qu'ils nous représentent et que nous ne tolérons pas leurs méthodes sournoises de manipulation des opinions. Surtout, qu'aux dernières nouvelles, aucune sauterelle n'est en vue.

    Christophe Blandin

  • Le mercredi matin n’est pas un trou à boucher

    nonaumercredi.jpgC’est un peu l’histoire du type qui tourne autour d’un réverbère. C’est la nuit, un passant s’inquiète. « J’ai perdu mes clés. » L’autre propose son aide et après avoir longtemps scruté le sol en vain, s’étonne quand même. « Mais enfin, où les avez-vous perdues exactement ? – Là-bas, de l’autre côté de la rue. – Vous vous fichez de moi, pourquoi chercher ici alors ? – Qu’est-ce que vous voulez, ici, c’est tellement mieux éclairé ! »

    A Genève, on voudrait rajouter des heures au primaire. Or, s’il fallait vraiment trouver un déficit de temps d’enseignement sur la scolarité obligatoire c’est du côté du Cycle d’orientation (CO) qu'il faudrait regarder et corriger (en admettant qu’on veuille absolument que nos élèves soient ceux qui passent le plus de temps à l’école, et dépasser le Valais qui est le seul canton romand à nous devancer d’une courte tête). Au CO, le département de l’instruction publique (DIP) a réussi à faire injecter plus de 30 millions : 10 millions au minimum par degré pour engager des profs supplémentaires, sans augmenter d’une seule minute le temps d’enseignement. Au primaire, c’est le contraire. Augmentation massive des heures sur 4 degrés (5-6-7-8) sans aucun poste supplémentaire pour y faire baisser les effectifs de classe et améliorer les conditions d’enseignement.

    Le Rapport sur l’éducation en Suisse 2010 (p. 72) avait déjà montré que l’enseignement secondaire 1 à Genève était celui qui avait le moins d’heures du pays (seul Nidwald faisait moins bien) et celui pour lequel l’Etat dépensait le plus. J’avais d’ailleurs écrit en mai 2010 une lettre fort claire à ce propos au parlement genevois (voir extrait ci-dessous). Le DIP avait quand même, au tout début de la pré-consultation, confirmé que le CO était concerné par la problématique de l’horaire scolaire en lien avec les objectifs du plan d’études romand (PER). Avant de se rétracter et d’avoir cette phrase merveilleuse : il faudrait certes rajouter des heures au CO mais ce n’est pas possible car il travaille déjà le mercredi matin, ce qui n’est pas le cas du primaire… Et comment font les autres cantons qui passent à 33 périodes hebdomadaires au CO ? Conclusion : le primaire n’a pas besoin d’heures en plus car il en a déjà suffisamment (cf. tableau du SER), et ce n’est pas parce qu’il y a un trou horaire disponible qu’il faut le combler…

    Extrait de la lettre du 17 mai 2010 adressée aux députés :
    1. Temps d’enseignement
    Primaire: Genève (GE) est très proche de la moyenne suisse ; 12 cantons ont moins d’heures d’enseignement que notre canton (JU-TG-SH-BE-ZH-NW-UR-ZG-LU-SO-AG-BS).
    Secondaire 1: Le CO genevois est avant-dernier ; seul un canton (NW) compte moins d’heures que GE.
    2. Dépenses publiques par élève
    Primaire: GE est à la traîne (antépénultième, seuls le TI et le VS font moins bien) ; 23 cantons consacrent donc davantage de ressources que GE au primaire !
    Secondaire 1: Le CO genevois dépasse de plus de 5'000.- CHF le coût moyen de l’élève en Suisse ; GE est le canton qui dépense le plus pour le secondaire 1.

  • Horaire scolaire : le Conseil d'Etat peut-il impunément tromper la population à la veille d'une votation ?

    nonaumercredimatin.png« Les élèves genevois sont ceux qui bénéficient du plus grand nombre de temps d'enseignement après le Valais, contrairement à ce qu'affirme l'Etat de Genève. »

    Voilà ce qu'affirme le syndicat des enseignants romands (SER) dans une étude détaillée qui prend en compte les 11 degrés de l'enseignement obligatoire. Autrement dit, le département de l'instruction publique (DIP) et le Conseil d'Etat désinforment la population (cf. la brochure de la votation cantonale) en prétendant le contraire au moyen d'une propagande massive.

     

    Temps total d'enseignement en heures sur les 11 ans de la scolarité obligatoire (4-15 ans)
    (entre parenthèses, l'écart avec la moyenne romande qui est de 8839,61 heures)

    1. VS : 9351,50 heures (+ 511,89 h.)
    2. GE : 9011,00 heures (+ 171,39 h.)
    3. FR : 8963,05 heures (+ 123,44 h.)
    4. BE : 8782,50 heures (- 57,11 h.)
    5. VD : 8734,50 heures (- 105,11 h.)
    6. NE : 8613,75 heures (- 225,86 h.)
    7. JU : 8421,00 heures (- 418,61 h.)

    Etant donné que le syndicat d'abord, puis le comité référendaire, contestent les chiffres du DIP depuis longtemps et dénoncent l'augmentation démesurée projetée, comment qualifier cette persévérance dans l'erreur de la part des autorités et que penser de ce manque de volonté de présenter de manière honnête un objet devant le peuple ? Quelle que soit la dénomination de cette déplorable obstination et sa motivation, la seule réponse est de voter NON le 11 mars pour sanctionner le gouvernement genevois (quel crédit possède-t-il encore... ?) et de rejeter la loi sur l'augmentation de l'horaire afin de préserver tous les élèves.

  • Large soutien pour refuser le mercredi d'école

    nonau mercredidecole.jpgLa liste des soutiens au NON à l'augmentation massive de l'horaire à l'école primaire s'allonge. Des personnalités de tous bords s'impliquent pour que cette loi soit refusée.

    => Voir le site du comité référendaire : www.nonaumercredimatin.ch

    Ce large éventail prouve d'une certaine manière que le projet soumis au verdict du peuple ne convainc véritablement ni à gauche ni à droite. Et quand une loi est insatisfaisante, que 18'000 citoyens ont signé un référendum afin d'avoir leur mot à dire, il n'y a pas 36 solutions ; il faut la rejeter.

    C'est pourquoi, le 11 mars, ils et elles voteront NON au mercredi matin d'école :

    • David ANDENMATTEN, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
    • Marcellin BARTHASSAT, (architecte)
    • Marie-Ange BARTHASSAT, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
    • Madeleine BERNASCONI (PLR, anc. maire de Meyrin, anc. députée, anc. conseillère nationale)
    • Danielle BONNETON, (chargée d'enseignement à l'université de Genève, retraitée)
    • Andreea CAPITANESCU BENETTI, (chargée d'enseignement à l'université de Genève)
    • Julien CART (Les Verts, conseiller municipal en Ville de Genève)
    • François CLEMENT, (pédiatre)
    • Chiara CURONICI, (psychologue, membre du SSP - syndicat des services publics)
    • Anne DAVIER (anc. ens. prim., réd. en chef du journal de l'ADC - Association pour la danse contemporaine)
    • Jean-François GAILLARD, (PLR)
    • Renaud GAUTIER, (PLR, député, ancien président du Grand Conseil)
    • Paolo GILARDI, (SSP - syndicat des services publics)
    • Jean-François GIRARDET, (MCG, député au Grand Conseil)
    • Alfonzo GOMEZ CRUZ, (Les Verts, coprésident des Verts Ville de Genève)
    • Daniel HALPERIN, (pédiatre)
    • Pascal HOLENWEG, (Parti socialiste, conseiller municipal en Ville de Genève)
    • Laurent JIMAJA, (Les Verts)
    • François LEFORT, (Les Verts, député au Grand Conseil, comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives)
    • Pierre LOSIO, (Les Verts, instituteur retraité, député au Grand Conseil)
    • Claire MARTENOT, (enseignante au CO, SSP, membre de l'Assemblée Constituante)
    • Michel MARTI, (ancien directeur du Service des loisirs de la jeunesse - Office de la jeunesse)
    • Yves MEYLAN, (Les Verts)
    • Isabelle MILI, (musicienne, chargée d'enseignement à l'université de Genève)
    • Souhail MOUHANNA, (président de l'AVIVO, membre de l'Assemblée Constituante)
    • Cynthia MUGNIER, (chargée d'enseignement suppléante à l'université de Genève)
    • Olivier NORER, (Les Verts, député au Grand Conseil)
    • Maria PEREZ, (comédienne)
    • Frédérique PERLER-ISAAZ, (Les Verts, conseillère municipale en Ville de Genève)
    • Eric PEYTREMANN, (comité de la Maison de Quartier des Eaux-Vives, ancien président du GAPP)
    • Mauro POGGIA, (MCG, conseiller national)
    • Jacqueline ROIZ (Les Verts, députée au Grand Conseil)
    • Michèle ROULLET, (PLR, conseillère municipale en Ville de Genève, présidente du GRÉ - Groupe de réflexion sur l'école)
    • Marco SPAGNOLI, (coprésident du SSP Genève - syndicat des services publics)
    • Laurent TETTAMANTI, (Parti communiste genevois)
    • Etiennette VELLAS, (syndicat des enseignants romands - SER)
    • Carole VEUTHEY, (chargée d'enseignement, FPSE, université de Genève)
    • Joanne WIESNER, (psychologue)

     

  • Horaire scolaire et moyens : ne pas céder au chantage

    nonaumercredi.jpgPour faire passer la pilule du mercredi matin, le DIP a déniché in extremis 30 postes pour le cycle élémentaire (cycle 1, élèves de 4-7 ans). Devant le rejet du scénario initial (+ 4 périodes pour les 8 degrés primaires), il a bien fallu improviser. Cela fait des lustres que les professionnels de l’éducation réclament des moyens supplémentaires pour les premiers degrés. En effet, ces années sont déterminantes pour le développement et l’avenir des enfants. Personne ne songerait à refuser cette trentaine de postes qui, même si elle est insuffisante, viendrait enfin apporter une bouffée d’oxygène aux élèves et aux enseignants. Mais cette soudaine « générosité », alors que le département, depuis 10 ans, n’a pas réussi à améliorer d’un iota les conditions d’enseignement aux plus jeunes, est conditionnée au sort des élèves plus âgés.

    La loi sur laquelle les citoyens vont voter le 11 mars mélange dans un seul alinéa * deux choses différentes, voire opposées. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a pas unité de la matière puisque d’une part il y est question de l’horaire sur 4,5 jours au cycle moyen (cycle 2, élèves de 8-11 ans) et, de l’autre, de renforcer la lecture et le soutien au cycle 1. D’un côté l’encadrement serait (un peu) amélioré, sans ajouter des heures, de l’autre, on augmenterait massivement l’horaire sans soulager les effectifs de classe. En liant ces deux objets qui n’ont aucun rapport, on fausse la votation. Il s’agit ni plus ni moins d’une forme de chantage peu glorieuse.

    De peur de perdre ces postes, certains se sont hélas ralliés au projet d’augmentation de l’horaire, bien qu’ils le désapprouvent sur le fond. Si le DIP avait vraiment eu l’intention d’accorder des moyens supplémentaires aux élèves de 4-7 ans, rien ne l’empêchait de les trouver avant, et, surtout, rien ne l’obligeait à les soumettre à l’adoption de 16 périodes supplémentaires pour les 8-11 ans. Quand une loi est mal engagée, mal conçue, ce n’est pas un cadeau bonus de dernière minute qui doit tromper les citoyens : il faut la refuser et montrer que la population ne cède à aucune forme de chantage.

    * Art. 8, al. 2 (nouvelle teneur)
    Pendant la scolarité obligatoire, la semaine scolaire comprend 5 jours, du lundi au vendredi, dont une demi-journée de congé le mercredi après-midi, à l’exception du cycle élémentaire du degré primaire qui comprend une journée de congé le mercredi. Dans ce cycle, le département prend les mesures nécessaires pour renforcer l’apprentissage de la lecture et le soutien scolaire.

  • Manifestation - Non, pas la dernière!

    cartel 11 mars 2.PNGLe Cartel intersyndical invite l'ensemble du personnel de l'Etat et du secteur subventionné à participer à la manifestation du jeudi 23 février 2012.

    Rendez-vous à 18h00 devant la poste du Mont-Blanc pour dire NON à la loi anti-manifs qui doit être refusée en votation le 11 mars.

    Voir le tract du comité unitaire et l'appel à la manifestation du 23 février qui se terminera au bout de la Plaine de Plainpalais, à la Pierre (monument à la mémoire des victimes du 9 novembre 1932).

  • www.nonaumercredimatin.ch

    Le comité référendaire contre l'augmentation démesurée de l'horaire à l'école primaire genevoise a son site.

    Il répond à de nombreuses questions, bat en brèche bien des idées reçues et rétablit certaines vérités.

    A visiter sans délai : www.nonaumercredimatin.ch

    nonaumercredimatin.png
  • Une école répond aux propos de Charles Beer

    Une équipe enseignante m'a fait parvenir une lettre ce jour, avec demande de la publier sur mon blog. Je la reproduis donc ici :

    En réponse au « Mercredi, dimanche des enseignants », nous tenons à préciser certains points. Monsieur Charles Beer affirme que le mercredi est le dimanche des enseignants. Cela est faux. En effet, il s'agit bien d'un jour de travail, comme les autres jours, en l'absence des élèves, où nos tâches sont nombreuses, entre autres:

    • La préparation des cours
    • Les entretiens des parents d'élèves
    • Les corrections
    • Les entretiens avec les intervenants extérieurs (logopédistes, pédopsychiatres et autres thérapeutes)
    • La création de matériel pédagogique
    • La création des devoirs, des évaluations etc.
    • Les visites à l'économat du DIP, à la bibliothèque de l'enseignement primaire, CRDP
    • Les formations continues, séminaires
    • Les échanges et rencontres avec les collègues
    • Les tournois scolaires (football, handball, etc.)
    • Les commissions de travail
    • Les temps de travail en commun
    • Les responsabilités au sein de l'établissement (bibliothèque, infirmerie, organisation des manifestations scolaires, sportives, sur temps et hors temps scolaire, gestion des moyens techniques...)
    • Les rapports et bilans constants des élèves en difficulté
    • La prise en charge de stagiaires de l'Université de Genève
    • Les bilans de toutes les activités communes
    • Etc.

    Ajoutons que le dimanche est souvent un jour de travail pour de nombreux enseignants. Bien des écoles ont obtenu après d'âpres discussions avec les communes, l'autorisation de venir en classe le week-end et les jours fériés car le badge (clé électronique) le leur interdisait!
    Suite aux nombreuses réformes dévolues à notre profession, nous ne pouvons être soupçonnés de « ronronnement » car celles-ci impliquent à chaque fois une appropriation des nouveaux moyens pédagogiques!
    Nous n'avons pas de pointeuse mais nous invitons qui voudra à consulter les compteurs électriques d'une école pour constater l'occupation des locaux. Les classes éteintes n'étant pas synonymes d'arrêt de travail. Bon nombre d'enseignants travaillent chez eux.
    On nous propose de nombreux séminaires portant sur la gestion du stress, des conflits, des risques de burn-out. Est-ce une proposition de formation continue de plus ou un outil nécessaire pour nous permettre d'affronter une réalité quotidienne?

    Nous nous étonnons que le chef du département puisse à ce point ignorer notre charge de travail et ses nombreuses subtilités en adoptant l'ironie qui veut que l'enseignant soit « un tire-au-flanc ». Nous en sommes même blessés.
    Nous exerçons une profession où la confiance est essentielle. Si les personnes avec lesquelles nous travaillons ne nous la témoignent pas, quel crédit avons-nous auprès des parents? De quel partenariat pouvons-nous parler ?

    Les enseignants du cycle 2 et de la division spécialisée de l'école de Balexert

  • Libertés d’opinion et d'expression en danger

    Cartel non 11 mars.PNGNON le 11 mars 2012

     

    Pour toute société libre et démocratique, les libertés d’opinion et d’expression ainsi que le droit de manifester sont essentiels. En Suisse, ces libertés sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution fédérale.
    Sans la possibilité d’exprimer des idées, des revendications sociales, environnementales, culturelles, liées aux droits humains, pour la paix, sportives, etc., notre société risque à tout moment la fermeture, le repli, l’Etat policier pouvant conduire à la dictature.

    Il est essentiel de sauvegarder ces libertés face aux tentations anti-démocratiques et sécuritaires particulièrement fortes dans le contexte social et économique actuel.

    La nouvelle loi limite de manière inacceptable les libertés démocratiques fondamentales et contrevient gravement aux principes de base du droit:

    • Elle permet de «refuser toute nouvelle autorisation pendant une période de 1 à 5 ans» au bénéficiaire d’une autorisation «lorsque, même sans sa faute, la manifestation donne lieu à des atteintes graves aux personnes ou aux biens».
    • Elle laisse le département de police totalement libre de «refuser l’autorisation de manifester» en se basant uniquement sur son appréciation unilatérale «de la capacité du requérant à remplir la charge» c’est-à-dire de la capacité des organisateurs de se transformer en milices privées pour faire respecter l’ordre public.
    • Elle prévoit de punir par des amendes pouvant aller jusqu’à 100 000 francs toute personne qui «ne s’est pas conformée à la teneur de l’autorisation», même si aucun dégât aux personnes ou aux biens n’est constaté.

    Au lieu de viser les auteur-e-s de débordements, la nouvelle loi punit les organisateurs/trices des manifestations, même si on ne peut leur reprocher aucune faute!

    C’est pourquoi le Cartel intersyndical du personnel de l’Etat et du secteur subventionné, avec de très nombreuses organisations de la société civile qui ont à cœur les libertés et les droits démocratiques fondamentaux, vous invitent à voter NON le 11 mars à la loi contre les manifestations.

  • Le temps de l'enfant n'est pas celui de l'adulte

    « Les horaires scolaires ne correspondent plus aux familles d’aujourd’hui, tous les foyers monoparentaux le constatent. » C’est ce qu’affirme Mme Valérie Maechler sur le site de l’association des familles monoparentales (AFM). Plus loin, elle écrit que l’AFM a « réclamé haut et fort des horaires compatibles avec les rythmes pédagogiques des enfants et les obligations professionnelles du parent. » Grosso modo, l’école n’aurait qu’à se plier aux horaires de travail des adultes. La semaine de 40 heures pour toutes et tous, et même bien davantage pour les élèves si papa ou maman accompagne son enfant à l’école avant d’aller au boulot et vient le rechercher après ses heures de travail… Quant à savoir ce que sont les « rythmes pédagogiques des enfants »… Passons.

    L’AFM a donc pris position en faveur du mercredi matin d’école. On pourrait, a priori, comprendre que l’AFM veuille que l’école assume davantage sa fonction de gardiennage. La garde des enfants est une problématique réelle. Cela dit, l’AFM semble ne pas tenir compte du fait que le peuple genevois a plébiscité l’accueil à journée continue en novembre 2010 et que les problèmes de garde ne devraient théoriquement bientôt plus exister…

    Mais pourquoi le communiqué de presse de l’AFM (du 10. nov. 2011) reprend-il si complaisamment les arguments et contre-vérités du DIP ? Parce que la présidente de l’AFM, Mme Valérie Maechler, soutient publiquement le chef du département, Charles Beer ? En quoi l’AFM est-elle habilitée à décréter que sans 4 périodes supplémentaires le plan d’études romand (PER) ne peut être mis en œuvre ? Quels sont les membres de l’AFM qui l’ont consulté ? Savent-ils au moins que le PER a été introduit à la rentrée 2011 ? Comment font donc les enseignants actuellement ? Etc.

    « Former les citoyens de demain, c’est miser aussi sur la créativité. » affirme encore l’AFM qui s’inquiète de la mise en danger des disciplines artistiques. Bravo, mais pourquoi alors vouloir empêcher les enfants de profiter du mercredi matin pour s’adonner aux activités artistiques et sportives qui leur sont offertes par les nombreuse écoles et associations locales (qui, pour beaucoup, devront licencier ou fermer si la loi sur l’horaire passe), surtout lorsque l’on sait que ces offres périscolaires devraient se multiplier avec l’application du principe d’accueil à journée continue ?

    L’AFM conclut en estimant « nécessaire que l’Etat investisse davantage encore (sic) dans la formation en améliorant le taux d’encadrement des élèves ». Bravo encore, belle estimation ! Et comment fait-on ? Cela fait douze ans que le taux est maintenu à son maximum… Mais c’est vrai qu’il conviendrait d’abord de réduire le nombre d’élèves par classe et de créer de meilleures conditions d’enseignement. Et de voir ensuite s’il y a lieu d’augmenter raisonnablement l’horaire de l’élève. Vu le contexte budgétaire, cette solution serait d’ailleurs plus économique et certainement plus bénéfique ! (En 2009, les enseignants, dans une pétition massivement signée et adressée au Conseil d’Etat, demandaient 100 postes supplémentaires pour rendre plus acceptable le taux d’encadrement ; cette requête raisonnable n’a pas été entendue ; la loi sur laquelle on votera le 11 mars 2012 en prévoit 120, mais uniquement pour combler l’augmentation de l’horaire au cycle moyen, et donc sans diminuer le nombre d’élèves par classe). Que l’Etat se décide enfin à investir dans la formation serait une bonne nouvelle, mais, si c’est sa volonté, qu’il honore d’abord les revendications légitimes des professionnels de l’éducation.

  • L'horaire idéal...

    L’horaire scolaire idéal, susceptible de contenter tout le monde, n’existe pas, bien entendu. Toutefois, le département de l’instruction publique (DIP) a souvent eu recours aux recherches en chronobiologie et chronopsychologie pour justifier le changement d’horaire sur lequel le peuple votera le 11 mars 2012. Le professeur François Testu a été notamment sollicité et le service de la recherche en éducation (SRED) a fait une synthèse où figure « l’horaire idéal ».

    La question est de savoir comment respecter au mieux les rythmes de l’élève suivant son âge et de privilégier les moments dans la journée les plus propices aux apprentissages. La capacité d’attention et de concentration de l’enfant varie en effet et, si ces découvertes ne sont pas nouvelles (elles avaient déjà fait l’objet de débats en 1997 quand l’horaire primaire actuel a été choisi), il est intéressant d’en découvrir une application concrète. Les plages les plus favorables sont grosso modo entre 9h30 et 11h30 le matin et de 14h30 à 16h30 l’après-midi. Mais 4 heures par jour ne suffisent pas tout à fait, il faut donc les enrober ou les adapter un peu.

    « L’horaire idéal selon Testu (2008) » pour les élèves de 9-11 ans (6-7-8P), rapporté par le SRED, aurait ainsi la forme suivante :
    8h30-12h00 et 14h30-16h00 sur 4,5 jours : lundi, mardi, jeudi, vendredi et samedi matin.
    Le mercredi serait un jour de congé. Cela ferait un total de 23h30 d’école par semaine (temps de récréations compris).
    Pour les élèves de 8 ans (5P), l’école commencerait à 9h00 (total : 21h./semaine).
    Pour les élèves de 12-14 ans du cycle d’orientation (CO), l’école finirait à 16h30 (au lieu de 16h00) et il faudrait rajouter le mercredi matin de 9h30 à 12h00 (matinée plus courte que les autres). Le total passerait à 28 heures hebdomadaires.

    Ce qui est intéressant, c’est de voir que 1) la coupure du mercredi n’est pas néfaste ; c’est celle du week-end qu’il faudrait atténuer ; 2) les élèves primaires genevois (5-6-7-8P) ont un horaire actuel de 24 heures par semaine (8h00-11h30 + 13h30-16h00 x 4 jours) ; ils passent donc à l’école un temps supérieur à celui préconisé ; 3) les élèves du CO sont en moyenne 27h30 dans leur collège, soit un temps inférieur à celui du scénario de Testu.

    Encore une fois, l’horaire idéal n’existe sûrement pas. Mais pourquoi vouloir imposer aux élèves de 8-11 ans une augmentation massive de cours (+ 3h30 de temps d’école), soit le même horaire que les élèves de 12-14 ans ? Tous les intérêts ne peuvent être conciliés. Mais tenir compte de ceux des enfants et des caractéristiques liées à l’âge des élèves semble quand même primordial. Ce n’est pas ce que le DIP se propose de faire, raison pour laquelle il faut refuser la loi qu'il a concoctée. Ensuite, des solutions plus respectueuses verront le jour, sans aucun doute.

  • Genève enseigne davantage que Fribourg !

    Les élèves genevois du cycle moyen (CM : él. de 8-11 ans) ont davantage d’heures d’enseignement que leurs camarades fribourgeois ! Si l’on ne tient pas compte des heures d’éducation religieuse dispensées à Fribourg, Genève a 43 heures d’enseignement en plus.

    Précisément, Fribourg totalise 3'546 h. 30 durant les quatre années (degrés 5-6-7-8) du CM, dont 253 h. 30 d’éducation religieuse. Si l’on enlève ces heures, ce qui est bien normal vu que Genève, canton laïque, ne saurait dispenser ce genre de cours, le total passe à 3'293 heures. Or, il se trouve qu’à Genève, les élèves du CM ont 3'336 h. 40 de cours, soit bien 43 h. 40 de plus qu’à Fribourg. La différence peut sembler marginale. Certes, et je ne prendrais pas le temps de la communiquer si le département de l’instruction publique (DIP) n’avait pas continuellement, depuis près de 3 ans, martelé que les élèves genevois travaillaient moins que les élèves des autres cantons romands, citant par ailleurs souvent Fribourg en exemple... La vérité, on le voit, est tout autre.

    Tous ces chiffres sont extraits des tableaux qui se trouvent dans le communiqué de presse du DIP (5 déc. 2011, p. 4) au sujet de PISA. On pourrait se demander pourquoi le DIP se perd dans des considérations sur l’horaire de l’écolier primaire alors qu’il est question de communiquer sur les résultats des élèves de 15 ans (11ème degré du CO) aux tests de l’OCDE… Mais bon, puisque c’est le DIP qui le dit, autant utiliser ces chiffres à bon escient et rétablir ainsi un aperçu plus correct de la réalité.

  • Contre-vérités sur le mercredi matin d'école

    Trois profs de l’enseignement secondaire, MM. Ramadan, Paparou et Deshusses, annoncent dans Le Courrier de ce jour la naissance d’un comité de soutien au mercredi matin d’école. Il faut remercier ces membres (ou très proches) du parti socialiste (PS) pour leur article. Il est en effet emblématique des mensonges, manipulations, omissions et contre-vérités qui entachent ce dossier depuis longtemps. C’est un vrai tour de force d’arriver à tordre la réalité en si peu de lignes. Et une gageure de relever ici toutes les inexactitudes pour essayer de rétablir la vérité. Je pourrais passer sur le fait qu’il est amusant – les médias l’ont fait avant eux – de ne citer que (d’opposer en fait) la SPG et le MCG. Il est moins accrocheur de dire que le référendum – 18'000 signatures ! – était aussi soutenu par solidaritéS et des comités de parents qui on récolté bien plus de paraphes que le MCG. Mais de quel droit ces messieurs affirment-ils que les opposants au changement d’horaire à l’école primaire ne peuvent pas compter sur le soutien de la CGAS, de la FEG et du SER ? Contre toute attente, la CGAS, acquise au départ au mercredi matin, ne prendra pas position car elle a entendu les arguments des référendaires. Ses membres demeurent certes partagés, ce qui est compréhensible du fait que tous n’ont pas pu écouter le débat qui a eu lieu entre le DIP et la SPG le 16 novembre. La FEG, elle, malgré le soutien actif du SSP et des écoles de musique, ne prendra pas non plus position à cause d’une seule de ses composantes, la FAMCO, qui a fait valoir son droit de veto. Selon sa présidente, Mme Moyard – députée PS, un hasard – les enseignants du CO seraient favorables à asséner aux élèves de 8 ans un horaire égal à ceux des élèves de 14 ans : ce n’est pas ce que nous ont dit les nombreux enseignants du secondaire qui ont signé le référendum. Quant au SER, c’est absolument faux de dire qu’il ne le soutient pas puisqu’il a pris position le 16 juin 2011 en sa faveur et participera financièrement à la campagne pour la votation du 11 mars 2012 afin que cette loi qui propose un horaire démesuré soit rejetée (voir mon blog du 16 juin 2011).

    Faute d’arguments, ce nouveau comité ironise en se demandant s’il faut « inventer la semaine d’un après-midi ». Ou invoque la votation de 1982 en la rebaptisant « initiative pour la suppression de la semaine de quatre jours et demi » alors qu’il n’était pas du tout question de cela – seule la suppression du samedi matin était en jeu et un report des heures sur le mercredi matin ou le jeudi, si la loi avait été acceptée n’était pas du tout exclu (cf. mémorial du GC du 14 septembre 1979). Jouant sur cette interprétation, le comité prétend aussi que la SPG se serait « opposée à la suppression de la semaine de quatre jours et demi » alors que l’enjeu portait sur le samedi. Enfin, en tant que défenseurs de « la démocratie », M. Ramadan et consorts veulent rappeler que c’est « le gouvernement monocolore » qui a supprimé le samedi matin en 1997. C’est omettre le fait qu’un samedi sur deux avait déjà été supprimé dès 1992 par Dominique Föllmi (DC, chef du DIP, membre d’un exécutif qui n’était en rien monocolore). C’est aussi passer sous silence le fait que Martine Brunschwig Graf (libérale), si elle était favorable à abandonner la pratique d’un samedi sur deux, défendait surtout l’ « horaire romand », comme on l’appelait alors, qui incluait le mercredi matin d’école. Et que c’est le très large sondage des parents, dont le résultat plébiscitait la semaine de 4 jours d’école (2 + 2 ; lundi, mardi + jeudi, vendredi) qui a engendré l’horaire actuel. La cheffe du DIP, en « bonne » libérale qu’elle était, avait simplement, elle, écouté les résultats de la consultation, soit l’avis de plus de trente associations concernées de près… (voir le débat au Grand Conseil du 6 juin 1997).

  • IouuUFffffE!

    Des profs du primaire qui formeraient les futurs enseignants secondaires ? Vous n’y pensez pas ! Que pourraient bien apprendre les instits aux Maîtres ? Il est vrai que l’IUFE (institut universitaire de formation des enseignants) peine à convaincre mais il ne tomberait pas si bas. Il ne faut pas mélanger les serviettes et les torchons. Pourtant, des étudiants, sondés par leur association professionnelle, ont cru déceler des contenus de cours inadéquats en rapport avec le fait que certains formateurs n’étaient pas de vrais enseignants secondaires (« Dans le questionnaire, on mentionne aussi que 10 à 15% des cours ne sont pas adéquats. On se demande notamment pourquoi certains professeurs issus du primaire forment de futurs enseignants destinés au secondaire. » TG du 12 nov. 2011).

    Heureusement, le directeur de l’IUFE, Bernard Schneuwly, dément. Ouf ! IUFE ! Youpi ! On respire. On sent qu’on a frôlé le pire. La main gauche peut continuer à ignorer ce que fait la droite. Le CO forme en trois ans les élèves, les prépare brillamment aux tests PISA (destinés aux élèves de 15 ans, faut-il le rappeler) et tout va pour le mieux, non ? En quoi d’ailleurs les huit années qui précèdent joueraient-elles un rôle ? La cohérence du cursus de l’élève durant les onze années de l’école obligatoire, vantée depuis des lustres, doit relever du fantasme…

    Toutefois, avec une certaine malice et lucidité, M. Schneuwly relève « qu’avec le nouveau plan d’études romand (PER), il n’est pas absurde que les enseignants du secondaire connaissent ce qui se fait avant. » On aura compris que ce n’était pas le cas auparavant, alors que rien ne l’empêchait. Le PER, introduit à la rentrée 2011, et qui concerne les 11 premières années d’école, fera-t-il finalement évoluer les mentalités et arrivera-t-il à faire en sorte que l’intérêt des élèves soit pris en compte ?